Les Caprices de Marianne d’Alfred de Musset

Les Caprices de Marianne d’Alfred de Musset

12 juillet 2016
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Les Caprices de Marianne d’Alfred de Musset

Comédie en deux actes et en prose. Première édition le 15 mai 1833 dans la Revue des deux Mondes,  première représentation à la Comédie-Française le 14 juin 1851.
La version proposée par Libre Théâtre est la version adaptée par l’auteur pour la scène : le personnage de Ciuta est remplacé par celui de Pippo, valet de Célio.  Source du texte utilisé pour le traitement : Gallica.
Distribution : 8 hommes, 2 femmes
Texte intégral de la pièce à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre.
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr.

L’argument

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b22002305/f36.item

llustrations de Illustrations pour les oeuvres d’Alfred de Musset / Eugène Lami, peintre ; Adolphe Lalauze, graveur. 1883/ Source : BnF/ Gallica

A Naples, le jeune Célio est amoureux de Marianne, épouse du juge Claudio. Il n’ose l’aborder et fait appel à Pippo, son valet  puis à son ami Octave, cousin du mari de Marianne, un jeune homme, bon vivant et libertin. Celle-ci continue de refuser ses avances. Alors qu’elle est irréprochable, son mari Claudio la menace. Pour se venger, Marianne revoit alors Octave,  tombe amoureuse et lui avoue à demi-mot son amour. Elle lui donne rendez-vous.

Octave reste loyal à son ami Célio et l’envoie au rendez vous obtenu. Claudio soupçonne plus que jamais sa femme et décide d’employer des spadassins pour abattre son amant dès qu’il approchera de la maison. Célio tombe dans le guet-apens et, avant de mourir assassiné, croit à la trahison de son ami en entendant Marianne trompée par l’obscurité l’appeler Octave.

Octave, accablé par la mort de son ami, annonce qu’il renonce à sa vie de plaisirs et rejette l’amour de Marianne.

 

Un extrait

Octave.
Qu’y trouvez-vous qui puisse vous blesser ? Une fleur sans parfum n’en est pas moins belle ; bien au contraire, ce sont les plus belles que Dieu a faites ainsi ; et il me semble que sur ce point-là vous n’avez pas le droit de vous plaindre.
Marianne.
Mon cher cousin, est-ce que vous ne plaignez pas le sort des femmes ? Voyez un peu ce qui m’arrive : il est décrété par le sort que Célio m’aime, ou qu’il croit m’aimer, lequel Célio le dit à ses amis, lesquels amis décrètent à leur tour que, sous peine de mort, je l’aimerai. La jeunesse napolitaine daigne m’envoyer en votre personne un digne représentant, chargé de me faire savoir que j’aie à aimer ledit seigneur Célio d’ici à une huitaine de jours. Pesez cela, je vous en prie. N’est-ce pas une femme bien abjecte que celle qui obéit à point nommé, à l’heure convenue, à une pareille proposition ? Ne va-t-on pas la déchirer à belles dents, la montrer au doigt, et faire de son nom le refrain d’une chanson à boire ? Si elle refuse, au contraire, est-il un monstre qui lui soit comparable ? Est-il une statue plus froide qu’elle ? et l’homme qui lui parle, qui ose l’arrêter en place publique son livre de messe à la main, n’a-t-il pas le droit de lui dire : vous êtes une rose du Bengale sans épines et sans parfum ?
Octave.
Cousine, cousine, ne vous fâchez pas.
Marianne.
N’est-ce pas une chose bien ridicule que l’honnêteté et la foi jurée ? Que l’éducation d’une fille, la fierté d’un cœur qui s’est figuré qu’il vaut quelque chose, et qui pour mériter le respect des autres, commence par se respecter lui-même ?Tout cela n’est-il pas un rêve, une bulle de savon qui, au premier soupir d’un cavalier à la mode, doit s’évaporer dans les airs ?
Octave.
Vous vous méprenez sur mon compte et sur celui de Célio.
Marianne.
Qu’est-ce après tout qu’une femme ? L’occupation d’un moment, une ombre vaine qu’on fait semblant d’aimer pour le plaisir de dire qu’on aime. Une femme ! c’est une distraction ! Ne pourrait-on pas dire, quand on en rencontre une : Voilà une belle fantaisie qui passe ? Et ne serait-ce pas un grand écolier en de telles matières, que celui qui baisserait les yeux devant elle, qui se dirait tout bas : « Voilà peut-être le bonheur d’une vie entière, » et qui la laisserait passer ?
Elle sort par la gauche.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b22002305/f35.item

Illustrations pour les oeuvres d’Alfred de Musset / Eugène Lami, peintre ; Adolphe Lalauze, graveur. 1883. Source : BnF/Gallica

 


Les Caprices de Marianne sur le site de l’INA

Mise en scène pour la télévision par Claude Loursais, en octobre 1962. Lien vers le site de l’INA (extrait gratuit, version intégrale payante)

Mise en scène pour la télévision par Georges Vitaly, en juin 1970.
Lien vers le site de l’INA (extrait gratuit, version intégrale payante)

Dossiers pédagogiques

Dossier Pièce (dé)montée à propos de la mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia n° 202 – mars 2015. Lien vers le site de Canopé

Lien vers le dossier de presse du Théâtre de la Tempête,  mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia (2016). Lien vers le site du théâtre.


Lien vers le Théâtre de Musset sur Libre Théâtre 

Lien vers la Biographie d’Alfred de Musset sur Libre Théâtre

 

 

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