Deux pêcheurs en eau claire de Tristan Bernard
Pêcheurs à la ligne au Bois de Boulogne 1929 : [photographie de presse] / Agence Meurisse. Source : Bnf/Gallica

Deux pêcheurs en eau claire de Tristan Bernard

Deux pêcheurs en eau claire de Tristan Bernard

Comédie en un acte de Tristan Bernard, représentée pour la première fois le 20 février 1931 au Théâtre Tristan-Bernard.
Le texte a été publié en une dans Candide (grand hebdomadaire parisien et littéraire), le 26 mars 1931.
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L’argument

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9029429h
Pêcheurs à la ligne au Bois de Boulogne 1929 : [photographie de presse] / Agence Meurisse. Source : Gallica

Deux pêcheurs discutent tranquillement. Leur amitié naissante risque d’être contrariée par la révélation de l’un deux : il vient de sortir de Fresnes.

 

 

 

 


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Les Jumeaux de Brighton de Tristan Bernard

Les Jumeaux de Brighton de Tristan Bernard

Les Jumeaux de BrightonComédie en trois actes représentée pour la première fois le 16 mars 1908, au Théâtre Fémina (direction F. Gémier).
Distribution : 9hommes, 5 femmes (plusieurs rôles peuvent être interprétés par le même comédien)
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre

La comédie a été adaptée au cinéma en 1936, réalisation par Claude Heymann avec Raimu, Michel Simon, Suzy Prim, Charlotte Lyses et Germaine Aussey 

Résumé

Séparés à leur naissance à cause d’une affaire d’héritage, deux jumeaux ne soupçonnent ni l’un ni l’autre qu’ils ont un frère. Achille Beaugérard, avocat au Tribunal du Havre, porte le même nom que son frère jumeau, qui habite en Amérique et vient de débarquer au Havre pour affaires.
Achille Beaugérard I, après une dispute avec sa femme, va rendre visite à sa jeune et avenante voisine à qui il offre un voile de dentelle qu’il destinait à sa femme. Il doit s’absenter mais est rapidement remplacé par Achille Beaugérard II. Les quiproquos se multiplient.
Une adaptation des Ménechmes de Plaute.

Extrait de la conférence de Tristan Bernard  ayant précédé la première présentation au Théâtre Fémina le 16 mars 1908

« La pièce que nous allons avoir l’honneur de jouer devant vous est de Plaute, Titus Maccius Plautus, qui vivait environ deux cents ans avant l’ère chrétienne.
Je n’ai pas le dessein de vous raconter ici la vie de Plaute… D’abord, il faudrait la connaître. J’aurais pu, me direz-vous, me documenter en lisant le Larousse ; vous n’ignorez pas que beaucoup de conférences de pièces classiques sont précédées d’une lecture publique du Larousse. J’ai, en effet, songé à m’instruire ce matin, mais le Larousse était dans une chambre très froide ; j’ai donc jugé inutile de le déranger. D’autant que vous n’avez pas besoin de connaître la vie de Plaute pour comprendre la pièce qu’on va vous jouer.
Ce n’est pas une pièce très compliquée. Elle est plus simple et beaucoup moins enchevêtrée que les vaudevilles d’aujourd’hui. Les incidents s’y suivent très clairement, après une préparation pour ainsi dire immédiate. Ce n’est pas comme dans maints vaudevilles modernes où il faut suivre avec une attention scrupuleuse tous les personnages, leur mettre des petits drapeaux sur la tête, et ne perdre de vue aucun accessoire, car on ne sait pas ce que la montre placée au premier acte sous un des candélabres peut amener de complications deux actes plus tard. Dans la pièce de Plaute, les incidents ne sont pas préparés d’aussi longue main. C’est très frappant dans les Ménechmes, et surtout (note d’érudition) dans une autre pièce du même auteur : le Capitaine Fanfaron, Miles Gloriosus.
Donc, le vaudeville que vous allez voir est plus simple que nos vaudevilles actuels, mais il me semble que les situations y sont traitées plus complètement, plus « en comédie ». On ne s’y contente pas de l’effet mécanique d’une porte ou d’un auvent qui tombe sur le nez d’un homme, ou d’un lit qui sort brusquement d’un mur. L’effet y est commenté par des mots en situation. On y rit peut-être moins bruyamment, mais, ce me semble, avec beaucoup plus de reconnaissance. C’est ce qui doit arriver ce soir, si du moins le traducteur n’a pas trahi l’auteur.
Vous trouverez dans cette pièce des situations comiques que vous avez déjà vues assez souvent ailleurs. Il faut dire que, depuis deux mille ans que Plaute existe, il a eu des traducteurs avoués et pas mal de traducteurs inavoués. Il y a parmi les auteurs comiques beaucoup de gens qui se sont fournis chez Plaute, les uns directement, la plupart indirectement (car tout le monde ne le connaît pas), en prenant des scènes à d’autres auteurs qui, eux-mêmes, étaient des clients de Plaute. Je dois dire que Plaute avait pris ces situations à des auteurs encore plus anciens.
Ces emprunts peuvent très bien être involontaires : les auteurs comiques sont pareils aux abeilles qui sans s’être donné le mot, fabriquent partout leurs alvéoles de la même façon. Deux vaudevillistes normalement constitués, l’un Français et l’autre Chinois, arriveront au même développement dramatique s’ils partent d’un point de départ analogue.
J’espère que ces scènes connues auront néanmoins pour vous le charme de la nouveauté, si toutefois j’ai su garder à la pièce latine la fraîcheur éternelle qui m’a tant séduit quand je l’ai lue pour la première fois.
J’ai conservé des procédés d’ancien théâtre, tels que le monologue au public : un monologue franc, à l’avant-scène, est bon enfant et familier. Il y a dans ce genre de théâtre comme une passerelle entre la scène et la salle. Le personnage de la pièce prend le public comme confident ; le public est assez content, parce que c’est toujours flatteur d’être choisi par quelqu’un pour confident de quelque chose. D’autre part, l’acteur étant bien en face du public, on détaille son jeu plus à l’aise et l’on profite de sa bonne figure.
Les Jumeaux de Brighton ne sont pas une traduction. C’est une adaptation, une transposition. Je ne suis pas très fort en latin. Je vous dirai que, lorsque j’étais au lycée et qu’on traduisait du Plaute, j’étais loin de prêter à notre professeur la bienveillante attention que vous voulez bien m’accorder aujourd’hui ; pour dire le mot, je n’écoutais pas une syllabe.
Nous étions d’ailleurs beaucoup d’élèves dans mon cas, mais le professeur ne s’en inquiétait guère. Il avait un auditeur qui lui était plus cher que tous les autres : il s’écoutait lui-même. Il se berçait avec les phrases latines, et pendant ce temps-là, tous les petits élèves se livraient à des occupations favorites, selon leurs tendances. Les uns imprimaient dans le bois des pupitres des incrustations définitives : un nom profondément gravé dans le bois révélait aux générations futures qu’un tel n’avait pas été attentif à la leçon.
Moi, pendant qu’on traduisait Plaute, je faisais des pièces de théâtre; maintenant que mon métier m’oblige à écrire des pièces de théâtre, je traduis Plaute.
Je ne vous apporte donc pas une traduction de latiniste, mais un ouvrage d’auteur comique. J’ai lu, avec une attention que je qualifierai naturellement de scrupuleuse, différentes traductions de Plaute; j’ai été frappé de voir à quel point le mot essentiel de la phrase latine, le mot que l’auteur de théâtre avait voulu mettre en valeur, à quel point ce mot capital était noyé dans la phrase française. C’est que le traducteur, bon latiniste, n’était pas un écrivain de théâtre.
Il m’a semblé qu’il fallait retrouver chez l’auteur latin tous ses moyens de faire rire, non seulement l’agencement des situations, mais la façon de placer les mots, et mon ambition a été de vous amuser aujourd’hui exactement par les procédés qui avaient si bien réussi à Plaute, quand il faisait rire aux éclats le public romain d’il y a deux mille cent cinquante ans. Il est même assez curieux de constater que le public d’aujourd’hui rit pour les mêmes raisons et du même rire qu’à cette époque lointaine.
Mais, pour arriver à rendre à la pièce de Plaute la majeure partie de son effet, je me suis vu obligé de changer le milieu et l’époque. Je suis persuadé, en effet, que les pièces comiques ne réussissent pleinement que lorsque les personnages parlent la langue même du spectateur, car, entre le langage des différentes époques, c’est la langue actuelle qui possède la plus grande intensité, la plus grande force de pénétration.
C’est facile à expliquer : le langage comique s’use énormément parce qu’il nous sert à tout instant dans nos épanchements et dans nos discussions domestiques. Quand un mari a appelé sa femme « Petite rosse ! » pendant une dizaine d’années, cette expression finit par perdre sa force. Il faut qu’il trouve autre chose, il faut qu’il renouvelle son fonds d’injures, qui est comme éventé.
Nous avions, à la campagne, un vieux jardinier qui était très malheureux, parce que son fils se levait tard. Il faut dire que son fils arrivait du service militaire où il était trompette en pied. Au régiment, le trompette doit se lever de bonne heure, car c’est à lui de sonner le réveil. Du jour où ce jeune homme arriva au grade de trompette en pied, il confia le soin de sonner le réveil à un élève-trompette qui était chargé également de toutes les sonneries du matin, la visite du major, le rapport du colonel. Notre trompette en pied ne se levait qu’à dix heures un quart pour la soupe. Il avait gardé dans la vie civile cette bonne habitude qui désespérait son père. Alors, le vieux jardinier me disait : « Je ne sais plus quoi faire, je l’appelle « feignant », je l’appelle « limace », je l’appelle « vache », je ne sais plus comment l’appeler.
Voilà un exemple de plus de la nécessité de renouveler constamment la langue comique. Le langage noble, celui qui est usité dans les comédies dramatiques et dans les tragédies, c’est une autre affaire : il ne s’emploie pas constamment dans la vie. On reste quelquefois deux mois sans prononcer les mots d’honneur, de générosité, de vaillance, d’héroïsme : ces mots s’entendent rarement, même dans les familles les moins honnêtes. Ils se conservent donc plus longtemps, et, quand les auteurs dramatiques les emploient, ils sont moins usagés, comme on dit.
Je me suis trouvé dans la nécessité, pour traduire Plaute qui emploie des expressions violentes, de chercher dans l’argot tout à fait actuel des mots équivalents. Mais je ne pouvais laisser à des personnages qui parlaient notre français populaire des vêtements romains. Ils eussent ressemblé à des héros de la Belle Hélène. Du moment qu’ils parlaient votre langage, j’ai dû leur donner votre costume.
La grosse modification que j’ai introduite dans la pièce de Plaute, c’est le prologue. Le prologue du poète latin était en monologue. Il n’était, d’ailleurs, pas l’œuvre de Plaute, mais d’un chef de troupe. Le personnage du prologue venait faire le récit de la pièce aux spectateurs. Après leur avoir souhaité ce que je vous souhaite, c’est-à-dire salut et félicité, il leur recommandait de prêter à ses paroles une grande attention, car il leur racontait le sujet de la pièce dans le moins de mots possible. Un peu d’attention était évidemment nécessaire, car le postulat de ces pièces latines était compliqué, – pas si compliqué toutefois que celui de la Comédie des Erreurs, une pièce que mon illustre confrère en adaptation, William Shakespeare, a également tirée des Ménechmes.
Dans les Ménechmes, de Plaute, il n’y a qu’une paire de jumeaux. Mais cela ne suffisait pas au génie monstrueux de Shakespeare ; il en a imaginé simplement deux paires qui sont nées le même jour, dans la même maison : une des paires étant esclave de l’autre. Tout ce lot de phénomènes s’embarque à bord d’un navire… Il arrive à ce navire ce qui arrive généralement à tous les navires des pièces comiques : il fait naufrage. Les jumeaux se précipitent sur un mât déraciné. À l’extrémité de ce mât se trouvait un des jumeaux de la paire numéro 1 avec un jumeau de la numéro 2, tandis que les deux autres jumeaux correspondants se trouvaient à l’autre extrémité du mât. Par une dernière complaisance de la bourrasque, le mât est partagé en deux et chacun de ses morceaux va atterrir dans des rivages très lointains et très différents. Une vingtaine d’années après, la pièce commence, et il résulte de ce fait divers un peu anormal des complications, d’ailleurs pas toujours amusantes.
Dans la pièce de Plaute, qui est moins compliquée, un des jumeaux connaît l’existence de l’autre et il est même à sa recherche, il semble un peu invraisemblable, dans ces conditions, qu’il n’ait pas de méfiance au moment où commencent les quiproquos.
Dans les Ménechmes, de Regnard, qui sont aussi une adaptation de Plaute, un des jumeaux connaît également l’existence de l’autre et en profite pour commettre toutes sortes d’escroqueries. Cela gêne un peu le rire.
Je me suis efforcé d’imaginer un postulat d’après lequel aucun des jumeaux ne connaît l’existence de son frère. Il m’a fallu écrire une saynète, un petit lever de rideau qui expose les faits le plus clairement possible et qui se passe à Brighton (Angleterre) trente-sept ans avant le premier acte, qui se passe de nos jours. J’ai imaginé un concours de circonstances qui est, je vous l’accorde, un peu rare et exceptionnel, mais, ce me semble, assez plausible.
Je vous demanderai, d’ailleurs, un peu du crédit que le public accorde toujours aux auteurs comiques.
Les actes suivants se passent au Havre, trente-sept ans après le prologue.
Encore un peu de pédantisme :
En dehors des adaptations de Shakespeare et de Regnard, je signalerai parmi les nombreuses pièces qui ont mis en scène deux jumeaux : Prosper et Vincent, de Duvert et Lausanne, et Giroflé-Girofla. Dans ces deux pièces, les rôles des jumeaux ou des jumelles sont joués par le même artiste.
Il y a encore nombre de pièces dans le répertoire comique qui tirent leur effet de rire de ressemblances entre deux personnages. Je citerai : la Puce à l’oreille, de M. Georges Feydeau. Le Jumeau, de MM. Larcher et Monnier, mettait en scène un personnage qui se donnait alternativement pour deux hommes différents. Une situation analogue a été traitée également d’une façon très comique, dans le Coup de fouet de MM. Bilhaut et Hennequin. Citons encore parmi les anciennes pièces adaptées de Plaute : le Jumeau de Bergame de Florian.
Tous ces détails, qui vous intéressent plus ou moins, vous prouveront qu’à défaut de verve oratoire le conférencier a travaillé sérieusement la question dont il vous entretient aujourd’hui. »

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Triplepatte de Tristan Bernard et André Godfernaux
Théâtre de l'Athénée - Immense succès - Triplepatte - comédie en 5 actes de MM. Bernard et Godfernaux. Source : Théâtre de l'Athénée

Triplepatte de Tristan Bernard et André Godfernaux

Triplepatte de Tristan Bernard et André Godfernaux

Représentée pour la première fois au Théâtre de l’Athénée, le 30 novembre 1905.
Retraitement par Libre Théâtre à partir de l’édition 
Distribution : 15 hommes, 16 femmes.
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L’argument

Le vicomte Robert de Houdan est surnommé par ses amis Triplepatte du nom d’un cheval de course qu’il possède et qui se dérobe toujours.  Il lui est impossible de prendre la moindre décision et quand Boucherot, à qui il doit beaucoup d’argent, et la baronne Pépin, marieuse infatigable, organisent son mariage avec la gentille Yvonne Herbelier, il obtempère jusqu’au jour de la cérémonie…

Leriche (Baronne de Pépin), Lévesque (Vicomte de Houdan), Caumont (Mme Herbelier) dans Triplepatte. Dessin de Lourdey . Le Journal amusant – 16 décembre 1905. Source : BNF
Diéterlé (Yvonne) et Bullier (M. Herbelier) dans Triplepatte. Dessin de Lourdey . Le Journal amusant – 16 décembre 1905. Source : BNF

 

https://www.athenee-theatre.com/
Théâtre de l'Athénée - Immense succès - Triplepatte - comédie en 5 actes de MM. Bernard et Godfernaux. Source : Théâtre de l'Athénée

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Le Legs de Marivaux
Illustration de Bertall dans Théâtre complet de Marivaux. Paris: Laplace, Sanchez et cie, 1878.

Le Legs de Marivaux

Le Legs de Marivaux

Comédie en un acte et en prose de Marivaux représentée pour la première fois par les Comédiens Français, le 11 janvier 1736.
Distribution : 3 femmes, 3 hommes
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Illustration de Bertall dans Théâtre complet de Marivaux. Paris: Laplace, Sanchez et cie, 1878.

L’argument

Un testament lègue au Marquis 600 000 francs s’il épouse Hortense ou de lui en donner 200 000 s’il refuse ce mariage. Mais le Marquis, épris de la Comtesse, espère qu’Hortense le refusera afin de conserver l’intégralité du legs. De son côté Hortense, amoureuse d’un chevalier, se doute des sentiments du Marquis pour la Comtesse et essaie de presser sa déclaration, par l’entremise de Lisette, la suivante de la Comtesse et de Lépine, le valet de chambre du Marquis. Mais les caractères de chacun vont compliquer la situation. 

 

 

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L’Avare de Molière
Costume de Grand-Ménil (Harpagon). 1790. Source : Gallica

L’Avare de Molière

L’Avare de Molière

Comédie en cinq actes et en prose, représentée pour la première fois sur la scène du Palais-Royal le 9 septembre 1668. 
Distribution : 11 hommes et 4 femmes
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L’argument

Harpagon est noble, riche et avare. Il a deux enfants : Élise qui est amoureuse de Valère, un gentilhomme napolitain au service de son père en qualité d’intendant, et Cléante qui souhaite épouser Mariane, une jeune femme vivant chez sa mère sans fortune. Mais Harpagon a choisi pour ses enfants des partis plus avantageux et souhaite épouser lui-même Mariane. Cléante et Élise tentent de  déjouer les plans de leur père avec l’aide de Valère et de La Flèche, le valet de Cléante, qui vole la précieuse cassette d’Harpagon. Valère est accusé lorsqu’arrive Anselme qui doit épouser Élise et qui se révèle être le père de Mariane et de
Valère, rescapés d’un naufrage.

Illustrations sur Gallica

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b64006296
Costume de Grand-Ménil, qui a marqué la Comédie-Française par son interprétation d’Harpagon,  jouant de sa haute taille, sa maigreur et son sens des mimiques. (1790)Source : Gallica
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8528775g/f370.item
Constant Coquelin dit aîné dans le rôle d’Harpagnon. Source : Gallica
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84366907
Estampe de F. Pierdon. Source : Gallica
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53049746
Louis Leloir dans « L’avare », de Molière / dessin de Marevéry. Source: Gallica

 


L’Avare sur le site de l’INA

Création de « L’Avare » avec Michel Aumont à la Comédie Française (magazine12 sept. 1969) 
Interview de Michel Aumon et du metteur en scène  Jean Paul Roussillon 

Pièce jouée par les Comédiens Français, enregistrée pour la télévision au théâtre de l’Odéon, dans une mise en scène de Jean Paul Roussillon et une réalisation de René Lucot avec Simon Eine, Françoise Seigner, Jean Paul Roussillon, Francis Huster, Isabelle Adjani, Ludmila Mikael, Jacques Eyser,  Michel Aumont… Diffusée le 1er janvier 1974

Extrait du film de Jean Girault avec Louis De Funès et Michel Galabru (TF1 Actualités 20H, 24 décembre 1979)

 

Interview Michel Bouquet, dans l’Avare dans une mise en scène de Pierre Franck au théâtre de l’Atelier,  avec des extraits de la pièce

Dossiers de presse, dossiers pédagogiques

Parcours Molière. Dossier pédagogique de la Comédie-Française
Mise en scène de Catherine Hiegel avec Denis Podalydès. Dossier de presse de la Comédie-Française, 2009-2010
Mise en scène d’Alexis Moati et Pierre Laneyrie – octobre 2011 – Dossier Pièce (dé)montée
La minute pédagogique du Phénix (Académie de Lille): L’Avare mis en scène par Ludovic Lagarde par Etienne. 2015
Dossier consacré aux Avares et avaricieux  sur le Réseau Canopé

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La Paix du ménage ou Duel au canif de Guy de Maupassant
Julia Bartel à la Comédie-Française dans le Bourgeois gentilhomme [photographie de l'Atelier Nadar]. Source : BnF/Gallica

La Paix du ménage ou Duel au canif de Guy de Maupassant

La Paix du ménage ou Duel au canif de Guy de Maupassant

Comédie en deux actes, écrite en 1880, représenté pour la première fois à Paris à la Comédie-Française, le 6 mars 1893.
Distribution : 2 hommes, 1 femmes
Texte intégral de la pièce à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre.
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

Le comte Jean de Sallus est un homme infidèle, qui délaisse son épouse et multiplie les aventures avec de jeunes comédiennes. Sa femme, Madeleine, après s’être révoltée, a fini par prendre un amant, Jacques de Randol, qui est follement amoureux d’elle. Mais Sallus modifie brusquement son comportement et décide de reconquérir Madeleine. Celle-ci ne se laisse pas avoir…
Une courte pièce qui offre un beau rôle de femme déterminée.

Autour de la pièce

Le titre

Dans une lettre adressée à sa mère en 1880, Guy de Maupassant écrivait : « Je viens de retoucher, même de refaire toute ma petite pièce en un acte, autrefois en deux actes, sous le titre : La Paix du Foyer. Je la crois maintenant parfaite et je ne doute pas du succès quand je trouverai une occasion très favorable de la faire jouer. J’ai pris comme titre une réplique de la femme, le voici : Un duel au canif. C’est en effet un duel au canif entre elle et son mari. C’est en parlant de lui seul qu’elle emploie ce mot, bien entendu ; mais le public l’applique aux deux… » (note : la référence du duel au canif a disparu dans le texte final.

La nouvelle Au bord du lit

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7519808r

Le 23 octobre 1883, la revue Gil Blas publie en première page une nouvelle intitulée « Au bord du lit » , signée « Maufrigneuse » (pseudonyme de Maupassant). Elle reprend la situation et met en scène uniquement le Comte de Sallure et sa femme. On y retrouve l’argument de la pièce et quelques expressions « vous êtes à jeun ». La nouvelle se conclut quand le comte jette à sa femme son portefeuille contenant 6000 francs et que sa femme les accepte. (lien vers la revue sur Gallica)

La création à la Comédie-Française

Source : Le Temps 6 mars 1893. Sur Gallica

La « Paix du ménage »
Demain, le Théâtre-Français donnera la première représentation d’une comédie en deux actes de M. Guy de Maupassant. L’éminent écrivain, toujours en proie à la terrible maladie qui l’a frappé, n’aura point la douce consolation d’entendre les applaudissements qui seront prodigués à son oeuvre; même, s’il les entendait, il ne les comprendrait point. Il était assez difficile, en une- aussi pénible circonstance, de savoir exactement comment le fécond romancier avait été amené à écrire la pièce de théâtre dont il s’agit. D’après les renseignements, puisés à bonne, source, que nous avons recueillis, il nous semble que les détails qu’on a fournis jusqu’ici à ce sujet sont un peu incomplets : qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son. La vérité serait plutôt ce qui suit: M. Guy de Maupassant, lorsqu’il écrivit la Paix du foyer (c’était alors le titre de la comédie), songea tout d’abord, pour le rôle de la femme,  à Mlle Réjane. L’excellente comédienne était alors au théâtre du Vaudeville, où elle se morfondait un peu. L’écrivain donna sa pièce au directeur, Raymond Deslandes. Celui-ci l’accepta avec plaisir. Mais d’autres comédies plus importantes étaient en répétition. La Paix du foyer attendit, et, sur ces entrefaites,  Mlle Réjane quitta le Vaudeville
La pièce partit aussi, l’auteur tenant essentiellement à son interprète, et attendit de nouveau l’occasion nécessaire. Pourquoi ne la jouerait-on pas dans un cercle, dans un salon ? dit M. de Maupassant.
Entendu, répondit Mlle Réjane. Mais mon directeur, M. Porel, ne veut me donner l’autorisation de jouer votre comédie que si, ensuite, on la représente sur son théâtre, à l’Odéon.
M. de Maupassant fit la moue L’Odéon, répliqua-t-il, c’est bien loin. Et on ne reparla plus de la Paix du foyer.
Les années se passèrent, Des amis de l’écrivain causèrent de la pièce, au Théâtre-Français. Mais M. de Maupassant, qui est – nous allions dire qui était très entier, très autoritaire, posa en quelque sorte ses conditions : « Aux Français, je veux, je veux Mlle Bartet. Et puis j’entends ne point passer devant la commission d’examen. Si je lis ma pièce au comité, c’est qu’elle sera reçue d’avance. » On négocia longtemps sur toutes ces questions sans arriver à s’entendre.
Survint la maladie de l’écrivain et la catastrophe finale. Les amis de M. de Maupassant songèrent de nouveau à la Paix du foyer. (Le titre, depuis, a été changé : on sait que M. Auguste Germain a fait représenter aux matinées du Vaudeville une jolie pièce du même nom.) Et ils portèrent le manuscrit à M. Alexandre Dumas, en lui demandant, s’il le jugeait convenable, d’intercéder en sa faveur auprès de M. Jules Claretie.
M. Alexandre Dumas lut la pièce, et il écrivit à l’ami fidèle de l’écrivain qui la lui avait apportée le billet suivant : 

« Cher monsieur,
Je viens de lire la Paix du foyer. C’est excellent. Le succès est sûr et sera productif. J’écris dans ce sens à Claretie. Je lirai au comité et je ferai toutes les répétitions nécessaires, très heureux de prouver à Maupassant, bien qu’il ne doive jamais le savoir, la grande estime et la grande affection que j’avais pour lui. » ALEXANDRE DUMAS

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53144749f
Julia Bartel à la Comédie-Française dans le Bourgeois gentilhomme [photographie de l’Atelier Nadar]. Source : BnF/Gallica

Le Théâtre-Français se décida. Et la pièce entra bientôt en répétition. Demain, tous les admirateurs et amis de l’auteur tiendront à venir l’applaudir. (…) Mme de Maupassant mère a eu une bien touchante pensée. Il est de mise que l’auteur d’une œuvre nouvelle envoie aux artistes femmes qui y interprètent des rôles des corbeilles de fleurs. Voici comment Mme de Maupassant enverra les fleurs que doit recevoir Mlle Bartet. Elle a écrit à M. Paul Ollendorff: « Je voudrais que vous me fassiez connaître immédiatement, c’est-à-dire aussitôt que la chose paraîtra irrévocable, la date de la première représentation, afin que les fleurs que je destine à Mlle Bartet puissent arriver pour ce jour-là. Je veux que ces fleurs soient coupées tout exprès au dernier moment, afin d’arriver dans toute leur fraîcheur. »
Cette dernière phrase, sûrement, fera autant de joie à Mlle Bartet que tous les applaudissements qu’elle recueillera demain. AD. ADERER.

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Les Pieds nickelés de Tristan Bernard
Source : Bibliothèque numérique de l’INHA – Collections Jacques Doucet

Les Pieds nickelés de Tristan Bernard

Les Pieds nickelés de Tristan Bernard

Comédie en un acte, représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre de l’Œuvre le 15 Mars 1895, publiée en 1899 aux Editions Ollendorff (disponible sur Gallica), dédiée à  Louis-Alfred Natanson. Il s’agit de la première pièce de Tristan Bernard.
Distribution : 3 hommes, 4 femmes (plusieurs rôles peuvent être interprétés par le même comédien)
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre

Argument

Alain et Francine, un jeune couple, ont absolument besoin de dix mille francs pour rembourser Ronchaud, un ami du père d’Alain. Mais tout le monde a les pieds nickelés dès qu’il s’agit de prêter la forte somme. Mis par hasard en possession de l’argent, Alain a lui-même les pieds nickelés quand Ronchaud revient chercher son dû…

Extrait

Alain. – Es-tu sûre qu’il ait gagné six cent mille francs ? Les gens d’affaires font entre eux des affaires extraordinaires. Ils achètent très cher des choses – qu’ils ne paient pas, et les revendent encore plus cher à des gens qui ne les paient pas. Ils doivent toucher des fortunes, ils y comptent, et cette ferme espérance les soutient.
Francine. – Mais de quoi vivent-ils tous ? Qui paie leur loyer et leurs voitures ?
Alain. – De soi-disant petites commissions, dont quelques bonnes poires de province ou quelques fils de famille alimentent le marché. Ils vivent richement, au jour le jour, et quand leur vaisselle plate n’est pas au clou, ils y mangent leur vache enragée.
Francine. – Et voici comment se résume notre situation : les gens qui voudraient bien obliger n’ont pas d’argent ; quant à ceux qui ont de l’argent…
Alain. – Ils ne marchent pas. Ils ont, comme on dit, les pieds nickelés. Ils sont lourds à remuer, ainsi que des tirelires pleines. Leurs pieds nickelés ne sont que de vains ornements.

La création en 1895

La première pièce de Tristan Bernard est créée au Théâtre de l’Œuvre, dirigée par Lugné-Poë, qui jouera dans la pièce avec sa femme Suzanne Després. On soulignera l’extrême variété du programme proposé par le Théâtre de l’Œuvre le 15 mars 1895 puisque les Pieds Nickelés côtoient la pièce symboliste Intérieur de Maurice Maeterlinck. Le programme est dessiné par Maurice Denis.

 

https://www.vangoghmuseum.nl/en/prints/collection/p1350V2000
Lithographie dessinée par Maurice Denis pour le programme de l’Œuvre du 15 mars 1895. (La scène d’André Lebey, La vérité dans le vin de Charles Collé, Les pieds nickelés de Tristan Bernard et Intérieur de Maurice Maeterlinck). Source : Musée Van Gogh Museum Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)

 

Illustration de la première édition par Toulouse-Lautrec

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/idurl/1/13119
Lithographie pour l’édition Ollendorff de 1895.Source : Bibliothèque numérique de l’INHA – Collections Jacques Doucet

L’expression « les pieds nickelés »

L’expression signifie à la fin du XIXème siècle « être de mauvaise volonté ». On la trouve fréquemment dans la presse de l’époque. L’origine de cette expression est confuse. Elle fait référence soit aux « pieds en nickel », trop précieux pour servir à marcher ou travailler, soit aux « pieds niclés », pieds atteints de rachitisme, noués, mal formés, ne permettant donc pas un travail soutenu.

Après la pièce de Tristan Bernard, Louis Forton a créé sous ce nom trois héros de bandes dessinées dans l’hebdomadaire l’Épatant en 1908. Louis Forton a continué à dessiner les Pieds nickelés jusqu’à sa mort en 1934, date après laquelle la série sera continuée par Aristide Perré puis Albert Badert. Il faudra néanmoins attendre sa reprise par Pellos de 1948 à 1981 pour que les Pieds nickelés renouent avec le succès. Ce sont de petits filous sans envergure illustrés d’abord par leurs coups tournent souvent mal et les entraînent fréquemment en prison, d’où le sens actuel d’archétype du malfaiteur médiocre.


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L’Etrangleuse de Tristan Bernard

L’Etrangleuse de Tristan Bernard

Pièce de théâtre, comédie en un acte (5 scènes), jouée à la Boîte à Fursy, extraite du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 3 hommes, 2 femmes
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L’argument

La Comtesse est seule dans son château avec son vieux serviteur de 97 ans et sa servante, Florentine, qui s’avère être une étrangleuse, placée dans cette maison il y a six mois, par la Société des Etrangleurs du grand Monde pour dévaliser la Comtesse. Avec l’aide du Grand Bibi, elle tente de voler le coffret rempli de bijoux. Mais rien ne se passe comme prévu.

Pièce illustrée (1908)

Source : BnF/Gallica






Extrait

Florestine. – J’ai cru qu’ils ne s’en iraient pas. C’est curieux, quand on est sur le bord du crime, quelle impatience fébrile on ressent. (Au public.) Placée dans cette maison il y a six mois, par la Société des Etrangleurs du grand Monde, j’ai épié, jour et nuit, minute par minute, les habitudes de la Comtesse. Je me suis insinuée dans sa confiance, et maintenant, ô triomphe de ma perfidie ! l’heure est venue d’accomplir mon forfait. S’il ne s’était agi que de la Comtesse, je n’aurais pas eu besoin de complice. Autour de son frêle cou aristocratique, mes doigts plébéiens, noués avec vigueur, auraient fait joyeusement leur besogne de haine. Et son râle de mort aurait été une musique enivrante.

Une voix, à l’orchestre. – Oh ! la poison !…

Florestine. – Mais, à ses cris, on aurait pu arriver, m’arrêter… Alors j’ai prié la Société de m’adjoindre un bon ouvrier, le Grand Bibi du sixième. (Ouvrant la porte de gauche.) Arrivez, le Grand Bibi.

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Un dramaturge en plein labeur de Tristan Bernard
Tristan Bernard et Georges Berr / dessin de Yves Marevéry. Source : BnF/Gallica

Un dramaturge en plein labeur de Tristan Bernard

Un dramaturge en plein labeur de Tristan Bernard

Saynète. Retraitement par Libre Théâtre à partir du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 2 hommes
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L’argument

Un auteur de théâtre, revenu d’une partie de poker à 7 heures du matin, est appelé par un ami puis par le directeur du théâtre auquel il a promis sa nouvelle pièce. Il ne se souvient plus de la pièce, la confond avec une autre… heureusement son secrétaire est là…

extrait : « Oui, oui, je sais que tu es un homme de théâtre… Mais, tout de même, un petit quelque chose qui n’irait pas pourrait te faire mauvaise impression… Tu trouves que je suis en retard ?… Voyons, mon vieux, de quoi te plains-tu? Je t’avais promis la pièce pour le 5 février ? Eh bien, je t’affirme qu’à midi précis, le 15 mars, je te l’apporterai… Ben quoi ! Cela fait quarante jours… Je suis en avance sur le retard normal !… Tu es extraordinaire ! Tu sais pourtant ce que c’est que d’écrire une pièce ! On ne peut pas commander à ses facultés créatrices ! »

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53129876t
Tristan Bernard et Georges Berr / dessin de Yves Marevéry. Source : BnF/Gallica

 

 

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Un mystère sans importance de Tristan Bernard
Tristan Bernard. Photographie de presse par l'Agence Rol. 1921. Source : Bnf/ Gallica

Un mystère sans importance de Tristan Bernard

Un mystère sans importance de Tristan Bernard

Saynète, jouée dans une matinée de bienfaisance. Retraitement par Libre Théâtre du recueil Théâtre sans directeur (Editions Albin Michel, 1930). Source BnF/Gallica
Distribution : 3 hommes, 2 femmes
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L’argument

Roseleur, un avocat, trouve dans la poche de son pardessus son mouchoir dont le coin est noué. Quel est ce mystère ? Pourquoi a-t-il fait ce nœud à son mouchoir ? A quel propos ? En quelle circonstance ? Il a beau songer, réfléchir, appliquer à ce problème toutes ses meilleures méthodes d’investigation, il ne trouve pas. Il interroge en vain sa bonne, son ami, qui le trouve bizarre et sa petite amie, qui le trouve très distant : il ne songe qu’à remonter au moment il aurait fait ce nœud. Le mystère s’éclaircit quand un monsieur vient rapporter le pardessus de Roseleur, échangé par erreur avec le lien dans le vestiaire du Congrès de jurisprudence. Il récupère son propre pardessus (et son mouchoir noué) et Roseleur sa tranquillité d’esprit.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53073770z
Tristan Bernard. Photographie de presse par l’Agence Rol. 1921. Source : Bnf/ Gallica
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