Author Archives Ruth Martinez

Amphitryon mis en scène par Stéphanie Tesson

2 octobre 2017
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Amphitryon de Molière mis en scène par Stéphanie Tesson

Du 12 septembre au 31 décembre 2017
Théâtre Poche Montparnasse, 75 boulevard du Montparnasse, 75006 Paris
Représentations du mardi au samedi à 21h, dimanche à 15 h
Relâches exceptionnelles les 6, 7, 12, 14, 19 et 30 octobre, 9, 16 et 25 novembre, 9 décembre

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Que l’on soit prince ou valet, l’identité d’un homme est son bien le plus précieux et  se la voir aliénée par un sosie peut conduire à la folie. Tel est l’argument de cette hilarante comédie de Molière, trop rarement mise en scène. Pour séduire Alcmène, l’épouse du général thébain Amphitryon, le dieu Jupiter prend les traits de ce dernier, tandis que Mercure prend ceux de son valet, Sosie.

Dès le lever de rideau avec l’allégorie de la nuit tirée par deux chevaux, nous sommes embarqués dans un univers merveilleux, par la seule entremise de quelques toiles peintes et d’une lumière irréelle. Costumes et maquillages font naître l’illusion de cette double gémellité d’Amphitryon et de Sosie. La mise en scène épurée de Stéphanie Tesson met en valeur la subtilité du texte de Molière, servi par des acteurs fabuleux. Jean-Paul Bordes incarne un Amphitryon plein de noblesse, puis poussé au bord de la folie par ces événements extravagants. À la fois ridicule mais très attachant, il déclenche les fous rires du public qui compatit malgré tout à ses malheurs. Nicolas Vaude interprète quant à lui un valet espiègle et bondissant. Tous les comédiens nous donnent à entendre avec naturel les vers de Molière et nous entraînent avec bonheur dans cette incroyable farce, qui explore les thèmes éternels du même et du double, du maître et du valet, des hommes et des dieux.
Un spectacle à ne pas manquer.

Lien vers la notice consacrée à Amphitryon de Molière sur Libre Théâtre (texte intégral, illustrations, dossiers pédagogiques…)

Illustration du spectacle par Bénédicte Roullierlescroquis.fr
Croquis sur le vif (et dans le noir total) –
Licence des illustrations CC BY-NC-ND

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Mise en scène : Stéphanie TESSON assistée d’Antony COCHIN

Avec
Jean-Paul BORDES, Amphitryon
Benjamin BOYER, Jupiter
Antony COCHIN en alternance avec Yannis BARABAN, Argatiphontidas et Polidas
Odile COHEN, Alcmène
Mathias MARÉCHAL, Naucratès et Posiclès
Guillaume MARQUET en alternance avec Laurent COLLARD, Mercure
Christelle REBOUL, La Nuit et Cléanthis
Nicolas VAUDE, Sosie
Costumes : Corinne ROSSI
Peintures des costumes et des toiles : Marguerite DANGUY DES DÉSERTS
Lumières : Florent BARNAUD
Maquillages et perruques : Anne CARAMAGNOL, assistée de Stéphanie ROSSI
Production Phénomène et Cie / Co-production Mois Molière de Versailles et Festival d’Anjou
En partenariat avec Le Figaro et A Nous Paris
Renseignements et réservations par téléphone : 01 45 44 50 21

Crédit photo : Christophe Cham

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Trahisons de Harold Pinter

1 octobre 2017
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Trahisons de Harold Pinter

Jusqu’au 8 octobre 2017, du mardi au samedi à 21 heures et à 18h le dimanche
au Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6ème.

Petite trahison au répertoire français, pour recommander une excellente pièce d’un auteur britannique au Lucernaire.

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Avec Trahisons, Pinter reprend l’argument classique du théâtre de boulevard, le mari, la femme et l’amant, mais si l’on peut dire à rebours, puisque la pièce est une succession de flash back, qui nous font remonter depuis l’ultime rendez-vous du couple illégitime, après sa séparation, jusqu’à la première rencontre, en passant par toutes les trahisons que suppose un adultère : la femme trahit son mari, l’amant trahit son meilleur ami, et les amants finiront aussi par se trahir entre eux. Deux chats et une souris, donc, sans que l’on sache très bien qui joue avec qui. Et qui à la fin sera dévoré. Une délicieuse comédie à déguster comme un bonbon anglais, sur la cruauté des rapports humains, lorsque l’amour et l’amitié entretiennent la confusion des sentiments. Un humour très british, pour un vaudeville joyeusement désespéré. Les dialogues de Pinter sont à pleurer de rire. Un ménage à trois superbement interprété par des comédiens habités par leurs rôles. À voir absolument !
Critique de Jean-Pierre Martinez

Metteur en scène : Christophe Gand
Avec : Gaelle Billaut-Danno, François Feroleto, Yannick Laurent
Scénographie : Goury
Décor : Claire Vaysse
Costumes : Jean-Daniel Villermoz
Lumières : Alexandre Icovic

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Non à l’argent de Flavia Coste

30 septembre 2017
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Non à l’argent de Flavia Coste

Jusqu’au 7 janvier 2018
du mercredi au samedi à 20h30 et en matinée les samedis et dimanches à 16h30
Théâtre des Variétés, 7 boulevard Montmartre, Paris 2ème

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Le thème du loto a déjà été beaucoup exploité au théâtre. Le mérite de cette comédie est de l’aborder sous un angle tout à fait inédit : si vous osiez dire « non à l’argent », quand la fortune vous tombe du ciel et que la somme s’élève à 162 millions, comment réagiraient votre femme, votre mère et votre meilleur ami ? L’argent ne fait pas le bonheur, dit-on. Il paraît même qu’il fait parfois le malheur de certains gagnants du gros lot. Mais refuser de devenir riche… cela peut aussi coûter très cher. Le temps d’une soirée, ces quatre personnages qui semblaient unis par des liens indéfectibles vont révéler leurs fractures et se déchirer à propos d’une fortune à portée de main, que l’un d’entre eux ne veut pas saisir. Jusqu’au final étonnant que nous vous laissons découvrir… Une comédie très enlevée, bien servie par quatre comédiens de talent, dont Pascal Légitimus, « impayable » dans le rôle de ce gagnant qui refuse obstinément de devenir riche. Une analyse cruellement drôle du pouvoir destructeur de l’argent. À ne pas manquer !
Critique de Jean-Pierre Martinez

 

Une pièce de Flavia Coste
Mise en scène : Anouche Setbon
Avec : Pascal Légitimus, Julie De Bona, Claire Nadeau, Philippe Lelièvre

 

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Faisons un rêve de Sacha Guitry, mise en scène de Nicolas Briançon

28 septembre 2017
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Faisons un rêve de Sacha Guitry, mise en scène de Nicolas Briançon

Du mardi au samedi à 19h au Théâtre de la Madeleine
19 rue de Surène, Paris 8ème.

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Il fallait oser mettre en scène Faisons un rêve, quand les spectateurs ont encore en mémoire le film de Sacha Guitry, interprète inoubliable du rôle principal aux côtés de Raimu et de Jacqueline Delubac (la troisième femme de Guitry, les deux premières, Charlotte Lysès et Yvonne Printemps, ayant avant elle interprété aussi le rôle). Nicolas Briançon (qui signe aussi la mise en scène), Éric Laugerias, et Marie-Julie Baup (sans oublier Michel Dussarat en valet foldingue) relèvent parfaitement le défi. Nicolas Briançon, sans singer son illustre prédécesseur, incarne avec une étonnante légèreté ce séducteur misogyne qu’on aime tant détester. Le texte de Guitry, en revisitant le thème éternel de la femme, du mari et de l’amant, porte à la perfection le genre du boulevard par une construction dramatique ciselée et des dialogues irrésistibles.
Un spectacle à ne pas manquer.
Critique de Jean-Pierre Martinez

 

Mise en scène de Nicolas BRIANÇON
Avec Nicolas BRIANÇON, Éric LAUGERIAS, Marie-Julie BAUP, Michel DUSSARAT.

Lien vers le site du Théâtre de la Madeleine
Les pièces de Sacha Guitry feront leur entrée dans le domaine public le 1er janvier 2028.

Crédit photo : Pascal RIONDY

Crédit photo : Pascal RIONDY

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Les Fourberies de Scapin, mise en scène de Denis Podalydès

27 septembre 2017
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Les Fourberies de Scapin, mise en scène de Denis Podalydès

Du 20 septembre 2017 au 11 février 2018
Comédie-Française
Salle Richelieu
Place Colette, Paris 1er

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Les Fourberies de Scapin à la Comédie Française : un spectacle jubilatoire

Scapin n’est pas un justicier. S’il consent à user de ses ruses pour aider Octave à faire accepter à son père un mariage conclu sans son consentement, c’est moins pour faire le bonheur des jeunes époux que pour se venger de cette société qui l’a condamné il y a peu pour ses fourberies. La mise en scène de Denis Podalydès souligne dès le lever de rideau la marginalité de ce personnage asocial en le faisant surgir nu des profondeurs de la terre, tandis que c’est dans les airs qu’il se vengera de Géronte en le bastonnant, enfermé dans un sac et suspendu au-dessus de la scène et du public. Dans cette justice paradoxale, donc, « le justicier » semble tout droit sorti des enfers, et le châtiment a lieu presque dans les cieux. C’est par une autre fourberie que Scapin échappera finalement à une nouvelle condamnation. Et un coup de théâtre viendra restaurer l’ordre social un moment chamboulé. Mais la vision de la société proposée par Molière, bien traduite par cette astucieuse mise en scène, est tout sauf «  morale  » et manichéenne. Si l’on n’est pas encore dans le théâtre de l’absurde, le sens de cette société sans justice est en tout cas largement questionné.

Le décor, à base de palissades et d’échafaudages, renforce cette vision d’une société aux bases fragiles et à l’équilibre instable. Ce dispositif fait aussi écho aux conditions dans lesquelles cette pièce a été créée, alors que le Théâtre du Palais-Royal était en travaux. Cette simplicité apparente permet d’occuper tout l’espace du plateau, horizontalement et verticalement, offrant un spectacle total.

Mais les Fourberies de Scapin, c’est d’abord une farce qui déclenche des cascades de rire. Benjamin Lavernhe, dans le rôle titre, nous livre une fabuleuse interprétation d’un personnage complexe, passant tout à tour d’un ton badin à une expression cruelle. Aux côtés de cet incroyable Scapin, chaque personnage de Molière semble acquérir une nouvelle densité.

Un superbe moment de théâtre  !


Illustration du spectacle par Bénédicte Roullierlescroquis.fr
Croquis sur le vif (et dans la pénombre)
(Licence des illustrations CC BY-NC-ND)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Mise en scène  : Denis Podalydès
Scénographie : Éric Ruf
Costumes : Christian Lacroix
Lumières : Stéphanie Daniel
Son : Bernard Valléry
Maquillages : Véronique Soulier-Nguyen

Avec
Bakary Sangaré, Silvestre
Gilles David, Argante
Adeline d’Hermy, Zerbinette
Benjamin Lavernhe Scapin
Claire de La Rüe du Can / Pauline Clément Hyacinte
Didier Sandre Géronte
Julien Frison Octave
Gaël Kamilindi Léandre
et les comédiennes de l’Académie de la Comédie-Française
Maïka Louakairim, Carle
Aude Rouanet, Nérine

 


Lien vers le texte intégral et la chronique consacrée aux Fourberies de Scapin sur Libre Théâtre


Afin de permettre au plus grand nombre d’assister à la représentation du spectacle, Pathé Live diffusera Les Fourberies de Scapin en direct de la salle Richelieu, le jeudi 26 octobre 2017 à 20h15, dans plus de 300 salles de cinéma dont 70 salles Gaumont et Pathé.

Des reprises au cinéma sont proposées du 12 novembre 2017 au 31 janvier 2018 dans plus de 400 salles de cinéma.

 

Voir aussi les  notes de travail sur les personnages  rédigées par Denis Podalydès illustrées  avec les maquettes de costumes réalisées par  Christian Lacroix sur le site de la Comédie-Française

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Le Démon du Foyer de George Sand

14 septembre 2017
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Le Démon du Foyer de George Sand

Comédie en deux actes représentée pour la première fois au Gymnase-Dramatique le 1er septembre 1852.
Distribution : 5 hommes, 3 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre

L’argument

https://archive.org/details/bub_gb_E8Mg4MocbkYC

Source : archive.org

Le maestro Santorelli a adopté trois jeunes filles après la mort de leur mère : Nina, l’aînée, est une parfaite maîtresse de maison, douce et sensible ; Camille, modeste et très attentive aux autres, se révèle une cantatrice de premier ordre ; enfin Flora possède une beauté ravageuse mais a un caractère difficile et est jalouse du succès de Camille.

Un Marquis, ami du maestro, leur rend visite. Il a entendu chanter Camille et est tombé sous le charme. Troublé par la beauté de Flora, il est d’abord persuadé que c’est elle, la merveilleuse cantatrice, et lui fait part de son admiration. Mais il rend vite compte de son erreur. Flora, terriblement dépitée se laisse enlever par un prince qui se dit l’ami des artistes, et qui lui fait obtenir un engagement pour Naples. Toute la famille, accompagnée du marquis, part à la poursuite de Flora pour lui faire entendre raison.

 

La presse lors des premières représentations

Echo des coulisses, 8 septembre 1854. Source : Bnf/Gallica
« Il fait si bon d’avoir à louer en toute franchise, et sans arrière pensée, d’avoir à rendre compte d’une de ces comédies écrites avec le cœur et qui sont tout simplement de petits chefs-d’œuvre! Le Démon du Foyer n’est rien moins que cela. Idée simple, intrigue nulle si l’on veut, ce n’en est pas moins un tableau de mœurs, plein de grâce et de fraîcheur et qui repose des déclamations du gros mélodrame et des lazzis, un peu trop crûs quelquefois, des vaudevilles à la mode.
Ainsi que nons l’avons dit, le sujet est des moins compliqués. — Un Maestro a élevé trois jeunes filles, Nina, l’aînée, a pris soin du ménage, c’est un cœur excellent, une nature exceptionnelle. – La cadette, Camille, est devenue une cantatrice distinguée, une des gloires du théâtre de Milan, — et la plus jeune, Flora, le démon du foyer — est un peu coquette — un peu jalouse, — très envieuse, aussi fait-elle le tourment de l’excellente famille. C’est pour ne plus assister aux triomphes de sa sœur Camille , qu’elle se laisse enlever par un prince soi-disant ami des artistes, et qui lui fait obtenir un engagement pour Naples. — La famille désolée poursuit la fugitive qui reconnaît ses fautes et promet de se corriger.
On le voit, le sujet est des plus simples et cependant il y a là-dedans des scènes très touchantes, des caractères largement tracés qui ont toujours rendu l’auditoire attentif. Le succès a été complet. » Henri Lacroix

Voir aussi Le Nouvelliste, article de A. Roche du 3 septembre 1852. Source : BnF/Gallica : « un chef d’œuvre de l’esprit et de délicatesse »

 

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Amphitryon de Molière

11 septembre 2017
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Amphitryon de Molière

Comédie en trois actes représentée pour la première fois à Paris sur le Théâtre du Palais-Royal,le 13 janvier 1668, par la Troupe du Roi.
Distribution : 9 hommes, 2 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

Pour séduire Alcmène, l’épouse du général thébain Amphitryon, Jupiter prend les traits de ce dernier. Mercure se transforme également en Sosie, le valet d’Amphitryon, alors que celui-ci s’apprête à informer Alcmène de l’arrivée prochaine de son mari, de retour de guerre. Sosie se trouve face à Mercure, un autre lui-même, qui le chasse et le roue de coups. À l’intérieur, Jupiter fait ses adieux à Alcmène, en lui demandant d’être aimé comme un amant et pas seulement comme un époux.

Amphitryon rentre chez lui mais se querelle avec Alcmène, étonnée de le voir « si tôt de retour ».  De son côté, Cléanthis, la femme de Sosie le rabroue, en raison de la grossièreté  dont il a fait preuve à son égard. Jupiter reparaît sous les traits d’Amphitryon et parvient à se réconcilier avec Alcmène. Amphitryon ne comprend pas la situation alors que Mercure-Sosie lui interdit l’entrée de sa propre demeure, car Jupiter se trouve avec Alcmène. Sosie, de retour, réussit à prouver à son maître qu’il est innocent. Jupiter paraît et convainc l’assistance qu’il est le véritable Amphitryon. Enfin, après quelques péripéties, Mercure se présente sous ses propres traits et explique le mystère ; Jupiter, à son tour, annonce à Amphitryon que sa femme donnera naissance à un enfant, Hercule.

La pièce repose toute entière sur le motif du double et du miroir.

Actuellement à l’affiche au Théâtre Poche-Montparnasse

Amphitryon sur Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8436359d/f204.item

Rôle de Sosie. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8436359d/f203.item

Illustration du Prologue. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b531376829/f1.item

Mounet-Sully. Amphitryon. Photographie, tirage de démonstration – Atelier Nadar. 1875-1895. Source : BnF/Gallica


Pour en savoir plus sur la pièce

Il existe à ce jour plus de 80 réécritures du mythe d’Amphitryon.
La première version d’Amphitryon est attribuée à Plaute en 187 av. J-C qui centre l’intrigue sur la mariage d’Alcmène et Amphitryon. Molière emprunte le sujet à Plaute mais le thème est développé à l’époque par plusieurs dramaturges dont Rotrou qui publie Les Sosies en 1636. En 1690 en Angleterre, John Dryden  écrit Amphitryon ou les deux sosies. Kleist, en 1807, adaptera Amphitryon en s’intéressant particulièrement à la figure du double. Au XXème siècle, Jean Giraudoux proposera une nouvelle version du mythe,  Amphitryon 38, mise en scène par Louis Jouvet.

Au moment de l’écriture d’Amphitryon, à la fin de l’année 1667, Molière traverse une période difficile. Il n’a écrit qu’une comédie en un acte depuis un an, Le Sicilien. Il est malade. Les relations avec sa femme, Armande Béjart, commencent à se dégrader. Mademoiselle Duparc est partie pour la troupe concurrente de l’Hôtel de Bourgogne. L’interdiction de sa nouvelle version du Tartuffe en août 1667 contraint Molière à fermer son théâtre pendant sept semaines, temps qu’il met à profit pour écrire Amphitryon. Le 13 janvier 1668, Molière interprète Sosie devant le Roi. Charles Robinet, dans la Lettre en vers à Madame du 21 janvier 1668, ne tarit pas d’éloges (source : site Molière 21 )

« […] L’aimable enjouement du comique,
Et les beautés de l’héroïque,
Les intrigues des passions,
Et bref, les décorations
Avec des machines volantes,
Plus que des astres éclatantes
Font un spectacle si charmant,
Que je ne doute nullement
Que l’on y coure en foule extrême,
Bien par-delà la mi-carême. »

Les recettes passèrent du jour au lendemain de 228 livres à 1 565 livres le soir de la première. Amphitryon fut joué trente-cinq fois dans l’année. (Source : Comédie-Française)

Voir aussi la notice sur le site Tout Molière

Dossiers pédagogiques

Amphitryon à la Comédie-Française, site de la Comédie-Française
Mise en scène de Christophe Rauck – Dossier sur le site de l’académie de Lille
Mise en scène de GuyPierre Couleau – Dossier sur le site de l’académie de Besançon

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Lorenzaccio, mise en scène de Catherine Marnas

9 septembre 2017
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Lorenzaccio d’Alfred de Musset mise en scène de Catherine Marnas

du 26 septembre au 15 octobre 2017
au Théâtre de l’Aquarium – Cartoucherie, Route du Champ de Manoeuvre. 75012 Paris
du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h 

 🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Monter Lorenzaccio au théâtre oblige à un travail d’adaptation. Dans ce texte, destiné initialement à la lecture et non à la représentation, Alfred de Musset multiplie les intrigues, convoquant plus de 80 personnages, et enchaîne une multitude de scènes se déroulant dans 25 lieux différents, de Florence à Venise.

Catherine Marnas propose un texte resserré et très rythmé, centré autour de la figure de Lorenzo, en transposant ce drame romantique à l’époque actuelle. Servi par de très grands interprètes, le texte de Musset, parfaitement respecté malgré les coupes nécessaires, offre d’étranges résonances avec le monde d’aujourd’hui. Jules Sagot incarne avec talent un Lorenzo au double visage  : dandy terriblement cynique quand il est avec Alexandre, il redevient un jeune homme inquiet et désenchanté quand il est seul.

Un spectacle stimulant ouvrant à une réflexion sur l’idéalisme et le réalisme en politique.

 


Lien vers le site du Théâtre de l’Aquarium
Lien vers le texte intégral et la chronique de Lorenzaccio sur Libre Théâtre 


Jules Sagot. Crédit photo : Patrick Berger

mise en scène Catherine Marnas
assistante à la mise en scène Odille Lauria
scénographie Cécile Léna, Catherine Marnas
lumières Michel Theuil
création sonore Madame Miniature
avec la participation de Lucas Lelièvre
costumes Edith Traverso, Catherine Marnas
maquillage Sylvie Cailler
fabrication décor Opéra National de Bordeaux
avec Frédéric Constant, Vincent Dissez, Julien Duval, Zoé Gauchet, Franck Manzoni, Catherine Pietri, Yacine Sif El Islam, Bénédicte Simon

Une création du TnBA/CDN de Bordeaux (2015) / production > Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine / coproduction > MCB° Bourges. Avec la participation des Treize Arches – Scène conventionnée de Brive.

Crédit photo : Patrick Berger

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Georges Dandin, mis en scène par Patrick Schmitt

9 septembre 2017
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Georges Dandin, mis en scène par Patrick Schmitt

Du lundi 11 septembre au mercredi 11 octobre 2017
Les lundis, mardis et mercredis à 20H30

Théâtre de l’Epée de Bois Cartoucherie Route du Champ de Manoeuvre 75012 PARIS 

 

Monsieur et Madame de Sotenville, gens de petite noblesse de province, désargentés, vont sacrifier leur fille Angélique pour sauver leurs affaires en lui faisant épouser George Dandin un riche paysan, qui croit, lui, avec ce mariage accomplir son rêve : entrer dans le cercle très fermé de la noblesse. Comme toujours chez Molière, derrière la comédie se cache la profondeur et souvent le drame : Angélique va réagir violemment à ce mariage forcé et George Dandin, en dépit de son titre fraîchement acquis de Monsieur de La Dandinière, non seulement n’accédera jamais à ce statut social tant convoité, mais se verra humilié par toute sa nouvelle famille, y compris par ceux qui le servent.

Mise en scène et scénographie  :  Patrick SCHMITT
Assistant à la mise en scène :  Florian MIAZGA
Avec  :
Marc-Henri BOISSE,
Peggy MARTINEAU,
Pierre MARZIN,
Florian MIAZGA,
Patrick SCHMITT,
Elsa TAUVERON,
David VAN DE WOESTYNE,
Françoise VIALLON-MURPHY

Costumes : Laurence CHAPELLIER, assistée de Sophie VIGNERON
Régie générale : Xavier BRAVIN

Lien vers le site du Théâtre de l’Épée de Bois pour réserver
Lien vers le texte sur Libre Théâtre

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L’Impromptu de Versailles de Molière

8 septembre 2017
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L’Impromptu de Versailles de Molière

Comédie en un acte, représentée la première fois à Versailles pour le Roi, le 14e octobre 1663 et donnée depuis au public dans la salle du Palais-Royal le 4e novembre de la même année 1663 par la Troupe de Monsieur, Frère Unique du Roi.
Distribution : 6 hommes, 6 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

Mise en scène et adaptation par Antonio Diaz-Florian à découvrir à partir du 10 septembre au Théâtre de l’Epée de Bois. Lien vers le spectacle

L’argument

Molière met en scène dans cette comédie les comédiens de la troupe du Palais-Royal qui répètent sa dernière création quelques heures avant de la représenter devant le roi. C’est l’occasion pour lui de montrer ses talents d’imitateur en parodiant les comédiens de l’Hôtel de Bourgogne, de rendre hommage aux comédiens de sa troupe (ou de s’en moquer gentiment), de fustiger les auteurs qui préparent des pièces contre lui mais aussi d’expliquer l’essence de la comédie.

Extraits

« et voilà de quoi j’ouïs l’autre jour se plaindre Molière, parlant à des personnes qui le chargeaient de même chose que vous. Il disait que rien ne lui donnait du déplaisir comme d’être accusé de regarder quelqu’un dans les portraits qu’il fait ; que son dessein est de peindre les mœurs sans vouloir toucher aux personnes, et que tous les personnages qu’il représente sont des personnages en l’air, et des fantômes proprement, qu’il habille à sa fantaisie, pour réjouir les spectateurs ; qu’il serait bien fâché d’y avoir jamais marqué qui que ce soit ; et que si quelque chose était capable de le dégoûter de faire des comédies, c’était les ressemblances qu’on y voulait toujours trouver, et dont ses ennemis tâchaient malicieusement d’appuyer la pensée, pour lui rendre de mauvais offices auprès de certaines personnes à qui il n’a jamais pensé. Et en effet je trouve qu’il a raison, car pourquoi vouloir, je vous prie, appliquer tous ses gestes et toutes ses paroles, et chercher à lui faire des affaires en disant hautement : « Il joue un tel », lorsque ce sont des choses qui peuvent convenir à cent personnes ? Comme l’affaire de la comédie est de représenter en général tous les défauts des hommes, et principalement des hommes de notre siècle, il est impossible à Molière de faire aucun caractère qui ne rencontre quelqu’un dans le monde. Et s’il faut qu’on l’accuse d’avoir songé toutes les personnes ou l’on peut trouver les défauts qu’il peint, il faut sans doute qu’il ne fasse plus de comédies. »

« Le plus grand mal que je leur aie fait, c’est que j’ai eu le bonheur de plaire un peu plus qu’ils n’auraient voulu ; et tout leur procédé, depuis que nous sommes venus à Paris, a trop marqué ce qui les touche. Mais laissons-les faire tant qu’ils voudront ; toutes leurs entreprises ne doivent point m’inquiéter. Ils critiquent mes pièces : tant mieux ; et Dieu me garde d’en faire jamais qui leur plaise ! Ce serait une mauvaise affaire pour moi. »

« Et lorsqu’on attaque une pièce qui a eu du succès, n’est-ce pas attaquer plutôt le jugement de ceux qui l’ont approuvée, que l’art de celui qui l’a faite ? »

Quelques illustrations issues de Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84380204/f1.item

L’Impromptu de Versailles : estampe de 1684. Source : BnF/gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8438022z/f1.item

Le Théâtre illustré. Deuxième centenaire de la fondation de la Comédie-Française. Représentation de l’Impromptu de Versailles : [estampe] / Adrien Marie [sig.] 1880. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8438021j/f1.item

L’impromptu de Versailles. Scène I : Hé bien ! nous voilà : [estampe] / Cél. Nanteuil [sig.]. 186. Source : BnF/Gallica

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