Lire du théâtre Episode 2 : Par la fenêtre

Lire du théâtre Episode 2 : Par la fenêtre

Ce nouvel épisode est inspiré par ces moments très particuliers que nous vivons chaque soir à 20 heures, courts moments de communion citoyenne pour remercier le courage et le dévouement de tous les soignants : les fenêtres s’ouvrent une à une dans la nuit, des personnes souriantes se parlent et se donnent des nouvelles… Un gigantesque théâtre de marionnettes s’ouvre brièvement et se referme. Et les oiseaux se remettent à chanter…


Article 330 de Georges Courteline

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/8199-exposition-universelle-de-1900-trottoir/
Exposition Universelle de 1900. Trottoir Roulant, Avenue de la Bourdonnais : n°565. Photographe Neurdein. Source : INHA /Service des collections de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts

Monsieur La Brige se trouve au Palais de Justice. Accusé « d’outrage public à la pudeur » (article 330 de l’ancien Code pénal) par le Ministère Public, il expose sa vision des faits et organise sa défense face au Président d’audience, à l’huissier et au substitut…
L’occasion de découvrir sur Libre Théâtre,  la « rue de l’Avenir » un trottoir roulant installé lors de l’Exposition universelle de 1900, à Paris, qui parcourait une boucle de 3,5 kilomètres, autour du site de l’exposition, avec neuf stations. Lien vers le texte sur Libre Théâtre


Par la fenêtre de Georges Feydeau

Georges Feydeau, auteur de « La puce à l’oreille » aux Nouveautés : dessin de Yves Marevéry (1907)

Pendant une absence de son épouse, Hector reçoit la visite de sa voisine d’en face, Emma, venue solliciter son aide. Pour donner une leçon à son mari, cette dernière demande à son interlocuteur de lui faire la cour devant la fenêtre ouverte. Hector hésite à s’exécuter. Mais soudain Emma aperçoit son époux en tête à tête avec une inconnue.

Lien vers le texte sur Libre Théâtre

 


Trompe l’œil dans le recueil Trous de mémoires de Jean-Pierre Martinez

Comme les trous noirs, les trous de mémoire ouvrent sur des univers parallèles inconnus…
Elle – Tu vois la fenêtre d’en face ?
Lui – Quelle fenêtre ?
Elle – Là-bas, légèrement cachée par le feuillage de cet arbre.
Lui – Ah oui, celle-là… C’est curieux, on ne voit jamais de lumière la nuit.
Elle – Je ne sais pas qui peut bien habiter là.

Lien vers le texte sur Libre Théâtre


Chanteclerc d’Edmond Rostand

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9005237k
Affiche de Daniel de Losques en 1910. Source : BnF/Gallica

Chantecler, un fier coq, règne sur la basse-cour. Son chant est tellement puissant qu’il est persuadé de faire se lever le soleil chaque jour. Une très belle fable poétique, lyrique et allégorique où par le truchement des animaux, tous les défauts humains sont raillés : la vanité, l’ambition, la jalousie, le cynisme, la prétention…
Dans une  garden-potager-party, on croise, entre autres,  le vieux chat Matousalem, un gymkhanard, « une vieille insensible aux problèmes moraux et qui fait du footing en costume à carreaux », un paon modern-style, le Prince de l’Adjectif Inopiné… .  La pièce offre de multiples morceaux de bravoure : l’hymne au soleil, le chœur des oiseaux, le chant du rossignol ou la tirade du coq, célèbre pour ses allitérations.  Lien vers le texte sur Libre Théâtre


Depuis votre fenêtre, vous pouvez aussi participer à la campagne de comptage des oiseaux de la LPO « Confinés mais aux aguets »
https://www.oiseauxdesjardins.fr/


Et sur la plateforme Madelen de l’INA (accès gratuit pendant 3 mois), cet incroyable ovni La Chambre, un ballet policier avec des contributions étonnantes.
Comme le résume Georges Simenon, « il y a des milliers de fenêtres, de chambres éclairées dans la nuit de Paris. Dans l’une d’elles, un soir … » Dans un décor de Bernard Buffet et des costumes dessinés par Yves Saint-Laurent, le couple Jeanmaire / Petit conte l’histoire dansée de ce « ballet policier ». Lien vers la Chambre sur Madelen


Rendez-vous ce soir à votre fenêtre à 20 heures !

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