Edgard et sa bonne d’Eugène Labiche

Edgard et sa bonne d’Eugène Labiche

14 avril 2016
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Edgard et sa bonne d’Eugène Labiche

Comédie en un acte, mêlée de couplets d’Eugène Labiche et Marc-Michel. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre du Palais-Royal, le 16 octobre 1852.
Distribution : 3 hommes, 3 femmes et figurants.
Texte intégral de la pièce à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre.
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr.

L’argument

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54501473

Collection : Théâtre contemporain illustré. Source : BnF/Gallica

Edgard, un jeune homme, doit aller avec sa mère signer son contrat de mariage avec la riche Henriette de Veauvardin. Mais il a une liaison avec Florestine, sa femme de chambre, qui ne compte pas le laisser ainsi s’échapper. Sous la menace de la jeune femme, Edgard simule une rage de dents. Qu’à cela ne tienne, Veauvardin, désireux de conclure le mariage, arrive chez Edgard avec le notaire et les invités. Florestine met alors tout en oeuvre pour faire échouer le mariage.


Un extrait

Edgard, seul, se levant
Savez-vous que ça devient très fastidieux !… Etre obligé de s’envelopper la mâchoire… et de se bassiner avec un tas d’élixirs. (Arrachant sa mentonnière et la jetant.) Tiens ! va donc te promener !… va donc te promener !… (Se calmant.) Voilà ce que c’est que de se familiariser avec les domestiques ! Oh ! si c’était à refaire !… C’est la faute de mon tailleur !… Il y a deux ans, je faisais mon droit… Un jour, cet animal-là m’apporte un habit neuf… Je veux le boutonner… crac ! voilà un bouton qui me reste dans la main… Florestine passe… je lui dis : « Mademoiselle, voulez-vous me raccommoder mon bouton ? Avec plaisir, monsieur !  » Et la voilà qui se met à recoudre…

Air du Matelot
Les noirs cheveux de la jeune soubrette
Frôlaient de près mon menton frémissant ;
À leur parfum de douce violette
Je reconnus la pommade à maman.
Ému, troublé par l’odeur enivrante,
Crac ! je l’embrasse !… Hélas ! cette leçon
Prouve que seule une mère prudente
Doit de son fils recoudre le bouton !

Surtout quand il fait son droit !… Certainement, les femmes de chambre… c’est gentil, mais ça se cramponne trop ! et puis ça ne met pas de gants… et puis ça a les doigts bleus… et puis ça porte des chaussons de lisière… le matin… Parlez-moi d’une veuve, jeune, jolie, spirituelle, bonne musicienne… avec quatre-vingt et quelques mille livres de rente !… voilà ce que je conseillerai toujours à un jeune homme ! (Regardant à sa montre.) Quatre heures et demie ! bigre !… et mon contrat qui se signe à cinq… Il n’y a pas à dire, il faut que je franchisse Florestine. La voici… Soyons digne !


Diaporama sur le site du TNB de la mise en scène de Georges Goubert (1961)

 

 

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