Chronique

Dom Juan ou le Festin de Pierre de Molière

27 septembre 2018
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Dom Juan ou le Festin de Pierre de Molière

Comédie en cinq actes et en prose, représentée pour la première fois le 15 février 1665. Non publiée du vivant de Molière, la pièce fut imprimée pour la première fois en France en 1682.
Distribution : 17 hommes et 3 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

Présentée par Molière comme une comédie, Dom Juan est en réalité une tragi-comédie qui ne respecte pas les règles classiques.

Arrivé en ville après avoir abandonné Elvire, qu’il avait fait sortir d’un couvent pour l’épouser, Dom Juan aperçoit une jeune fille à la veille de se marier et projette de l’enlever. Le projet ayant échoué, il se retrouve dans un village, d’où, averti que ses beaux-frères Dom Carlos et Dom Alonse le poursuivent, il s’enfuit par la forêt avec son valet Sganarelle. Le hasard l’amène à sauver la vie de Dom Carlos, qui en retour accepte de différer sa vengeance, à condition que Dom Juan reprenne la vie commune avec Elvire. Sur le chemin qui les ramène à la maison, le maître et le valet passent devant le mausolée d’un commandeur que Dom Juan a tué l’année précédente et dont il invite la statue à dîner pour le soir même. De retour chez lui, il voit le moment de dîner repoussé trois fois de suite par les visites inopinées d’un créancier, de son père et de son épouse à présent retournée à la vie religieuse. La statue du Commandeur, arrivée en dernier, refuse de partager son repas, mais l’invite à son tour à dîner le lendemain. Le lendemain en fin d’après-midi, Dom Juan apprend à son père éperdu de joie qu’il a décidé de revenir à la religion, puis il confie à Sganarelle que ce revirement subit n’est qu’une ruse. La statue du Commandeur, apparaissant et prenant acte de son refus de se repentir, lui saisit la main et le précipite dans les entrailles de la terre.

 

Illustrations sur Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8436359d/f230.item.zoom

Le tombeau du commandeur. Source : BnF/ Gallica

Estampe. Source : BnF/Gallica

Source : BnF/Gallica

Quoi que puisse dire Aristote et toute la philosophie, il n’est rien d’égal au tabac. Source : BnF/Gallica

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dom Juan sur le site de l’INA

Mise en scène en décors naturels par Marcel Bluwal de la pièce en cinq actes et en prose de Molière. Un des tours de force accomplis par Marcel Bluwal est sans aucun doute la transposition dans le temps de cette comédie. Il a situé l’action à une époque imprécise, tantôt au début du siècle dernier, tantôt semble-t-il à l’époque contemporaine, ce qui actualise l’action sans altérer l’oeuvre de Molière. Les paysages et les décors parfois insolites composent, pour Dom Juan, la scène même du monde. Ainsi se trouve matérialisé l’esprit « shakespearien » de la pièce : un homme s’interroge sur lui-même avec ses angoisses (source INA)

Extrait du « Dom Juan » de Molière, mis en scène par Antoine VITEZ au théâtre de la porte Saint-Martin, avec Jean-Claude DURAND dans le rôle de Dom Juan, Nada STRANCAR dans celui d’Elvire et Gilbert VILHON dans celui de Sganarelle : scène de la rupture avec Elvire (Acte I, scène 3). La pièce a été jouée dans le cadre du festival d’automne de Paris.

Dans le cadre de l’émission « Le théâtre et l’université », enregistrement en public de Dom Juan ou le Festin de pierre » au Théâtre du Palais de Chaillot, par la troupe du TNP, dans une mise en scène de Jean VILAR. Avec dans les rôles principaux Jean VILAR (Dom Juan), Daniel SORANO (Sganarelle) et Monique CHAUMETTE (Elvire). Ce découpage radiophonique (acte II supprimé) est suivi d’un débat animé par Paul Louis MIGNON, en présence de Jean VILAR et d’élèves et professeur du lycée Louis Le Grand à Paris.  Lien vers le site de l’INA 

Reportage au festival d’Avignon, composé des interviews de Jean VILAR et Georges WILSON dans la Cour du Palais des Papes. –  Interview de Jean VILAR dans la cour du Palais des Papes à Avignon (on entend les coups de marteau des monteurs du décor). Il évoque son choix de « Dom Juan » de Molière, les personnages de la pièce, la musique de scène composée par Maurice Jarre, les particularités de la pièce de Molière, le choix des costumes. Il évoque ensuite « Le Médecin malgré lui », mis en scène par Jean-Pierre Darras.  Lien vers le site de l’INA

Dossiers pédagogiques

Dom Juan, mise en scène de Jean-François Sivadier, pièce (dé)montée n° 238 – septembre 2016, dossier réalisé par Rafaëlle Jolivet Pignon et édité par Canopé Île-de-France. lien vers le site

Dom Juan, mise en scène Julie Brochen, Théâtre National de Strasbourg, 2011, lien vers le site de l’académie d’Aix-Marseille

Dom Juan, mise en scène Gilles Bouillon du CDRT, dossier réalisé par Adeline Stoffel, lien vers le site du CRDP de Reims.

Dom Juan de Molière, quelques mises en scène –  sur le site de Philippe Misandeau http://doc-plus.fr/DomJuan.htm

 

Lire aussi :

Whitton David. La mise en scène en France depuis 1960 : le cas Dom Juan. In: Cahiers de l’Association internationale des études francaises, 1994, n°46. pp. 243-257. sur le site  www.persee.fr/doc/caief_0571-5865_1994_num_46_1_1845

 

A écouter :

Louis Jouvet : « Conférences des Annales – Dom Juan » [1947]  partie 1 , partie 2

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Antoinette ou Le Retour du Marquis

4 août 2018
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Antoinette ou Le Retour du Marquis

Saynète, jouée au au théâtre du Casino d’Enghien, en représentation exceptionnelle, et reprise le 10 octobre 1903 au Théâtre des Mathurins.
Elle devrait être initialement créée le 6 juin 1901 à l’Opéra pour une soirée au bénéfice de Mme Marie Laurent (jouée par Mmes Jeanne Granier, Marie Manier, Lavalliers et MM. Guitry, Cooper, Brasseur et Guy, mais deux des interprètes renoncèrent à leurs rôles quelques jours avant la représentation.) Extraite du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 3 hommes, 1 femme
Texte à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre

L’argument

Dans un théâtre, depuis un balcon, une femme apostrophe le régisseur qui n’a pas nommé parmi les comédiens sa fille. Deux hommes parmi le public dans l’orchestre lui intiment l’ordre de se taire. Lorsque la pièce commence, elle commente l’action, annonce l’arrivée sur scène de sa fille.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9008281x/f1.item

Enghien Les Bains, Théâtre, Casino municipal, établissement thermal moderne [affiche] / Dessin : Raymond Tournon / Guillet : lithographie. Source : BnF/Gallica


Lien vers le théâtre de Tristan Bernard sur Libre Théâtre
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Les Plaisirs du Dimanche de Tristan Bernard

4 août 2018
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Les Plaisirs du Dimanche de Tristan Bernard

Saynète représentée au Sporting Club, le 31 mars 1925, puis en janvier 1932 au Théâtre Tristan Bernard, extraite du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 3 hommes, 1 femme
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L’argument

Tout le monde s’ennuie le dimanche chez les Commercy. M. Commercy n’a qu’une envie : c’est d’aller faire un bridge au club avec son ami Larcadier. Tony espère passer une après-midi seule avec Mme Cormmercy… mais un coup de téléphone change tous les plans : ils sont invités à  aller au théâtre.

Extrait

Larcadier. – Moi, j’ai été marié, je ne le suis plus. Ma femme l’est encore.
Tony. – Comment cela ?
Larcadier. – C’est-à-dire qu’elle s’est remariée. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Les femmes n’ont pas de mémoire. Quand il a été question de divorcer, nous nous sommes précipités avec ivresse dans le célibat. Seulement, moi, j’y suis resté, parce que je n’avais pas oublié ce que c’était que le mariage. Tandis qu’elle, frivole, elle a recommencé. Enfin, la question n’est pas là ; il y a quinze ans que ça s’est passé. Elle m’a trompé avec un grand nombre d’amis à moi, dont cet imbécile de Commercy qui était garçon alors… Je ne vous dis pas cela pour vous inciter à lui rendre la pareille… Il ne sait pas que je le sais ; autrement, ça me gênerait pour le fréquenter. Si j’avais eu l’air de savoir, je me serais fermé un certain nombre de portes. Mais, hélas ! je le savais toujours. Ma femme ne manquait pas de me le dire elle-même chaque fois. Elle avait une rage de confidences, et, comme elle n’avait pas d’amis intimes, et que j’étais, somme toute, la personne avec laquelle elle était le plus liée, c’était à moi qu’elle venait raconter tout ça ! Chaque fois qu’elle était en retard pour dîner, je me disais : « Qu’est-ce qu’elle va encore me raconter ? » En dehors du récit de ses prouesses, elle n’avait d’ailleurs aucune espèce de conversation. C’est pour cela que j’ai divorcé. Pour pouvoir enfin parler d’autre chose !…

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Un homme dans la maison de Tristan Bernard

4 août 2018
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Un homme dans la maison de Tristan Bernard

Saynète, jouée au Théâtre Saint-Michel en janvier 1927 (jouée avec la pièce Le Sexe fort ou la Volonté de l’homme), extraite du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 3 hommes, 1 femme
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L’argument

M. Lemorandel, 66 ans, ancien magistrat est chargé de chaperonner sa nièce Irma, qui doit régler quelques affaires de famille en province. Ils sont de passage dans la maison de campagne de Lemorandel ; ils ont croisé un capitaine de leur connaissance, qu’ils ont invité à dîner.  La maison est si isolée que Lemorandel, très craintif, ne veut pas y dormir une seconde nuit et a appelé un voiturier pour les conduire dans une auberge. Alors qu’ils attendent le voiturier et que le capitaine est parti, Lemorandel fait la morale à sa nièce et condamne son inconduite. Le capitaine est un brave garçon, qui n’a pas songé faire la cour à Irma, contrairement à tous les autres hommes rencontrés pendant la journée…

 

 

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Un garçon de dix-huit ans de Tristan Bernard

4 août 2018
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Un garçon de dix-huit ans de Tristan Bernard

Saynète jouée en mars 1914 au Théâtre Sarah-Bernhardt lors d’une matinée de bienfaisance.
Le personnage d’Eugénie était interprété par Sarah Bernhardt et le personnage de Prosper par Tristan Bernard. Albert était joué par Félix Grouillet. Retraitement par Libre Théâtre du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 2 hommes, 1 femme
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L’argument

Un père et une mère attendent angoissés dans la nuit  le retour de leur fils de 18 ans. Il ne rentre que fort tard au moment où ses parents redoutent le pire…

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5360804/f3.item

Le Gaulois : littéraire et politique du 26/02/1914. Source : BnF/gallica

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53104110n.item

Tristan Bernard et Sarah Bernhardt / dessin de Yves Marevéry. Source : BnF/Gallica

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La Partie de bridge de Tristan Bernard

4 août 2018
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La Partie de bridge de Tristan Bernard

Saynète représentée au Théâtre de la Michodière le 24 avril 1937. Retraitement par Libre Théâtre à partir du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 5 hommes, 1 femme
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L’argument

« Je vous conseille non moins vivement les délices de La partie de bridge, où l’on voit le pauvre M. Dergos qui a invité ses amis à « faire un bridge » souffrir si vivement de coliques néphrétiques qu’il trouble tout, est obligé de se mettre au lit et de demander un médecin. La cruauté des joueurs est cynique. Ils ne pensent qu’à leur partie compromise et ne sont pas loin de considérer M. Dergos comme un coupable et un malotru. Ils espèrent d’abord que ce malaise « ne sera rien » et que le jeu le distraira. On l’oblige à faire sa partie, on lui enjoint de ne pas gémir car ses plaintes troubleraient le jeu. L’épouse inquiète demande :  « Comment te sens-tu, Alfred ? » un joueur répond avec autorité «II va mieux, moi je dis deux sans atout. » Mais le pauvre Dergos souffre de plus en plus. Il quitte la partie. Les joueurs implacables ont d’abord l’idée de quitter cette maison inhospitalière et d’aller jouer ailleurs. Mais ils n’osent abandonner l’épouse éplorée. Ils attendent le docteur. Mais quand celui-ci arrive ils n’y tiennent plus et, avec le docteur, on va pouvoir enfin continuer le bridge. Il s’agit bien du malade ! « Vous jouez le bridge plafond ? Oh je joue tout ce que vous voudrez. » C’est admirable. Le docteur fait vite au patient une petite piqûre de morphine afin qu’il se tienne tranquille et ne trouble plus la partie. Et voilà. Ces quelques pages sont d’une réussite irrésistible. L’égoïsme inconscient et féroce des gens atteints d’une manie exaspérée et dominante est ici peint en quelques touches vives et sournoises de main de maître. C’est un sketch de Tristan Bernard, mais ce pourrait être un des Caractères de La Bruyère »
(critique de Gérard d’Houville parue dans le Figaro du 3/11/1930. Source : BnF/Gallica)

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75364688/f1.item

Article de Gil Blas, paru le 19 août 1911. Source : BnF/Gallica

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La Sacoche de Tristan Bernard

4 août 2018
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La Sacoche de Tristan Bernard

Saynète en vers. Retraitement par Libre Théâtre à partir du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 5 hommes
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L’argument

Un garçon de banque a perdu aux courses l’argent qu’il avait encaissé. Désespéré, avant de se noyer, il s’endort sur les berges de la Seine au crépuscule. Deux cambrioleurs qui viennent de dévaliser une bijouterie se réjouissent en survenant et trouvant endormi un encaisseur auprès de sa sacoche. Hélas cette sacoche est vide. Et voilà que l’on entend venir des policiers. Craignant d’éveiller les soupçons comme la sacoche est vide, le cambrioleur glisse dix gros billets dans la sacoche. Le chef des agents laisse filer les honnêtes cambrioleurs et réveille le garçon de banque qui, émerveillé, trouve en la sacoche qu’il avait vidée aux courses, trois billets de plus…

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9027615j/f1.item

Tristan Bernard aux courses de Deauville [photographie de presse] / Agence Meurisse. 1935. Source : BnF/Gallica

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Le Prétendant de Tristan Bernard

4 août 2018
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Le Prétendant de Tristan Bernard

Saynète extraite du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 3 hommes, 4 femmes
Texte à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre

L’argument

M. Racosse est fort riche, il a une belle maison, de beaux tableaux, et une fille à marier. Sans doute n’a-t-il pas, malgré ses affirmations, vis-à-vis de la loi fiscale une conscience très limpide mais il vit dans l’inquiétude. Tout ce qu’il doit payer au percepteur lui empoisonne l’existence « Encore un papier des contributions directes. ils me feront mourir. S’ils continuent je ne pourrai bientôt plus marier ma fille. Je n’aurai plus un sou à lui donner ».

Mme Racosse est moins pessimiste et d’ailleurs attend ce jour-là la visite d’un prétendant à la main de Mlle Racosse, la charmante Renée. Mais rien ne distrait de ses préoccupations le funèbre M. Racosse dont l’hypocondrie est portée au plus noir par la visite de sa sœur Augustine.

Celle-ci ne vient-elle pas de lui affirmer que des agents du fisc s’introduisent dans les demeures de ceux des contribuables qu’ils soupçonnent de fraude, sous des prétextes, des déguisements. Ne vont-ils pas jusqu’à se dire prétendants à la main des jeunes filles à marier, dans les familles où il y a des jeunes personnes Terrorisé, M. Racosse s’imagine immédiatement que le jeune homme qui doit venir aujourd’hui lui demander la main de Renée est un de ces espions. Comment le dépister ? Comment cacher les richesses, trop apparentes, l’hôtel, les collections, l’automobile, le jardin d’hiver, etc., etc. Et les élégances de ces dames ? et même celles de la femme de chambre ? Trop tard. On introduit deux jeunes gens M. Pomin, fabricant de caoutchouc et son ami le poète Enguerrand Durand, fils de M. Durand, fabricant de chaudières à vapeur. Tout cela sent la mystification à plein nez. Aussi dans l’entretien que M. Racosse accorde confidentiellement à M. Pomin, M. Racosse fait-il le finaud. Il sait qu’il ne s’agit pas, dit-il de la part de M. Pomin, prétendant, d’un mariage d’amour, mais d’une union d’affaires. « Alors, je dois vous prévenir honnêtement que ma situation ne me permet pas de donner la moindre dot. » En vain Pomin fait-il remarquer à Racosse toutes les raisons qu’il a de le croire riche. Racosse déclare ses immeubles hypothéqués, ses Cézanne apocryphes, son auto gagnée en loterie et sa bonne habillée à l’œil comme reine des femmes de chambre de l’arrondissement. Alors, Pomin déclare à son tour qu’il renonce à ses projets matrimoniaux, car il projetait, par cette union qu’il croyait avantageuse, de donner de l’extension à sa maison ». Racosse jubile et se dit « Je l’ai eu ». Mais Pomin était un vrai prétendant. La ruse de M. Racosse l’a forcé à dévoiler ses vrais sentiments. Et pendant cet entretien Renée a fait la conquête d’Enguerrand Durand qui, la croyant sans fortune et étant poétique et désintéressé, la demande en mariage. M. Racosse ne peut qu’approuver. Et d’ailleurs, ce poète, de par les chaudières paternelles, est un bon parti. « Mais que dira ce poète quand il apprendra que nous avons de la fortune ? », dit-il tout bas à sa sœur Augustine. « II se fera une raison » susurre celle-ci. Et on voit toute la drôlerie de ces ressorts à soubresauts imprévus à la fois retors et naïfs, et l’optimisme général qui veut que comme dans le bon vieux théâtre la farce finisse quand même par un mariage. C’est charmant. (critique de Gérard d’Houville parue dans le Figaro du 3/11/1930. Source : BnF/Gallica)


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Pierrot posthume de Théophile Gautier

22 mars 2018
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Pierrot posthume de Théophile Gautier en collaboration avec Paul Siraudin

Arlequinade en un acte et en vers, représentée pour la première fois le 4 octobre 1847 au théâtre du Vaudeville.
Distribution : 3 hommes et 1 femme
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
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L’argument

Arlequin est amoureux de Colombine, la femme de Pierrot. Il profite de la disparition de Pierrot pour la séduire, quand Pierrot réapparaît. Mais Pierrot ne sait plus s’il est vivant ou non et ce ne sont pas les remèdes du Docteur, un épouvantable charlatan, qui vont l’aider.

Caricature de Nadar

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b105385620/f1.item

Arlequinades . Extrait de l’œuvre graphique de Nadar. Source : BnF/Gallica

Nadar a produit de très nombreuses caricatures de grands hommes de son époque. C’est pour ce projet qu’il commence à utiliser la photographie.  (Le Panthéon Nadar réunit 300 grands hommes de l’époque sur les 1 000 prévus.)

Pièce à l’affiche à Paris par la Compagnie JCL

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Le seul bandit du village de Tristan Bernard

4 mars 2018
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Le seul bandit du village de Tristan Bernard

Vaudeville en un acte, représenté pour la première fois sur la scène du Théâtre des Capucines, le 10 novembre 1898, édité chez Flammarion en 1899.
Distribution : 4 hommes, 2 femmes
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Argument

Un voleur introduit par une domestique doit dérober des documents dans le coffre-fort du Baron, candidat, à la députation parti à Paris. Mais la Baronne attend une visite.

Citation

« Y a rien d’aussi ennuyant que de s’introduire pour voler chez des gens qu’on ne connaît pas… On ne devrait jamais voler que chez des gens qu’on connaît… Il faut voler là où qu’on a coutume de fréquenter, et là où votre présence n’a rien d’extraordinaire. »

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53155761b

Guyon fils. Folies-Dramatiques. Coquin de printemps : [photographie, tirage de démonstration] / [Atelier Nadar]. Guyon fils joue Arsène à la création de la pièce. Source : BnF/Gallica

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