Les Burgraves de Victor Hugo

Les Burgraves de Victor Hugo

10 août 2016
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Les Burgraves de Victor Hugo

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000937t

Première page du manuscrit autographe. Source: BnF/Gallica

Trilogie, drame historique en trois parties et en vers, représentée pour la première fois au Théâtre-Français le 7 mars 1843.
Distribution : 24 hommes, 3 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre.
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

 


L’argument

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000937t

Décor de la première partie dessiné par Hugo. Source : BnF/gallica

Château de Heppenheff, Burg du Rhin.  Il y a 70 ans, les deux fils, l’un naturel et l’autre légitime, de l’empereur d’Allemagne aimaient la même femme, Ginevra. Le fils naturel, Fosco, a surpris son frère Donato avec Ginevra : il a assassiné Donato et a vendu Ginevra comme esclave

Job et son fils Magnus, deux burgraves, sont évincés par Hotto, fils de Magnus. Hotto et ses amis burgraves commettent les pires exactions et terrorisent la région entre deux orgies. Job est encore meurtri par l’enlèvement de son dernier fils, alors qu’il était enfant 20 ans auparavant. Régina, une jeune fille fragile, aimante, se consumant d’un mal inexpliqué, est promise à Hotto, mais elle aime Otbert, noble, vaillant et loyal. Ils sont l’unique compagnie de Job et son unique source de réconfort.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000937t

Décor de la troisième partie dessiné par Hugo. Source : BnF/Gallica

Guanhumara, une vieille esclave mystérieuse, promet à Otbert de sauver Régina à l’aide d’une potion miracle en échange de l’assassinat d’un inconnu qui, dit-elle, le mérite bien. Otbert s’engage à frapper la victime inconnue sur l’ordre de Guanhumara. Mais  un vieillard se présente et est accueilli, contre l’avis des jeunes générations, par Job et Magnus…

 


Illustrations des Burgraves sur Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000937t

Première représentation au Théâtre-Français en 1843. Extrait de l’Illustration, dessin de C. Lemercier. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8446866j/f1.item

Les Burgraves. Source : Bnf/Gallica

 

 

 

 

 

 

 


http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6400643g/f1.item

Costume de Geffoy, rôle d’Otbert. 1843. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6400643g/f2.item

Costumes d’Augustine Brohan (Lupsus) et Fanny Garrique (Gorlois). 1843. Source : BnF/Gallica

Costume de Drouville dans le rôle d'Hatto. 1843. Source : BnF/Gallica

Costume de Drouville dans le rôle d’Hatto. 1843 (création de la pièce). Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b7000288x/f1.item

Les Burgraves : esquisse de décor pour la deuxième partie : salle des panoplies / Philastre et Cambon. 1843. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b85276129/f33.item

Le duc Job, Victor Hugo, les Burgraves. Eau forte par Léopold Flameng. Source : BnF/Gallica

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8446868c

Les buses graves. parodie. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8436364q/f270.item

Paris, Comédie-française, 26 février 1902. Mounet_Sully dans le rôle de Job. Avec Paul Mounet. Source : BnF/Gallica

 


Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur Libre Théâtre :
Le Théâtre de Victor Hugo
Biographie de Victor Hugo à travers son théâtre
Victor Hugo, metteur en scène de ses pièces
L’humour dans le théâtre de Victor Hugo

Lien vers le manuscrit autographe des Burgraves sur le site Gallica , avec dessins de décors

Claude Millet,  Les Burgraves, ou comment régler le sort d’une sorcière (et de la misère par la même occasion). Communication au Groupe Hugo du 16 octobre 2009. Version pdf

 


Extrait de la préface des Burgraves

Le groupe entier de la civilisation, quel qu’il fût et quel qu’il soit, a toujours été la grande patrie du poète. Pour Eschyle, c’était la Grèce; pour Virgile, c’était le monde romain; pour nous, c’est l’Europe. Partout où est la lumière, l’intelligence se sent chez elle et est chez elle.

Quelles que soient les antipathies momentanées et les jalousies de frontières, toutes les nations policées appartiennent au même centre et sont indissolublement liées entre elles par une secrète, et profonde unité.

La civilisation nous fait à tous les mêmes entrailles, le même esprit, le même but, le même avenir. D’ailleurs, la France, qui prête à la civilisation même sa langue universelle et son initiative souveraine ; la France, lors même que nous nous unissons à l’Europe dans une sorte de grande nationalité, n’en est pas moins notre première patrie, comme Athènes était la première patrie d’Eschyle et de Sophocle. Ils étaient Athéniens comme nous sommes Français, et nous sommes Européens comme ils étaient Grecs.

Oui, la civilisation tout entière est la patrie du poète. Cette patrie n’a d’autre frontière que la ligne sombre et fatale où commence la barbarie. Un jour, espérons-le, le globe entier sera civilisé, tous les points de la demeure humaine seront éclairés, et alors sera accompli le magnifique rêve de l’intelligence : avoir pour patrie le monde et pour nation l’humanité.

 

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