Pièce en trois actes

Les Héritiers Rabourdin de Emile Zola
Illustration extraite des Oeuvres complètes illustrées de Émile Zola. Tome 31 : Théâtre. Editions Fasquelle. 1906. Source : BnF/Gallica

Les Héritiers Rabourdin de Emile Zola

Les Héritiers Rabourdin de Emile Zola

Comédie en trois actes, représentée pour la première fois à Paris sur le Théâtre de Cluny le 3 novembre 1874.
Distribution : 6 hommes, 4 femmes
Texte intégral de la pièce et préface à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
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L’argument

Rabourdin est l’ancien drapier de la place du Marché. Sa famille et son entourage sont persuadés qu’il va laisser un héritage considérable : ils multiplient les visites et les cadeaux depuis dix ans. Seule sa filleule Charlotte est au courant de son imposture : il est ruiné. Alors que Charlotte s’apprête à se marier, elle lui réclame sa dot et Rabourdin lui apprend qu’il l’a également engloutie. Charlotte décide alors de se venger et de reconstituer la somme que Rabourdin lui doit, en utilisant la crédulité et la rapacité de ses héritiers, tout en donnant une bonne leçon à son parrain.

La préface

Cette farce est inspirée de Volpone de Ben Jonson. Emile Zola, en réponse aux violentes critiques qui ont accompagné la création de la pièce, a expliqué sa démarche dans une préface rédigée le 1er décembre 1874. Extrait : 

Je le répète, ma cause n’est pas isolée. J’ai plaidé ici pour tout un groupe d’écrivains. Je n’ai pas l’orgueil de croire que ma mince personnalité a suffi pour soulever tant de colères. Je suis un bouc émissaire, rien de plus. On a frappé en moi une formule plutôt qu’un homme, la critique voit grandir devant elle un groupe qui s’agite fort et qui finira par s’imposer. Elle ne veut pas de ce groupe, elle le nie ; car, le jour où elle lui reconnaîtrait du talent, elle serait perdue. Il lui faudrait accepter l’idée de vérité qu’il apporte avec lui, ce qui la forcerait à changer son critérium. Ce n’est pas ma pièce, je le dis encore, qu’on a exécutée : c’est la formule naturaliste dont elle paraît procéder. Et je ne veux pour preuve du parti-pris de la critique, que sa mauvaise foi dans le compte rendu de la première représentation. Pas un critique n’a confessé que les Héritiers Rabourdin avaient été vigoureusement applaudis. À ce propos, je citerai un mot profond, que me disait, à la sortie du théâtre, un illustre écrivain ; il me serrait la main, il ajoutait pour tout compliment : « Demain, vous serez un grand romancier. » Le lendemain, en effet, des gens qui, depuis dix années, me refusent tout talent, exaltaient mes romans pour mieux assommer ma pièce. Je rapporterai ici un autre mot, terrible celui-là, prononcé par un romantique impénitent qui a entre les mains une feuille de grande publicité, dont il a fait une boutique politique et littéraire ; il endoctrinait son critique dramatique. Il me désignait à ses foudres, en répétant tranquillement, à haute voix, sans se gêner : « Il a trop de talent, il est dangereux ; il faut l’enrayer. » Je n’ai rien mis dans ma pièce de plus abominablement cru, de plus sanglant contre la vilénie humaine.

 

Illustration extraite des Oeuvres complètes illustrées de Émile Zola. Tome 31 : Théâtre. Editions Fasquelle. 1906. Source : BnF/Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5495502j
Illustration extraite des Oeuvres complètes illustrées de Émile Zola. Tome 31 : Théâtre. Editions Fasquelle. 1906. Source : BnF/Gallica

Pour en savoir plus : 

Lien vers le Théâtre de Zola sur Libre Théâtre
Lien vers la Biographie de Zola sur Libre Théâtre
Lien vers le théâtre de Zola et le naturalisme sur Libre Théâtre

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Les Fourberies de Scapin de Molière
Scène des Fourberies de Scapin. Acte II, scène VI. L'Haridon Octave Penguilly. Source : Comédie-Française/ RMN

Les Fourberies de Scapin de Molière

Les Fourberies de Scapin de Molière

Comédie en trois actes et en prose, représentée pour la première fois au théâtre du Palais-Royal le 24 mai 1671.
Distribution : 7 hommes, 3 femmes
Texte à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
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L’argument

Alors que leurs pères sont partis en voyage, Octave, fils d’Argante et Léandre, fils de Géronte, se sont épris l’un de Hyacinthe, jeune fille pauvre et de naissance inconnue qu’il vient d’épouser, le second de la « jeune Égyptienne » Zerbinette.
Au retour d’Argante, Octave, très inquiet de la réaction paternelle à l’annonce de son union et ayant besoin d’argent, demande son aide à  Scapin, valet de Léandre. Argante, furieux, rencontre Géronte et lui apprend qu’il a appris par une indiscrétion de Scapin que Léandre s’est également mal conduit. Léandre, après s’être fait vertement sermonner par son père, menace Scapin mais rapidement le supplie de l’aider car il doit rassembler une rançon pour  que Zerbinette ne soit pas emmenée en Egypte.
Scapin réussit à extorquer aux deux pères les sommes dont ont besoin leurs fils. Il décide de se venger de Géronte, en lui faisant croire que sa vie est en danger et en le cachant dans un sac. Scapin simule des attaques et Géronte, dans son sac, reçoit de nombreux coups de bâton, jusqu’à ce qu’il découvre la fourberie de Scapin. Il s’apprête à se venger quand on découvre qu’Hyacinthe est la fille cachée de Géronte et Zerbinette la fille d’Argante, qui avait été enlevée quand elle était enfant.

Les sources

Extraits de la notice historique consacrée aux Fourberies de Scapin sur le site de la Comédie-Française

« L’intrigue est empruntée à l’auteur latin Térence (2e siècle avant Jésus-Christ), de la comédie intitulée Phormio (en français Phormion), du nom du personnage principal, type traditionnel du « parasite » hérité de la Comédie nouvelle illustrée en Grèce par Ménandre, sorte de filou réjouissant, sans morale ni respect. La comédie de Térence, elle-même imitée d’un modèle grec perdu (attribué à Apollodore), met en scène des fils qui épousent sans autorisation, en l’absence de leurs pères respectifs, des jeunes filles dont il faut racheter la liberté. Les esclaves fripons qui sont au service des jeunes gens, soutenus par l’inventivité du parasite, aboutissent au triomphe de la jeunesse, un peu aidé par d’opportunes reconnaissances. »

« Autres sources littéraires des Fourberies de Scapin :
À ses contemporains et prédécesseurs immédiats, Molière emprunte des bouts de scène : à Rotrou ( La Sœur, 1645), le début de l’acte I, à Cyrano de Bergerac ( Le Pédant joué) la célèbre scène du « Que diable allait-il faire dans cette galère? » (elle-même inspirée d’une pièce italienne de Flaminio Scala, Il Capitano, 1611) et le récit de Zerbinette à Géronte. Tous ces emprunts sont en réalité des variations sur des procédés comiques traditionnels, qu’ils soient originaires de la comédie antique, de la farce française ou de la commedia dell’arte italienne.  »

« Sans doute Les Fourberies de Scapin ont toute l’apparence d’une farce : comique de gestes (coups de bâtons, quiproquos, gags visuels), de situation (la traditionnelle opposition des pères et des fils), de personnages (caricatures qui deviennent des « types »), de langage (répétitions, jargons, accumulations), mais c’est une farce écrite, dont la langue témoigne du génie littéraire de Molière. L’improvisation existe seulement dans le jeu des interprètes. »
Lien vers le texte intégral de l’article sur le site de la Comédie-Française

 

Quelques illustrations issues des bibliothèques numériques

Voir aussi le document réalisé à l’occasion des représentations des Fourberies de Scapin, mis en scène par Denis Podalydès : parcours sur les liens de Molière avec la comédie italienne dans les collections iconographiques de la Comédie-Française sur le site de la Comédie-Française

http://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/l-haridon-octave-penguilly_scene-des-fourberies-de-scapin-acte-ii-scene-vi?force-download=384075
Scène des Fourberies de Scapin. Acte II, scène VI. L’Haridon Octave Penguilly. Source : Comédie-Française/ RMN
http://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/laurent-cars_les-fourberies-de-scapin_eau-forte_burin-estampe?force-download=929511
Les Fourberies de Scapin par Laurent Cars, d’après François Boucher. Eau-forte du XVIIIème siècle. Source : RMN
http://bibliotheque.bordeaux.fr/in/faces/details.xhtml?id=h::BordeauxS_B330636101_DP080_020_01&jscheck=1
Desforges, dans le rôle d’Argante, des Fourberies de Scapin. Gravure du XIXème siècle. Source : Bibliothèque de Bordeaux.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53049843k/f1.item
Charles Esquier dans « Les fourberies de Scapin » de Molière / dessin de Yves Marevéry. 1906. Source : BnF/Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5840250m
Oeuvres de Molière. Les fourberies de Scapin. Illustrations par Jacques Leman et Maurice Leloir . 1882-1896. Source : BnF/Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9006705n/f1.item
Les fourberies de Scapin, comédie de Molière : costume de Baptiste cadet (Géronte) / gravé par Maleuvre. 1807. Source : BnF/Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90389548/f1.item
La Foire St Sulpice : les artistes du Vieux Colombier jouant les « Fourberies de Scapin » / Agence Meurisse. 1922. Source : BnF/Gallica

Les Fourberies de Scapin sur le site de l’INA

Les Fourberies de Scapin de Molière, mis en scène par Jean-Pierre Vincent au Festival d’Avignon – 1990

Dans sa mise en scène, présentée dans la Cour d’honneur du Palais des Papes d’Avignon au cours de l’été 1990, Jean-Pierre Vincent met en valeur ce caractère métathéâtral du personnage, faisant de son spectacle un hommage au théâtre, souligné par une scénographie évoquant à la fois un quartier pauvre de Naples et une scène de théâtre. Les deux vieillards, interprétés par Mario Gonzales et Jean-Paul Farré, sont tous deux masqués, face à un Scapin à la fois innocent et cruel, malheureux et ironique, assumé par un Daniel Auteuil très physique. Source : INA

Les Fourberies de Scapin mises en scène par Jean-Louis Benoît à la Comédie-Française

Au rebours de la tradition dominante, Philippe Torreton n’est pas un Scapin virevoltant et bouffon : au milieu d’une troupe déchaînée, il présente au contraire un calme désabusé, une gravité mélancolique et une surprenante économie de gestes. Solitaire et lucide sur les égoïsmes qui l’entourent, il semble intervenir dans les intrigues des autres personnages par pure passion du jeu, se jouant d’eux comme le ferait un montreur de marionnettes. La mise en scène tout entière est placée sous le signe de l’amour du théâtre, à commencer par la fameuse scène du sac, encadrée par un second rideau de scène. Source : INA

À voir aussi sur le site de l’INA

Mise en scène pour la télévision en 1965 par Jean Kerchbron avec Charles Denner dans le rôle de Scapin. Lien vers un extrait gratuit sur le site de l’INA

Réalisation pour la télévision, interprétation par les Comédiens Français. Pour retrouver l’atmosphère de commédia dell’arte et le ton de farce qui imprégnent la pièce de Molière, Jacques Echantillon a transposé « Les Fourberies de Scapin » dans un décor, des costumes et une mise en scène suggérant le cirque et ses artistes. Lien vers un extrait gratuit sur le site de l’INA

Note sur les personnages par Denis Podalydès

Notes de travail illustrées  avec les maquettes de costumes réalisées par  Christian Lacroix sur le site de la Comédie-Française

 

 

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L’enlèvement de Henry Becque
Henry Becque par Rodin. Gravure à la pointe sèche. 1885. Source : Musée Rodin

L’enlèvement de Henry Becque

L’enlèvement de Henry Becque

Comédie en trois actes représentée pour la première fois à Paris sur le Théâtre du Vaudeville le 18 novembre 1871.
Distribution : 3 hommes, 4 femmes
Texte intégral de la pièce à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
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L’argument

La jeune Emma choquée par la conduite de son mari Raoul De Sainte-Croix a quitté Paris et s’est installée dans leur maison de campagne, accompagnée de sa belle-mère. Antonin De la Rouvre vient souvent lui tenir compagnie. Raoul, pressée par sa mère, tente une réconciliation mais Emma ne le supporte plus et n’a pas l’espoir de le voir changer.  Antonin annonce son départ pour les Indes. Arrive alors Antoinette, comtesse Bordogni, la maîtresse de Raoul, qui se trouve être la femme d’Antonin, qu’elle a trompé et dont il s’est séparé. Après une ultime dispute, Raoul retourne à Paris. Emma décide partir avec Antonin pour les Indes.

Une pièce féministe ?

Même si certaines tirades sont assez verbeuses, Becque campe avec talent les différents personnages de cette pièce et notamment Emma, la jeune épouse qui refuse d’accepter la conduite de son mari et sa condition d’épouse. Alors que Henry Becque est décrit comme misogyne à son époque, certaines tirades ont fait scandale lors de sa représentation, alors que la question du divorce faisait l’objet de débats.
Le monologue de la scène 5 de l’acte III suit une discussion d’orageuse qu’Emma a eu avec sa belle-mère.

Femme vulgaire, diseuse de futilités et de lieux communs, oui, tu es bien la mère de ton fils, et tu lui es supérieure encore. Ton existence au moins ne manque pas d’harmonie ; elle a la grandeur des choses régulières. Tu as été loyale, dévouée, charitable ; tu as été frivole aussi et bornée, c’est le lot des femmes, à ce qu’il paraît, tu l’as accepté. Mais ton misérable fils, cet homme nul et malfaisant, comblé jusqu’à l’injustice des faveurs de ce monde, et qui ne rend au monde que des exactions !

Il faut prendre un parti où je ne compte plus qu’avec moi-même, après m’être sacrifiée trop longtemps. Honneur, devoir, considération, j’ai respecté ces grands mots autant qu’une autre, et j’aurais voulu donner le spectacle d’une intelligence libre soumise à des règles déterminées. Mon mari ne me l’a pas permis. Il n’est plus, à mes yeux, qu’un pavillon neutre dont il faut se couvrir ou se dégager.

Ce que je préférerais, je le sais. Me séparer, dignement, sans éclat ; mais mon mari, ou plutôt sa mère, n’y consentira jamais. Un procès m’épouvante ; que d’histoires, pour le perdre peut-être. Partir alors ! Ah! partir! que de choses dans ce mot ! Amour, épanouissement, fantaisie ! Mais c’est se déshonorer en s’affranchissant !

Ah ! que les hommes sont heureux ! Leur destinée est libre ; leurs forces indépendantes ! Ils ont tous les privilèges, ceux de la pensée et ceux de l’action ! Ils ne s’épuisent pas comme nous dans des combats intérieurs où notre vie entière est engagée et qui n’ont pour objet que l’amour. L’amour, une déchéance pour nous et pour eux un titre de plus ! Art, science, philosophie, politique, toutes les voies leur sont ouvertes. Ils écrivent, ils parlent, ils enseignent. Ils conduisent de grandes affaires ou soutiennent de grandes luttes. Ils donnent leur sang pour leur pays, et ce sacrifice à certaines heures est si solennel que les plus humbles, en tombant héroïquement, sauvent l’honneur d’une nation!

 

Henri Becque décrit ainsi l’accueil de cette pièce dans la préface qu’il rédige 25 ans après la première représentation : « Elle a été jouée au Théâtre du Vaudeville le dix-huit novembre mil huit cent soixante et onze. Elle a été sifflée et huée le premier soir, massacrée le lendemain par toute la critique elle a eu cinq représentations. »

Lien vers la Biographie de Henry Becque sur Libre Théâtre
Lien vers le Théâtre de Henry Becque sur Libre Théâtre

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La Parisienne de Henry Becque
Illustration de la représentation du 11-11-1890 à la Comédie-Française. Source : BnF/Gallica

La Parisienne de Henry Becque

La Parisienne de Henry Becque

Comédie en trois actes et en prose, représentée pour la première fois à Paris sur le théâtre de la Renaissance le 7 février 1885. Reprise à la Comédie-Française le 11 novembre 1890. 
La courte pièce Veuve ! est souvent présentée comme le quatrième acte de La Parisienne. Elle a été publiée en 1897 dans la revue LVie Parisienne. Représentée pour la première fois en 1944 au Théâtre de Poche (indépendamment de La Parisienne). La Parisienne et Veuve ! ont été représentées à la Comédie-Française le 11/11/1986, dans une mise en scène de Paul Vecchiali.
Distribution : 3 hommes, 2 femmes
Texte intégral de la pièce La Parisienne  et de Veuve ! à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre. 
Lien vers la notice de La Parisienne sur data.libretheatre.fr
Lien vers la notice de Veuve ! sur data.libretheatre.fr

L’argument

Clotilde du Mesnil est une parisienne libre, avec un mari complaisant et un amant, Lafont. Mais Lafont est un amant jaloux. Clotilde trompe mari et amant avec Simpson, un jeune homme qui favorise la nomination de Du Mesnil au poste dont il rêvait. La liaison dure quelques mois, puis Simpson s’éloigne et l’amant en titre reprend sa place.
Dans Veuve ! , Clotilde vient de perdre son mari et reçoit un courrier abondant qu’elle commente. Arrive Lafont qui vient présenter ses condoléances… 

Quelques illustrations de représentations

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84363602/f432.item
Réjane dans le rôle de Clotilde, Théâtre du Vaudeville, 1885. Source : BnF/Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8405554w/f1.item
Illustration de la représentation du 11-11-1890 à la Comédie-Française. Source : BnF/Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8405554w/f2.item
Extrait des Nouvelles Littéraires du 30/06/1949. Représentations à la Comédie-Française pour fêter les 50 ans de la mort d’Henry Becque. Source : BnF/Gallica

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La Parisienne en vidéo

La Parisienne , Au théâtre ce soir le 18 septembre 1974,  sur le site de l’INA (extrait gratuit, intégralité en version payante)

Reportage sur la mise en scène de Didier Long en 2010, au théâtre Montparnasse à Paris avec Barbara Schulz, sur le site de CultureBox

 

Pour aller plus loin

Jules Lemaître, Impressions de théâtre. Troisième série. « Une représentation de la Parisienne, de M. Henry Becque. », 18 juin 1888 sur le site de l’OBVIL 

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Carmosine d’Alfred de Musset
Mise en scène de Jean Debucourt à la Comédie-française, 31-10-1938. Source : BnF/Gallica

Carmosine d’Alfred de Musset

Carmosine d’Alfred de Musset 

Comédie en trois actes et en prose, publiée en 1850 dans le Constitutionnel et représentée le 7 novembre 1865 sur le Théâtre de l’Odéon.
Texte retraité à partir de la version destinée à la scène (quelques coupes réalisés par l’auteur).
Distribution : 7 hommes, 3 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

 

L’argument

Carmosine, fille d’un médecin de Palerme, est tombée amoureuse du roi de Sicile, après l’avoir vu dans un tournoi. Elle dépérit. Ses parents s’inquiètent et pensent qu’elle est amoureuse d’un chevalier maladroit, Ser Vespasiano, qui lui fait la cour. Au même moment, son ami d’enfance, Perillo qu’elle devait épouser, revient après six ans d’études. Perillo comprend qu’elle en aime un autre et veut s’engager auprès du roi. Carmosine se confie au troubadour Minuccio et lui demande de révéler son secret au roi. La Reine vient trouver Carmosine.

 

Illustrations

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b22002305/f45
llustrations pour les oeuvres d’Alfred de Musset / Eugène Lami, peintre ; Adolphe Lalauze, graveur. 1883. Source : BnF/Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k411493s/f257
Théâtre de Alfred de Musset. Tome IV. Dessins de Charles Delort gravés par Boilvin. Source : Gallica/ BnF
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10501915f/f46.item
Mise en scène de Jean Debucourt à la Comédie-française, 31-10-1938. Source : BnF/Gallica

Lien vers le théâtre de Musset sur Libre Théâtre 

Lien vers la Biographie d’Alfred de Musset sur Libre Théâtre

 

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Le Chandelier d’Alfred de Musset
Illustrations pour les oeuvres d'Alfred de Musset] / Eugène Lami, peintre ; Adolphe Lalauze, graveur. 1883/ Source : BnF/Gallica

Le Chandelier d’Alfred de Musset

Le Chandelier d’Alfred de Musset

Comédie en trois actes et en prose, publiée dans la Revue des Deux Mondes, en 1835, et représentée, pour la première fois, le 10 août 1848, au Théâtre-Historique. Reprise le 29 juin 1850 à la Comédie-Française.
Distribution : 6 hommes, 2 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre.
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L’argument

Le notaire Maître André arrive en colère dans la chambre de sa femme, la jeune et jolie Jacqueline :  un de ses clercs a vu un homme escalader son balcon.  Jacqueline se défend avec tant d’énergie que son époux lui demande pardon de ces soupçons.  À peine a-t-il quitté la chambre que le capitaine Clavaroche, son amant, sort de l’armoire. Il suggère à Jacqueline, pour détourner les soupçons de son mari, de choisir « un chandelier », un jeune homme dont elle se fera aimer et qui sera surveillé par le mari, tandis que le véritable amant sera tranquille. Jacqueline choisit Fortunio, le troisième clerc de son mari, qui est éperdument amoureux d’elle. Mais Fortunio surprend la conversation de Jacqueline et Clavaroche et comprend qu’il a été dupé. 


Illustrations

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b22002305/f41.item
Illustrations pour les oeuvres d’Alfred de Musset] / Eugène Lami, peintre ; Adolphe Lalauze, graveur. 1883. Source : BnF/Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k411492d/f98.item
Théâtre de Alfred de Musset. Tome III, dessins de Charles Delort gravés par Boilvin. Source : BnF/Gallica

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Mises en scène

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9064243n/f3
Le chandelier / mise en scène de Jacques Destoop. – Paris : Nouveau Théâtre Mouffetard, 12-12-1989. Photographie Daniel Cande. Source : BnF/Gallica

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le site de l’INA

Adaptation par Claude Santelli en 1977 avec Michel Galabru, Marie-Christine Barrault, …
Lien vers un extrait en ligne sur le site de l’INA 

Interview de Madeleine Renaud, sur son rôle de Jacqueline à la Comédie-Française en 1936. Lien vers le site de l’INA

 


Lien vers le Théâtre de Musset sur Libre Théâtre 

Lien vers la Biographie d’Alfred de Musset sur Libre Théâtre

 

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La Mère  confidente de Marivaux
Jules Truffier, Emile Dehelly et Berthe Bovy dans "La mère confidente" de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux / dessin de Yves Marevéry. 1907. Source : BnF/Gallica

La Mère confidente de Marivaux

La Mère  confidente de Marivaux

Comédie en trois actes et en prose créée pour la première fois le 9 mai 1735 par les Comédiens italiens à l’Hôtel de Bourgogne.
Distribution : 3 hommes, 3 femmes
Texte intégral de la pièce à télécharger gratuitement sur  Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

 

L’argument

Dorante et Angélique se sont rencontrés grâce à Lisette dans un jardin. Ils s’aiment mais Dorante n’a pas de biens.  Madame Argante, la mère d’Angélique, a promis sa fille à un autre prétendant, Ergaste. Un paysan peu scrupuleux, Lubin, va profiter de cette situation en les espionnant. Madame Argante s’inquiète de cet amour naissant et propose à sa fille d’être sa confidente…

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b531297750/f1.item
Jules Truffier, Emile Dehelly et Berthe Bovy dans « La mère confidente » de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux / dessin de Yves Marevéry. 1907. Source : BnF/Gallica
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53049809m/f1.item
Emile Dehelly dans « La mère confidente » de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux / dessin de Yves Marevéry. 1907. Source : BnF/Gallica

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin

Rivara Annie. « La Mère confidente de Marivaux, ou la surprise de la tendresse, une expérimentation morale et dramaturgique » Revue d’histoire littéraire de la France 1993/1 (no 93)
« Marivaux emprunte au roman un rôle antithétique, la mère confidente, qui correspond à une de ses préoccupations majeures : les rapports entre parents et enfants. Le titre de la comédie montre la tension entre deux fonctions opposées et assemble en position centrale deux emplois secondaires réunis en un personnage à la fois aimant et manoeuvrier. Cette tension permet à Marivaux d’ouvrir, après les ouvrages de Fénelon et de Mme de Lambert, une réflexion problématique sur l’écartèlement constitutif de l’amour maternel entre confiance et autorité. Par un jeu de « variations » sur l’antithèse et par les relations implicites entre les termes « confidence » et « confiance », le langage dramatique de Marivaux explore les apories et mène tous les engagements à leurs conséquences. » Lien vers l’article sur Gallica

Fournout Olivier. « Le négociateur : une « mère confidente » ? » , Communication et langages, n°136, 2ème trimestre 2003. Dossier : Batailles du marché et pouvoirs du signe. pp. 72-91. 
« L’auteur poursuit ici un objectif double : décrire le modèle de négociation à l’œuvre dans la pièce de Marivaux, La mère confidente et montrer que les traits caractéristiques de la négociation selon Marivaux sont transposables à d’autres lieux que la scène théâtrale. Et s’il nous conduit à penser que, symboliquement, tout négociateur adopte le rôle de « mère confidente », il nous montre également que l’analyse de la scène littéraire peut être riche d’enseignements pour la compréhension des faits de communication. » www.persee.fr/doc/colan_0336-1500_2003_num_136_1_3207

 

 

 

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Le Petit-Maître corrigé de Marivaux
Oeuvres de Marivaux : théâtre complet. Illustration par Bertall. Source : BnF/Gallica

Le Petit-Maître corrigé de Marivaux

Le Petit-Maître corrigé de Marivaux

Comédie en trois actes et en prose, représentée pour la première fois par les Comédiens Français, le 6 novembre 1734.
Distribution : 4 hommes, 4 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

 

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k101967z/f190.item
Oeuvres de Marivaux : théâtre complet. Illustration par Bertall. Source : BnF/Gallica

L’argument

Hortense, fille du Comte, doit épouser Rosimond, venu avec sa mère, la Marquise, pour le mariage, dans la propriété du comte à la campagne. Hortense aime Rosimond mais ne goûte pas ses manières de petit-maître. Elle décide que le mariage ne se fera que si elle réussit, avec l’aide de sa suivante Marton, à le corriger et à le faire avouer simplement qu’il l’aime. Frontin, valet de Rosimond, lui-même corrigé par Marton, va également les aider. Mais, deux amis de Rosimond arrivent : Dorante, son meilleur ami, et la comtesse Dorimène, qui,  par orgueil, veut épouser Rosimond.

 

 

 


A propos de la pièce

Extrait de la note d’intention de Clément Hervieu-Léger.

« En 1733, quand Marivaux termine Le Petit-maître corrigé, c’est un auteur reconnu, qui brigue avec légitimité un fauteuil à l’Académie française. Il vient de publier La Vie de Marianne et les quatre premiers livres du Paysan parvenu. Ses dernières pièces jouées, L’Heureux Stratagème et La Méprise ont remporté un très gros succès à la Comédie-Italienne. Espérant sans doute effacer le souvenir de l’échec des Serments indiscrets, très mal reçus deux ans auparavant, il offre en 1734 Le Petit-Maître corrigé aux Comédiens-Français. La pièce est immédiatement reçue et mise en répétitions. Le 6 novembre, c’est la première. Un échec cuisant. Le lendemain, 7 novembre, l’accueil n’est pas plus favorable. La pièce est retirée de l’affiche… pour deux siècles ! Notre première du 3 décembre prochain (2016) sera la 3e représentation de la pièce à la Comédie-Française. Les spécialistes de Marivaux penchent pour attribuer la chute de la pièce à une cabale sans doute orchestrée par Crébillon. Mais la modernité et l’inventivité de la pièce ont sans doute été mal perçues à l’époque. »

Source : Dossier de presse Le Petit-Maître corrigé, mise en scène de Clément Hervieu-Léger, Comédie-Française, décembre 2016. 

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Le Mariage Forcé, de Molière
Illustration du Mariage Forcé par Maximilien Vox dans les oeuvres complètes de Molière, Union latine d'éditions, 1930. Source : Bnf/Gallica

Le Mariage Forcé, de Molière

Le Mariage Forcé, de Molière

Représentée pour la première fois en trois actes au palais du Louvre le 29 janvier 1664 devant le Roi. La pièce fut ensuite jouée devant le public, en un acte, sur le Théâtre du Palais-Royal le 15 février 1664 par la troupe de Monsieur, frère unique du Roi. Les intermèdes musicaux étaient à l’origine de Lully puis de Marc-Antoine Charpentier.
Distribution : 7 hommes, 3 femmes.
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr 

L’argument

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8436359d/f131.item
Illustration du Mariage Forcé par Maximilien Vox dans les oeuvres complètes de Molière, Union latine d’éditions, 1930. Source : Bnf/Gallica

Sganarelle, 52 ans et fortuné, veut épouser la jeune et belle Dorimène. Son ami Geronimo le lui déconseille. Sganarelle demande leur avis  à deux philosophes et à deux bohémiennes dont les réponses ne font qu’accroître sa perplexité. Dorimène confie à son amant Lycaste, sans savoir que Sganarelle l’entend, qu’elle ne se marie que pour l’argent et compte être veuve avant six mois. Sganarelle veut renoncer au mariage mais le frère de Dorimène ne l’entend pas ainsi et le provoque en duel. Devant le refus de Sganarelle de se battre en duel, le frère de Dorimène le roue de coups. Sganarelle accepte le mariage…

 

Pour en savoir plus

Lien sur la page de la Comédie-Française consacrée au Mariage forcé  : distribution, argument de la première version de la comédie-ballet, liste des représentations, anecdotes…

Lien vers une adaptation télévisée réalisée en 1964 sur le site de l’INA

 

 

 

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Inez de Castro de Victor Hugo

Inez de Castro de Victor Hugo

Mélodrame en trois actes, avec deux intermèdes. C’est une oeuvre de jeunesse, écrite entre 1816 et 1822. Le théâtre du Panorama Dramatique  accepte la pièce en décembre 1822, mais elle n’est pas représentée. La pièce est publiée en 1863, mais n’a encore jamais été portée à la scène.
Distribution : 15 hommes, 6 femmes
Texte intégral à télécharger gratuitement sur Libre Théâtre.
Lien vers la notice sur data.libretheatre.fr

L’argument

Inez, la fille d’honneur de la Reine d’Espagne a caché les deux enfants qu’elle a eus avec don Pedro, fils du Roi. Pour affaiblir l’armée portugaise, Albaracin, le chef des Maures, informe indirectement la Reine  du lieu où se trouvent les enfants. A l’occasion d’une partie de chasse, le Roi et la Reine se trouvent dans la chaumière : les enfants donnent leur véritable nom et courent rejoindre leur mère. Un tribunal est constitué pour juger Inez. On apprend qu’Inez et don Pedro se sont mariés secrètement. Suivant le plan d’Albaracin, Don Pedro quitte le combat pour aller témoigner en faveur d’Inez. Mais sans attendre le jugement, la Reine fait empoisonner Inez, qui meurt dans les bras de don Pedro et de ses enfants. La guerre entre les Portugais et les Maures fait rage. Le Roi est tué. Don Pedro prend sa succession. Il se fait couronner roi dans le caveau près du cercueil d’Inez. Le fantôme d’Inez apparaît.

 

Pour aller plus loin

Le manuscrit sur Gallica

Loïc Le Dauphin, « Inez de Castro, approche succincte », Communication au Groupe Hugo du 24 janvier 2009 . Lien vers le site

Anne Frenzel-Philippe, « Vie et mort légendaire d’Inès de Castro », Babel [En ligne], 27 | 2013, mis en ligne le 30 juin 2014, consulté le 27 septembre 2016. URL : http://babel.revues.org/3395 ; DOI : 10.4000/babel.3395 

Pour en savoir plus sur Libre Théâtre :
Le Théâtre de Victor Hugo
Biographie de Victor Hugo à travers son théâtre
Victor Hugo, metteur en scène de ses pièces
L’humour dans le théâtre de Victor Hugo

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