Vaudevilles
Vaudevilles présents dans le répertoire de Libre Théâtre (texte intégral)
Un groupe d'amis de La Ferté-sous-Jouarre a accumulé une cagnotte à force de jouer. Ils décident de dépenser cette cagnotte lors un voyage à Paris. Mais ces provinciaux ne connaissent pas les usages de la grande ville et le voyage se transforme en une série de catastrophes, provoquées par leur naïveté : ils sont victimes d'une arnarque au restaurant, accusés de vol et arrêtés par la police, dépouillés de leurs achats... Labiche propose dans cette comédie-vaudeville, une satire du bourgeois provincial en dénonçant les faux-semblants et la cupidité.
Programme du Théâtre du Palais-Royal, 09-01-1894. Source : Bnf/ Gallica Fernand Bois d’Enghien, est l’amant de Lucette Gautier, chanteuse de café-concert et n'a pas le courage de lui annoncer qu'il va signer, l’après-midi même, son contrat de mariage avec Viviane Duverger, jolie jeune fille bien dotée. Le général mexicain Irrigua courtise Lucette et quand il apprend qu'elle a un amant il veut le tuer. Bois-d'Enghien lui fait croire que c'est Bouzin, un auteur de chansons médiocre.
Le docteur Paginet, qui mène des recherches pour montrer que les microbes n'existent pas, attend avec impatience que le ministre lui décerne la Croix de la légion d'honneur en hommage à ses travaux. Afin d'accélérer le processus, Paginet envisage de marier sa nièce Simone à Plumarel. En effet ce dernier, neveu d'un ministre, a promis au docteur d'intervenir en sa faveur. Malheureusement Simone ne ressent rien pour Plumarel et est plutôt amoureuse de Dardillon.
Chamvillers s'apprête à épouser Madame de Lanjoie, mais s'éclipse en prétendant devoir porter secours à son ami Cambriac. Mais Cambriac n'existe pas et Chamvilliers va retrouver une danseuse de l'opéra... A son retour, une surprise l'attend : Cambriac est là, sous le charme de Madame de Lanjoie.
Vatelin et sa femme Lucienne s'aiment. Rédillon, un ami du couple, courtise Lucienne depuis des années. Pontagnac, coureur de jupons notoire, a poursuivi Lucienne jusque chez elle et découvre que son mari n’est autre de son ami Vatelin, qui prend la situation avec humour. Tout se gâte quand revient Maggy, une ancienne maîtresse anglaise de Vatelin, qui menace de se suicider s'il lui refuse un rendez-vous. Lucienne a toujours juré qu'elle prendrait un amant sitôt prouvée l'infidélité de son mari. La mécanique est en place : qui sera le dindon de la farce ?...
Pacarel a fait fortune dans le sucre. Il veut monter un opéra composé par sa propre fille et fait venir un célèbre ténor de l'opéra de Bordeaux. Débarque alors un jeune Bordelais qui n'est pas celui qu'espérait Pacarel : il s'agit du fils de son ami Duffausset venu faire ses études de droit à Paris. Pacarel, le prenant pour le ténor en question, lui fait signer un contrat. Le jeune Duffausset s’éprend de Marthe, la femme de Pacarel, croyant que c’est Amandine, la femme de son ami Landerneau. Quant à Julie, la fille de Pacarel, elle s’éprend du prétendu ténor, rejetant le mari choisi par son père.
Henriette de Tréville, jeune veuve, a organisé un bal et espère que Monsieur de Neyriss lui demandera sa main. Sa cousine Valentine, innocente jeune fille, arrive en avance pour lui révéler qu’elle est amoureuse. Elles parlent d’amour et de leurs futurs époux. Quand Valentine dévoile le nom de son prétendant, Henriette découvre qu’il s’agit du même homme. Mais le journal annonce le prochain mariage de Monsieur de Neyriss avec une riche héritière. Les deux femmes se réconcilient.
Olympia vient d'épouser le maître-clerc Piquefeu dans le seul but de faire revivre le souvenir de son défunt mari l'avoué Jules Montgicourt dont le portrait trône dans la maison. C'est alors que Bésuchon arrive car il vient de découvrir dans l'armoire de sa femme 32 lettres d'amour signées Jules. Il reconnait l'écriture de Montgicourt...
Des Rillettes, un pique-assiette, essaie de s'immiscer chez Les Boulingrin. Il pense pouvoir passer d'agréables moments chez eux bien au chaud pendant une bonne partie de l'hiver, mais il se retrouve au centre d'une scène de ménage et devient un prétexte de chamaillerie supplémentaire, le couple le prenant pour arbitre. La scène bascule jusqu'à devenir absurde : les meubles de cet intérieur bourgeois typique sont brisés, les insultes et les cris fusent, des coups de revolver partent. La scène s'achève par un incendie.
Pinglet, entrepreneur en bâtiment marié à une femme acariâtre, est épris de l'épouse de son ami et associé, l'architecte Paillardin. Celui-ci devant s'absenter pour une expertise, madame Paillardin, lassée de la froideur de son mari, accepte le rendez-vous secret que lui fixe Pinglet. Les deux terminent leur soirée dans un "hôtel borgne", l'hôtel du Libre-Échange. Ce qu'ils ignorent, c'est que Paillardin s'y trouve également. L'hôtel est aussi le lieu de rendez-vous de la bonne de Pinglet et du neveu de Paillardin. Enfin, Mathieu, un ami de province descendu à Paris avec ses quatre filles, y loge lui aussi...
Deux hommes courtisent la même femme, Cora, une comtesse américaine. Elle choisit de se marier avec le premier, Roger de Lerigny, qui a fait sa demande en premier... Comme les Carabiniers d'Offenbach, Robert Tristan arrive trop tard et provoque son rival en duel. Mais rapidement le futur époux se rend compte que la liberté des femmes américaines ne lui convient pas.
Paul a donné rendez-vous à une jeune fleuriste dans le cabinet privé d'un restaurant. Malheureusement, le cabinet voisin est occupé par son futur beau-père, Saturnin qui a convié une jeune teinturière. Les deux hommes se rencontrent dans le couloir et vont tout faire pour cacher qu'ils ont rendez-vous avec une jeune femme.
