Les Suites d’un premier lit d’Eugène Labiche

Les Suites d’un premier lit d’Eugène Labiche

7 juin 2016
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Les Suites d’un premier lit d’Eugène Labiche et Marc-Michel

Comédie en un acte, mêlée de chants, représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre du Vaudeville, le 8 mai 1852.
Distribution : 3 hommes, 3 femmes
Texte intégral de la pièce à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

Trébuchard lorsqu’il était étudiant a dû épouser sa logeuse, la veuve Arthur, pour pouvoir payer ses nombreuses dettes.  Quand la pièce commence, il a 29 ans ; la veuve est morte en lui laissant un petit héritage et la  charge de sa fille Blanche, née d’un premier lit. Trébuchard voudrait épouser la jeune Claire Prudenval, mais il ne lui a pas avoué qu’il avait une fille… de 48 ans. Claire et son père arrivent chez Trébuchard.

Un extrait

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6400985v/f1.item

Les suites d’un premier lit, comédie d’Eugène Labiche et Marc-Michel : portraits de Lhéritier (Prudenval) par Lhéritier. 1856. Source : BnF/ Gallica

Prudenval.
Je voudrais bien poser mes paquets !
Trébuchard.
C’est facile ! je vais vous conduire à l’hôtel des Trois Pintades.
Il remonte.
Prudenval.
Des Trois Pintades ?… Mais du tout… du tout… nous logeons chez vous…
Trébuchard.
Chez moi ?
Claire.
Pourtant, si cela vous gêne…
Trébuchard.
Me gêner ?… Mademoiselle, j’allais vous en prier… (À part.) ça va bien !… Et cette grande cathédrale qui va rentrer !…
Prudenval.
À propos, mon gendre… j’ai à vous gronder… Vous êtes un sournois.
Trébuchard.
Moi ?
Claire.
Oh ! oui.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6400984f/f1.item

Les suites d’un premier lit, comédie d’Eugène Labiche et Marc-Michel : portraits de Lhéritier (Prudenval) / par Lhéritier, 1856. Source : BnF/ Gallica

Prudenval.
Nous avons pris nos renseignements… Pourquoi nous avoir caché que vous aviez une fille de votre premier hyménée !…
Trébuchard,  à part.
V’lan ! ça y est ! (Haut.) Un détail… je l’avais oublié.
Prudenval.
Il n’y a pas de mal à ça… ça ne sera pas un obstacle…
Claire.
Certainement.
Trébuchard,  à part.
Tiens ! ils prennent bien la chose.
Prudenval.
Ma fille et moi, nous adorons les enfants… Où est la petite ?
Trébuchard.
La… la petite ?… Elle… elle dort !…
Claire.
Est-elle sevrée ?
Trébuchard.
Un peu… on est en train !
Prudenval.
Combien de dents ?
Trébuchard.
1804 !… Non, je me trompe !
Prudenval.
Je disais aussi… dix-huit cent quatre dents… à cet âge-là…
Claire.
Je veux l’embrasser dès qu’elle sera réveillée…
Trébuchard.
Certainement…
Claire.
Je lui ai brodé un petit bonnet avec une ruche.
Trébuchard.
Comment ! vous avez eu la bonté ?… (À part.) Il n’entrera pas…
Prudenval.
Et moi, de mon côté…
Trébuchard.
Vous avez aussi brodé quelque chose ?
Prudenval.
Non… je lui ai apporté un petit bonhomme de pain d’épice de Reims.
Trébuchard.
Ah ! que c’est aimable ! (À part.) Du pain d’épice à cette grande schabraque !
Claire.
Nous jouerons ensemble… Je lui apprendrai à envoyer des baisers… Ce sera ma poupée…
Trébuchard,  à part.
Cristi ! je boirais bien un verre de kirsch !
Prudenval, posant ses paquets à droite.
Je voudrais pourtant bien poser mes paquets !

 

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