L’Etrangleuse de Tristan Bernard

L’Etrangleuse de Tristan Bernard

Pièce de théâtre, comédie en un acte (5 scènes), jouée à la Boîte à Fursy, extraite du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 3 hommes, 2 femmes
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L’argument

La Comtesse est seule dans son château avec son vieux serviteur de 97 ans et sa servante, Florentine, qui s’avère être une étrangleuse, placée dans cette maison il y a six mois, par la Société des Etrangleurs du grand Monde pour dévaliser la Comtesse. Avec l’aide du Grand Bibi, elle tente de voler le coffret rempli de bijoux. Mais rien ne se passe comme prévu.

Pièce illustrée (1908)

Source : BnF/Gallica






Extrait

Florestine. – J’ai cru qu’ils ne s’en iraient pas. C’est curieux, quand on est sur le bord du crime, quelle impatience fébrile on ressent. (Au public.) Placée dans cette maison il y a six mois, par la Société des Etrangleurs du grand Monde, j’ai épié, jour et nuit, minute par minute, les habitudes de la Comtesse. Je me suis insinuée dans sa confiance, et maintenant, ô triomphe de ma perfidie ! l’heure est venue d’accomplir mon forfait. S’il ne s’était agi que de la Comtesse, je n’aurais pas eu besoin de complice. Autour de son frêle cou aristocratique, mes doigts plébéiens, noués avec vigueur, auraient fait joyeusement leur besogne de haine. Et son râle de mort aurait été une musique enivrante.

Une voix, à l’orchestre. – Oh ! la poison !…

Florestine. – Mais, à ses cris, on aurait pu arriver, m’arrêter… Alors j’ai prié la Société de m’adjoindre un bon ouvrier, le Grand Bibi du sixième. (Ouvrant la porte de gauche.) Arrivez, le Grand Bibi.

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Un mystère sans importance de Tristan Bernard
Tristan Bernard. Photographie de presse par l'Agence Rol. 1921. Source : Bnf/ Gallica

Un mystère sans importance de Tristan Bernard

Un mystère sans importance de Tristan Bernard

Saynète, jouée dans une matinée de bienfaisance. Retraitement par Libre Théâtre du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 3 hommes, 2 femmes
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L’argument

Roseleur, un avocat, trouve dans la poche de son pardessus son mouchoir dont le coin est noué. Quel est ce mystère ? Pourquoi a-t-il fait ce nœud à son mouchoir ? A quel propos ? En quelle circonstance ? Il a beau songer, réfléchir, appliquer à ce problème toutes ses meilleures méthodes d’investigation, il ne trouve pas. Il interroge en vain sa bonne, son ami, qui le trouve bizarre et sa petite amie, qui le trouve très distant : il ne songe qu’à remonter au moment il aurait fait ce nœud. Le mystère s’éclaircit quand un monsieur vient rapporter le pardessus de Roseleur, échangé par erreur avec le lien dans le vestiaire du Congrès de jurisprudence. Il récupère son propre pardessus (et son mouchoir noué) et Roseleur sa tranquillité d’esprit.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53073770z
Tristan Bernard. Photographie de presse par l’Agence Rol. 1921. Source : Bnf/ Gallica
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La Sacoche de Tristan Bernard
Tristan Bernard aux courses de Deauville [photographie de presse] / Agence Meurisse. 1935. Source : BnF/Gallica

La Sacoche de Tristan Bernard

La Sacoche de Tristan Bernard

Saynète en vers. Retraitement par Libre Théâtre à partir du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 5 hommes
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L’argument

Un garçon de banque a perdu aux courses l’argent qu’il avait encaissé. Désespéré, avant de se noyer, il s’endort sur les berges de la Seine au crépuscule. Deux cambrioleurs qui viennent de dévaliser une bijouterie se réjouissent en survenant et trouvant endormi un encaisseur auprès de sa sacoche. Hélas cette sacoche est vide. Et voilà que l’on entend venir des policiers. Craignant d’éveiller les soupçons comme la sacoche est vide, le cambrioleur glisse dix gros billets dans la sacoche. Le chef des agents laisse filer les honnêtes cambrioleurs et réveille le garçon de banque qui, émerveillé, trouve en la sacoche qu’il avait vidée aux courses, trois billets de plus…

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9027615j/f1.item
Tristan Bernard aux courses de Deauville [photographie de presse] / Agence Meurisse. 1935. Source : BnF/Gallica
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Le Cousin de Rose de Jules Renard
Yvette Etievant et Pierre Leproux dans le Cousin de Rose. Source : BDFF

Le Cousin de Rose de Jules Renard

Le Cousin de Rose de Jules Renard

Comédie en un acte écrite en 1908, jamais représentée du vivant de l’auteur.
Distribution : 3 hommes, 2 femmes
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L’argument

À la campagne, Bargette vient rendre visite à son amie Rose. Elle lui apprend que son cousin Jacques vient d’être chassé violemment par Morin, son logeur, qui l’a surpris avec sa femme. Jacques était auparavant hébergé chez Rose et on comprend que Rose a un faible pour son cousin, comme Bargette d’ailleurs. Arrive Jacques, suivi peu après par le terrible Morin et par le mari de Rose, Polyte…

Adaptation à la télévision

À l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Jules Renard, la R.T.F. a décidé de donner vie au « Cousin de Rose » qui n’avait jamais été représenté auparavant.  Durée 27 minutes, diffusé le samedi 21 mai 1960 à 22h10
Introduction de Gilbert SIGAUX Réalisation de Roland BERNARD
Avec
Claude NICOT Jacques, 30 ans
Pierre LEPROUX Polyte, 50 ans
Alexandre RIGNAULT Morin, 45 ans
Arlette THOMAS Bargette, 38 ans
Yvette ETIEVANT Rose, 37 ans
Source : BDFF (base de données de films français avec image)

http://php88.free.fr/bdff/image_film.php?ID=10895
Yvette Etievant et Pierre Leproux dans le Cousin de Rose. Source : BDFF

 

 

 

 

 

 

 

 


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La Navette de Henry Becque
Dinelli, interprète d'Antonia lors de la création. Photographie, tirage de démonstration. Atelier Nadar. 1900. Source : BnF/Gallica

La Navette de Henry Becque

La Navette de Henry Becque

Comédie en un acte, représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre du Gymnase, le 15 novembre 1878.
Distribution : 3 hommes, 2 femmes
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L’argument

Antonia est entretenue par Alfred qui couvre ses besoins et ceux de l’amant d’Antonia, Arthur. Mais Arthur en a assez de cette situation humiliante, qui l’oblige à se cacher quand Alfred vient rendre visite à Antonia. À la faveur d’un héritage, il propose à Antonia de devenir son amant unique, mais a en contrepartie des exigences qui deviennent vite insupportable à Antonia. Arrive alors Armand, un tout jeune homme qui aime Antonia et lui écrit des vers…Mais Alfred revient piteusement : Armand reprend son rôle d’amant de cœur…

 

La création

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53126898h/f1.item
Dinelli, interprète d’Antonia lors de la création. Photographie, tirage de démonstration. Atelier Nadar. 1900. Source : BnF/Gallica

J’avais présenté les Corbeaux partout et partout ils avaient été refusés. Je n’étais pas bien en train, on le comprend, de recommencer un grand ouvrage. Je ne savais trop que faire, je fis la Navette.
Je connaissais un peu les directeurs du Palais-Royal qui avaient songé à reprendre l’Enfant prodigue et je rencontrais très souvent Plumkett. J’allai au théâtre sans le trouver et je lui laissai ma pièce.
Vingt-quatre heures après, Plumkett, avec beaucoup de bonne grâce et de politesse, me faisait reporter mon manuscrit, en me demandant autre chose.
Les Variétés appartenaient à une coterie et me paraissaient inabordables. Le Vaudeville était entre les mains de Raymond Deslandes, un sot et un niais s’il en fut, un « Claretie manqué ». Il ne me restait plus que le Gymnase.
Gondinet et moi, nous faisions partie alors de la commission des auteurs, avec cette différence que j’étais le membre le plus assidu et qu’il était le membre le moins assidu. Il vint tout justement le jour où je comptais, la séance terminée, aller voir Montigny. (…)
Je quittai la commission avec Gondinet. Nous étions toujours très heureux de nous retrouver et nous passâmes un moment ensemble. Enfin je lui dis : « Il faut que je vous quitte; je porte à Montigny une méchante pièce en un acte. »
« Ça se trouve très bien, me répondit Gondinet, je vais aussi au Gymnase, où Montigny m’a donné rendez-vous. »
« Ah ! mon cher, repris-je aussitôt, faites-moi ce plaisir. Dites à Montigny que j’ai craint de le déranger et remettez-lui ma pièce vous-même. »
« Très volontiers », me dit Gondinet.
J’avais mon manuscrit sur moi et je le lui donnai.
Gondinet, quelques jours après, m’annonça que la Navette était reçue. (…)

C’était la première fois, je le croyais du moins, après plus de dix années de théâtre, que j’allais donner une pièce tout tranquillement, sans querelles et sans obstacles. J’étais bien loin de prévoir la petite conspiration qui était déjà en train. Montigny avait avec lui deux seconds que sa mauvaise santé rendait tous les jours plus nécessaires et plus importants Derval, qui était administrateur général, et Landrol, qui était directeur de la scène. (…)
Derval et Landrol avaient lu la Navette qui les avait profondément révoltés. Le doute n’était plus possible. Montigny commençait à baisser pour avoir reçu une pièce pareille et leur devoir, à eux, était d’en empêcher la représentation.
Le premier tour que me joua Landrol ne paraîtra peut-être pas croyable, et j’en ris encore aujourd’hui. Landrol était tenu par ses fonctions de directeur de la scène d’assister à mes répétitions et de les suivre avec moi. Il s’excusa dignement auprès de mes interprètes s’il les privait de ses lumières, mais la Navette, leur dit-il, était un ouvrage tel que sa conscience ne lui permettait pas de s’y intéresser. Cette attitude de Landrol n’était pas seulement comique ; elle me créait les plus grands embarras.

Achard, qui était chargé du personnage principal, suppliait Montigny de le remplacer. Ses camarades, convaincus que la pièce ne serait jamais jouée, trouvaient très inutile de la répéter et de l’apprendre. Mlle Dinelli était la seule qui me restât fidèle. Il fallait la gagner et l’effrayer ; on y réussit. Brusquement, elle me rendit son rôle. Je ne perdis pas la tête. « Réfléchissez jusqu’à demain, lui dis-je, il y a ici une autre artiste que Montigny voulait me donner et que vous allez rendre bien heureuse. » C’est grâce à ce petit mensonge, qui n’en était un qu’à moitié du reste, que je retins Dinelli et que je ramenai les autres avec elle.
Nous répétions maintenant avec entrain. J’avais appris d’un de mes interprètes tous les détails que je viens de donner et je ne craignais pas de plaisanter Landrol ouvertement. Quand quelque chose n’allait pas et que nous étions embarrassés pour une passade « Quel malheur, disais-je, que le directeur de la scène ne soit pas ici ! »

Landrol préparait une nouvelle manœuvre, et celle-là, il le croyait du moins, devait être décisive.
La Navette était à peu près montée. Il ne lui manquait plus que le concours et le coup de pouce de Montigny. Lorsqu’il vint pour la première fois prendre sa place au milieu de nous, Landrol, au même moment, parut à l’orchestre et s’y établit. Les premières scènes furent jouées mollement, avec hésitation. Montigny intimidait ses pensionnaires. En même temps la présence de Landrol nous embarrassait tous en nous menaçant d’une tempête.
Landrol attendait le moment qu’il s’était fixé, la scène sixième, pour tout dire, où la pièce s’engage. Il se leva bruyamment
« Je ne comprends rien à c’te pièce, dit-il. Je voudrais bien que Monsieur l’auteur m’expliquât ce qui s’est passé et pourquoi ce personnage change tout à coup de caractère. » J’étais près de Montigny et je me levai à mon tour. « C’est intolérable, m’écriai-je, intolérable! »
Montigny me mit la main sur le bras et dit très posément
« Continuons. Ça va très bien comme ça. »
Le coup était manqué. Landrol l’avait pris sur un ton que Montigny, par respect pour lui-même, ne pouvait pas laisser passer. Landrol disparut aussitôt de l’orchestre, pendant que mes interprètes et moi nous échangions des clins d’œil méphistophélistiques.
Je n’en avais pas encore fini. Landrol et Derval, qui n’était pas moins monté que lui, cherchèrent autre chose. Ils lancèrent sur moi les amis de Montigny et tous les habitués de la maison.
Il ne se passa plus de jour sans que l’un d’eux ne me prît à part et ne me dît
« Vous n’allez pas donner cette pièce-là au Gymnase? Vous ne voudriez pas compromettre le théâtre pour plusieurs années. Si vous tenez à être joué ici, faites quelque chose pour ici. Portez donc la Navette au Palais-Royal, où elle sera à sa place et où on la recevra à bras ouverts. » Je répondais invariablement « Montigny sait ce qu’il a à faire. C’est à lui de prendre une décision. S’il préfère me payer l’indemnité fixée par la Société des auteurs dramatiques, je retirerai ma pièce avec plaisir, »
À la longue et bien que Montigny ne cédât pas facilement, toute cette désapprobation qui l’entourait et ne s’arrêtait pas l’avait influencé. Il cessa de venir. La répétition générale eut lieu sans qu’il y assistât. Il fit plus. Il profita d’une grande première aux Variétés et glissa ma pièce le même soir, honteusement.  »

Source : Œuvres complètes d’Henry Becque, tome 3. 1924-1926. BnF/Gallica


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Publication aux Editions La Comédiathèque

Une exécution, Le Domino à quatre, Les Honnêtes Femmes, La Navette.

Ces quatre courtes pièces proposent quelques scènes de vie dans la France de la fin du XIXème siècle. Henry Becque, le père de la « comédie rosse », situe l’action au guichet d’une gare de province (Une exécution), dans un café (Le Domino à quatre), chez une bourgeoise de province (Les Honnêtes Femmes) et dans le salon d’une femme entretenue à Paris (La Navette).

Ces quatre comédies ont en commun un humour pince-sans-rire, des dialogues ciselés et des chutes surprenantes. Très rarement représentées, elles offrent aux metteurs en scène créatifs une matière riche pour des distributions réduites (de 4 à 6 comédiens et comédiennes).

ISBN 9782377050857
Mars 2017
75 pages ; 18 x 12 cm ; broché.
Prix TTC : 9,90 €

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La Parisienne de Henry Becque
Illustration de la représentation du 11-11-1890 à la Comédie-Française. Source : BnF/Gallica

La Parisienne de Henry Becque

La Parisienne de Henry Becque

Comédie en trois actes et en prose, représentée pour la première fois à Paris sur le théâtre de la Renaissance le 7 février 1885. Reprise à la Comédie-Française le 11 novembre 1890. 
La courte pièce Veuve ! est souvent présentée comme le quatrième acte de La Parisienne. Elle a été publiée en 1897 dans la revue LVie Parisienne. Représentée pour la première fois en 1944 au Théâtre de Poche (indépendamment de La Parisienne). La Parisienne et Veuve ! ont été représentées à la Comédie-Française le 11/11/1986, dans une mise en scène de Paul Vecchiali.
Distribution : 3 hommes, 2 femmes
Texte intégral de la pièce La Parisienne  et de Veuve ! à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre. 
Lien vers la notice de La Parisienne sur data.libretheatre.fr
Lien vers la notice de Veuve ! sur data.libretheatre.fr

L’argument

Clotilde du Mesnil est une parisienne libre, avec un mari complaisant et un amant, Lafont. Mais Lafont est un amant jaloux. Clotilde trompe mari et amant avec Simpson, un jeune homme qui favorise la nomination de Du Mesnil au poste dont il rêvait. La liaison dure quelques mois, puis Simpson s’éloigne et l’amant en titre reprend sa place.
Dans Veuve ! , Clotilde vient de perdre son mari et reçoit un courrier abondant qu’elle commente. Arrive Lafont qui vient présenter ses condoléances… 

Quelques illustrations de représentations

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84363602/f432.item
Réjane dans le rôle de Clotilde, Théâtre du Vaudeville, 1885. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8405554w/f1.item
Illustration de la représentation du 11-11-1890 à la Comédie-Française. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8405554w/f2.item
Extrait des Nouvelles Littéraires du 30/06/1949. Représentations à la Comédie-Française pour fêter les 50 ans de la mort d’Henry Becque. Source : BnF/Gallica

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La Parisienne en vidéo

La Parisienne , Au théâtre ce soir le 18 septembre 1974,  sur le site de l’INA (extrait gratuit, intégralité en version payante)

Reportage sur la mise en scène de Didier Long en 2010, au théâtre Montparnasse à Paris avec Barbara Schulz, sur le site de CultureBox

 

Pour aller plus loin

Jules Lemaître, Impressions de théâtre. Troisième série. « Une représentation de la Parisienne, de M. Henry Becque. », 18 juin 1888 sur le site de l’OBVIL 

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Louison d’Alfred de Musset

Louison d’Alfred de Musset

Comédie en deux actes et en vers représentée pour la première fois au Théâtre-Français le 22 février 1849, publiée en 1850.
Distribution : 2 hommes, 3 femmes.
Texte intégral de la pièce à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre.
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L’argument

Louison, la fille d’un fermier, a été envoyée à Paris pour y être gouvernante chez sa marraine La Maréchale, son fils (Le Duc) et sa belle fille (La Duchesse). Elle s’appelle maintenant Lisette. Elle se trouve désemparée lorsque le Duc la courtise, lassé de sa jeune épouse qui fuit le monde de la Cour. Arrive alors Berthaud, un camarade d’enfance de Louison, qui vient la demander en mariage.
Une comédie charmante avec quelques monologues de femmes, drôles ou émouvants.

 

Quelques illustrations

Extraites des Oeuvres complètes illustrées d’Alfred de Musset. Tome 5.  Illustrations de Charles Martin. 1927-1929. Source : BnF/Gallica 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6434893n http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6434893n

 


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On ne saurait penser à tout d’Alfred de Musset
Oeuvres complètes illustrées. Illustrations de Charles Martin. 1927. Source : BnF/Gallica

On ne saurait penser à tout d’Alfred de Musset

On ne saurait penser à tout d’Alfred de Musset

Proverbe en un acte et en prose, publié en 1849 et représenté au Théâtre-Français le 30 mai 1849.
Distribution : 3 hommes, 2 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
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L’argument

Le baron vient chez la comtesse pour y trouver son neveu, le marquis de Valberg. A la demande du roi, le baron doit l’accompagner à Gotha, à la cour de Saxe en Allemagne. Mais le marquis veut le même jour demander la comtesse en mariage. Il lui sera difficile de mener à bien ces deux objectifs, les deux amoureux étant tellement distraits et étourdis.

Musset multiplie les jeux autour du langage dans cette courte pièce en un acte, qui rappelle les proverbes dramatiques, en vogue dans les salons aristocratiques des XVII et XVIIIèmes siècles.

Quelques illustrations

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6434893n/f157
Oeuvres complètes illustrées. Illustrations de Charles Martin. 1927. Source : BnF/Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k411493s/f104
Théâtre d’Alfred de Musset. Tome IV. Dessins de Charles Delort gravés par Boilvin. 1891. Source : BnF/Gallica

 


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Les deux trouvailles de Gallus : Margarita de Victor Hugo

Les deux trouvailles de Gallus : Margarita de Victor Hugo

Comédie en un acte et en vers, représentée pour la première fois en 1882 par le Cercle des arts intimes, dans le théâtre privé construit par le chanteur Gilbert-Louis Duprez dans son hôtel particulier. Cette comédie fait partie du diptyque, Les deux trouvailles de Gallus, avec le drame Esca :  deux parties de l’histoire du duc Gallus, publiées dans le recueil Théâtre en liberté. Création des pièces Margarita et Esca, à la Comédie-Française le 01/06/1923. (voir la notice sur les Archives du spectacle)
Distribution : 4 hommes, 1 femme
Texte à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
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L’argument

Dans un vieux burg en ruine, au fond de la forêt, le roi Gallus, incognito, guidé par son chambellan, factotum et confident, le vieux baron Gunich,  découvre une très belle jeune fille  Nella qui y vit avec son vieux père dans un dénuement complet.
Droite, pure et fière, Nella s’occupe de son père, le vieux baron d’Holburg qui fut exilé jadis ; elle aime et est aimée de George, jeune homme idéal mais hélas roturier. George n’est autre que le neveu de Gallus, que ce dernier écarta, enfant, du trône et envoya vivre dans la forêt, ignorant tout de ses origines. Gallus et Gunich, embusqués assistent aux serments d’amour des deux jeunes gens. Le duc surgit dès le départ de George et tente de séduire la jeune fille qui reste totalement insensible aux compliments et aux promesses du vieux libertin. Celui-ci signale alors au vieux Holburg les amours naissantes de sa fille et demande celle-ci en mariage… pour son neveu, à qui il offre le trône qui lui revient de naissance.

 

Présentation par Jean-Marie Villégier

Jean-Marie Villégier a mis en scène le diptyque en 2003. Présentation :

« Lʼoeuvre se présente comme un diptyque : un acte de 600 vers, un acte de 1000 vers. Cʼest probablement lʼun des chefs dʼoeuvre du poète. Elle retrace deux aventures dʼun même personnage, prince allemand du XVIIIe siècle, vieux libertin en quête de chair fraîche et dʼinnocence à troubler. Il y a là une méditation puissante et douloureuse sur le pouvoir, sur la vieillesse, sur la débauche et sur lʼamour. Composée près de quarante ans après Hernani, près de trente ans après Ruy Blas elle aurait pu prendre place dans le Théâtre en liberté. Créée à la Comédie–Française en 1923, elle semble, depuis lors, être retournée dans sa cachette, Les Quatre Vents de lʼEsprit, recueil dont elle constitue le noyau central.

Jamais Hugo dramaturge nʼa été plus économe à la fois et plus inspiré, plus éloquent et plus profond, virtuose du langage et sondeur des âmes. Le personnage de Gallus, despote éclairé, libertin grisonnant débauché et débaucheur, sceptique déclaré et sentimental honteux, est sans doute le plus complexe de tout son théâtre. Il appartient pleinement à lʼHistoire : nous sommes en Allemagne et à Paris, en cette fin de siècle des Lumières où les monarchies sont rongées par le doute, les aristocraties prises de vertige, ivres de décadence, au galop vers la mort.

Mais il appartient aussi, et pleinement, à lʼordre intime de la confession ou de lʼauto-analyse : lʼimprécateur sʼavoue joyeux drille, le vieux faune est un enfant. Lear est un Falstaff, qui est Roméo. À ses côtés, voici Nella puis Zabeth, ses deux trouvailles, lʼinnocente revenue de tout, la frivole qui nʼest dupe de rien. Deux portraits de femmes vibrants dans le clair-obscur.  »
Jean-Marie Villégier Septembre 2001 (pour en savoir plus : site web de l’Illustre théâtre)

 

Voir aussi l’illustration par Emile-Antoine Bayard de l’édition  « Les Deux trouvailles de Gallus » dans le recueil de poésies de Victor Hugo Les Quatre vents de l’esprit  sur le site Paris Musées

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L’Île des esclaves de Marivaux
L'Île des esclaves. Source : BnF/Gallica

L’Île des esclaves de Marivaux

L’Île des esclaves de Marivaux

Comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois le lundi 5 mars 1725, à l’Hôtel de Bourgogne par les Comédiens Italiens.
Distribution : 3 femmes, 2 hommes
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L’argument

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1051624b
L’Île des esclaves. Source : BnF/Gallica

Deux maîtres, Iphicrate et Euphrosine échouent après un naufrage dans une île gouvernée par des esclaves fugitifs, au large d’Athènes. Les lois de cette nouvelle république imposent aux esclaves de devenir maîtres et aux maîtres de devenir esclaves dans un but de rééducation de ces derniers.
Trivelin, responsable de l’île et garant de ses lois, explique le processus de rééducation des naufragés. Les maîtres vont perdre leurs noms et leurs habits qu’ils doivent céder à leur valet et servante, Arlequin et Cléanthis.
Ils devront écouter le portrait cruel que feront d’eux leurs serviteurs et reconnaître sa véracité. Trivelin se retire.
L’épreuve des maîtres atteindra son paroxysme lorsque Arlequin et Cléanthis projettent un double mariage : le valet avec la maîtresse et la servante avec le maître.
Euphrosine bouleverse Arlequin par ses pleurs et son discours émouvant.
Les serviteurs pardonnent à leurs maîtres. Les maîtres affranchissent leurs esclaves. Trivelin réapparaît pour consacrer cette humanité retrouvée de part et d’autre.

 

Un extrait

Trivelin.
Ne m’interrompez point, mes enfants. Je pense donc que vous savez qui nous sommes. Quand nos pères, irrités de la cruauté de leurs maîtres, quittèrent la Grèce et vinrent s’établir ici, dans le ressentiment des outrages qu’ils avaient reçus de leurs patrons, la première loi qu’ils y firent fut d’ôter la vie à tous les maîtres que le hasard ou le naufrage conduirait dans leur île, et conséquemment de rendre la liberté à tous les esclaves : la vengeance avait dicté cette loi ; vingt ans après, la raison l’abolit, et en dicta une plus douce. Nous ne nous vengeons plus de vous, nous vous corrigeons ; ce n’est plus votre vie que nous poursuivons, c’est la barbarie de vos cœurs que nous voulons détruire ; nous vous jetons dans l’esclavage pour vous rendre sensibles aux maux qu’on y éprouve ; nous vous humilions, afin que, nous trouvant superbes, vous vous reprochiez de l’avoir été. Votre esclavage, ou plutôt votre cours d’humanité, dure trois ans, au bout desquels on vous renvoie, si vos maîtres sont contents de vos progrès ; et si vous ne devenez pas meilleurs, nous vous retenons par charité pour les nouveaux malheureux que vous iriez faire encore ailleurs, et par bonté pour vous, nous vous marions avec une de nos citoyennes. Ce sont là nos lois à cet égard ; mettez à profit leur rigueur salutaire, remerciez le sort qui vous conduit ici, il vous remet en nos mains, durs, injustes et superbes ; vous voilà en mauvais état, nous entreprenons de vous guérir ; vous êtes moins nos esclaves que nos malades, et nous ne prenons que trois ans pour vous rendre sains, c’est-à-dire humains, raisonnables et généreux pour toute votre vie.

Pour aller plus loin

Sitographie proposée par Eduscol
Option théâtre Capes Lettre , épreuve orale
Fiche pédagogique réalisée par Nathalie HAMEN à partir de la mise en scène de Jean-Thomas Bouillaguet en 2012
Dossier de presse de la Comédie-Française, mise en scène de Benjamin Jungers en 2014.

Mise en scène de Jean-Luc Lagarce en 1994 : lien vers le site consacré à Jean-Luc Lagarce
« Le monde n’existe pas, il est ce que nous sommes, il est ce que nous voulons qu’il soit, nous le construirons bon et généreux ou dur et tyrannique. Nous sommes responsables de notre rôle, il suffit de prendre sa place. La mise en scène de notre théâtre, nous en sommes responsables. »

Comédie Française le 5 juillet 1939

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10507389x/f11

Article de Pierre Dux, le metteur en scène, à l’occasion de l’entrée du texte dans le Répertoire de la Comédie-Française. Source : BnF/Gallica

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