Sketchs ou saynètes

Sketchs ou saynètes présents dans le répertoire de Libre Théâtre (texte intégral)

 

Place de la Bastille, un marchand de chansons accompagné d'un jeune homme aveugle fait la promotion en musique des dernières chansons à la mode, ce qui ne plait pas à un boucher...

Dialogue épicé entre Chichinette la maîtresse de maison et Eponine, sa bonne : la bouteille de Madère est vide, alors que la veille il en restait un tiers.

A l’atelier de Georges Courteline Saynète éditée dans Les Lieds de Montmartre (édition 1912). Distribution : 4 hommes, 1 femme et un …

M. Pommade pêche tranquillement au bord de l'eau : il attrape un poisson puis le remet aussitôt à l'eau. M Garrigou arrive pour pêcher également ...

La scène représente un café. Au premier plan, Ratcuit et Labouture discutent de sciences occultes devant deux bocks à demi vidés. Au fond, attablée, une dame seule, plongée dans la lecture de l'Echo de Paris. Entre la dame qui lit L'Echo et le couple Ratcuit-Labouture, un billard, où deux messieurs, armés de queue et de craie, se livrent aux douceurs du carambolage. Ratcuit tente d'hypnotiser la femme et la forcer par la seule puissance de son regard à lever les yeux et à les amener sur lui.

La scène est divisée en deux. A droite, le cabinet du Ministre, vide au lever du rideau. A gauche, le bureau des expéditionnaires occupé par quatre employés : Choupouri, Ledrubète, Pancréas et Sainpol-Mépiè. Ces messieurs sont plongés dans l'ardeur du travail : Pancréas et Sainpol-Mépiè jouent une canette au zanzibar ; Ledrubète épluche des œufs durs, tandis que Choupouri, gravement, s'apprend à faire le cul-de-jatte. Un téléphone relie les deux pièces l'une à l'autre

Le Prétendant de Tristan Bernard Saynète extraite du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica Distribution : 3 hommes, …

Cochon de cocher, qui me dit : « Ne bougez pas, je reviens. Le temps d'aller satisfaire un besoin... » et qui ne donne plus signe de vie !... Ce que je le plaquerais de bon cœur, lui et son fiacre, s'il était facile, possible même, de trouver, gare de Lyon, à trois heures du matin, un cocher acceptant de vous conduire à Levallois pour la somme de quarante-cinq sous !

Tout le monde sait que les bêtes du Jardin des Plantes sont insuffisamment nourries.

Oscar de Proutrépéto est un gigolo. Pour la fête d'Isabeau, il décide de lui  faire un cadeau : il lui achète des babouches.

Comme horizon : une ceinture d'immobiles futaies qu'a dorées l'automne de tons de rouille. Comme plafond : un lourd ciel pommelé où rampent des chaos de montagnes aux crêtes argentées de blanc pur. A une centaine de pas l'un de l'autre, affectant de ne se pas voir, deux messieurs aux visages graves arpentent fiévreusement le terrain. Ils sont vêtus de noir des pieds à la tête, et, des collets dressés de leurs redingotes, ils dissimulent leurs faux-cols dont la blancheur risquerait de s'offrir, comme une cible, au visé de l'adversaire. A égale distance de chacun d'eux : le groupe des témoins. Le directeur du combat — un grand monsieur à longue barbe, de qui les mouvements de tête balancent la colonne lumineuse d'un irréprochable chapeau de soie — bourre méthodiquement un pistolet en tenant à ses assesseurs des discours fort intéressants, sans doute, mais qui s'évaporent dans le vent et dont les deux adversaires tâcheraient en vain de pénétrer le sens.

Vrai, on a beau être édifié sur l'ignorance du public, il y a toujours des surprises et il est des gens tellement bêtes que ce serait à leur fiche des gifles. Ainsi vous voyez bien cette dame, n'est-ce pas ? Elle arrive il y a cinq minutes et me déclare avec la même tranquillité que je mets à vous le redire : - Monsieur, je désirerais avoir trois gueules de bois.

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