Comédies

Comédies présentes dans le répertoire de Libre Théâtre (texte intégral)

 

Duchotel, passionné de chasse, laisse son épouse Léontine en compagnie de son ami, le médecin Moricet, très amoureux de la jeune femme. Mais Léontine se refuse à lui, tant que son mari lui restera fidèle. Or, elle finit par découvrir que son époux lui ment : il ne va pas à la chasse... Duchotel a en réalité pour maîtresse la femme de son ami Cassagne, qui veut prendre en flagrant délit sa femme infidèle.

Silvia et Arlequin se portent un amour pur et réciproque, mais le Prince a jeté son dévolu sur la jeune villageoise. Il la fait enlever, la garde en son palais, et livre les amants à Flaminia pour qu’elle mette en oeuvre la machination de la double inconstance. Pas à pas, les amoureux sont pris au piège d’une mise en scène habilement menée sans jamais s’apercevoir qu’ils en sont les acteurs, ou les marionnettes. Silvia se laisse séduire par un officier qui se révélera être le Prince tandis qu’Arlequin tombe sous le charme des paroles de Flaminia. Un couple défait en donne deux. L’amour qu’on pensait éternel cède le pas au temps du plaisir éphémère. Le monde rural, rustique, pauvre et impuissant ne résiste pas à la corruption de la cour, de la coquetterie, de la richesse et des honneurs. L’inconstance du monde, son instabilité, contamine qui croit être fidèle à ses émotions et pense n’être que le spectateur de ce déséquilibre sans y participer.

Deux pêcheurs en eau claire de Tristan Bernard Comédie en un acte de Tristan Bernard représentée pour la première fois le 20 février 1931 au Théâtre Tristan-Bernard Le texte a été publié en une dans Candide (grand hebdomadaire parisien et littéraire), le 26 mars 1931 Deux pêcheurs discutent tranquillement. Leur amitié naissante risque d'être contrariée par la révélation de l'un deux : il vient de sortir de Fresnes.

Un fils accompagne sa mère à une visite et porte les pétunias qu'ils vont offrir. Il souffre du comportement de sa mère qui le ridiculise dans le tramway.

Lucile, une jeune femme  de bonne famille attend son professeur de piano et pense qu'il s'agit d'Edouard qui vient de demander à la voir. Edouard, jeune provincial qui arrive à Paris,  se trompe en réalité de maison, pensant être chez une actrice légère.

La scène se passe à la poste. La Brige a reçu une lettre chargée d'un de ses amis. Cette lettre est à son nom mais adressée au ministère de l’Intérieur. Bien que l'employé connaisse la Brige qu'il a croisé chez les Crottemouillaud, il ne peut lui remettre la lettre car celui-ci doit justifier son identité. Malgré les différentes preuves qu'apporte la Brige, l'employé ne peut lui remettre la lettre.

Un homme qui croupit en prison prépare son évasion, en se dissimulant dans le matelas de son co-détenu qui vient de mourir.

Oscar de Proutrépéto est un gigolo. Pour la fête d'Isabeau, il décide de lui  faire un cadeau : il lui achète des babouches.

Ondine, onzième pièce de Giraudoux, a été créée le 4 mai 1939 au théâtre de l’Athénée, dirigé par Louis Jouvet. Adaptation de Undine, récit poétique de l’auteur allemand Friedrich de la Motte-Fouqué, cette pièce a été écrite à la demande de Louis Jouvet qui offre le rôle titre à la jeune comédienne Madeleine Ozeray dont il est tombé amoureux. C'est une féerie, avec de multiples êtres fantastiques, mais surtout une très belle parabole sur le couple et l'amour.

Chou, le moment est arrivé d'une explication catégorique. Depuis huit jours tu me fais la tête ; je commence à en avoir assez. (Geste de dénégation de Madame.) Oh ! inutile de te défendre. En somme, tu es femme. tu es jeune, tu es… eh ! eh ! (Il regarde d'un œil attendri le peignoir légèrement bombé par devant de Madame) … Chère petite !… (Il lui baise la main.) Tu as donc tous les droits du monde aux faciles dépits et aux petites mauvaises humeurs des enfants un peu trop gâtés. Je désire toutefois qu'aucun malentendu ne trouble notre bonne entente. Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon cœur, j'ai la certitude de n'avoir rien fait ni dit qui justifie un mécontentement de ta part, et cependant, je te le te répète, tu me fais la tête ! Pourquoi ?

Le Baron se réjouit du retour de sa nièce, une jeune fille de 18 ans qui sort du couvent, et de son fils de 21 ans, Perdican, qui vient de réussir son doctorat. Il veut les marier.  Perdican et Camille  se retrouvent après dix ans de séparation. Ils s'aiment depuis toujours, mais Camille, qui a subi l'influence des sœurs du couvent toutes victimes d'amours malheureuses, n'a pas confiance dans les hommes et veut  vouer sa vie à Dieu, bien qu'elle aime Perdican.

Dialogue caricatural et stéréotypé entre deux amants qui, en démystifiant l'amour, préfigure l'incommunicabilité du théâtre de l'absurde. Les codes du langage amoureux sont détournés faisant apparaître les deux amants comme des personnes stupides et égoïstes.

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