Comédies

Comédies présentes dans le répertoire de Libre Théâtre (texte intégral)

 

La Sacoche de Tristan Bernard Saynète en vers. Retraitement par Libre Théâtre à partir du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). …

Comme horizon : une ceinture d'immobiles futaies qu'a dorées l'automne de tons de rouille. Comme plafond : un lourd ciel pommelé où rampent des chaos de montagnes aux crêtes argentées de blanc pur. A une centaine de pas l'un de l'autre, affectant de ne se pas voir, deux messieurs aux visages graves arpentent fiévreusement le terrain. Ils sont vêtus de noir des pieds à la tête, et, des collets dressés de leurs redingotes, ils dissimulent leurs faux-cols dont la blancheur risquerait de s'offrir, comme une cible, au visé de l'adversaire. A égale distance de chacun d'eux : le groupe des témoins. Le directeur du combat — un grand monsieur à longue barbe, de qui les mouvements de tête balancent la colonne lumineuse d'un irréprochable chapeau de soie — bourre méthodiquement un pistolet en tenant à ses assesseurs des discours fort intéressants, sans doute, mais qui s'évaporent dans le vent et dont les deux adversaires tâcheraient en vain de pénétrer le sens.

Monsieur Benoît, négociant hésite entre deux prétendants pour sa fille : Vachonnet est commerçant, et par ailleurs bègue, alors que Brossard est avocat. Benoît va écouter une plaidoirie de Brossard : il est subjugué par le talent de l'avocat et le félicite d'avoir sauvé un innocent, Malvoisie. Benoît est prêt à donner à Brossard la main de sa fille mais les choses vont se compliquer quand Malvoisie, invité par Benoît, arrive...

Lauriane est impatient de recevoir une dépêche qui lui confirmera qu'il est récipiendaire des palmes académiques... Margot sa maîtresse et Ursule sa bonne subissent sa mauvaise humeur jusqu'à l'arrivée de Camille que Lauriane courtise.  Camille a pour amant le peintre Lavernié qui doit lui envoyer la dépêche pour les palmes. Lorsque  Lauriane apprend qu'il n'a pas obtenu les palmes, il propose à Lavernié de prendre Margot pour maîtresse. Au second acte, on retrouve Margot dans l'atelier de peintre de Lavernié, échangeant avec lui des mots doux. Mais Laurianne arrive, accuse son ami de traîtrise et demande Margot en mariage.

Un mystère sans importance de Tristan Bernard Saynète, jouée dans une matinée de bienfaisance. Retraitement par Libre Théâtre du recueil Théâtre sans …

Après un long voyage autour du monde, le Capitaine Tic revient chez sa tante.  Il tombe amoureux de sa cousine Lucile, qui vient d'être promise par son tuteur Désambois à un triste pharmacien Magis. Le Capitaine Tic a le coup de botte facile et va devoir se contenir pour écarter ce rival.

une Avignonnaise part à l'enterrement de son oncle à Marseille, sans son mari. Elle se trompe de train et se retrouve à Paris, aux Antipodes... Sa naïveté la mènera dans une loge de concierge parisienne, au théâtre puis à l’Elysée-Montmartre (qu'elle confond avec l'Elysée) et enfin au Grand-Hôtel, accompagnée par un "ami de son mari".

L'huissier-audiencier, appelant. Le ministère public contre Vaufroy ! (Vaufroy sort du fond du prétoire et prend place au banc des prévenus.) Le président. Vaufroy, levez-vous. Vous êtes prévenu d'outrages à un agent de la force publique. Vous l'auriez traité de « gâteux ». Vous reconnaissez le fait ?

Valentin, jeune libertin de 25 ans, désespère son oncle, Monsieur van Buck, qui menace de le déshériter s'il n'épouse pas la jeune Cécile de Mantes.  Mais pour Valentin, se marier c’est prendre le risque d’être trompé. Il propose un marché à son oncle : il ne se mariera pas si il parvient à séduire rapidement Cécile, parce qu'il n'est pas concevable qu’une jeune fille aussi facilement conquise puisse devenir une femme fidèle. L'oncle accepte. Valentin se rend au château de Mantes incognito.

Les Femmes savantes de Molière Pièce de théâtre en cinq actes et en alexandrins, créée au théâtre du Palais-Royal le 11 …

Le Président du tribunal est pressé de boucler les deux affaires qu'il doit juger : il doit souper avec les actrices de la pièce des Folies-Comiques. Dans la première affaire, l’avocat, ancien substitut, découvre le dossier en même temps qu’il le plaide et agit confusément : il commence à accuser au lieu de plaider puis se trompe de client ;  c’est finalement le plaignant qui écope de prison pour outrage à magistrat.

La pendule marque neuf heures. À droite de la cheminée, où un feu de charbon de terre siffle comme un nez pris, – selon l'expression de Jules Renard, – Monsieur, les semelles montrées à la flamme, se cure les dents avec une épingle à chapeau en lisant dans Le Soir la Séance du Parlement. En face de lui, sa femme brode à la clarté de la lampe. Par terre, entre eux, le jeune Toto joue à faire voir son derrière. Silence prolongé. C'est l'intimité douce et calme des ménages étroitement unis. Soudain coup de sonnette.

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