Author Archives Ruth Martinez

Molière de George Sand

15 juin 2017
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Molière de George Sand

Drame en cinq actes et en prose, représenté pour la première fois au Théâtre de la Gaieté le 10 mai 1851
Distribution : 11 hommes, 8 femmes
Texte intégral de la pièce à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

La pièce propose cinq moments de la vie de Molière, en insistant sur ses relations avec Armande Béjart. Au premier acte, Molière est encore inconnu et parcourt la France à la tête d’une petite troupe de comédiens. Il rencontre le prince de Condé, le reconnaît mais ne le trahit pas. Nous nous retrouvons à Versailles dans le deuxième acte. Molière est devenu un auteur reconnu et soutenu par le Roi, mais il est maussade : il est amoureux d’Armande Béjart, la sœur de Madeleine. Quand Armande entend l’éloge du prince de Condé qui rend  hommage à Molière et témoigne de sa gloire,  elle décide de jouer la comédie de l’amour. Molière est fou de joie et  Louis XIV donne son consentement au mariage.   

Le troisième acte nous transporte dans la maison de Molière à Auteuil, au moment où Tartuffe est interdit  : Molière est seul, triste et malade.  Il reçoit chaque matin des lettres d’injures qui accusent Armande d’être la maîtresse du prince de Condé. De retour chez elle, Armande fait face à l’hostilité des comédiens de la troupe, Brécourt, Duparc, le jeune Baron et Madeleine Béjart. L’acte IV se déroule pendant la première du Tartuffe, au théâtre du Palais-Royal.  Molière pardonne à sa femme, grâce à l’intervention du prince de Condé. Au Vème acte, nous sommes au Palais-Royal sur la scène où vient de se jouer le Malade imaginaire ; le rideau est tombé, la salle est vide. Molière est épuisé alors qu’Armande lui rapporte de nouvelles calomnies qui accusent Molière d’avoir épousé sa propre fille. Armande lui montre également une lettre de Baron où il lui déclarait son amour. C’est en réalité une ancienne missive. Molière est dévasté par ce qu’il pense être une nouvelle trahison. 

Extrait de la dédicace de George Sand à Alexandre Dumas 

« Je n’ai cherché à représenter que la vie intime, et où rien ne m’a intéressé que les combats intérieurs et les chagrins secrets. Existence romanesque et insouciante au début, laborieuse et tendre dans la seconde période, douloureuse et déchirée ensuite, calomniée et torturée à son déclin, et finissant par une mort profondément triste et solennelle. Un mot navrant, un mot historique résume cette vie près de s’éteindre : Mais, mon Dieu, qu’un homme souffre avant de pouvoir mourir ! »

Les réactions 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8415869n

Bocage jouait le rôle de Molière à la création. Lithographie de Benjamin de 1835. Source : BnF/Gallica

Extrait de l’article de Clément Caraguel paru dans l’Argus du 13 mai 1851, source : Gallica.  
Remarque : la version de la pièce présentée en 1851 a été resserrée et ne comportait que quatre actes (les 3ème et 4ème actes étaient réunis).

« Ces quatre actes, pour mieux dire ces quatre tableaux ne contiennent, à proprement parler, que la biographie de Molière. L’auteur a limité autant que possible la part de l’invention, il s’est attaché à reproduire avec une exactitude historique la physionomie du grand comique et il l’a fait avec la puissance d’exécution d’un artiste supérieur. C’est bien là le véritable Molière , tel qu’il apparaît dans l’histoire, aussi honnête que grand, aussi élevé par le cœur que par le génie. L’homme, l’auteur et le comédien, savamment étudiés, revivent dans cette rayonnante figure. Il faut remercier Georges Sand d’avoir consacré sa plume à ce beau travail sur une des gloires de la France.

Armande Béjart est peinte avec une vérité et une vigueur magistrales ; c’est un caractère dans toute l’acception du mot et qui tiendrait sa place dans la grande galerie des physionomies humaines laissées par Molière lui-même. Cependant le dernier trait nous semble de trop. Le public, comme nous, a trouvé outrée la scène du quatrième acte où Armande remet  à Molière mourant une lettre d’amour qui lui fut écrite par Baron avant son mariage. Ce n’est plus seulement la sécheresse de cœur d’une coquette, c’est de la cruauté à froid ; entre les deux il y a plus qu’une nuance. Le comédien Duparc est un type de bourru bonhomme des plus réjouissants et des plus vrais qu’on ait vus au théâtre ; il a été rendu avec beaucoup d’originalité et de verve par Paulin Ménier. Bocage jouait le rôle de Molière ; le succès a été très grand, tous les acteurs ont été rappelés à la chute du rideau. »

La pièce est à l’affiche 12 fois au  Théâtre de la Gaité mais ne rencontre pas le succès attendu.

À noter : la pièce de George Sand sera présentée en septembre 2017 lors des Journées du Matrimoine par le théâtre Ishtar.

 

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Claudie de George Sand

10 juin 2017
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Claudie de George Sand

Drame en trois actes représenté pour la première fois au Théâtre de la Porte-Saint-Martin le 11 janvier 1851.
Distribution: 5 hommes, 3 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
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L’argument

Claudie fait les moissons avec son grand-père le Père Rémy chez les métayers Fauvreau. Le fils Fauveau, Sylvain tombe amoureux de la jeune fille, travailleuse et réservée. Mais le père Fauveau a d’autres vues pour son fils : la Grand’Rose, la propriétaire de la métairie, une belle femme riche et élégante que convoite également Denis Ronciat. Claudie tombe par hasard sur Denis Ronciat.  On comprend très vite qu’il est à l’origine de ses malheurs : il a séduit Claudie quand elle avait 15 ans en lui promettant le mariage mais il l’a abandonnée. Un enfant est né. C’est dans la misère que Claudie a élevé son enfant, qui est décédé à l’âge de trois ans. Denis Ronciat révèle une partie de l’histoire à Rose qui, jalouse de l’intérêt de Sylvain pour Claudie, veut éloigner la jeune fille et son père. Sylvain est désespéré. Dans une très belle scène, le Père Rémy prend la défense de Claudie et ridiculise Denis Ronciat, qui est chassé. Tout le village entoure et soutient Claudie. Sylvain lui demande sa main.

À propos de Claudie

Jules Lemaître dans Impressions de théâtre 1ère série à propos de la reprise de Claudie au Théâtre national de l’Odéon, 16 mai 1887 sur Gallica 

« J’ai constaté avec joie, la semaine dernière, le grand succès de Claudie. Personne, je crois, n’a complètement échappé au charme de cette dramatique idylle. (…)
Oui, tous ces personnages sont vrais. Du moins ils le sont assez à mon gré. L’action est d’une simplicité lumineuse ; elle sort tout entière d’une situation initiale et se développe sans aucune intrusion du hasard : ce qui est une des marques des belles œuvres dramatiques. Et le décor, qui agrandit et embellit les personnages, explique l’action et y contribue. Ce drame est aussi une géorgique ; et géorgique et drame semblent ici inséparables. Le « milieu » est justement celui où le dénouement de la pièce (le mariage d’une fille-mère avec un autre homme que le séducteur) pouvait être accepté le plus aisément : car les paysans, s’ils ont plus de superstitions, ont moins de préjugés sociaux que la bourgeoisie. M. Dumas fils, rien qu’en transportant la même histoire dans une classe supérieure (Denise), s’est créé des difficultés dont lui seul peut-être pouvait triompher.
Dans Claudie, cela va tout seul. C’est en pleine campagne qu’un drame évangélique se trouve encore le mieux à sa place. On a cette impression, que le profond sentiment de justice et de charité, en vertu duquel Ronciat est condamné et Claudie absoute et relevée par le père Rémy, par Sylvain, par la mère Fauveau, par la Grande Rose, et même par le père Fauveau, est, comme la gerbe de blé, un produit du travail de la terre. »

Voir aussi la critique de Clément Caraguel dans l‘Argus du 24 janvier 1851 : « La hardiesse de l’idée, la réalité et la logique des caractères, la hauteur soutenue de la pensée et la force de l’exécution font de cette pièce une des œuvres les plus vivantes de Georges Sand. L’effet produit a été immense. Nous avons entendu crier au paradoxe; avouez cependant qu’il est bien rare qu’un paradoxe s’empare à ce point de la foule et produise ces frémissements d’une émotion irrésistible. »

Illustrations sur Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8437034v

Théâtre de la Porte Saint Martin. Claudie. 3e acte. Claudie, mademoiselle Lia-Félix ; madame Fauveau, madame Genot ; la Grand’Rose, Daubrun ; Rémy, M. Bocage ; Sylvain, M. Fechter ; Fauveau, M. Perrin ; Denis Ronciat, M. Barré. Dessin de Janet Lange.1851. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8437033f

Le théâtre illustré. Claudie, représentée au théâtre de Cluny : dessin de M. Adrien Marie et Gillot sc. 1879. Source : BnF/Gallica

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Cosima de George Sand

6 juin 2017
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Cosima ou la haine dans l’amour de George Sand

Drame en cinq actes et un prologue, représenté pour la première fois à Paris, par les comédiens ordinaires du roi, sur le Théâtre-Français, le 29 avril 1840.
Distribution : 11 hommes, 2 femmes
Texte intégral de la pièce à télécharger sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

Cosima est l’épouse d’Alvire, un bourgeois et négociant de Florence. Elle passe ses journées à s’ennuyer terriblement lorsqu’un riche Vénitien, Ordonio Éliséi, se met à la courtiser. Elle résiste, mais peu à peu tombe sous le charme de cet habile séducteur. Lorsque l’on croit qu’Ordonio a été assassiné, Alvire est arrêté. Mais c’est en réalité le serviteur d’Ordonio, qui se déguisait à la demande de son maître, qui a été tué. Ordonio réapparaît : Alvire, qui échappe ainsi à la sentence de mort,  lui ouvre sa maison, pour lui marquer sa reconnaissance. Cosima est amoureuse mais fidèle à son époux. Ordonio utilise toutes les ruses pour la convaincre de partir avec lui. La pièce s’achève tragiquement avec le suicide de Cosima. 

La création au Théâtre-Français

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52502899t/f130.item.zoom

Marie Dorval dans le rôle de Clotilde à la Comédie-Française en 1840-1841, à la même époque que son rôle de Cosima. Source : BnF/Gallica

George Sand impose Marie Dorval au Théâtre-Français en 1840, en lui confiant le rôle-titre. 

La première de la pièce a lieu le 29 avril 1840 et est un échec.  Il n’y aura que 7 représentations. George Sand en témoigne dans la préface : « La première représentation du drame de Cosima a été fort mal accueillie au Théâtre-Français. L’auteur ne s’est fait illusion ni la veille ni le lendemain sur l’issue de cette soirée. Il attend fort paisiblement un auditoire plus calme et plus indulgent. Il a droit à cette indulgence, il y compte. » (suite sur Libre Théâtre)

Dans une lettre adressée à M. Calamatta le 01 mai 1840 à Paris (extraite de la Correspondance de George Sand, disponible sur Gallica , George Sand écrit également à propos de Cosima

« Cher Carabiacai,

J’ai été huée et sifflée comme je m’y attendais. Chaque mot approuvé et aimé de toi et de mes amis, a soulevé des éclats de rire et des tempêtes d’indignation. On criait sur tous les bancs que la pièce était immorale, et il n’est pas sûr que le gouvernement ne la défende pas. Les acteurs, déconcertés par ce mauvais accueil, avaient perdu la boule et jouaient tout de travers. Enfin la pièce a été jusqu’au bout, très attaquée et très défendue, très applaudie et très sifflée. Je suis contente du résultat et je ne changerai pas un mot aux représentations suivantes.

J’étais là, fort tranquille et même fort gaie ; car on a beau dire et beau croire que l’auteur doit être accablé, tremblant et agité : je n’ai rien éprouvé de tout cela, et l’incident me paraît burlesque. S’il y a un côté triste, c’est de voir la grossièreté et la profonde corruption du goût. Je n’ai jamais pensé que ma pièce fût belle ; mais je croirai toujours qu’elle est foncièrement honnête et que le sentiment en est pur et délicat. Je supporte philosophiquement la contradiction ; ce n’est pas d’aujourd’hui que je sais dans quel temps nous vivons et à quelles gens nous avons affaire. Laissons-les crier ! nous n’aurions plus rien à faire, s’ils n’étaient ce qu’ils sont.

Console-toi de mon accident. Je l’avais prévenu, tu le sais, et j’étais aussi calme et aussi résolue la veille que je le suis le lendemain.

Si la pièce n’est pas défendue, je crois qu’elle ira son train et qu’on finira par l’écouter. Sinon, j’aurai fait ce que je devais et je recommencerai à dire ce que je veux dire toute ma vie, n’importe sous quelle forme. Reviens-nous bientôt. Tu me manques comme une partie essentielle de ma vie.

À toi de cœur. George. »

Les réactions des critiques 

Sainte-Beuve dans Premiers lundis (Tome II, sur Gallica) : « La première représentation de Cosima a eu lieu devant le public le plus nombreux, le plus choisi et le plus divers, le plus littéraire et le plus mondain qui se puisse imaginer. Il y avait une attente immense ; il y avait autre chose que de l’attente encore, c’est-à-dire bien des petites passions en jeu. (…) En général, il faut le dire, si l’on excepte Mme Dorval, qui est toujours à excepter, et Geffroy, qui souvent a été bien, la pièce nous a paru jouée d’une manière insuffisante, sans ensemble, sans célérité, comme si les acteurs entraient peu dans leur rôle. C’est avec regret que nous avons vu Beauvallet refuser au rôle d’Ordonio la noblesse et la grâce qui en font une partie essentielle, et en charger sans nécessité l’odieux avec une brusquerie vulgaire, qui pouvait compromettre les mots les plus simples. C’est ainsi que je m’explique surtout comment bien des délicatesses ont été peu senties et bien des finesses ont paru échapper. (…) Quelques inexpériences de mise en œuvre, inévitables à un début, ne me paraissent pas expliquer suffisamment le peu de relief que la première représentation a donné à des détails tels que ceux-là. La faute en est en partie aux acteurs, je l’ai dit, et en partie au public, il faut oser le dire. Une certaine fraction du public paraissait s’attendre à un genre d’extraordinaire qui n’est pas venu ; cette sorte d’attention, nécessairement fort défavorable, lorsqu’elle a cherché à se porter et à se faire jour sur certains mots du dialogue, a été bientôt déjouée, car la suite ne répondait en rien à l’intention qu’on supposait voir percer et qu’on introduisait plus sottement encore que malignement. Deux ou trois fois notamment, quelques murmures soulevés ont fait peu d’honneur au goût littéraire de ceux qui se les permettaient. »

Critique du Figaro du 5 mai 1840 (sur Gallica)

« Si jamais notre critique fut difficile et délicate, c’est assurément aujourd’hui qu’elle doit s’attaquer à l’une des gloires qu’elle est le plus accoutumée à respecter, gloire incontestable fondée sur tant de chefs-d’œuvre et que de sages conseils auraient dû préserver d’une imprudence dangereuse. Il faut le dire pourtant il faut le dire avec regret mais avec courage, en mettant de côté pour un moment tout ce respect que l’on doit à l’illustre auteur :  le drame de Mme Sand est un ouvrage malheureux. Il est long, triste, ennuyeux ; il manque d’intérêt et le style même y fait défaut. (…) Cette pièce n’était ni assez intéressante pour être jouée au boulevart ni assez littéraire pour être offerte au public éclairé de la Comédie-Française, pourquoi donc l’avoir amenée là en holocauste . That is question.  »

Voir aussi la Lettre de Méry adressée à Marie Dorval expliquant l’insuccès de Cosima, citée dans Marie Dorval, 1798-1849 : documents inédits, biographie critique et bibliographie, d’Émile Coupy, 1868 sur Gallica 

Voir sur le site de la Comédie-Française, une maquette plane des costumes de Cosima

 

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Monsieur de Pourceaugnac mis en scène par Raphaël de Angelis

4 juin 2017
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Monsieur de Pourceaugnac mis en scène par Raphaël de Angelis

Du 09 Juin au 02 Juillet 2017 au Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Du vendredi au samedi à 20h30, Samedi et dimanche à 16h00

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Le Théâtre de l’Épée de Bois accueille, dans la grande salle en pierre, Monsieur de Pourceaugnac de Molière, produit par le Théâtre de l’Éventail : un spectacle très complet qui explore de multiples facettes de l’art scénique.

Le spectacle commence dans la plus pure tradition de la comédie-ballet  : la partition de Lully, interprétée avec brio par cinq musiciens et trois chanteurs solistes de l’ensemble de musique baroque la Rêveuse, nous plonge dans l’atmosphère des divertissements royaux. Reprenant les codes du théâtre de tréteaux, la mise en scène de Raphaël De Angelis utilise tous les ressorts de la commedia dell’arte pour nous entraîner dans l’univers de cette farce  : 6 comédiens incarnent avec talent les multiples rôles grâce à de superbes masques et costumes.
Puis peu à peu, d’autres influences accentuent la folie des situations et la mise en abyme des multiples manipulations  : des marionnettes, des masques effrayants en paille, des chorégraphies mêlant poésie, burlesque et cruauté… La pièce s’achève par un superbe tableau rappelant les atmosphères carnavalesques du Nord de la France avec un géant, double de Monsieur de Pourceaugnac.
Un spectacle familial réjouissant, qui a enthousiasmé également les plus jeunes spectateurs.

Lien vers le site du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers la chronique de la pièce Monsieur de Pourceaugnac sur Libre Théâtre
Lien vers le site de la compagnie du Théâtre de l’Eventail


Note d’intention

Monsieur de Pourceaugnac est une comédie-ballet écrite par Molière et créée en octobre 1669 au Château de Chambord. Les parties musicales ont été composées par Jean-Baptiste Lully. Avec cette comédie de masques et de l’illusion aux allures carnavalesques, Molière crée un formidable jeu de théâtre dans le théâtre. Il utilise le procédé comique du provincial ridicule (qu’il reprendra un an plus tard dans Le Bourgeois gentilhomme) tout en y ajoutant un aspect cruel qu’il développera ensuite dans Les Fourberies de Scapin.

L’Histoire

À Paris, Éraste et Julie sont épris l’un de l’autre mais le père de Julie, Oronte, a décidé de la marier à un avocat de Limoges, Monsieur de Pourceaugnac. Ce n’est pas qu’il le connaisse. Il a simplement entendu dire qu’il était plus fortuné qu’Éraste. Sbrigani, un fourbe napolitain, et Nérine, une intrigante au service de Julie, conçoivent toute une série de stratagèmes pour chasser le fâcheux de Paris et permettre à Éraste d’épouser Julie. Le séjour du Limousin dans la capitale se révèle ainsi cauchemardesque pour lui, et jubilatoire pour le spectateur…

La Comédie-ballet

Monsieur de Pourceaugnac est la huitième comédie-ballet de Molière et l’une des plus abouties sur les rapports qu’entretiennent musique, danse et comédie. En effet, Molière, qui a jusqu’ici inséré la musique dans ses pièces sous forme d’intermèdes cloisonnés venant ponctuer l’histoire, opère dans Monsieur de Pourceaugnac une véritable fusion des genres entre musique et action : on passe très naturellement dans certaines scènes du texte à la musique et de la musique au texte, du langage parlé au chant.

Molière et Lully parviennent à tirer des effets comiques exceptionnels en utilisant notamment la musique dans les scènes burlesques et on atteint, dans cette pièce, un niveau exceptionnel de comique musical. Certains airs ont d’ailleurs été chantés à leur création en voie de fausset par Lully lui-même.

L’ensemble La Rêveuse reconstitue une petite forme «de voyage», de la même manière que le Roi, en déplacement, emmenait avec lui une troupe réduite de musiciens qui jouait des pièces de circonstances arrangées pour être exécutées par un effectif plus modeste. Cette formation réduite n’est pas non plus sans évoquer le théâtre de tréteaux qui se jouait dans les foires et aux grands carrefours de la ville de Paris avec notamment le grand Tabarin, ses farces et ses mascarades, dont Molière évoque l’esprit à travers le personnage de Sbrigani. Ce petit orchestre est composé de trois chanteurs, deux violons, une viole de gambe, un théorbe et un clavecin, effectif mentionné par le Maître de Musique de Monsieur Jourdain dans Le Bourgeois Gentilhomme.

Les musiciens ne resteront pas, selon une pratique plus moderne, cantonnés dans la fosse mais viendront souvent sur scène se mêler à l’action, comme on le faisait fréquemment à l’époque. Les comédiens interpréteront les parties dansées en s’inspirant des intermèdes des pièces de commedia dell’arte, des danses de carnaval et des chorégraphies de Kyôgen japonais.

Mise en scène Raphaël De Angelis
Comédiens :
Kim Biscaïno, Brice Cousin, Paula Dartigues, Raphaël de Angelis, Cécile Messineo, Nicolas Orlando en alternance avec Vladimir Barbera.
Chanteurs :
Sophie Landy, soprano
Raphaël Brémard en alternance avec Guillaume Gutierrez, ténor
Lucas Bacro en alternance avec Romain Bockler, basse

Musiciens (en alternance) :
Stéphan Dudermel, Béatrice Linon, Ajay Ranganathan, violons
Florence Bolton, Emily Audouin, Sylvia Abramowicz, viole de gambe
Benjamin Perrot, Romain Falik, théorbe
Jean-Miguel Aristizabal, Camille Delaforge, clavecin

Scénographie Raphaël de Angelis et Brice Cousin
Régie générale et sonorisation Emmanuel Clémenceau
Mise en lumière et régie Jean Broda
Costumes Lucile Charvet, Jessica Geraci, L’Atelier 360, avec l’aide de Cécile Messineo et Paula Dartigues
Décor Luc Rousseau et l’équipe des ateliers de construction de l’Agglomération Montargoise et Rives du Loing
Extension du décor d’origine Stéphane Liger, Les mécanos de la générale
Accessoires Stéphane Liger, Brice Cousin
Masques Alaric Chagnard, Den, Candice Moïse
Marionnettes à gaine Irene Vecchia et Selvaggia Filippini
Marionnette géante Yves Coumans et la compagnie Les Passeurs de Rêves
Production Théâtre de l’Eventail – La Rêveuse

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Polyeucte mis en scène par Ulysse Di Gregorio

4 juin 2017
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Polyeucte mis en scène par Ulysse Di Gregorio

Du 13 Juin au 2 Juillet 2017 au Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Du mardi au samedi à 20h30 Samedi et dimanche à 16h00

🙂 Libre Théâtre recommande ce spectacle

La petite salle tout en bois du studio offre un véritable écrin au superbe texte de Corneille. Dès les premiers alexandrins, la mise en scène très sobre d’Ulysse di Gregorio, avec pour tout décor quelques colonnes, nous transporte dans une époque lointaine. Magnifiés par une lumière très étudiée, les costumes, à la fois antiques et contemporains, traduisent parfaitement au fil de la pièce les passions des personnages. Mais c’est surtout l’immense talent des comédiens qui nous fournit les clés pour pénétrer dans le monde des premiers martyrs chrétiens, un monde qui nous semble au départ si étranger, mais qui peu à peu devient le nôtre. Nous sommes d’abord touchés par les rôles de femmes, Pauline et sa servante superbement interprétées, puis petit à petit bouleversés par l’enthousiasme exalté puis la joie extatique de Polyeucte.

Un spectacle envoûtant.

 

 

Mise en scène Ulysse Di Gregorio
Avec Johann Proust, Coline Moser, Grégory Frontier, Hugo Tejero, Jean-Daniel Bankole, Anaïs Castéran, Adrien Naisse, Benjamin Zana.
Scénographie Lumières Benjamin Gabrié
Costumes Salvador Mateu Andujar
Production Cie des Orfévres 

Lien vers le site du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers l’Entretien de Libre Théâtre avec Antonio Díaz-Florián, directeur du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers la chronique de la pièce sur Libre Théâtre


Note d’intention du metteur en scène

Quel écho peut trouver à notre époque le martyr d’un seigneur arménien du IIIème siècle qui se dresse seul, au nom d’un Dieu unique, contre l’ordre religieux et politique de l’Empire romain, fondé sur le polythéisme ?

Comment comprendre, partager ou admirer l’exaltation d’un personnage qui décide de tout sacrifier : amour, carrière, honneurs, et jusqu’à sa vie pour un Dieu qui vient à peine de se révéler à lui ?
Dont l’enthousiasme iconoclaste et le propos vengeur ont toutes les apparences de la démesure ?

On peut penser que le Polyeucte de Corneille, « tragédie chrétienne » qui présente les principes d’une dévotion inspirée par la Contre-Réforme et d’une religion qui serait bientôt au fondement de la monarchie de droit divin, est relativement étranger à l’esprit de notre siècle – en particulier dans notre pays, où l’Etat a définitivement divorcé du religieux.

Je crois pourtant que, derrière les apparences de l’excès et du fanatisme, Polyeucte, ce « sacrilège impie », incarne par sa révolte des vertus morales qui peuvent placer notre époque sous un jour critique.

Par sa conversion, par son acte violent et flamboyant, par son sacrifice enfin, il propose, au nom de la seule vérité, un héroïsme saint qui convertit les esprits et transforme l’ordonnancement politique du monde. Or, notre siècle n’a-t-il pas lui aussi ses idoles familières, qu’une police morale a dressées pour le culte, et devant lesquelles on se prosterne avec l’aveuglement de l’habitude?

Polyeucte ne saurait pour autant se résumer à sa dimension morale et politique. Comme l’indique l’auteur dans son avant-propos, « les tendresses de l’amour humain y font un (…) agréable mélange avec la fermeté du divin». Conformément à la doctrine classique, la volonté d’instruire fait la part belle aux émotions que peuvent procurer le spectacle des passions humaines. Celles-ci sont exaltées de la manière la plus subtile par la rigueur morale de Polyeucte dont rien, ni la raison, ni les menaces, ni les coups, ni la tendresse, ni l’amour, n’est capable d’ébranler la constance.

C’est l’ensemble de ces enjeux, historiques, moraux, politiques et esthétiques, que je me suis attaché à traduire en mettant en scène un Polyeucte actuel : en optant pour des décors, des costumes et une scénographie dont la sobriété préserve la référence antique tout en restant en accord avec l’esprit de notre époque ; en privilégiant une diction modernisée du vers qui ne concède rien à la musicalité de l’alexandrin ; en cultivant l’émotion produite par l’exaltation des passions sans attenter à la retenue qui sied à la dignité de l’action, j’ai voulu proposer un Polyeucte qui soit à la fois strictement fidèle à l’esprit qu’a voulu lui donner son auteur et capable d’émouvoir les spectateurs d’aujourd’hui.

J’espère que ces derniers seront sensibles à l’âme d’un homme qui s’ouvre à la Révélation divine et, consumé d’amour, entraîne les autres à sa suite dans sa folie enthousiaste.

Ulysse Di Gregorio

 

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Polyeucte de Pierre Corneille

4 juin 2017
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Polyeucte de Pierre Corneille

Tragédie en cinq actes et en vers représentée pour la première fois sur le Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne, par la troupe royale, en 1640.
Distribution : 10 hommes, 2 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

Polyeucte a épousé Pauline, fille du gouverneur d’Arménie, Félix. Pauline à Rome était éprise de Sévère, favori de l’empereur Décie, mais a obéi à son père, d’autant que Sévère a été, dit-on, tué sur le champ de bataille. Quinze jours après son mariage, Pauline fait un songe effrayant : elle voit Sévère triomphant et Polyeucte poignardé au milieu d’une assemblée de chrétiens. Félix a reçu l’ordre de faire exécuter en Arménie les décrets de persécution contre les chrétiens. Polyeucte est  converti au christianisme par son ami Néarque. Sévère, qui n’est pas mort, arrive dans la province, chargé d’une mission impériale : il revoit Pauline, dont il ignorait le mariage. Polyeucte, déterminé à confesser publiquement sa foi, déchire les édits de persécution  et brise les idoles. Ni les menaces de Félix, ni les pleurs et les prières de Pauline, ni l’intercession de Sévère, rien ne peut détourner Polyeucte de sa foi. Il est condamné à mort par le gouverneur. Double miracle de la grâce, Pauline d’abord, et ensuite Félix, embrassent le christianisme. Sévère décide de les épargner.

Polyeucte sur Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55003776z/f1.item

Polyeucte : maquette de costume dessinée par Eugène Lacoste. 1879. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55003776z/f3.item

Polyeucte : maquette de costume pour Pauline dessinée par Eugène Lacoste. 1879. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53049908j

Mounet-Sully dans Polyeucte Dessin de Yves Marevéry. 1906/ Source : Bnf/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8436364q/f384.item

Comédie-française, 1er octobre 1884. Mounet-Sully dans le rôle de Polyeucte. Source : Bnf/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8405540v/f1.item

Mounet-Sully dans Polyeucte à la Comédie-Française (1884). Extrait de Comoedia illustré du 12 juillet 1912. Source : BnF/Gallica

 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dossier pédagogique

  • Mise en scène de Brigitte Jaques-Wajeman (2017) 
    Dossier pédagogique sur le site du Théâtre de la ville : pourquoi monter polyeucte ? Polyeucte, saint ou Héros ? Polyeucte et Jésus, le résumé scène par scène, les personnages dans Polyeucte, mémento sur l’alexandrin, la destruction des statues (AFP), Dramaturgie, Corneille

 

Polyeucte (Bande-Annonce / Théâtre) from Les Fossés Rouges on Vimeo.

 

 


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L’Hôtel du Libre-Echange, mise en scène Isabelle Nanty

25 mai 2017
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L’Hôtel du Libre-Echange, mise en scène Isabelle Nanty

Comédie-Française, salle Richelieu
du 20 mai au 25 juillet 2017, matinée à 14h, soirée à 20h30

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Un spectacle réjouissant, servi par des comédiens hilarants

Isabelle Nanty met en scène à la Comédie-Française L’Hôtel du Libre-Échange de Georges Feydeau et Maurice Desvallières.  La mécanique implacable de cette comédie devient jubilatoire quand elle est servie par des comédiens si talentueux.

Michel Vuillermoz incarne un Pinglet, cynique voire cruel mais parfois touchant dans son désir d’aimer à nouveau.

Anne Kessler, Mme Pinglet, donne toute sa puissance comique dans le dernier acte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le couple Paillardin, Jérôme Pouly et Florence Viala, se révèle drôlissime. Méconnaissable en patron d’hôtel, Laurent Lafitte rend hommage à la tradition du vaudeville en interprétant quelques chansons pendant les changements de décor. 

Christian Hecq dans le rôle de Mathieu

On retrouve un plaisir enfantin à éclater de rire à toutes les apparitions de l’extraordinaire Christian Hecq composant un Mathieu qui restera dans les annales. Et notre âme d’enfant est aussi touchée par la très belle composition du tableau nocturne, avec Bakary Sangaré dans le rôle de Boulot, sur un vélo, éclairé en arrière-plan par la lune.

Un spectacle qui fait du bien, à ne pas manquer.

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Croquis sur le vif réalisés par Bénédicte Roullier, lescroquis.fr (Licence des illustrations CC BY-NC-ND)

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Lien pour réserver sur le site de la Comédie-Française


Lien vers la chronique de Libre Théâtre sur la pièce l’Hôtel du Libre-Echange : texte intégral, illustrations…
Lien vers la chronique  Les ressorts comiques du langage chez Feydeau
Lien vers la chronique  Les progrès techniques dans les pièces de Feydeau
Lien vers la chronique Le vaudeville et Feydeau (à travers deux articles de Feydeau).

Bruno Raffaeli dans le rôle de Chervet

Bruno Raffaeli dans le rôle du Commissaire

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François le Champi de George Sand

23 mai 2017
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François le Champi de George Sand

Comédie en trois actes représentée pour la première fois au Théâtre de l’Odéon le 25 novembre 1849.
Distribution : 2 hommes, 5 femmes
Texte intégral de la pièce à télécharger sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

François, l’enfant trouvé dans les champs, revient dans la maison de Madeleine, la meunière qui l’a élevé. Il a été chassé quelques années auparavant par le mari de Madeleine, qui a dilapidé ses biens au profit d’une paysanne sans scrupule, Sévère. Mariette, la belle-sœur de Madeleine est courtisée par le neveu de Sévère. Elle tombe amoureuse de François, qui se rend peu à peu compte qu’il est amoureux, lui, de Madeleine. 

Premières représentations en 1849

« L’apparition de François le Champi fit une grande sensation dans le monde dramatique. La presse fut unanime à louer les immenses qualités de l’ouvrage de G. Sand ; le public l’applaudit avec enthousiasme, et c’était justice. — Cette œuvre remarquable fut mise en scène avec beaucoup de soin et d’intelligence. L’honneur en revient à M. Bocage, qui en avait distribué les rôles et suivi les répétitions. Tous les acteurs firent leur devoir, excitèrent l’admiration des spectateurs, et surent mériter les sympathies des journalistes. M. Deshayes surtout, qui jouait un rôle tout à fait en dehors de son emploi, fut si étonnamment et si naïvement Berrichon, que chacun se disait : Il est là dans son pays ! — C’est que M. Bocage, qui a le jugement « plus droit qu’une faucille, » avait su découvrir un excellent comique dans la personne d’un de ses jeunes premiers. — Le Champi eut cent trente-deux représentations , cent trente-deux fois la salle fut comble. »

Le Daguerréotype théâtral : journal littéraire illustré, paraissant 2 fois par mois, reproduisant les principaux types, costumes et tableaux des pièces à succès. Source : Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10541401k

Deshayes, rôle de Jean Bonnin, dans François le Champi, Théâtre de l’Odéon en 1849, par A. Lacauchie. Source : BnF/Gallica

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8437675v

François le Champi Acte I Scène XI Jeannie, Mlle Célestine Marie, Mme Lefebvre Madeleine, Mme Ballauri Catherine, Mme Buycet François le champi, Mr Bondois : estampe de C. Augier, 1850. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84376768

Théâtre de l’Odéon. François-le-Champi, 1er acte. François, M. Clarence ; Madeline, madame Laurent ; Mariette, madame Deshayes ; Catherine, madame Birou : estampe par Janet Lange. 23-11-1849. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84055507

François le Champi, comédie de George Sand : illustration de presse du 22/09/1888 (Comédie-Française). source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84376731

Théâtre national de la Comédie Française. « François le Champi », comédie de George Sand : [estampe] / Dessin de M. Paul Destez ; gravure de Michelet. 1888. Source : BnF/Gallica

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Lucie de George Sand

22 mai 2017
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Lucie de George Sand

Comédie en un acte, représentée pour la première fois au Gymnase-Dramatique le 16 février 1856.
Distribution : 3 hommes, 1 femme
Texte intégral de la pièce à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

Adrien revient des Etats-Unis avec son ami Stephens, après une longue absence. Son père est décédé en laissant une fille Lucie, qu’il a eue avec une gouvernante. Daniel, l’intendant, fait tout ce qu’il peut pour protéger les intérêts de Lucie, que sa mère, une femme intéressée et déplaisante, ne veut plus voir. Stéphane et Adrien tombent tous deux sous le charme de Lucie. Par ailleurs, le portefeuille qui contenait toute la fortune du père a disparu…  

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b530143399

Estampe de George Sand (1843). Source : BnF/Gallica

 

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Maître Favilla de George Sand

22 mai 2017
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Maître Favilla de George Sand

Drame en trois actes et en prose, représenté pour la première fois le 15 septembre 1855 au Théâtre de l’Odéon.
Distribution : 5 hommes, 2 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

Le bourgeois Keller hérite du chateau de Muhldorf, qui appartenait à son oncle, mort sans testament. Il s’y rend avec son fils et découvre Maître Favilla, un musicien rêveur et un peu fou, un ami du défunt qui s’est installé avec sa famille dans le chateau et qui est persuadé d’être l’héritier. La famille de Favilla demande à Keller de le ménager le temps qu’il recouvre ses esprits. Le fils de Keller tombe amoureux de la fille de Favilla…

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84383509

Maître Favilla ou le pique-assiette sans le savoir : estampe de Pochet, 1855. Source : BnF/Gallica

 

 

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