Comédies
Comédies présentes dans le répertoire de Libre Théâtre (texte intégral)
J'ai fait hier un rêve symbolique, dont je ne suis pas mécontent.
Le Comte se rend chez la Marquise, un après-midi d'hiver. C'est son jour de réception mais il est l'unique visiteur : dehors il fait froid et il pleut. Débute un badinage galant : le comte révèle son amour mais la Marquise se moque de ses façons de faire la cour. Le comte multiplie les faux-départs. La sincérité triomphe enfin et la pièce s'achève sur les fiançailles des deux amoureux – la porte peut se fermer.
Tout ça, tout ça, c'est pas des griefs suffisants. Que votre femme ronfle la nuit et quelle s'obstine, bon gré mal gré à vous faire coucher dans la ruelle, c'est peut-être désagréable, mais ce n'est pas un cas de divorce.
L’Ecole du piston de Tristan Bernard Comédie en un acte (10 scènes), jouée pour la première fois au Théâtre Antoine en juin …
M. Boissonnade, procureur de la République est très ennuyé. Le gendarme Labourbourax, susceptible et inculte, est le champion du procès-verbal pour outrage à agent. Il sanctionne notamment tous ceux qui prononcent diverses expressions populaires ou savantes, dans lesquelles il entend des injures, faute d’en saisir le sens. Il s'en prend au baron Larade, homme affable et pacifique qu’il pousse à bout par sa sottise.
Vrai, on a beau être édifié sur l'ignorance du public, il y a toujours des surprises et il est des gens tellement bêtes que ce serait à leur fiche des gifles. Ainsi vous voyez bien cette dame, n'est-ce pas ? Elle arrive il y a cinq minutes et me déclare avec la même tranquillité que je mets à vous le redire : - Monsieur, je désirerais avoir trois gueules de bois.
Le riche négociant, Vanderk, marie sa fille. Le même jour, son fils doit se battre en duel contre un officier qui a traité tous les commerçants de fripons. Considérant que son père a été insulté, le fil provoque l'officier en duel. L'atmosphère de fête liée au mariage est assombri par la perspective de ce duel. La scène centrale de la pièce met en scène l'échange entre le père et le fils : le fils se demande si son père a réellement été insulté et s'il ne risque pas de tuer un innocent. Le père condamne le duel, « préjugé funeste » et « abus cruel du point d'honneur », mais il ne détourne pas son fils de son projet pour sauver son honneur.
Félicie de Marivaux Comédie en un acte et en prose de Marivaux, imprimée dans le Mercure de France de mars 1757. …
Et dire qu’il y a trois jours, j’étais un simple bijoutier inoffensif, et du jour au lendemain, parce que le sort me désigne, me voilà le maître souverain des destinées humaines… souverain au douzième bien entendu…, puisque nous sommes douze ! Mais enfin - tout ça au prorata - je puis à mon gré, suivant que j’ai bien ou mal dîné, suivant que la tête du sujet me plaît ou ne me plaît pas, faire vivre ou mourir tel individu qui tremble devant moi. Je suis juré aux assises de la Seine !
Suite (et pastiche) du Misanthrope de Molière, écrite dans le même style, en alexandrins. Alceste a changé et a décidé d'être plus tolérant avec ses semblables. Hélas, il lui arrive les mêmes déconvenues.
On veut réformer la Constitution ! C’est parfait ! je ne la connais pas, moi, cette Constitution ; mais il est évident qu’elle a besoin de réparations parce qu’il n’est pas de si bonne Constitution qui ne se détériore avec le temps. Alors il s’est agi de s’entendre. C’est pour cela qu’on a réuni le Congrès… et on n’a rien entendu du tout ! On a crié si fort, qu’il n’y a que les sourds qui ont entendu quelque chose, et que ceux qui entendaient en sont revenus sourds. Eh ! bien, pendant qu’on criait, je l’ai trouvé le remède ; je l’ai trouvé dans le journal. Pour les constitutions faibles, demander le fer Bravais ! Eh bien, voilà votre affaire ! le fer ! tout le monde aux fers ! C’est le seul moyen d’avoir un peuple libre et indépendant. Eh ! bien, alors, vling ! vlan ! réformons !
Une jeune fille de 17 ans poste un billet à son amoureux "Ernest, enlevez-moi !"... elle commence à rêver puis finit par se demander si tout cela est bien raisonnable...
