Pièces pour 2 comédiens ou comédiennes
Œuvres théâtrales pour 2 comédiens ou comédiennes présentes dans le répertoire de Libre Théâtre (texte intégral)
Illustration de Théophile-Alexandre Steinlen, extrait du "Gil Blas illustré", Steinlen 1894. Source : BnF/Gallica Madame de Brossarbourg craint pour son honneur car quelqu’un lui a mis la main aux fesses. Elle raconte à son mari que pour s’assurer de l’identité de l’auteur de ces attouchements, elle a couché avec tous ses invités : Monsieur de Proutrépéto, Monsieur de Poilu-Boudin, le général baron de la Rossardière, M. de Brossarbourg rit de la bêtise de sa femme : c'est lui qui en était l'auteur...
« J' vends du buis l'jour des Rameaux »
La scène se passe à la poste. La Brige a reçu une lettre chargée d'un de ses amis. Cette lettre est à son nom mais adressée au ministère de l’Intérieur. Bien que l'employé connaisse la Brige qu'il a croisé chez les Crottemouillaud, il ne peut lui remettre la lettre car celui-ci doit justifier son identité. Malgré les différentes preuves qu'apporte la Brige, l'employé ne peut lui remettre la lettre.
Deux enfants, un garçon et une fille, discutent de leur avenir tout en essayant d'apprendre une fable de La Fontaine...
Un homme fait la lecture à sa femme et saute de temps en temps une page...
De retour d'une soirée, scène de ménage. Lui est jaloux, mais aussi terriblement couard. Il ne supporte pas que des hommes fassent la cour à sa femme ni même lui parlent, mais il est incapable de leur demander des comptes. Elle le provoque.
A trois heures du matin, le jeune Théodore rentre chez lui après une fête, complètement ivre. Dans les escaliers de son immeuble, il dérange tous les voisins. Puis, cherchant des allumettes dans son appartement, il réveille son père qui est furieux de sa conduite.
La Maîtresse de Jules Renard Comédie parue en plusieurs épisodes dans le Rire, du 16 novembre 1895 au 4 janvier 1896, …
Pendant une absence de son épouse, Hector reçoit la visite de sa voisine d’en face, Emma, venue solliciter son aide. Pour donner une leçon à son mari, elle demande à son interlocuteur de lui faire la cour devant la fenêtre ouverte. Hector hésite à s’exécuter. Mais soudain Emma aperçoit son époux en tête à tête avec une inconnue. Elle sort rapidement, « pour lui arracher les yeux ». Hector croit alors reconnaître dans cette femme sa propre épouse et, désireux de se venger, il attend le retour d’Emma, prêt, cette fois, à satisfaire à tous ses caprices. Cependant, sa visiteuse, revenue, lui explique que l’inconnue n’était autre que la nouvelle bonne ; renvoyée de chez Hector, elle avait revêtu la robe dont sa maîtresse lui avait fait présent..
Minuit et demi ! Et Coco, qui devait être ici à onze heures ! Du reste je m'y attendais ; comme je lui ai dit très bien : « Tu me fais rire avec tes onze heures ; si tu es rentré à minuit, ce sera encore bien joli !... C'est même assez extraordinaire que tu ne puisses aller à ce banquet des Pieds-Gelés sans en revenir à des heures extravagantes. Ce que j'avais raison ! il est minuit trente-cinq... Sale bête. Tu vas me payer ça en rentrant.
Dialogue caricatural et stéréotypé entre deux amants qui, en démystifiant l'amour, préfigure l'incommunicabilité du théâtre de l'absurde. Les codes du langage amoureux sont détournés faisant apparaître les deux amants comme des personnes stupides et égoïstes.
Une femme trompée vient conter ses malheurs chez une amie. Tout le dialogue est une alternance de pleurs déchirants et de remarques totalement futiles.
