La Coupe et les lèvres d’Alfred de Musset

La Coupe et les lèvres d’Alfred de Musset

24 janvier 2017
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La Coupe et les lèvres d’Alfred de Musset

Poème dramatique en deux actes et en vers, publié une première fois dans la Revue des deux mondes en 1831 puis  dans le recueil Un Spectacle dans un fauteuil en 1833 .
Le recueil est précédé d’une dédicace célèbre dans laquelle Musset explique son projet.
Distribution : 4 hommes, 3 femmes
Texte à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b22002305

Illustrations pour les oeuvres d’Alfred de Musset par Eugène Lami, peintre et Adolphe Lalauze, graveur. 1883. Source : BnF/Gallica

Franck est un jeune homme révolté qui n’accepte pas le monde dans lequel il vit. Il brûle la maison de son père et part. Il rencontre sur la route un couple à cheval et refuse de le laisser passer. Il se bat avec le jeune homme qu’il tue et part avec la jeune femme Monna Belcolore qui lui donne amour et richesse. Mais il dépérit peu à peu…

 

 

 

Un extrait 

Votre communauté me soulève la bile.
Je n’en suis pas encore à mendier mon pain.
Mordieu, voilà de l’or, messieurs, j’ai de quoi vivre.
S’il plaît à l’ennemi des hommes de me suivre,
Il peut s’attendre encore à faire du chemin.
Il faut être bâtard pour coudre sa misère
Aux misères d’autrui. — Suis-je un esclave ou non ?
Le pacte social n’est pas de ma façon :
Je ne l’ai pas signé dans le sein de ma mère.
Si les autres ont peu, pourquoi n’aurais-je rien ?
Vous qui parlez de Dieu, vous blasphémez le mien.
Tout nous vient de l’orgueil, même la patience.
L’orgueil, c’est la pudeur des femmes, la constance
Du soldat dans le rang, du martyr sur la croix.
L’orgueil, c’est la vertu, l’honneur et le génie,
C’est ce qui reste encor d’un peu beau dans la vie,
La probité du pauvre et la grandeur des rois.
Je voudrais bien savoir, nous tous tant que nous sommes,
Et moi tout le premier, à quoi nous sommes bons ?
Voyez-vous ce ciel pâle, au delà de ces monts ?
Là, du soir au matin, fument autour des hommes
Ces vastes alambics qu’on nomme les cités.
Intrigues, passions, périls et voluptés,
Toute la vie est là, — tout en sort, tout y rentre.
Tout se disperse ailleurs, et là tout se concentre.
L’homme y presse ses jours pour en boire le vin,
Comme le vigneron presse et tord son raisin.

 


Lien vers le Théâtre de Musset sur Libre Théâtre 

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