Lettre d’information de Libre Théâtre n°13

Lettre d’information de Libre Théâtre n°13

12 juillet 2016
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Lettre d’information de Libre Théâtre n°13

12 juillet 2016

Editorial

Festival off51 spectacles représentant des pièces du domaine public français sont à l’affiche du Festival OFF à Avignon, contre 49 en 2014 et 43 en 2015.

35 pièces sont mises en scène : les spectateurs pourront comparer différentes lectures d’une même pièce (TartuffeLe Jeu de l’Amour et du Hasard…).
Nous avons retenu dans cette liste les textes écrits originellement pour le théâtre ; nous n’avons pas compté les nouvelles et contes adaptés à la scène. Nous n’avons pas non plus retenu les adaptations très éloignées du texte original.

Il est intéressant de noter que Molière est comme chaque année, l’auteur le plus joué du OFF avec 17 spectacles (sans compter les adaptations plus ou moins éloignées), suivi loin derrière par Feydeau (7 spectacles) Marivaux (6 spectacles), Musset (5 spectacles), Racine (4 spectacles) puis Beaumarchais, Corneille, Courteline, Labiche et Rostand (2 spectacles),   Hugo (1) et Giraudoux (1).

A noter qu’il n’y a pas cette année de pièces du domaine public français  dans le « IN ».  Quelques adaptations télévisuelles de pièces seront projetées à l’Eglise des Célestins dans le cadre de la manifestation 70 films pour fêter la 70e édition du Festival, notamment L’Illusion Comique, film de Mathieu Amalric (2010) et  Dom Juan, film de Vincent Macaigne  (2015).

Lien vers la liste des 51 spectacles avec lien pour réserver directement les spectacles et lien vers la notice sur Libre Théâtre pour en savoir plus sur la pièce et la lire intégralement.

Ruth Martinez

🙂 Libre Théâtre vous recommande dans le OFF à Avignon

La Cruche

AFFICHE_LA_CRUCHE_BDUn des coups de cœur de Libre Théâtre en cette première semaine de festival.
L’Envolée Lyrique propose La Cruche, un texte moins connu mais plus mordant que les autres pièces de Courteline. On rit beaucoup dans ce spectacle, qui parle d’amour et d’amitié, mais parfois avec un serrement au coeur : le personnage de Margot, la pauvre cruche maltraitée par l’odieux Lauriane, nous touche par son aveuglement. Le metteur en scène Henri de Vasselot propose une lecture pleine de nuances de cette comédie alerte. Tout en respectant parfaitement le texte, qui reste hélas étonnamment d’actualité dans son traitement de la misogynie, il l’adapte pour quatre comédiens et l’enrichit de mélodies de Reynaldo Hahn et d’André Messager. Les quatre comédiens-chanteurs lyriques sont tous excellents, terriblement drôles et très impressionnants lorsqu’ils chantent : les quatuors vocaux, souvent a capella, sont des moments de pur bonheur. À noter aussi le décor très inventif, tenant à la fois de la maison de poupée et de la boîte à musique.
Un spectacle à ne pas manquer !
Théâtre Notre-Dame du 7 au 30 juillet à 16h30. Lire la suite.

Un fil à la patte

VIVA, UN FIL, AFFICHECoup de cœur de Libre Théâtre : un Feydeau plein de folie !
La mise en scène par Anthony Magnier de ce classique de Feydeau est remarquable à plus d’un titre. Le décor se limite à deux lustres, des chaises et surtout un voile en fond de scène, permettant de superbes jeux de couleurs, de transparences, d’ombres et de lumière. Malgré ce dispositif scénique très épuré, cependant, les comédiens donnent vie à un décor imaginaire. Un jeu subtil se met en place dès le début de la pièce avec le public, et la convention théâtrale devient un procédé supplémentaire du comique. Par la magie du théâtre, comme dans une pièce de boulevard mais sans ces accessoires, d’invisibles portes claquent et l’amant se cache dans un placard qu’on ne voit pas.
L’originalité de ce spectacle est aussi de donner une nouvelle dimension à ce vaudeville bien connu, en soignant particulièrement les personnages secondaires. Par un superbe travail de composition, chacun développe avec finesse un potentiel comique particulier : plus romantique avec Lucette (touchante dans son amour aveugle) ou presque surréaliste avec Bois d’Enghien (au prise avec ce fameux « fil à la patte » dont il ne parvient pas à se défaire)… Tous les comédiens sont exceptionnels, pleins d’une énergie virevoltante mais avec une maîtrise parfaite de leurs personnages, comme ceux du général mexicain au sang chaud ou du clerc de notaire timoré. Tous ces personnages semblent surgir de derrière le rideau de fond de scène comme de l’écran d’un film burlesque.
Le public rit aux éclats et sort encore étourdi mais heureux de cette comédie au rythme échevelé.
Au Pandora du 7 au 30 juillet à 13 heures. Lire la suite.

 

Le Jeu de l’amour et du hasard

JeuLa mise en scène de Salomé Villiers met en lumière la modernité du texte de Marivaux, sans jamais le trahir. Elle souligne habilement la cruauté sociale de l’intrigue, tout en exploitant à merveille son potentiel comique. L’utilisation de la vidéo apporte une dimension burlesque, en ménageant des respirations dans cette pièce au rythme effréné.

Les six comédiens de la troupe (Salomé Villiers, Raphaëlle Lemann, Philippe Perrussel, Bertrand Mounier, François Nambot, Etienne Launay) restituent à la perfection la malice des personnages et la saveur des répliques de Marivaux.
À ne manquer sous aucun prétexte !
Théâtre du Roi René du 7 au 30 juillet à 17h45. Lire la suite.

 

Les Amants de Montmartre (Courteline)

amants_montmartreÀ partir d’un montage de pièces courtes de Courteline et de chansons d’époque, ce spectacle nous raconte l’histoire de Marguerite et René, deux amants de la Butte Montmartre, commentée en musique par leur ami Gustave, et son accordéon. L’histoire de deux amants, donc, depuis leur rencontre dans les années 1900, jusqu’aux disputes et aux réconciliations, sans oublier le traumatisme de la Grande Guerre.
Autour d’une terrasse de guinguette, avec ses lampions, un réverbère et un banc, la mise en scène de Clémence Carayol fait revivre l’ambiance de la mythique Butte Montmartre. La pièce est portée par trois comédiens talentueux, Louchart Michaël ComédienJef KINO et la superbe France Renard, interprétant une Marguerite pétillante, coquine et malicieuse.
Cette histoire à la fois romantique et comique, nous permet aussi de redécouvrir quelques pièces de Courteline, préfigurant parfois le théâtre de l’absurde, en abordant le thème de la difficulté de communication entre les êtres et les dérèglements du langage.
Un spectacle musical très joyeux à voir à Avignon.
Théâtre des Brunes du 7 au 30 juillet à 11h40. Lire la suite.

Le Cid

CIDToute la magie du théâtre est là :  les comédiens du Grenier de Babouchka nous donnent à entendre avec talent et naturel la superbe langue de Corneille.

Jean-Philippe Daguerre est fidèle à l’esprit original de cette pièce, en exploitant la dimension parfois comique des personnages ou des situations, tout en respectant le tragique de l’intrigue. Les comédiens, tous excellents, jouent sur toute la gamme des émotions et incarnent avec justesse ces personnages mythiques. Leur jeunesse et leur fougue nous entraînent dans ce récit épique, émaillé d’étonnants combats de cape et d’épée. Ils sont accompagnés dans cette aventure par deux musiciens interprétant une partition originale de Petr Ruzicka qui souligne discrètement l’action ou ménage des pauses. Dans un décor sobre, les superbes costumes mis en valeur par une très belle lumière donnent vie à la cour de Séville.
Ne manquez pas ce superbe spectacle !

Théâtre Actuel du 6 au 30 juillet à 15h25. Lire la suite.

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🙂 Spectacles recommandés par Libre Théâtre, toujours à l’affiche à Paris

Le Système Ribadier

Ribadier_pepiniereUn spectacle enlevé porté par d’excellents comédiens.
Le Système Ribadier de Feydeau a toutes les caractéristiques d’un vaudeville classique, mais le moyen utilisé par Ribadier pour tromper la vigilance de sa femme Angèle, très jalouse, est novateur. Il l’endort en l’hypnotisant avant de partir rejoindre sa maitresse ! Le stratagème fait merveille jusqu’à ce que Ribadier révèle l’astuce à l’un de ses amis, amoureux de sa femme… Les situations absurdes et les quiproquos s’enchaînent alors.
Le décor est épuré : à cour et à jardin, l’espace est encadré par deux portes, symboles du vaudeville, et en fond de scène est projeté sur un écran le portrait du premier mari de Madame, dont les expressions évoluent de manière inquiétante au fil du déroulement de l’intrigue.
La sobre mise en scène de Jean-Philippe Vidal met ainsi en lumière le jeu des comédiens, à la fois énergique et subtile, décuplant leur puissance comique : les scènes d’hypnose avec Hélène Babu et Pierre Gérard déclenchent des éclats de rire… et cela fait du bien.
Un spectacle à ne pas manquer à Paris cet été…

A La Pépinière Théâtre jusqu’au 27 juillet,  du mardi au samedi à 21 heures, matinée le samedi à 16 heures 7 rue Louis le Grand. 75002 Paris. Métro Opéra. Lire la suite.

Les Deux Timides

Les deux timidesUn père d’une timidité maladive a accordé la main de sa fille à un opportuniste, par crainte de le contrarier. La fille, amoureuse d’un autre homme, attend que ce dernier se déclare, et la sauve de ce mariage non désiré. Mais hélas, son prince charmant est tout aussi timide que son père… Sur ce canevas assez simple, Labiche nous propose une comédie légère, reposant avant tout sur la caractérisation des personnages, confrontés tantôt à leur double (les deux timides), tantôt à leur contraire (ces deux timides face un manipulateur sans gêne, et à une jeune fille elle-même très déterminée).

La mise en scène de la Compagnie Hisse et Eau nous invite à pénétrer dans le salon de la famille Thibaudier, en créant une proximité avec le public et une complicité avec quelques clins d’oeil en chansons. Les jeunes comédiens  (Gaël Guillon Verne, Sylvain Marceaux, Mathilde Marillat, Roxane Merlin, Eliott Janon) incarnent avec brio ces personnages hauts en couleurs de Labiche. Ne manquez pas ce spectacle.

À la Comédie Saint-Michel jusqu’au 2 octobre 2016,  le mercredi à 21h30 et le dimanche à 20h, 95 boulevard Saint-Michel, 75005 Paris.   Lire la suite.

Derniers textes mis en ligne

On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53049902v

Julia Bartet dessin de Yves Marevéry. Comédie-Française 1906. Source : BnF/Gallica

Comédie en trois actes, publiée en 1834 dans la Revue des deux Mondes et représentée le 18 novembre 1861 à la Comédie-Française.
L’histoire tragique de Camille et Perdican avec quelques illustrations d’Yves Marevéry.

Actuellement à l’affiche à Avignon.

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Mangeront-ils ? de Victor Hugo

http://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/victor-hugo_ma-destinee_grattage_gouache_lavis-d-encre-brune_encre-brune_plume-dessin_1857?force-download=63525

Ma Destinée, dessin de Victor Hugo. Photo (C) RMN-Grand Palais / Agence Bulloz Source : RMN

Comédie en deux actes et en vers, parue dans le recueil Théâtre en Liberté en 1886. Lire la suite.

Superbe texte de Victor Hugo à l’affiche à Avignon.


Les Caprices de Marianne d’Alfred de Musset

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b22002305/f36.item

llustrations de Illustrations pour les oeuvres d’Alfred de Musset / Eugène Lami, peintre ; Adolphe Lalauze, graveur. 1883/ Source : BnF/ Gallica

Comédie en deux actes et en prose. La version proposée par Libre Théâtre est la version adaptée par l’auteur pour la scène. Lire la suite.

A l’affiche dans le OFF à Avignon

 


Les Gueux de Victor Hugo

http://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/victor-hugo_justitia_crayon-graphite_plume-dessin_pinceau-dessin_encre-brune_lavis_lavis-d-encre-de-chine_fusain_rehauts-de-gouache?force-download=411122

Justicia par Victor Hugo. (C) RMN-Grand Palais / Agence Bulloz. Source : RMN

Drame en un acte et en vers, edité en 1886 dans le recueil Théâtre en Liberté. Texte retraité par Libre Théâtre à partir de l’édition de 1886.
Leçon sur la religion et l’amour donnée par un mendiant philosophe, en haillons, prénommé Mouffetard au Marquis Gédéon. Lire la suite.

A l’affiche dans le OFF à Avignon

 

 

 

 

 


Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée d’Alfred de Musset

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b85398102/f2

Mise en scène de Pierre Bertin. 1955 : photographies d’Etienne Bertrand Weil. Source : BnF/Gallica

Comédie en un acte, publiée en 1845 dans la Revue des deux mondes et représentée pour la première fois en 1848.
Le Comte se rend chez la Marquise, un après-midi d’hiver. C’est son jour de réception mais il est l’unique visiteur à cause des conditions climatiques. Débute un badinage galant. Après les va-et-vient des jeux de la séduction et les faux-départs du Comte, la pièce s’achève sur les fiançailles des deux amants – et sur la porte que l’on ferme. Lire la suite.

A l’affiche dans le OFF à Avignon

 


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