Vaudevilles

Vaudevilles présents dans le répertoire de Libre Théâtre (texte intégral)

Des Rillettes,  un pique-assiette, essaie de s'immiscer  chez Les Boulingrin. Il pense pouvoir passer d'agréables moments chez eux bien au chaud pendant une bonne partie de l'hiver, mais il se retrouve au centre d'une scène de ménage et devient un prétexte de chamaillerie supplémentaire, le couple le prenant pour arbitre. La scène bascule jusqu'à devenir absurde :  les meubles de cet intérieur bourgeois typique sont brisés, les insultes et les cris fusent, des coups de revolver partent. La scène s'achève par un incendie.

Le Major Cravachon veut marier sa fille Olympe. Il souhaite, pour celle-ci, un mari à la hauteur et ne cesse de mettre à la porte le moindre prétendant. Pour savoir ce qui se passe lors des rencontres entre son père et les jeunes hommes qui se présentent, Olympe demande à Amélie, une amie, de se faire passer pour un prétendant. Se présente également devant le Major Cravachon le jeune Dervièves, au caractère tempétueux qu'il tente de dompter pour plaire à Olympe.

Pour faire fonctionner sa petite entreprise,  Mme Ménachet, ingénieuse  logeuse, a trouvé moyen de louer la même chambre à deux personnes qui ne se connaissent pas :  Frisette est ouvrière en dentelles et travaille la journée alors que Gaudrion est boulanger et travaille la nuit… Tout fonctionne pour le mieux, jusqu’au jour ou l’un et l’autre se retrouvent face à face découvrant ainsi la supercherie… Ils ont été victimes tous les deux d'aventures amoureuses qui se sont mal terminées et ne sont pas prêts à faire confiance à une personne de l'autre sexe.

Dans cette courte pièce en un acte, Labiche se moque de l’institution du mariage. Un père, Manicamp, déborde d'affection pour un ami, Folleville, qui l'a sauvé d'une situation où il risquait le déshonneur. Manicamp veut sans cesse embrasser son ami et souhaite, pour le remercier, le marier à sa fille, Berthe. Le futur gendre, bien que n'éprouvant aucun sentiment pour Berthe, n'ose contrecarrer ces projets. De son côté, la jeune fille ne l'aime pas non plus et a d'autres projets.

Le comte de Bethmont est ruiné, ses valets l'abandonnent et Frontin, rusé coquin, voleur, comme un valet de bonne maison, va suivre l'exemple de ses camarades. Frontin excelle surtout dans l'art de contrefaire et de prendre la signature des honnêtes gens.—On doit tout prendre des honnêtes gens, dit le drôle.—Enfin son maître lui permet de quitter l'hôtel, à condition qu'il trouvera pour le remplacer un valet adroit et dévoué. Un pauvre diable de marchand de canards, qui n'a d'autres ressources que de manger son fonds, vient à passer devant l'hôtel. Frontin lui fait endosser la livrée en lui promettant une place superbe. Notre marchand de canards, grâce à une leçon que lui a donnée Frontin, se présente au comte et prend des petits airs de roué. Le comte de Berthmont effrayé d'abord de l'air bête du nouveau Frontin, finit par avoir confiance en lui, et lui ordonne de lui procurer un riche vêtement et vingt-cinq louis. La providence vient servir à souhait le pauvre Frontin.

Laurence se prépare à prendre son bain. Mais elle a un malaise, y renonce et va se coucher. La bonne, Adélaïde, ne veut pas laisser perdre cette eau tiède et décide de profiter de l’aubaine. Mais le mari, que sa maîtresse n’a pas pu recevoir ce soir-là, rentre prématurément et trouve le bain dans lequel il décide aussi de se plonger…

Monsieur et Madame Bichu veulent marier leur fille, Finette, lycéenne de 17 ans à Saboulot, un professeur de physique de 47 ans. Finette refuse ce mariage : elle est amoureuse d'Apollon Bouvard,  jeune peintre désargenté, qui s'introduit dans la maison de la jeune fille au moment de la signature du contrat de mariage. Apollon et Finette font tout pour empêcher cette signature : Finette est renvoyée au pensionnat, où elle provoque la révolte des lycéennes... Un vaudeville opérette dans lequel les jeunes filles prennent les armes et refusent les mariages arrangés...

Programme du Théâtre du Palais-Royal, 09-01-1894. Source : Bnf/ Gallica Fernand Bois d’Enghien, est l’amant de Lucette Gautier, chanteuse de café-concert et n'a pas le courage de lui annoncer qu'il va signer, l’après-midi même, son contrat de mariage avec Viviane Duverger, jolie jeune fille bien dotée.  Le général mexicain Irrigua courtise Lucette et quand il apprend qu'elle a un amant il veut le tuer. Bois-d'Enghien lui fait croire que c'est Bouzin, un auteur de chansons médiocre.

Dans un hôtel à Châtel-Sancy en Auvergne, se croisent Saint Franquet, célibataire ; son ancienne maîtresse Bichon ;  Monsieur  Plantarède qui tombe amoureux de Bichon ;  Mme Plantarède dont est épris Saint Franquet et l'ami de la famille, Des Saugette ;  Dotty, jeune anglaise tyrannique et millionnaire qui tombe amoureuse de Saint Franquet et l'ami de Dotty, Tommy. Mme Plantarède  ne trompe pas son mari, mais quand elle apprend que son mari est en train de la tromper avec Bichon, elle se précipite chez Saint Franquet... alors que Dotty demande en mariage Saint Franquet...

Le docteur Paginet, qui mène des recherches pour montrer que les microbes n'existent pas, attend avec impatience que le ministre lui décerne la Croix de la légion d'honneur en hommage à ses travaux. Afin d'accélérer le processus, Paginet envisage de marier sa nièce Simone à Plumarel. En effet ce dernier, neveu d'un ministre, a promis au docteur d'intervenir en sa faveur. Malheureusement Simone ne ressent rien pour Plumarel et est plutôt amoureuse de Dardillon.

Eusèbe Potasse, préparateur à la pharmacie Bigouret, est amoureux de Suzanne de la Bondrée, une cocotte qui cherche un beau parti. Le journal annonce la visite de Gladiator, un riche Américain escorté de son valet fidèle Pepitt ; Suzanne met tout en oeuvre pour que Gladiator tombe amoureux d'elle. Eusèbe renvoyé par son patron à la suite de la découverte d'un mot doux envoyé à Suzanne,veut se suicider mais le dentiste Gredane le sauve et l'emmène chez lui. Bathilde, la fille de Gredane, qui était fiancée à Bigouret, tombe amoureuse d'Eusèbe...

Marcassol est propriétaire d'un immeuble. Parmi ses locataires il y a Trémollet, dont l'agence matrimoniale bat de l'aile et Sonia Kaskoff, dont Marcassol est épris et pense qu'il a pris la place de Lagaulardière. Marcassol, après un an de mariage, est lassé par sa femme, Clarisse, qui a changé. D'une femme "originale, capricieuse, fantasque", elle s'est transformé en "mouton, un pot-au-feu !".

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