Recommandation Paris

L’Heureux Stratagème de Marivaux à la Comédie-Française

28 septembre 2018
/ / /
Comments Closed

L’Heureux Stratagème de Marivaux à la Comédie-Française

Théâtre du Vieux-Colombier, Comédie-Française
21 rue du Vieux-Colombier, 75006 Paris
Du 19 septembre au 4 novembre 2018

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

L’Heureux Stratagème de Marivaux n’avait jamais été joué à la Comédie-Française. En choisissant cette pièce peu connue, Emmanuel Daumas ne met pas en scène un « marivaudage » classique : au-delà de la comédie des sentiments, c’est la quête de la liberté qui se joue. Liberté des femmes, avec la Comtesse qui, comme les hommes, revendique le droit d’être infidèle et d’aimer qui elle veut. Ou rébellion des serviteurs, avec Arlequin qui réclame le droit de se marier avec celle qu’il aime, indépendamment du choix des maîtres.

Dans la salle du Vieux-Colombier, les spectateurs sont répartis de part et d’autre de la scène. Ce dispositif scénique permet de ressentir au plus près les balancements de ces cœurs malmenés, incarnés magistralement par la troupe de la Comédie-Française. Les comédiens évoluent dans une lumière crue, dévoilant sans fard leurs moindres émotions. L’apparente fragilité du décor qui les entoure semble faire écho à leurs propres faiblesses. Emmanuel Daumas choisit d’accentuer l’aspect dramatique de la pièce de Marivaux en montrant la souffrance de ces personnages, tourmentés par l’amour. On se souviendra longtemps de l’interprétation déchirante d’Arlequin par Loïc Corbery. Une touche de comédie est cependant apportée par Laurent Lafitte, en chevalier gascon.

Le parti pris anachronique des transitions musicales souligne l’intemporalité du sentiment amoureux : tour à tour, les comédiens interprètent a capela le standard de jazz « You go to my head ». Un moment théâtral et musical à ne pas manquer.

Lien vers le texte en ligne sur Libre Théâtre

 

(c) Christophe Raynaud de Lage – Comédie-Française

 

Mise en scène: Emmanuel Daumas

Avec
Éric Génovèse : Frontin, valet du Chevalier
Jérôme Pouly : Dorante, amant de la Comtesse
Julie Sicard : la Marquise
Loïc Corbery : Arlequin, valet de Dorante
Nicolas Lormeau : Blaise, paysan
Jennifer Decker : Lisette, fille de Blaise
Laurent Lafitte : le Chevalier Damis, amant de la Marquise
Claire de La Rüe du Can :  la Comtesse

Scénographie et costumes : Katrijn Baeten et Saskia Louwaard
Lumière : Bruno Marsol
Son : Gérald Kurdian
Collaboration artistique : Vincent Deslandres
Maquillages et coiffures : Catherine Bloquère

 

Read More

La Ménagerie de verre de Tennessee Williams au Théâtre Poche Montparnasse

24 septembre 2018
/ / /
Comments Closed

La Ménagerie de verre de Tennessee Williams

Théâtre Poche Montparnasse
75 boulevard du Montparnasse, 75006 Paris
du mardi au samedi 21h, dimanche à 17h30

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Entre le passé décomposé et le futur conditionnel, chez Tennessee Williams, le temps se conjugue aussi au présent imparfait. Et quand on cesse enfin de fuir la morne réalité en se réfugiant dans une « ménagerie de verre » (qui peut aussi être une salle de cinéma), un semblant de liberté ne se gagne qu’au prix d’une vraie trahison génératrice de culpabilité. Cette première pièce de Tennessee Williams aborde déjà de front le thème central qui sera celui de toutes ses autres œuvres : l’impossible confrontation à une réalité mortifère, et l’illusoire tentative d’y échapper. Au paradis perdu ne peuvent succéder que des paradis artificiels. Les quatre comédiens incarnent à la perfection ces personnages qui se débattent désespérément, chacun à leur façon, pour tenter d’échapper à leur destin tragique. Mais par définition, la seule issue de la tragédie est la perte. La perte de l’innocence, d’abord. Et c’est sans doute en cela que nous avons tous en nous quelque chose de Tennessee.
Une pièce majeure à découvrir ou à redécouvrir.

Critique de Jean-Pierre Martinez


Traduction : Isabelle FAMCHON
Mise en scène : Charlotte RONDELEZ
Avec Cristiana REALI, Ophélia KOLB, Charles TEMPLON, Félix BEAUPÉRIN
Décors : Jean-Michel ADAM
Costumes : Jean-Daniel VUILLERMOZ
Lumières : François LOISEAU
Magie : Romain LALIRE
Création musicale : Vadim SHER
Assistante à la mise en scène : Pauline DEVINAT

 

Read More

L’année terrible de Victor Hugo au Théâtre de l’Épée de bois

17 septembre 2018
/ / /
Comments Closed

L’année terrible de Victor Hugo au Théâtre de l’Épée de bois

Du 9 septembre au 21 octobre 2018, le dimanche à 16h au Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Chaleureusement accueillis dans le magnifique salon du Théâtre de l’Epée de Bois, apprêtez-vous à revivre les terribles épreuves endurées par la France et les Parisiens dans les années 1870-1871. Victor Hugo évoque, dans le recueil L’Année terrible, la guerre avec la Prusse, l’occupation, la révolte de la Commune et son écrasement.

La puissance de la langue de Victor Hugo traverse les siècles, en ignorant les frontières, pour nous conter les souffrances du peuple, celles d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs.
Antonio Díaz-Florián, seul en scène, fait revivre en quelques tableaux ce moment tragique de l’histoire de France. Mais au-delà de l’évocation historique, grâce au subtil choix des textes, au lyrisme de la poésie d’Hugo et à cette bouleversante interprétation, d’autres images renvoyant à d’autres histoires, plus proches de nous, s’imposent en soulignant la cruelle actualité et universalité de la poésie de Victor Hugo.

Combien d’êtres humains frissonnent à cette heure,
Sur la mer qui sanglote et sous le ciel qui pleure,
Devant l’escarpement hideux de l’inconnu !
Etre jeté là, triste, inquiet, tremblant, nu,
Chiffre quelconque au fond d’une foule livide,
Dans la brume, l’orage et les flots, dans le vide,
Pêle-mêle et tout seul, sans espoir, sans secours,
Ayant au cœur le fil brisé de ses amours !

Un moment théâtral poignant à ne pas manquer.

 

Mise en scène et interprétation : Antonio Díaz-Florián

Pour en savoir plus :
Lien vers l’entretien qu’a accordé Antonio Díaz-Florián à Libre Théâtre en 2016

Lien vers le manuscrit de l’Année terrible sur Gallica

Lien vers le texte L’Année terrible sur wikisource

Read More

Le Roi Arthur, pièce écrite et mise en scène par Jean-Philippe Bêche

9 septembre 2018
/ / /
Comments Closed

Le Roi Arthur, pièce écrite et mise en scène par Jean-Philippe Bêche

6 au 23 septembre 2018 – PROLONGATION jusqu’au 14 octobre 2018
Du jeudi au samedi à 20H30, matinées samedi et dimanche à 16h, durée 1H30
Théâtre de l’Epée de Bois
Cartoucherie Route du Champ de Manoeuvre 75012 Paris

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

« Comment, malgré nous, a-t-on pu en arriver là ? » C’est la dernière réplique de cette pièce, qui résume le propos de toute tragédie, mettant aux prises des personnages trop humains avec les forces obscures qui les gouvernent et se jouent d’eux, pour les conduire finalement à leur perte. Ce  Roi Arthur, en effet, revisite les grands mythes de la tragédie grecque, et d’abord Œdipe. L’histoire de ce jeune souverain, telle qu’elle nous est racontée dans la pièce, est d’abord celle du combat qui l’oppose à Mordred, son fils incestueux, qui voudrait lui ravir sa couronne. « Je suis ton père ». Thème éternel que l’on retrouve aussi dans La Guerre des Étoiles. Dieu le Père a créé l’homme à son image, tel un fils. Mais l’image se rebelle en revendiquant son imperfection et son infidélité. Il ne reste plus dès lors que le choix tragique entre le parricide et l’infanticide, auquel l’humanité semble à jamais condamnée. À moins qu’un impossible Graal ne vienne enfin régler tous les conflits. Un rêve inaccessible, bien sûr. Reste la quête. À l’époque où la Terre se dérobe telle une branche sous les pieds des hommes qui se sont tant appliqués à la scier pour faire prospérer leur industrie, le message de la tragédie garde aujourd’hui toute son actualité : « Comment, malgré nous, a-t-on pu en arriver là ? ». C’est la question que nous pose Jean-Philippe Bêche, l’auteur de la pièce, qui met aussi en scène ces dix merveilleux comédiens, accompagnés d’un percussionniste, dans l’impressionnante « Salle en Pierre » du Théâtre de l’Épée de Bois, à la Cartoucherie de Vincennes, véritable cathédrale laïque pour l’occasion dépouillée de tout artifice, et nous montrant ainsi sa structure et sa matière d’origine, patinée par une industrie guerrière. Un spectacle à ne pas manquer.
Critique de Jean-Pierre Martinez

Auteur et mise en scène :  Jean-Philippe Bêche
Assistante à la mise en scène  : Catherine Azzola
Création Lumières  : Hugo Oudin
Maquillages, coiffures  : Caroline Vlieghe
Costumes : Catherine Gorne Achdjian
Maître d’armes : François Rostain
Musique : Daniel Scotto

Avec
Jean-Philippe Bêche, Antoine Bobbera, Lucas Gonzalez, Jérôme Keen, Erwan Zamor, Marianne Giraud-Martinez, Marie-Hélène Viau, Franck Monsigny, Morgan Cabot et Fabian Wolfrom

Percussions : Aidje Tafial

Production : Compagnie du Rameau d’Or

Réservations : 01 48 08 39 74
www.epeedebois.com

Read More

Trahisons de Harold Pinter

14 juillet 2018
/ / /
Comments Closed

Trahisons de Harold Pinter

du 6 au 29 juillet à 19h55
Théâtre Buffon
4 rue Buffon, 84000 Avignon

Petite trahison au répertoire français, pour recommander une excellente pièce d’un auteur britannique .

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Avec Trahisons, Pinter reprend l’argument classique du théâtre de boulevard, le mari, la femme et l’amant, mais si l’on peut dire à rebours, puisque la pièce est une succession de flash back, qui nous font remonter depuis l’ultime rendez-vous du couple illégitime, après sa séparation, jusqu’à la première rencontre, en passant par toutes les trahisons que suppose un adultère : la femme trahit son mari, l’amant trahit son meilleur ami, et les amants finiront aussi par se trahir entre eux. Deux chats et une souris, donc, sans que l’on sache très bien qui joue avec qui. Et qui à la fin sera dévoré. Une délicieuse comédie à déguster comme un bonbon anglais, sur la cruauté des rapports humains, lorsque l’amour et l’amitié entretiennent la confusion des sentiments. Un humour très british, pour un vaudeville joyeusement désespéré. Les dialogues de Pinter sont à pleurer de rire. Un ménage à trois superbement interprété par des comédiens habités par leurs rôles. À voir absolument !
Critique de Jean-Pierre Martinez

Metteur en scène : Christophe Gand
Avec : Gaelle Billaut-Danno, François Feroleto, Yannick Laurent
Scénographie : Goury
Décor : Claire Vaysse
Costumes : Jean-Daniel Villermoz
Lumières : Alexandre Icovic

Lien vers l’entretien de Libre Théâtre avec le metteur en scène Christophe Gand : Trahisons, une pièce très cinématographique.

Lien pour réserver sur le site du OFF : http://www.avignonleoff.com/programme/2018/trahisons-s23499/

Read More

La Femme de ma vie d’Andrew Payne

9 juillet 2018
/ / /
Comments Closed

La Femme de ma vie d’Andrew Payne

du 6 au 29 juillet à l’Hôtel d’Europe, à 18h45
12 place Crillon, Avignon (relâches : 10, 17, 24 juillet)

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Derrière la fenêtre de l’appartement obscur où il se cache, Franck attend la femme de sa vie. Celle qui le sauvera des conséquences fâcheuses de la dernière embrouille dans laquelle il s’est fourré, dans l’espoir de sortir de sa condition de chauffeur de maître pour se faire une place au soleil parmi les nantis peu scrupuleux qui l’emploient. En attendant l’arrivée providentielle de son ange gardien, qui tarde à venir, Franck nous raconte les circonstances qui l’ont conduit dans cette situation délicate. Il faut dire que sa vie entière n’est qu’une suite sans fin de situations délicates. Car Franck est un drôle de type. Il lit des livres, mais c’est  un impulsif. Il sait se servir de sa tête mais en dernier recours, la solution à tous ses problèmes reste toujours un bon coup de boule.

Andrew Payne, l’auteur anglais de ce monologue, est aussi scénariste. Avec ce texte, il nous plonge dans l’ambiance d’un film noir américain. L’intrigue importe moins que le destin du narrateur, qui est aussi le protagoniste des innombrables mésaventures dans lesquelles il se trouve involontairement plongé. Si la tonalité est plutôt sombre, donc, le ton est aussi très humoristique. Un humour noir bien sûr qui, mêlé à cet univers de polar, rappelle parfois Frédéric Dard et son célèbre commissaire.

Au-delà  de cet aspect cinématographique assumé, la mise en scène de Gilles Bannier nous ramène cependant bien dans l’univers du spectacle vivant, en jouant de façon magistrale avec les codes du théâtre. Tantôt absent car plongé dans les abîmes de sa propre pensée, tantôt en communication directe avec le public en risquant même l’improvisation, le personnage joue à merveille des ruptures et des silences, dans un rythme syncopé qui rappelle le théâtre de Harold Pinter.

Ce texte est magnifiquement interprété par Robert Plagnol, qui a aussi assuré la traduction et l’adaptation du monologue d’Andrew Payne. Un comédien d’une extrême élégance, et pas seulement parce qu’il est habillé par le couturier Paul Smith. Robert Plagnol donne corps à ce personnage très « écrit » de macho passablement border line, et parvient à susciter l’empathie en révélant la fragilité d’un « gorille » au destin tragique, qui ne craint qu’une personne sur Terre, son père, et qui n’a pour seul espoir de s’en sortir que la femme de sa vie.

Au final, malgré l’économie de moyens techniques mis en œuvre dans l’ancienne salle de bals de l’Hôtel d’Europe, nous assistons  à un extraordinaire moment de théâtre. Le bal est ouvert, et le spectacle est à l’affiche dans ce magnifique écrin pendant toute la durée du OFF. À ne manquer sous aucun prétexte.

Critique de Jean-Pierre Martinez

Pour réserver : http://www.avignonleoff.com/programme/2018/la-femme-de-ma-vie-s23092/

Mise en scène : Gilles Bannier
Avec Robert Plagnol
Scénographie : Broo
Création sonore : Michel Winogradoff
Musique : Amélie Nilles
Costumes : Paul Smith

Plus d’informations sur le site  http://www.lafemmedemavie.fr

Read More

Fortunino ou les démons de Verdi

10 avril 2018
/ / /
Comments Closed

Fortunino ou les démons de Verdi

Le lundi à 19h30 et le mardi à 21h
au Funambule Montmartre, 53 rue des saules, Paris 18ème
Jusqu’au 1er mai

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Encore à l’aube de sa brillante carrière, très affecté par la perte de ses deux enfants et de son épouse, le jeune Verdi, rongé par un sentiment de culpabilité, est en proie au doute. Plutôt que de s’abandonner à ses démons, qui l’entraînent à son tour vers l’abîme, Verdi se résout à pactiser avec eux, pour devenir le génie que l’on connaît, en bousculant les canons de l’opéra de l’époque par une vision plus noire et plus tragique. Ce canevas du pacte avec le diable est bien connu : un artiste accepte de payer de sa vie et de son âme la réussite et la gloire à laquelle il aspire. L’originalité de la pièce est de faire incarner les mauvais génies de ce géant de l’opéra par deux oiseaux maléfiques : deux « corneilles » aussi sataniques que ravissantes. Finalement dépassé par les conséquences désastreuses de son pacte avec ces créatures de Satan, Verdi parviendra à conjurer leur pouvoir diabolique pour redonner à son art plus de légèreté.

Cette pièce, excellente introduction à la vie et à l’œuvre de Verdi, est illustrée musicalement par quelques extraits d’opéras célèbres et par de belles interprétations a capella par les comédiens chanteurs.

Critique de Jean-Pierre Martinez

De : Sabine Roy
Mise en scène : Sophie Chevalier
Avec :  Mathilde Bernard, Damien Boisseau, Sébastien Fouillade, Anne Levallois, Alain Peron

Lien vers le site du théâtre

Read More

Corneille/Molière, l’arrangement

6 avril 2018
/ / /
Comments Closed

Corneille/Molière, l’arrangement

Du 24 septembre au 6 octobre 2018
Du lundi au samedi à 20h30, samedi à 16h
au Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie – Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Molière est non seulement l’un des dramaturges les plus joués dans le monde, mais aussi une figure romanesque, dont la vie mouvementée, parfois scandaleuse et souvent mystérieuse, a inspiré nombre d’auteurs, de George Sand à Mikhaïl Boulgakov, en passant par Anouilh et Cocteau. Sans oublier Ariane Mnouchkine, l’un des génies tutélaires de la Cartoucherie de Vincennes, qui en a fait un film devenu un classique. La vie réelle ou fantasmée de Molière est en elle-même une tragicomédie.

Et si Molière n’avait pas écrit toutes ses pièces, mais s’était « arrangé » avec d’autres auteurs, au premier rang desquels Corneille, pour fournir à sa troupe les nombreux textes dont elle avait besoin pour ses spectacles, se succédant à un rythme effréné ? C’est à partir de cette hypothèse, soutenue par quelques universitaires et pourfendue par d’autres, que Valérie Durin imagine la confrontation de Corneille et Molière pendant plus de quinze ans : la relation tumultueuse entre ces deux géants de la tragédie et de la comédie, faite d’admiration réciproque et de jalousie, de rivalité et d’amitié, de fidélité et de trahisons. Le texte est à la fois émouvant et drôle. L’intrigue intègre avec finesse de nombreuses tirades célèbres de ces deux génies du théâtre. Quant aux brillants dialogues de Valérie Durin, ils nous offrent une réflexion sur le processus de création et l’écriture pour le théâtre, et nous interrogent sur la notion même d’auteur : un concept finalement très moderne, qui ne prendra vraiment tout son sens au théâtre qu’à la fin du XVIIIIème siècle, avec la création par Beaumarchais de la première société d’auteurs dramatiques. Cette comédie historique est servie par deux comédiens de talent, qui réussissent à nous rendre très proches ces deux figures mythiques du théâtre français.

Texte et mise en scène : Valérie Durin
Avec Etienne Brac et Jean-Benoît Terral
Lumières : Pablo Roy
Production Arrangement Théâtre
Avec le soutien du Conseil Départemental de l’Yonne

Lien vers le site du Théâtre de l’Épée de Bois

 

Read More

Mille francs de récompense de Victor Hugo, mise en scène de Kheireddine Lardjam

1 avril 2018
/ / /
Comments Closed

Mille francs de récompense de Victor Hugo, mise en scène de Kheireddine Lardjam

du 22 mars au 8 avril 2018
Au Théâtre de l’Aquarium, à 20 heures (relâches les 1,2,3 avril)
La Cartoucherie – route du champ de manoeuvre – 75012 Paris

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Un hiver glacial à Paris. Pourchassé par la police, Glapieu se réfugie dans un appartement sinistre où vivent un vieil homme ruiné et malade, sa fille et sa petite-fille. Arrive Rousseline, agent d’affaires d’un riche banquier. Au nom de son patron, Rousseline, accompagné d’huissiers, va faire procéder à la saisie des meubles. Mais il propose un marché aux deux femmes : il renoncera à la saisie en échange de la main de la jeune fille…
Quelques années après Les Misérables, Victor Hugo dénonce à nouveau l’injustice et la misère par la voix et le commentaire ironique de Glapieu, voleur, poète et humaniste qui incarne paradoxalement la probité, mélange de Gavroche et de Jean Valjean.

Kheireddine Lardjam propose au Théâtre de l’Aquarium une lecture modernisée de cette pièce rarement jouée, tout en respectant la langue hugolienne. Sa mise en scène souligne l’étonnante actualité du propos de Victor Hugo qui dénonçait dès 1866 le cynisme et la cruauté du capitalisme financier, les collusions entre pouvoir et finance mais aussi les insupportables inégalités sociales. Kheireddine Lardjam choisit délibérément de s’éloigner du mélodrame et refuse notamment de faire des deux femmes des victimes passives. Dans un décor futuriste, la scénographie d’Estelle Gautier et les dessins de Jean-François Rossi jouent avec les symboles sur le thème de la transparence, des liens et de la liberté. On soulignera enfin la superbe interprétation de Maxime Atmani, qui réussit à nous rendre si proche le personnage de Glapieu. La pièce résonne comme une ode à la liberté. Victor Hugo est plus que jamais d’actualité.


texte de Victor Hugo
mise en scène Kheireddine Lardjam
collaboration artistique Cédric Veschambre
scénographie et collaboration artistique Estelle Gautier
lumière Victor Arancio
son Pascal Brenot
composition musicale Romaric Bourgeois
vidéo Thibaut Champagne
costumes Florence Jeunet
dessinateur Jean-François Rossi
chorégraphe Bouziane Bouteldja

avec
Maxime Atmami > Glapieu
Azeddine Benamara > Rousseline
Romaric Bourgeois > Scabeau, huissier de saisies / Un huissier de tribunal /un huissier d’appartement / masque
Linda Chaïb > Étiennette
Samuel Churin > Le Major Gedouard & Le Baron De Puencarral
Étienne Durot > Edgar Marc
Aïda Hamri > Cyprienne
Cédric Veschambre > M. De Pontresme

Lien vers le texte intégral de la pièce et la chronique sur Libre Théâtre

Lien vers le site de la compagnie 

Lien sur le site de l’Aquarium

 

Read More

L’Affaire Courteline, mise en scène de Bertrand Mounier

23 mars 2018
/ / /
Comments Closed

L’Affaire Courteline, mise en scène de Bertrand Mounier

Sept pièces courtes de Georges Courteline
du 21 mars au 29 avril 2018 à 19h et le dimanche à 15h
au Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6e

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Après le pétillant Jeu de l’Amour et du hasard, la compagnie La Boîte aux lettres revient au Lucernaire pour nous inviter à partager une nouvelle création tout aussi jubilatoire : L’Affaire Courteline. À partir d’une sélection astucieuse de sept savoureuses saynètes, ce spectacle nous plonge dans l’univers de la Belle Époque, dépeint avec une cruelle ironie par Georges Courteline : des tranches de vie banales (au domicile conjugal, dans les transports, au bureau, au tribunal…) qui, sous la plume acérée de l’auteur, se convertissent en autant de situations comiques agrémentées par des dialogues hilarants. Par sa modernité, la Belle Époque est avant tout le début de la nôtre, et la critique mordante de Courteline reste toujours d’actualité.

Bertrand Mounier offre un écrin lumineux, élégant et coloré à ces saynètes grâce à une mise en scène esthétique et inventive, qui confère à l’ensemble cohérence et fluidité. Les changements de décors et de costumes se font à vue, ces transitions étant agrémentées de chansons du début du siècle ou d’aphorismes courtelinesques. Le public est immédiatement complice de cette joyeuse satire dans une atmosphère de cabaret. Les six comédiens incarnent avec talent une galerie de personnages hauts en couleur, tour à tour prétentieux, malveillants ou naïfs mais toujours ridicules. Autant de portraits d’époque qui nous renvoient à nos propres travers d’aujourd’hui.
Courez voir ce spectacle pour faire une provision de bonne humeur. Vous garderez longtemps le sourire en fredonnant ce refrain :
Amusez-vous, foutez-vous d’tout
La vie entre nous est si brève
Amusez-vous, comme des fous
La vie est si courte, après tout.

Mise en scène : Bertrand Mounier
Collaboration artistique : François Nambot
Avec : Isabelle de Botton, Salomé Villiers ou Raphaëlle Lemann, Étienne Launay, Pierre Hélie, Philippe Perrussel, Bertrand Mounier ou François Nambot

Vous pouvez explorer l’univers de Courteline sur Libre Théâtre à travers des notices thématiques et le texte intégral du théâtre de Courteline.
Lien vers les saynètes du spectacle :
Sigismond
La peur des coups
Monsieur Badin
Gros Chagrins
L’Affaire Champignon
Vieux ménage
Le Madère

 

 

Read More
Libre Théâtre 2015 - Designed by Klasik Themes.