L’Heureux Stratagème de Marivaux
M. Blaise, illustration de Bertall dans le Théâtre complet de Marivaux (Edition Laplace, Sanchez et Cie, Paris 1878). Source wikimedia

L’Heureux Stratagème de Marivaux

L’Heureux Stratagème de Marivaux

Comédie en trois actes et en prose créée pour la première fois le 6 juin 1733 par les Comédiens italiens.
Distribution :  6 hommes et 3 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

Cette pièce, rarement représentée, est jouée pour la première fois en 2018  à la Comédie-Française dans une mise en scène d’Emmanuel Daumas. Lien vers la recommandation de Libre Théâtre.

L’argument

Dorante est éperdument amoureux de la Comtesse, qui s’est éprise du Chevalier Damis, qui lui-même a délaissé la Marquise. Celle-ci échafaude alors avec Dorante un stratagème : ils vont feindre de s’aimer et annoncer leur mariage, afin de provoquer la jalousie de ceux qu’ils aiment. Parallèlement, Arlequin, le valet de Dorante, se désespère de voir Lisette, la servante de la Comtesse, qu’il devait épouser, s’éprendre de Frontin, le serviteur du Chevalier, sous le regard agacé du père de Lisette, Blaise, qui tient à ce que sa fille reste liée par ses engagements.

Illustrations

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:MarivauxHappyStratagem02.jpg
M. Blaise, illustration de Bertall dans le Théâtre complet de Marivaux (Edition Laplace, Sanchez et Cie, Paris 1878). Source wikimedia

 

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8420082g/f2.item.
Mise en scène de Florent Forge au Théâtre Sarah-Bernhardt, le 30 juin 1964. Photo de Roger Pic. Source : BnF/Gallica
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9002052n/f51.item
Mise en scène de Jacques Lassalle, à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, le 14-03-1985. Photo de Daniel Cande. Source : BnF/Gallica

Voir aussi sur le site de l’INA, dans la collection Grands Entretiens, Mémoires du théâtre, un entretien avec Jacques Lassalle qui évoque ses mises en scène de Marivaux.

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Monologue de Figaro, dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais (Acte V, scène 3)
Costume de Monrose (Figaro). Source : BnF/Gallica

Monologue de Figaro, dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais (Acte V, scène 3)

Monologue de Figaro, dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais (Acte V, scène 3)

Figaroseul, se promenant dans l’obscurité, dit du ton le plus sombre.
Ô femme ! femme ! femme ! créature faible et décevante !… nul animal créé ne peut manquer à son instinct : le tien est-il donc de tromper ?… Après m’avoir obstinément refusé quand je l’en pressais devant sa maîtresse ; à l’instant qu’elle me donne sa parole ; au milieu même de la cérémonie… Il riait en lisant, le perfide ! et moi, comme un benêt… Non, monsieur le comte, vous ne l’aurez pas… vous ne l’aurez pas. Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie !… noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus : du reste, homme assez ordinaire ! tandis que moi, morbleu, perdu dans la foule obscure, il m’a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu’on n’en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes ; et vous voulez jouter !… On vient… c’est elle… ce n’est personne. — La nuit est noire en diable, et me voilà faisant le sot métier de mari, quoique je ne le sois qu’à moitié ! (Il s’assied sur un banc.) Est-il rien de plus bizarre que ma destinée ! Fils de je ne sais pas qui ; volé par des bandits ; élevé dans leurs mœurs, je m’en dégoûte et veux courir une carrière honnête ; et partout je suis repoussé ! J’apprends la chimie, la pharmacie, la chirurgie ; et tout le crédit d’un grand seigneur peut à peine me mettre à la main une lancette vétérinaire ! — Las d’attrister des bêtes malades, et pour faire un métier contraire, je me jette à corps perdu dans le théâtre : me fussé-je mis une pierre au cou ! Je broche une comédie dans les mœurs du sérail : auteur espagnol, je crois pouvoir y fronder Mahomet sans scrupule : à l’instant un envoyé… de je ne sais où se plaint que j’offense dans mes vers la Sublime Porte, la Perse, une partie de la presqu’île de l’Inde, toute l’Égypte, les royaumes de Barca, de Tripoli, de Tunis, d’Alger et de Maroc ; et voilà ma comédie flambée, pour plaire aux princes mahométans, dont pas un, je crois, ne sait lire, et qui nous meurtrissent l’omoplate, en nous disant : Chiens de chrétiens ! — Ne pouvant avilir l’esprit, on se venge en le maltraitant. — Mes joues creusaient, mon terme était échu : je voyais de loin arriver l’affreux recors, la plume fichée dans sa perruque ; en frémissant je m’évertue. Il s’élève une question sur la nature des richesses ; et comme il n’est pas nécessaire de tenir les choses pour en raisonner, n’ayant pas un sou, j’écris sur la valeur de l’argent, et sur son produit net : aussitôt je vois, du fond d’un fiacre, baisser pour moi le pont d’un château-fort, à l’entrée duquel je laissai l’espérance et la liberté. (Il se lève.) Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu’ils ordonnent, quand une bonne disgrâce a cuvé son orgueil ! Je lui dirais… que les sottises imprimées n’ont d’importance qu’aux lieux où l’on en gêne le cours ; que, sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ; et qu’il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits. (Il se rassied.) Las de nourrir un obscur pensionnaire, on me met un jour dans la rue ; et comme il faut dîner, quoiqu’on ne soit plus en prison, je taille encore ma plume, et demande à chacun de quoi il est question : on me dit que, pendant ma retraite économique, il s’est établi dans Madrid un système de liberté sur la vente des productions, qui s’étend même à celles de la presse ; et que, pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs. Pour profiter de cette douce liberté, j’annonce un écrit périodique, et, croyant n’aller sur les brisées d’aucun autre, je le nomme Journal inutile. Pou-ou ! je vois s’élever contre moi mille pauvres diables à la feuille : on me supprime, et me voilà derechef sans emploi ! — Le désespoir m’allait saisir ; on pense à moi pour une place, mais par malheur j’y étais propre : il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l’obtint. Il ne me restait plus qu’à voler ; je me fais banquier de pharaon : alors, bonnes gens ! je soupe en ville, et les personnes dites comme il faut m’ouvrent poliment leur maison, en retenant pour elles les trois quarts du profit. J’aurais bien pu me remonter ; je commençais même à comprendre que, pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir. Mais comme chacun pillait autour de moi, en exigeant que je fusse honnête, il fallut bien périr encore. Pour le coup je quittais le monde, et vingt brasses d’eau m’en allaient séparer lorsqu’un dieu bienfaisant m’appelle à mon premier état. Je reprends ma trousse et mon cuir anglais ; puis, laissant la fumée aux sots qui s’en nourrissent, et la honte au milieu du chemin, comme trop lourde à un piéton, je vais rasant de ville en ville, et je vis enfin sans souci. Un grand seigneur passe à Séville ; il me reconnaît, je le marie ; et pour prix d’avoir eu par mes soins son épouse, il veut intercepter la mienne ! Intrigue, orage à ce sujet. Prêt à tomber dans un abîme, au moment d’épouser ma mère, mes parents m’arrivent à la file. (Il se lève en s’échauffant.) On se débat : C’est vous, c’est lui, c’est moi, c’est toi ; non, ce n’est pas nous : eh ! mais, qui donc ? (Il retombe assis.) Ô bizarre suite d’événements ! Comment cela m’est-il arrivé ? Pourquoi ces choses et non pas d’autres ? Qui les a fixées sur ma tête ? Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j’en sortirai sans le vouloir, je l’ai jonchée d’autant de fleurs que ma gaieté me l’a permis ; encore je dis ma gaieté, sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce moi dont je m’occupe : un assemblage informe de parties inconnues ; puis un chétif être imbécile, un petit animal folâtre, un jeune homme ardent au plaisir, ayant tous les goûts pour jouir, faisant tous les métiers pour vivre, maître ici, valet là, selon qu’il plaît à la fortune ; ambitieux par vanité, laborieux par nécessité, mais paresseux… avec délices ! orateur selon le danger, poète par délassement ; musicien par occasion, amoureux par folles bouffées, j’ai tout vu, tout fait, tout usé. Puis l’illusion s’est détruite, et, trop désabusé… Désabusé… ! Suzon, Suzon, Suzon ! que tu me donnes de tourments !… J’entends marcher… on vient. Voici l’instant de la crise. (Il se retire près de la première coulisse à sa droite.)

 


Lien vers le texte intégral de la pièce et la chronique consacrée au Mariage de Figaro sur Libre Théâtre

Sur You Tube : monologue par Jean-Pierre Cassel, réalisation Marcel Bluwal, 1961. (Lien vers le film sur le site de l’INA)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90066645
Costume de Monrose (Figaro). Source : BnF/Gallica
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La Mère  confidente de Marivaux
Jules Truffier, Emile Dehelly et Berthe Bovy dans "La mère confidente" de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux / dessin de Yves Marevéry. 1907. Source : BnF/Gallica

La Mère confidente de Marivaux

La Mère  confidente de Marivaux

Comédie en trois actes et en prose créée pour la première fois le 9 mai 1735 par les Comédiens italiens à l’Hôtel de Bourgogne.
Distribution : 3 hommes, 3 femmes
Texte intégral de la pièce à télécharger gratuitement sur  Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

 

L’argument

Dorante et Angélique se sont rencontrés grâce à Lisette dans un jardin. Ils s’aiment mais Dorante n’a pas de biens.  Madame Argante, la mère d’Angélique, a promis sa fille à un autre prétendant, Ergaste. Un paysan peu scrupuleux, Lubin, va profiter de cette situation en les espionnant. Madame Argante s’inquiète de cet amour naissant et propose à sa fille d’être sa confidente…

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b531297750/f1.item
Jules Truffier, Emile Dehelly et Berthe Bovy dans « La mère confidente » de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux / dessin de Yves Marevéry. 1907. Source : BnF/Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53049809m/f1.item
Emile Dehelly dans « La mère confidente » de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux / dessin de Yves Marevéry. 1907. Source : BnF/Gallica

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin

Rivara Annie. « La Mère confidente de Marivaux, ou la surprise de la tendresse, une expérimentation morale et dramaturgique » Revue d’histoire littéraire de la France 1993/1 (no 93)
« Marivaux emprunte au roman un rôle antithétique, la mère confidente, qui correspond à une de ses préoccupations majeures : les rapports entre parents et enfants. Le titre de la comédie montre la tension entre deux fonctions opposées et assemble en position centrale deux emplois secondaires réunis en un personnage à la fois aimant et manoeuvrier. Cette tension permet à Marivaux d’ouvrir, après les ouvrages de Fénelon et de Mme de Lambert, une réflexion problématique sur l’écartèlement constitutif de l’amour maternel entre confiance et autorité. Par un jeu de « variations » sur l’antithèse et par les relations implicites entre les termes « confidence » et « confiance », le langage dramatique de Marivaux explore les apories et mène tous les engagements à leurs conséquences. » Lien vers l’article sur Gallica

Fournout Olivier. « Le négociateur : une « mère confidente » ? » , Communication et langages, n°136, 2ème trimestre 2003. Dossier : Batailles du marché et pouvoirs du signe. pp. 72-91. 
« L’auteur poursuit ici un objectif double : décrire le modèle de négociation à l’œuvre dans la pièce de Marivaux, La mère confidente et montrer que les traits caractéristiques de la négociation selon Marivaux sont transposables à d’autres lieux que la scène théâtrale. Et s’il nous conduit à penser que, symboliquement, tout négociateur adopte le rôle de « mère confidente », il nous montre également que l’analyse de la scène littéraire peut être riche d’enseignements pour la compréhension des faits de communication. » www.persee.fr/doc/colan_0336-1500_2003_num_136_1_3207

 

 

 

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Le Petit-Maître corrigé de Marivaux
Oeuvres de Marivaux : théâtre complet. Illustration par Bertall. Source : BnF/Gallica

Le Petit-Maître corrigé de Marivaux

Le Petit-Maître corrigé de Marivaux

Comédie en trois actes et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Français, le 6 novembre 1734.
Distribution : 4 hommes, 4 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

 

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k101967z/f190.item
Oeuvres de Marivaux : théâtre complet. Illustration par Bertall. Source : BnF/Gallica

L’argument

Hortense, fille du Comte, doit épouser Rosimond, venu avec sa mère, la Marquise, pour le mariage, dans la propriété du comte à la campagne. Hortense aime Rosimond mais ne goûte pas ses manières de petit-maître. Elle décide que le mariage ne se fera que si elle réussit, avec l’aide de sa suivante Marton, à le corriger et à le faire avouer simplement qu’il l’aime. Frontin, valet de Rosimond, lui-même corrigé par Marton, va également les aider. Mais, deux amis de Rosimond arrivent : Dorante, son meilleur ami, et la comtesse Dorimène, qui,  par orgueil, veut épouser Rosimond.

 

 

 


A propos de la pièce

Extrait de la note d’intention de Clément Hervieu-Léger.

« En 1733, quand Marivaux termine Le Petit-maître corrigé, c’est un auteur reconnu, qui brigue avec légitimité un fauteuil à l’Académie française. Il vient de publier La Vie de Marianne et les quatre premiers livres du Paysan parvenu. Ses dernières pièces jouées, L’Heureux Stratagème et La Méprise ont remporté un très gros succès à la Comédie-Italienne. Espérant sans doute effacer le souvenir de l’échec des Serments indiscrets, très mal reçus deux ans auparavant, il offre en 1734 Le Petit-Maître corrigé aux Comédiens-Français. La pièce est immédiatement reçue et mise en répétitions. Le 6 novembre, c’est la première. Un échec cuisant. Le lendemain, 7 novembre, l’accueil n’est pas plus favorable. La pièce est retirée de l’affiche… pour deux siècles ! Notre première du 3 décembre prochain (2016) sera la 3e représentation de la pièce à la Comédie-Française. Les spécialistes de Marivaux penchent pour attribuer la chute de la pièce à une cabale sans doute orchestrée par Crébillon. Mais la modernité et l’inventivité de la pièce ont sans doute été mal perçues à l’époque. »

Source : Dossier de presse Le Petit-Maître corrigé, mise en scène de Clément Hervieu-Léger, Comédie-Française, décembre 2016. 

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Félicie de Marivaux

Félicie de Marivaux

Comédie en un acte et en prose de Marivaux, imprimée dans le Mercure de France de mars 1757. Lecture et réception à la Comédie-Française le 5 mars 1757.  La pièce n’a pas été représentée du vivant de Marivaux. Retraitement à partir des Œuvres complètes, aux Editions Vve Duchesne de 1781.
Distribution : 2 hommes, 4 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr.

L’argument

Félicie est une jeune fille dotée de toutes les qualités. Hortense, la fée qui veille sur elle, lui demande de choisir un don. Félicie  demande le don de plaire. La fée le lui accorde mais avant de partir lui donne pour compagne la Modestie. Félicie est alors attirée par le bruit d’une fête. La Modestie la retient et lui montre la Vertu, qui apparaît sous les traits de Diane, et vient la rejoindre. La Modestie et la Vertu tentent en vain de mettre en garde Félicie. Un jeune homme, Lucidor, approche et la courtise. La Modestie tente de raisonner Félicie mais Félicie lui demande de s’éloigner.  Une fois seuls, Lucidor devient de plus en plus pressant et parle de mariage. La pauvre Félicie ne sait plus que penser et se sentant prête à céder aux avances de Lucidor, rappelle dans un dernier effort, la Modestie et la Vertu, qui, avec l’aide de la Fée, viennent au secours de Félicie.

 

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Mise en scène de Paolo Domingo au Petit Théâtre du Gymnase, octobre 2016

 

Lien vers le spectacle mis en scène par Paolo Domingo

Pour aller plus loin :
Emission La Compagnie des auteurs sur France Culture, Marivaux cet inconnu, 2 mai 2016.

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Les Sincères de Marivaux
Portrait de P. Carlet de Chamblain de Marivaux par Pougin de Saint Aubin 1781. Source : Bnf/Gallica

Les Sincères de Marivaux

Les Sincères de Marivaux

Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens le 13 janvier 1739 à l’Hôtel de Bourgogne

Distribution : 3 hommes, 3 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

 

L’argument

La Marquise et Ergaste se découvrent une commune sincérité. Ils s’éprennent l’un de l’autre et font le projet du mariage en dépit des promesses antérieures qui les attachaient l’une à Dorante, l’autre à Araminte. Raffinement de coquetterie et plaisir de médisance chez l’une, fausse modestie et esprit de singularité chez l’autre, leur sincérité exaspère leurs valets qui s’allient pour faire échouer ce mariage, d’autant qu’il dérange leurs propres desseins amoureux. Piquant son amour-propre, les rusés serviteurs fâchent la coquette Marquise contre Ergaste en lui rapportant ses propos inconsidérés et désobligeants sur sa beauté. Leur amour se brise avec leur orgueil. Ils s’en retournent à leurs anciens soupirants.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8409632w
Portrait de P. Carlet de Chamblain de Marivaux par Pougin de Saint Aubin 1781. Source : Bnf/Gallica

 

 

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L’Île des esclaves de Marivaux
L'Île des esclaves. Source : BnF/Gallica

L’Île des esclaves de Marivaux

L’Île des esclaves de Marivaux

Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois le lundi 5 mars 1725, à l’Hôtel de Bourgogne par les Comédiens Italiens.
Distribution : 3 femmes, 2 hommes
Texte intégral de la pièce à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1051624b
L’Île des esclaves. Source : BnF/Gallica

Deux maîtres, Iphicrate et Euphrosine échouent après un naufrage dans une île gouvernée par des esclaves fugitifs, au large d’Athènes. Les lois de cette nouvelle république imposent aux esclaves de devenir maîtres et aux maîtres de devenir esclaves dans un but de rééducation de ces derniers.
Trivelin, responsable de l’île et garant de ses lois, explique le processus de rééducation des naufragés. Les maîtres vont perdre leurs noms et leurs habits qu’ils doivent céder à leur valet et servante, Arlequin et Cléanthis.
Ils devront écouter le portrait cruel que feront d’eux leurs serviteurs et reconnaître sa véracité. Trivelin se retire.
L’épreuve des maîtres atteindra son paroxysme lorsque Arlequin et Cléanthis projettent un double mariage : le valet avec la maîtresse et la servante avec le maître.
Euphrosine bouleverse Arlequin par ses pleurs et son discours émouvant.
Les serviteurs pardonnent à leurs maîtres. Les maîtres affranchissent leurs esclaves. Trivelin réapparaît pour consacrer cette humanité retrouvée de part et d’autre.

 

Un extrait

Trivelin.
Ne m’interrompez point, mes enfants. Je pense donc que vous savez qui nous sommes. Quand nos pères, irrités de la cruauté de leurs maîtres, quittèrent la Grèce et vinrent s’établir ici, dans le ressentiment des outrages qu’ils avaient reçus de leurs patrons, la première loi qu’ils y firent fut d’ôter la vie à tous les maîtres que le hasard ou le naufrage conduirait dans leur île, et conséquemment de rendre la liberté à tous les esclaves : la vengeance avait dicté cette loi ; vingt ans après, la raison l’abolit, et en dicta une plus douce. Nous ne nous vengeons plus de vous, nous vous corrigeons ; ce n’est plus votre vie que nous poursuivons, c’est la barbarie de vos cœurs que nous voulons détruire ; nous vous jetons dans l’esclavage pour vous rendre sensibles aux maux qu’on y éprouve ; nous vous humilions, afin que, nous trouvant superbes, vous vous reprochiez de l’avoir été. Votre esclavage, ou plutôt votre cours d’humanité, dure trois ans, au bout desquels on vous renvoie, si vos maîtres sont contents de vos progrès ; et si vous ne devenez pas meilleurs, nous vous retenons par charité pour les nouveaux malheureux que vous iriez faire encore ailleurs, et par bonté pour vous, nous vous marions avec une de nos citoyennes. Ce sont là nos lois à cet égard ; mettez à profit leur rigueur salutaire, remerciez le sort qui vous conduit ici, il vous remet en nos mains, durs, injustes et superbes ; vous voilà en mauvais état, nous entreprenons de vous guérir ; vous êtes moins nos esclaves que nos malades, et nous ne prenons que trois ans pour vous rendre sains, c’est-à-dire humains, raisonnables et généreux pour toute votre vie.

Pour aller plus loin

Sitographie proposée par Eduscol
Option théâtre Capes Lettre , épreuve orale
Fiche pédagogique réalisée par Nathalie HAMEN à partir de la mise en scène de Jean-Thomas Bouillaguet en 2012
Dossier de presse de la Comédie-Française, mise en scène de Benjamin Jungers en 2014.

Mise en scène de Jean-Luc Lagarce en 1994 : lien vers le site consacré à Jean-Luc Lagarce
« Le monde n’existe pas, il est ce que nous sommes, il est ce que nous voulons qu’il soit, nous le construirons bon et généreux ou dur et tyrannique. Nous sommes responsables de notre rôle, il suffit de prendre sa place. La mise en scène de notre théâtre, nous en sommes responsables. »

Comédie Française le 5 juillet 1939

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10507389x/f11

Article de Pierre Dux, le metteur en scène, à l’occasion de l’entrée du texte dans le Répertoire de la Comédie-Française. Source : BnF/Gallica

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L’Épreuve de Marivaux
Version télévisée de Claude Santelli, 1982. Source : INA

L’Épreuve de Marivaux

L’Épreuve de Marivaux

Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois le 19 novembre 1740 par les Comédiens Italiens au théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain.
Distribution : 3 hommes, 3 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

http://www.ina.fr/video/CPA82055770
Version télévisée de Claude Santelli, 1982. Source INA

Lucidor, riche bourgeois venu de Paris, est tombé malade à la campagne et a été soigné par  une famille d’honnêtes propriétaires campagnards peu fortunés. Il est tombé amoureux de la jeune Angélique, mais souhaite la mettre à l’épreuve : il lui présente un riche prétendant en fait, son valet Frontin. Maître Blaise, un riche fermier souhaite aussi l’épouser…

Un extrait

Angélique.
Quoi ! Vous aussi, Lisette ? Vous m’accablez, vous me déchirez. Eh ! Que vous ai-je fait ? Quoi ! Un homme qui ne songe point à moi, qui veut me marier à tout le monde, et je l’aimerais, moi, qui ne pourrais pas le souffrir s’il m’aimait, moi qui ai de l’inclination pour un autre ? J’ai donc le coeur bien bas, bien misérable ; ah ! Que l’affront qu’on me fait m’est sensible !

Lucidor.
Mais en vérité, Angélique, vous n’êtes pas raisonnable ; ne voyez-vous pas que ce sont nos petites conversations qui ont donné lieu à cette folie qu’on a rêvée, et qu’elle ne mérite pas votre attention ?

Angélique.
Hélas ! Monsieur, c’est par discrétion que je ne vous ai pas dit ma pensée ; mais je vous aime si peu, que, si je ne me retenais pas, je vous haïrais, depuis ce mari que vous avez mandé de Paris ; oui, Monsieur, je vous haïrais, je ne sais trop même si je ne vous hais pas, je ne voudrais pas jurer que non, car j’avais de l’amitié pour vous, et je n’en ai plus ; est-ce là des dispositions pour aimer ?

Lucidor.
Je suis honteux de la douleur où je vous vois, avez-vous besoin de vous défendre, dès que vous en aimez un autre, tout n’est-il pas dit ?

L’Épreuve sur le site de l’INA

Version télévision deClaude Santelli du 15 avril 1982 avec Jacques Villeret, André Dussolier, Jean-Luc Moreau, Tsilla Chelton… Lien vers le site de l’INA (extrait gratuit, version intégrale payante).

Pour aller plus loin :

Dossier pédagogique du Théâtre d’Auxerre à télécharger sur le site

Antoine Spacagna, « L’Épreuve (de Marivaux) et/ou le jeu et les preuves  », Baroque[En ligne], 12 | 1987, mis en ligne le 31 juillet 2013, consulté le 11 juillet 2016. http://baroque.revues.org/598

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La Surprise de l’amour de Marivaux
La surprise de l'amour, opéra-comique d'après Marivaux : Célestine Galli-Marié (Colombine) : dessin / de Draner 1877. Source : BnF/ Gallica

La Surprise de l’amour de Marivaux

La Surprise de l’amour de Marivaux

Comédie en trois actes et en prose de Marivaux représentée pour la première fois le 3 mai 1722 par les Comédiens italiens à l’Hôtel de Bourgogne.
Distribution : 4 hommes, 3 femmes
Texte intégral de la pièce à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre.
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

Après la trahison d’une femme, Lélio s’est retiré dans un château à la campagne, avec son fidèle valet Arlequin qui a été victime de la même mésaventure. Ils ne veulent plus entendre parler d’amour. Mais Jacqueline, la cuisinière est amoureuse de Pierre, le serviteur d’une jeune comtesse qui vient de s’installer et qui également une très mauvaise opinion des hommes.  Pour se marier, Jacqueline et Pierre doivent recueillir le consentement de leurs maîtres. Lélio et la Comtesse tentent de s’éviter puis se rencontrent pour régler les détails du mariage. Ils ne cessent de se quereller mais Arlequin et Colombine, la suivante de la Comtesse leur feront découvrir leurs véritables sentiments. Maîtres et valets finiront par se marier.

Un extrait

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b64021723/f1
La surprise de l’amour, opéra-comique d’après Marivaux : Célestine Galli-Marié (Colombine) : dessin / de Draner 1877. Source : BnF/ Gallica

Acte I Scène 7
Colombine.
En ma conscience, vous me la donnez tous les deux, la comédie. Cependant, si j’étais à la place de madame, le défi me piquerait, et je ne voudrais pas en avoir le démenti.
La Comtesse.
Non, la partie ne me pique point, je la tiens gagnée. Mais comme à la campagne il faut voir
quelqu’un, soyons amis pendant que nous y resterons ; je vous promets sûreté. Nous nous
divertirons, vous à médire des femmes, et moi à mépriser les hommes.
Lélio.
Volontiers.
Colombine.
Le joli commerce ! on n’a qu’à vous en croire ; les hommes tireront à l’orient, les femmes à
l’occident ; cela fera de belles productions, et nos petits-neveux auront bon air. Eh ! morbleu ! pourquoi prêcher la fin du monde ? Cela coupe la gorge à tout ; soyons raisonnables. Condamnez les amants déloyaux, les conteurs de sornettes, à être jetés dans la rivière une pierre au cou ; à merveille. Enfermez les coquettes entre quatre murailles, fort bien. Mais les amants fidèles, dressez-leur de belles et bonnes statues pour encourager le public. Vous riez ! Adieu, pauvres brebis égarées ; pour moi, je vais travailler à la conversion d’Arlequin. À votre égard, que le ciel vous assiste ! Mais il serait curieux de vous voir chanter la palinodie ; je vous y attends. (Elle sort.)

Pour aller plus loin

« Le dire et le dit dans La Surprise de l’amour de Marivaux », article de Jean-François Castille Université de Caen Basse-Normandie. Lien vers le site 

Lien vers la Surprise de l’amour à l’affiche

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La Double Inconstance de Marivaux
Extrait du téléfilm réalisé par Marcel Bluwal en 1968. Avec Daniel Lebrun, Judith Magre, Jean-Pierre Cassel et Claude Brasseur. Source : INA

La Double Inconstance de Marivaux

La Double Inconstance de Marivaux

Comédie en trois actes et en prose de Marivaux créée le 6 avril 1723 à l’hôtel de Bourgogne par les Comédiens italiens.
Suite à la fusion du Théâtre-Italien avec l’Opéra-Comique, la pièce n’a été rejouée à la Comédie-Française qu’en 1934.
Distribution : 4 hommes, 3 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

Silvia et Arlequin se portent un amour pur et réciproque, mais le Prince a jeté son dévolu sur la jeune villageoise. Il la fait enlever, la garde en son palais, et livre les amants à Flaminia pour qu’elle mette en oeuvre la machination de la double inconstance. Pas à pas, les amoureux sont pris au piège d’une mise en scène habilement menée sans jamais s’apercevoir qu’ils en sont les acteurs, ou les marionnettes. Silvia se laisse séduire par un officier qui se révélera être le Prince tandis qu’Arlequin tombe sous le charme des paroles de Flaminia. Un couple défait en donne deux. L’amour qu’on pensait éternel cède le pas au temps du plaisir éphémère. Le monde rural, rustique, pauvre et impuissant ne résiste pas à la corruption de la cour, de la coquetterie, de la richesse et des honneurs. L’inconstance du monde, son instabilité, contamine qui croit être fidèle à ses émotions et pense n’être que le spectateur de ce déséquilibre sans y participer. (résumé de la Comédie-Française)

Un extrait

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:MarivauxDoubleInconstancy.jpg
Théâtre complet de Marivaux avec illustrations de Bertall. Source : wikimedia

Acte III, Scène 5
Le Prince. 

Tu te plains donc bien de moi, Arlequin ?
Arlequin.
Que voulez-vous, monseigneur ? il y a une fille qui m’aime ; vous, vous en avez plein votre maison, et cependant vous m’ôtez la mienne. Prenez que je suis pauvre et que tout mon bien est un liard ; vous qui êtes riche de plus de mille écus, vous vous jetez sur ma pauvreté et vous m’arrachez mon liard ; cela n’est-il pas bien triste ?
Le Prince, à part.
Il a raison, et ses plaintes me touchent.
Arlequin. Je sais bien que vous êtes un bon prince, tout le monde le dit dans le pays ; il n’y aura que moi qui n’aurai pas le plaisir de dire comme les autres.
Le Prince.
Je te prive de Silvia, il est vrai ; mais demande-moi ce que tu voudras ; je t’offre tous les biens que tu pourras souhaiter, et laisse-moi cette seule personne que j’aime.
Arlequin. Qu’il ne soit pas question de ce marché-là, vous gagneriez trop sur moi. Parlons en conscience ; si un autre que vous me l’avait prise, est-ce que vous ne me la feriez pas remettre ? Eh bien ! personne ne me l’a prise que vous ; voyez la belle occasion de montrer que la justice est pour tout le monde !

La Double Inconstance sur le site de l’INA

Adaptations télévisées

Cette pièce a fait l’objet de plusieurs adaptations télévisées dont certaines sont disponibles sur le site de l’INA

  • Marcel Bluwal en 1968 (avec Daniel Lebrun, Judith Magre, Jean-Pierre Cassel et Claude Brasseur). Lien vers un extrait sur le site de l’INA ;
  • Jean-Roger Cadet en 1982 (avec Patrice Kerbrat, Jean-Paul Roussillon, Françoise Seigner, Dominique Constanza) ; Lien vers un extrait sur le site de l’INA
  • Carole Giacobbi en 2009 (avec Clément Sibony, Elsa Zylberstein, Serge Hazanavicius et Jean-Hugues Anglade).Lien vers un extrait sur le site de l’INA.

Extrait du site de l’INA
C’est sans aucun doute celle de Marcel Bluwal en 1968 qui a le plus marqué la mémoire collective.

http://fresques.ina.fr/en-scenes/fiche-media/Scenes00354/la-double-inconstance-de-marivaux.html
Extrait du téléfilm réalisé par Marcel Bluwal en 1968. Source : INA

Bluwal en effet, dans son adaptation, cherche à inscrire le plus fidèlement possible l’action dans un cadre naturel – celui du château de Vic sur Aisne (près de Soissons), réaménagé au XVIIIe siècle pour le cardinal de Bernis. Ce choix, avec les plans en extérieur et la musique baroque qui accompagnent l’ouverture du téléfilm, ajoute du sens et un plan descriptif intéressants pour renforcer les effets de narration nécessaires à l’encadrement d’une pièce filmée hors studio ou hors plateau de théâtre. Cette volonté de vraisemblance s’accorde de plus avec les esthétiques propres aux dramaturgies et à la littérature des Lumières, qui s’attachent à mettre en scène, grâce à des éléments réalistes, la nature, les sentiments vrais et une peinture de la société d’alors. Bluwal est connu pour la qualité de ses adaptations théâtrales et notamment pour son travail sur les auteurs du XVIIIe siècle. On lui doit un Mariage de Figaro d’après Beaumarchais et la réalisation, en particulier, d’une autre pièce de Marivaux, Les Jeux de l’amour et du hasard dans laquelle on retrouve les mêmes acteurs que dans La Double inconstance.

Avec La Double inconstance en 1968, Bluwal offre aux spectateurs, habitués aux fictions et aux séries historiques en costume, un bel exemple des productions prestigieuses réunissant des acteurs importants et populaires, qui étaient réalisées pour la télévision. Ce téléfilm est d’autant plus important dans l’histoire de la télévision qu’avec l’arrivée en 1967 de la deuxième chaîne couleur, Bluwal peut donner pleine mesure à son goût pour le décor naturel et la prise de vue en extérieur. Et l’on voit bien, dans La Double inconstance, cette attention si particulière pour les ambiances lumineuses, les couleurs, la facture et l’évolution des costumes au fil de la fiction qui, dans une perspective symbolique, prennent en charge le statut social du personnage, éclairent les relations qu’il entretient avec les autres protagonistes, disent quelque chose de l’état et de la transformation psychologique des personnages. En d’autres mots, Bluwal transpose le matériau théâtral en fiction cinématographique en composant, à la manière d’un peintre, un point de vue double sur l’univers spatial et psychologique qui organise les tensions dramatiques chez Marivaux ; tensions dont le réalisateur cherche à rendre compte en alternant le « plan général » pour traduire la « froideur » et le plan serré qui, au contraire, « donne une impression d’humanité ».
(Lien vers le site de l’INA).
Voir aussi la page Jalons du site de l’INA qui propose  un extrait de l’ acte II, Scène 12.

Extraits de mises en scène sur le site de l’INA

Mise en scène par Jean Luc Boutte à la Comédie-Française, juin 1981.
Reportage : Lever de rideau. Interview de Jean Luc Boutte sur la langue de Marivaux et la modernité de la pièce. Différents extraits avec Dominique Constanza, Françoise Seigner, Richard Fontana et Patrice Kerbrat en scène. Lien vers le site de l’INA

Mise en scène de Jean-Pierre Miquel, à la Comédie-Française (Théâtre du Vieux Colombier), janvier 1995
Extrait de la pièce – Le livre « La double inconstance » dans la collection Classiques Larousse – Interview de Coraly Zahonero qui interprète le rôle de Sylvia – Extrait de la pièce – Interview de Jean Pierre Miquel, le metteur en scène. Lien vers le site de l’INA

Lien vers la pièce à l’Affiche

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