L’Âge d’or de Georges Feydeau

L’Âge d’or de Georges Feydeau

6 février 2016
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L’Âge d’or de Georges Feydeau

Comédie musicale en trois actes et neuf tableaux, de Georges Feydeau écrite en collaboration avec Maurice Desvallières, représentée pour la première fois à Paris, au théâtre des Variétés, le 1er Mai 1905. Cette pièce reçoit un bon accueil de la critique et fait l’objet de 33 représentations lors de sa création.

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L’Argument

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53049850n

Albert Brasseur dans « L’âge d’or », de Georges Feydeau et Maurice Desvallières / dessin de Yves Marevéry 1905. Source : BnF/ Gallica.

Follentin, est un fonctionnaire râleur qui ne cesse de maugréer contre son époque. Il vient d’hériter d’une grosse somme et a engagé des dépenses, mais malheureusement l’héritage ne lui sera pas versé dans l’immédiat…Les difficultés se multiplient et n’a qu’un seul souhait changer d’époque. Sur les conseils de sa femme et de sa fille, il se résout à aller se coucher et s’endort en écoutant sa fille lui lire le roman de Dumas La Reine Margot.

Le Temps exauce son désir : Follentin est projeté d’abord au 16ème siècle en pleine nuit de la St Barthélemy et atterrit directement dans le lit de la Reine Margot ! C’est le coup de foudre et voilà Follentin chantant un duo d’amour avec la nouvelle Reine de Navarre. On retrouve alors une situation à la Feydeau, mais l’amant vient du futur, la femme est la Reine Margot et le mari trompé Henri IV ! Mais très vite les événements tournent mal, il blesse Henri IV lors d’un duel. Le Temps le transporte alors sous Louis XV à qui il enseigne la façon de fumer le cigare et tombe amoureux de la Marquise de Pompadour. Mais à nouveau tout se complique : Follentin conjure le Temps de l’emmener vers le futur. Il se retrouve en l’an 2000: le féminisme triomphe, les voitures roulent si vite qu’on ne les voit même plus et le luxe absolu est de vivre aux derniers étages des immeubles car l’on bénéficie de terrasses verdoyantes. La publicité est partout ! Le périple invraisemblable de Follentin s’achève dans une orgie explosive.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84364783

Maquette d’Emile Bertin, pour le tableau de « l’Orgie », dans l’Age d’Or. : [estampe] / L. Geisler sc 1905. Source : BnF/Gallica

Follentin se retrouve enfin dans son lit. Tout est bien qui finit bien…
Les dernières répliques :

Follentin.
Ah ! mes amis ! mes amis ! Je suis bien heureux. Quand je pense que je m’échinais à chercher le bonheur à travers les siècles !… Pendant que, ce temps-là, il m’attendait chez moi.
Madame Follentin.
Oui, mon ami, le véritable bonheur, c’est celui qu’on se fait soi-même.
Follentin.
Tu as raison, Caroline. Il est entre nos mains, l’Age d’Or !

Vous pouvez explorer l’univers de Feydeau à travers les articles suivants :

– Le Théâtre de Georges Feydeau
– Biographie de Georges Feydeau
– Les ressorts comiques du langage chez Feydeau
– La politique dans les pièces de Feydeau
– Les progrès techniques dans les pièces de Feydeau
– Le vaudeville et Feydeau (à travers deux articles de Feydeau).

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