Comédies

Comédies présentes dans le répertoire de Libre Théâtre (texte intégral)

 

Sept heures vingt ! - Tu n'es pas honteux, de rentrer dîner à de telles heures ? Tu t'es encore attardé à ta saleté de brasserie, à jouer ta saleté de manille, avec tes saletés d'amis, tas de bohémiens répugnants, qui se gobergent à ton compte et se fichent de toi, le dos tourné.

Arnolphe, voulant se marier mais redoutant d'être trompé, a fait élever sa pupille Agnès dans un couvent, dans la plus parfaite ignorance. Ainsi il est sûr qu'elle ne sera pas corrompue. Il la fait revenir pour l'épouser, mais à la faveur d'une de ses absences, Horace, fils de son ami Oronte, tombe amoureux de la jeune fille. Il prend pour confident Arnolphe dont il ignore qu'il est le geôlier d'Agnès. Arnolphe apprend à Agnès son projet de l'épouser.

Toutes ces saynètes et monologues ont pour sujet un "illustre écrivain" ou un "grand écrivain" et sont une satire féroce des pseudo-littérateurs, vaniteux et sans talent (Chez l'Illustre écrivain, Littérature), spécialistes dans la mise en scène des adultères (Une bonne affaire, Un grand écrivain).

La scène est divisée en deux. A droite, le cabinet du Ministre, vide au lever du rideau. A gauche, le bureau des expéditionnaires occupé par quatre employés : Choupouri, Ledrubète, Pancréas et Sainpol-Mépiè. Ces messieurs sont plongés dans l'ardeur du travail : Pancréas et Sainpol-Mépiè jouent une canette au zanzibar ; Ledrubète épluche des œufs durs, tandis que Choupouri, gravement, s'apprend à faire le cul-de-jatte. Un téléphone relie les deux pièces l'une à l'autre

Comédie en un acte et en prose de Marivaux représentée pour la première fois par les Comédiens Français, le 11 janvier 1736.

Moi, je vais vous dire : je suis le monsieur de la tranquillité chez soi ; l'homme de la paix à tout prix, comment on disait pendant le siège. Ma femme est pleine de qualités, ce qui n'empêche pas d'avoir son petit caractère. De là, les premiers temps de notre ménage, les discussions que je dus clore plus d'une fois à coups de pied dans le… trou laï, trou laï trou la la.

Lucidor, riche bourgeois venu de Paris, est tombé malade à la campagne et a été soigné par  une famille d’honnêtes propriétaires campagnards peu fortunés. Il est tombé amoureux de la jeune Angélique, mais souhaite la mettre à l'épreuve : il lui présente un riche prétendant en fait, son valet Frontin. Maître Blaise, un riche fermier souhaite aussi l'épouser...

L’auteur met en scène une galerie de personnages ridicules voulant à tout prix faire publier des informations à leur sujet dans Le Mercure galant.

Trois jeunes hommes désargentés  se font passer auprès de Mme Gaudin et de sa nièce, Delphine, pour de grands artistes. L'un d'eux a prétendument sauvé un notaire de la noyade. En l'absence de M. Gaudin, les deux femmes les hébergent, le temps que le noyé, M. de Valtravers se rétablisse.  Les deux femmes et le serviteur Fulbert sont sous le charme de ce trio, un compositeur, un poète et un peintre, jusqu'à ce que M. Gaudin revienne de voyage accompagné d'un maître de forge qu'il destine à sa nièce.

Marchavant, rentier aisé, achète à une baronne, jeune veuve, le château familial. Le contrat prévoit aussi la vente de "tout le mobilier, sauf le linge de table et de corps", mais la vendeuse désire conserver aussi les oeuvres complètes de Voltaire, que lisait feu son mari, afin de les brûler, comme elle l'a promis à son confesseur.  Mais Marchavant ne l'entend pas ainsi...

Le 1er janvier, un bourgeois nommé Landhouille établit la liste des étrennes qu’il a reçu (aucune) et celles qu'il a donné à quantité de fâcheux et de casse-pieds. Alors qu’il est au milieu de cet inventaire à la Prévert, d’autres importuns viennent avec insolence réclamer leur part : un cocher de l'"Urbaine"qui l’a renversé lors d’une course en fiacre,  un soldat qui se révèle l’amant de sa cuisinière,  Louison, son ancienne maîtresse, accompagnée "d'un monsieur bien mis".

Faribol, un musicien volage,  avoue ses frasques  dans son sommeil et révèle l’adresse de son prochain rendez-vous. Sa femme, Alexandra, décide de "pincer" son mari et se rend à la fameuse adresse. Elle le menace : œil pour œil, dent pour dent, si il la trompe, elle en fera de même.

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