Comédies
Comédies présentes dans le répertoire de Libre Théâtre (texte intégral)
Petin a reçu une gifle de Bougnasse, qui lui avait auparavant pris sa femme. L’avocat de Bougnasse, ancien substitut, découvre le dossier en même temps qu’il le plaide et agit confusément : il commence à accuser au lieu de plaider puis se trompe de client... c’est finalement le plaignant qui écope de prison pour outrage à magistrat.
"Les hommes sont bêtes, bêtes, bêtes, ne m’en parlez pas ! tenez, je souffre. Ah ! Pascal a bien dit : « L’homme est un roseau ! » Oui, un roseau, c’est-à-dire une chose bête, bête, bête. Ah ! c’est que Pascal était un homme crâne, lui, avec son air de bon apôtre ! Je ne sais pas pourquoi l’on dit toujours « l’Agneau Pascal ! » Ne vous y fiez pas !
Il est extraordinaire que cette fille ne revienne pas. Voilà au moins vingt-minutes qu'elle est partie aux cabinets en me disant de me mettre au lit. Je commence à être inquiet. Aurais-je agi à la légère en lâchant les vingt francs d'avance ?
Oh ! sapristi. Huit heures ! Et Totoche qui m'attend à neuf !Avec ça qu'elle est femme à me laisser à la porte pour un retard de dix minutes !... Hâtons-nous.
Recueil de textes (nouvelles et saynètes) de Georges Courteline
Deux hommes se présentent chez La Citoyenne Marie pour l'épouser. La veille, celle-ci a passé une annonce : elle cherche un homme de paille en vue des prochaines élections (la présidence du Parti Radical-Libéral-Social)... La porte est ouverte, Marie n'est pas là : les deux prétendants Farlane et Salmèque vont se prendre réciproquement pour La Citoyenne. Ils se charment, se flattent, et finissent par se demander en mariage.
La scène est divisée en deux. A droite, le cabinet du Ministre, vide au lever du rideau. A gauche, le bureau des expéditionnaires occupé par quatre employés : Choupouri, Ledrubète, Pancréas et Sainpol-Mépiè. Ces messieurs sont plongés dans l'ardeur du travail : Pancréas et Sainpol-Mépiè jouent une canette au zanzibar ; Ledrubète épluche des œufs durs, tandis que Choupouri, gravement, s'apprend à faire le cul-de-jatte. Un téléphone relie les deux pièces l'une à l'autre
Les Marionnettes de la vie de Georges Courteline Première édition du théâtre de Courteline sous le titre chez Flammarion, en 1900. …
Des monologues ! a-t-on idée de cela ! Si j’étais la préfecture de police, je les défendrais ! C’est faux ! Archi-faux ! Un homme raisonnable ne parle pas tout seul ; il pense, et alors il ne parle pas ! C’est ce qui le distingue des fous qui parlent et qui ne pensent pas. Admettre le monologue, c’est rabaisser l’humanité ! On devrait le défendre ! cela me rend malade !
Le jour de ses noces, Fadinard court à la poursuite d’un chapeau de paille, suivi par son beau-père et l'ensemble de la noce. Le matin même son cheval a mangé le chapeau de Mme Anaïs Beauperthuis en plein rendez-vous avec son amant. Pour éviter les soupçons de son mari violent et jaloux, Fadinard doit partir à la recherche d'un chapeau identique. Cette recherche l'entraîne chez une modiste, qui se trouve être une ancienne amie, puis chez une baronne, puis chez le mari de la dame volage. La série de quiproquos s'achève devant le domicile de Fadinard où la police finit par embarquer tout le monde pour tapage nocturne.
Un Perdreau de l’année de Tristan Bernard Comédie en trois actes et en prose, représentée pour la première fois sur la …
Monsieur Benoît, négociant hésite entre deux prétendants pour sa fille : Vachonnet est commerçant, et par ailleurs bègue, alors que Brossard est avocat. Benoît va écouter une plaidoirie de Brossard : il est subjugué par le talent de l'avocat et le félicite d'avoir sauvé un innocent, Malvoisie. Benoît est prêt à donner à Brossard la main de sa fille mais les choses vont se compliquer quand Malvoisie, invité par Benoît, arrive...
