Recommandation Paris

L’Hôtel du Libre-Echange, mise en scène Isabelle Nanty

25 mai 2017
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L’Hôtel du Libre-Echange, mise en scène Isabelle Nanty

Comédie-Française, salle Richelieu
du 20 mai au 25 juillet 2017, matinée à 14h, soirée à 20h30

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Un spectacle réjouissant, servi par des comédiens hilarants

Isabelle Nanty met en scène à la Comédie-Française L’Hôtel du Libre-Échange de Georges Feydeau et Maurice Desvallières.  La mécanique implacable de cette comédie devient jubilatoire quand elle est servie par des comédiens si talentueux.

Michel Vuillermoz incarne un Pinglet, cynique voire cruel mais parfois touchant dans son désir d’aimer à nouveau.

Anne Kessler, Mme Pinglet, donne toute sa puissance comique dans le dernier acte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le couple Paillardin, Jérôme Pouly et Florence Viala, se révèle drôlissime. Méconnaissable en patron d’hôtel, Laurent Lafitte rend hommage à la tradition du vaudeville en interprétant quelques chansons pendant les changements de décor. 

Christian Hecq dans le rôle de Mathieu

On retrouve un plaisir enfantin à éclater de rire à toutes les apparitions de l’extraordinaire Christian Hecq composant un Mathieu qui restera dans les annales. Et notre âme d’enfant est aussi touchée par la très belle composition du tableau nocturne, avec Bakary Sangaré dans le rôle de Boulot, sur un vélo, éclairé en arrière-plan par la lune.

Un spectacle qui fait du bien, à ne pas manquer.

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Croquis sur le vif réalisés par Bénédicte Roullier, lescroquis.fr (Licence des illustrations CC BY-NC-ND)

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Lien pour réserver sur le site de la Comédie-Française


Lien vers la chronique de Libre Théâtre sur la pièce l’Hôtel du Libre-Echange : texte intégral, illustrations…
Lien vers la chronique  Les ressorts comiques du langage chez Feydeau
Lien vers la chronique  Les progrès techniques dans les pièces de Feydeau
Lien vers la chronique Le vaudeville et Feydeau (à travers deux articles de Feydeau).

Bruno Raffaeli dans le rôle de Chervet

Bruno Raffaeli dans le rôle du Commissaire

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Les Rostand par la Compagnie Intersignes

7 mai 2017
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Les Rostand par la Compagnie Intersignes

A la Folie Théâtre, 6, rue de la Folie Méricourt, 75011 Paris
Vendredi et samedi à 19h30
Jusqu’au 3 juin 2017

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Ce spectacle nous invite à entrer dans l’intimité du couple Rostand en faisant revivre sur la scène la relation tumultueuse de l’immense auteur de Cyrano de Bergerac avec la poétesse Rosemonde Gérard, à travers quelques moments-clés de leur vie : l’acceptation de la pièce Les Romanesques à la Comédie-Française, la rencontre avec Sarah Bernhard pour qui Rostand écrit La Samaritaine, La Princesse lointaine et l’Aiglon, la dernière répétition de Cyrano et son succès vertigineux, la construction de l’extraordinaire Villa Arnaga au Pays Basque et l’échec cruel de Chantecler.

L’excellent texte de Philippe Bulinge, spécialiste de l’œuvre d’Edmond Rostand, évoque avec bonheur l’histoire de cette relation passionnée, tout en nous donnant à entendre quelques-uns des plus beaux  vers de Rostand. La pièce nous dévoile le rôle de Rosemonde qui a accompagné avec abnégation Edmond dans son douloureux processus de création, au point de ne plus écrire elle-même pour mettre son talent au service de son mari puis de son fils, Maurice. À travers cette succession de tableaux qui nous dépeignent quelques moments de la vie d’Edmond Rostand, c’est aussi une page brillante de l’histoire du théâtre en France qui est rappelée, grâce à une mise en scène sobre mais efficace.

Ce texte est en outre porté par de grands acteurs  : Vincent Arnaud est un Rostand qui passe de l’exaltation au désespoir. Charlotte Michelin incarne une Rosemonde touchante et parfois bouleversante, mais toujours déterminée.

Un spectacle, passionnant et surtout très émouvant, à ne pas manquer  !

Une pièce de Philippe Bulinge
Mise en scène : Maude et Philippe Bulinge
Scénographie : Camille Lamarque
Avec : Charlotte Michelin, Vincent Arnaud
Réservation : www.folietheatre.com
Téléphone : 01 43 55 14 80

Pour en savoir plus : 

lien vers le site de la compagnie Intersignes
lien vers le site consacré à Edmond Rostand par Philippe Bulinge http://www.edmond-rostand.com
lien vers le théâtre d’Edmond Rostand sur Libre Théâtre

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Les Caprices de Marianne, mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia

16 novembre 2016
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Les Caprices de Marianne, mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia

d’Alfred de Musset (version de 1833)
Théâtre de la Tempête, Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris 
du 10 novembre au 11 décembre 2016
du mardi au samedi 20h, le dimanche 16h (durée 1h50)

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🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Le spectacle commence par une adresse au public : les quelques questions extraites du Journal de Max Frisch sont une excellente introduction aux interrogations de la jeunesse qui traversent Les Caprices de Marianne.

Arrachant le voile blanc cachant le plateau, le comédien, qui joue le mari jaloux Claudio, dévoile un décor de fin du monde : la pente irrégulière d’un volcan que montent et descendent en trébuchant les comédiens, figure l’instabilité existentielle des jeunes gens qu’ils incarnent. Au milieu, un trou rempli d’eau où les comédiens viendront laver leur visage pour tenter de trouver leur vérité. Côté cour, un grand lustre couvert de bougies, près duquel la pieuse Marianne tente de se réfugier, sera éteint avant la fin du spectacle. La lumière et la musique font écho aux sentiments des protagonistes.

À travers le romantique Coelio, le cynique Octave et l’insaisissable Marianne, Musset s’interroge : qu’est-ce l’amour, l’amitié, la fidélité dans un monde en ruine où la jeunesse cherche sa place. Dans la mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia, cette thématique trouve une forte résonance auprès du public, souvent très jeune lui aussi, du Théâtre de la Tempête.


Coelio, amoureux mélancolique de Marianne, mais trop timide pour l’aborder, fait appel à son ami Octave, noceur voluptueux, pour plaider sa cause auprès d’elle. Marianne est une jeune Napolitaine, mariée à un juge d’une jalousie féroce. La jeune femme, qui n’a d’autre distraction que de se rendre à l’église, se refuse à aimer Coelio, vacille sous l’ardeur d’Octave, puis, par un revirement qui est un caprice, accepte d’ouvrir sa porte à un amant. Mais lequel ? La romance va tourner au drame. Alfred de Musset, alors âgé de 22 ans, nomme sa pièce « comédie » : il y est bien question d’adultère, d’intrigue, de sérénades et de jeunes gens cherchant à duper le barbon, mais la pièce dérange la critique par son immoralisme et son mépris des règles habituelles de composition. 

Écrits au lendemain d’une insurrection avortée, Les Caprices sont une grande oeuvre incandescente du romantisme français. Et les héros de cette fable, partis pour une comédie, ripent dans le drame. Cette pièce est aujourd’hui comme toujours, le cri, le baroud éclatant d’une jeunesse contre son mal de vivre, et la porter à la scène reste un défi car la vérité de ce théâtre est « à fleur de peau, à fleur de rêve, à fleur d’âme… »

 

Mise en scène Frédéric Bélier-Garcia

avec
Marie-Armelle Deguy
en alternance avec Laurence Roy
Sébastien Eveno
Denis Fouquereau
Jan Hammenecker
David Migeot
Yvette Poirier
Sarah-Jane Sauvegrain
avec la participation de Lucie Collardeau
en alternance avec Daphné Achermann
et de Jean-Christophe Bellier,
Olivier Blouineau, Jean-Pierre Prudhomme

 

décor Jacques Gabel
lumières Roberto Venturi
costumes Catherine Leterrier
musique Vincent Erdeven
collaboration artistique Caroline Gonce
son Jean-Christophe Bellier
coiffure Frédéric Souquet
maquillages Catherine Nicolas

production Le Quai – Centre dramatique national Angers Pays de la Loire
En coréalisation avec le Théâtre de la Tempête.

Lien vers la chronique des Caprices de Marianne sur Libre Théâtre, avec le texte intégral de la pièce.

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Jean Racine, chants de la passion

15 novembre 2016
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Jean Racine, chants de la passion

Théâtre de l’Épée de Bois, Cartoucherie, 
Route du Champ de Manœuvre, 75012 Paris
Du 15 au 27 novembre 2016
Du mardi au samedi à 20h30
Samedi et dimanche à 16h00

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🙂 Libre Théâtre vous recommande

Au Théâtre de l’Épée de Bois, la Fabrique à Théâtre nous invite à un voyage au temps du baroque, à travers la langue de Racine et la musique de Lulli (et autres compositeurs moins connus du XVIIème siècle : Kaspsperger, de Visée, Bataille…). Dans l’écrin de ce magnifique petit théâtre en bois, le metteur en scène et comédien Jean-Denis Monory, accompagné de deux grands artistes, la soprano Anouschka Lara et le luthiste Manuel de Grange, redonnent vie, avec ce « concert théâtre », aux codes oubliés du jeu baroque.

Les pièces musicales font écho aux poèmes, cantiques ou extraits de tragédies de Racine, en établissant de subtiles correspondances. Chaque détail de cette reconstitution historique, sobre mais marquante, est particulièrement soigné : éclairage à la bougie comme au XVIIème siècle, maquillage d’une blancheur spectrale, superbes costumes d’époque… Face à la scène, les comédiens, seuls ou en duo, ne se regardent pas, se frôlent à peine et se déplacent avec grâce. La musicalité des vers raciniens est renforcée par une diction très particulière, faisant rouler les r, et donnant à entendre les e muets comme les consonnes finales. La puissance des passions s’exprime également par une chorégraphie parfaitement maîtrisée, redoublant l’expression de chaque sentiment par une gestuelle symbolique très codifiée. La précision de l’exécution est fascinante. L’ensemble de la mise en scène donne une profondeur particulière aux vers de Racine : le Songe d’Athalie prend une dimension fantastique, et le récit de Théramène nous plonge dans l’effroi.

Une expérience théâtrale et poétique à ne pas manquer.

 

Textes de Jean Racine
Musiques de Gabriel Bataille, Jean-Baptiste Lully, Michel Lambert, Robert de Visée, etc.
Mise en scène Jean-Denis Monory
Avec :
Jean-Denis Monory
Anouschka Lara
Manuel de Grange
Production : La Fabrique à Théâtre

Liens vers les pièces de Racine présentes dans le spectacle : 
Bérénice : chronique de Libre Théâtre et texte intégral
Phèdre :  chronique de Libre Théâtre et texte intégral
Athalie : notice sur datalibretheatre.fr
Andromaque : notice sur datalibretheatre.fr
La Thébaïde : notice sur datalibretheatre.fr

 

 

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Le Tartuffe, mise en scène par Antonio Díaz-Florián

7 novembre 2016
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Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Antonio Díaz-Florián 

Du 24 avril au 12 juin 2017 au Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Lundi à 20h30

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🙂 Libre Théâtre vous recommande

La Troupe de l’Epée de Bois nous propose de redécouvrir Le Tartuffe, dans une mise en scène épurée et un décor graphique qui soulignent, au-delà de la critique sociale de l’époque, toujours hélas d’actualité, l’universalité du texte de Molière et la dimension philosophique de son propos.

La scène est un plateau de bois, et le seul élément de décor un confessionnal, d’où surgissent comme d’une boîte de Pandore tous les personnages de la pièce, porteurs de tous les maux de l’humanité. Si en effet Tartuffe incarne bien le vice, caché sous le voile de l’hypocrisie, le choix de mise en scène montre clairement que son pouvoir de nuisance ne saurait opérer sans les travers des autres protagonistes de cette comédie humaine : l’égoïsme, la crédulité, la bêtise… Le salut viendra bien sûr encore une fois du bon sens populaire, par l’entremise d’une soubrette.

Le jeu volontairement un peu mécanique des comédiens, et leur diction très articulée, évoquent discrètement à la fois les automates très en vogue à l’époque, et le théâtre de Guignol, suggérant ainsi que les hommes ne sont que des marionnettes animées par leurs seules passions. Les magnifiques costumes, qui jouent avant tout du contraste du noir et du blanc, complètent cette proposition à la fois esthétique et symbolique.

Laissant de côté un parti pris réaliste, la mise en scène d’Antonio Díaz-Florián se joue donc des conventions théâtrales par ce dispositif en aplat, qui fait ressortir toute la profondeur du texte. On comprend alors que c’est bien la question de la vérité qui est au centre de la pièce. Loin de l’hypocrite ridicule des mises en scène classiques, en le mettant ainsi à distance, la Troupe de l’Épée de Bois nous propose un Tartuffe, lui aussi victime de ses passions, qui jamais n’a été si proche de nous.

 

Mise en scène : Antonio Díaz-Florián
Avec Stefan Crépon, Antonio Díaz-Florían, Emmanuel Georges, Graziella Lacagnina, Dolores Lago Azqueta, Elodie Landa, Mario Tomas Lopez, Guillaume Maréchal, Ana Melillo, Violette Schloesing.
Costumes :  Abel Alba
Scénographie :  David León
Lumières :  Quique Peña
Production : Théâtre de l’Épée de Bois

Lien vers le site du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers l’Entretien de Libre Théâtre avec Antonio Díaz-Florián, directeur du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers la chronique de la pièce sur Libre Théâtre

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Le Dernier Jour d’un(e) Condamné(e), interprétation de Lucilla Sebastiani

23 octobre 2016
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Le Dernier Jour d’un(e) Condamné(e), interprétation de Lucilla Sebastiani

d’après Victor Hugo
Tous les mardis à 19h30 jusqu’au mardi 1er novembre inclus
puis les jeudis 10, 17 et 24 novembre à 21h15
au Théâtre de l’Essaïon
4, rue Pierre au lard 75004 PARIS

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🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Le Dernier Jour d’un Condamné est un plaidoyer poignant de Victor Hugo contre la peine de mort. Avec ce texte de jeunesse, Hugo nous fait partager les derniers instants d’un prisonnier condamné par la justice des hommes au plus inhumain des châtiments.

Les pierres centenaires des sous-sols voûtés du théâtre de l’Essaïon offrent un cadre saisissant de vérité à cette tragédie : le cachot est là, sous nos yeux, et nous y sommes enfermés aux côtés de la condamnée.

Car c’est bien une femme, Lucilla Sebastiani, qui interprète avec force et subtilité ce terrible rôle : elle incarne toutes les émotions de la prisonnière, de l’espoir à la révolte, en passant par la résignation. Le jeu de la comédienne est tout en retenue, sans excès ni facilité. Aucune trahison de Victor Hugo dans le choix d’une femme pour interpréter cette victime expiatoire, bien au contraire… Nécessairement adapté pour la scène, le texte est cependant parfaitement respecté, dans l’esprit et la forme. Dans la préface de 1832, Victor Hugo évoque d’ailleurs à la fois les condamnations d’hommes et de femmes qui l’ont marqué, et l’ont poussé à rédiger dans la fièvre ce texte magistral. On ne connaît pas le crime de cette femme, ni son histoire. Toute la force du texte de Victor Hugo se cristallise dans l’universalité de cette voix, et son incarnation féminine amplifie encore la portée humaniste de ce réquisitoire contre la pire des barbaries : celle qui se cache derrière un simulacre de justice.

Comme toujours avec Hugo, même dans les drames les plus noirs, l’humour est présent et permet des respirations. La mise en scène de Pascal Faber et Christophe Borie est remarquable, s’appuyant sur la construction originale du récit, rythmé par une succession de séquences marquantes : des jeux de lumières permettent de sortir du cachot lors des séances de tribunal ou au moment de l’exécution ; la bande son fait entrer toute la violence du monde extérieur, celle du bon peuple de Paris qui vient comme au spectacle assister à la mise à mort, mais aussi la violence symbolique de la condamnation à mort à l’issue du jugement, prononcé au nom d’un pouvoir inique, à la fois tout puissant et démagogique.

Le public sort bouleversé de ce spectacle, mais heureux d’avoir partagé ce moment d’humanité. On saluera aussi la démarche de cette compagnie qui, en dehors des salles de spectacles, participe activement, aux côtés d’associations, à la sensibilisation autour de la question de la peine capitale. Car ce spectacle nous rappelle aussi que si la peine de mort a été abolie en France en 1981, elle reste encore en vigueur dans de nombreux pays du monde, y compris dans plusieurs pays dits démocratiques.

 


Adaptation : Florence Le Corre-Person
Mise en scène :  Pascal Faber et Christophe Borie
Avec : Lucilla Sebastiani
Lumières : Sébastien Lanoue
Univers sonore : Jeanne Signé
Musique originale : Patrick Pernet
Costumes : Madeleine Lhopitallier

Lien vers le site de la Compagnie L’Embellie Turquoise

Lien vers la Chronique consacrée au Dernier Jour d’un condamné sur Libre Théâtre 


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Teaser Le Dernier Jour d’un(e) condamné(e) from Lucilla Sebastiani on Vimeo.

 

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L’affaire de la rue de Lourcine, mise en scène par Sylvain Fougères

23 octobre 2016
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L’affaire de la rue de Lourcine, mise en scène par Sylvain Fougères

à la Comédie Nation
77, rue de Montreuil – 75011 Paris
Jusqu’au 1er décembre, tous les jeudis à 20h30
Du 3 au 20 décembre, tous les mardis à 20h30 et les samedis à 19h
Date exceptionnelle, le 31 décembre à 19h.

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🙂 Libre Théâtre vous recommande 

Un Labiche muet : une création audacieuse et parfaitement réussie !
 
La Comédie Nation nous propose une version de l’Affaire de la rue de Lourcine d’Eugène Labiche totalement inédite, dans une mise en scène très originale de Sylvain Fougères.

Transposée dans le décor très graphique d’un salon Art Déco, la pièce se déroule à la manière d’un film burlesque, avec des acteurs muets. L’intrigue de Labiche est parfaitement respectée : des cartons projetés permettent de donner quelques repères dans cette histoire abracadabrante de deux hommes qui croient avoir assassiné une charbonnière au cours d’une nuit de beuverie, dont ils ne gardent aucun souvenir. Les cinq jeunes comédiens interprètent avec talent cette véritable chorégraphie, impeccablement exécutée, et réglée sur une création musicale aux multiples influences, de Pierre et le loup de Prokofiev à Daft Punk. Comme devant un film de Buster Keaton ou de Chaplin, on rit du début à la fin aux gags visuels et aux trouvailles musicales, jusqu’à la chute surprenante qui explique le parti pris de mise en scène…
On saluera enfin l’engagement de la Comédie Nation qui, en accueillant très souvent des propositions artistiques ambitieuses, soutient les jeunes compagnies émergentes en leur donnant l’occasion de montrer leurs créations. Soutenez-les aussi en courant voir ce réjouissant spectacle, qui peut aussi être vu en famille, y compris avec de très jeunes enfants.


Mise en scène : Sylvain Fougères

Avec Sylvain Fougères, Emmanuelle Guesde, Mathieu Dallongeville, Rahouf Chelli, Laurent Grima
Musique : Matéo Lavina
Décor : Marine Rubod
Lumière : Valentin Bodier
Affiche : Héloïse Heinzer.

Lien vers la chronique sur le texte de L’Affaire de la rue de Lourcine sur Libre Théâtre 

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Félicie de Marivaux, mise en scène de Paolo Domingo

22 octobre 2016
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Félicie de Marivaux, mise en scène de Paolo Domingo

Petit Théâtre du Gymnase
38 boulevard de Bonne Nouvelle 75010 Paris
Tous les dimanches à 16h

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🙂 Libre Théâtre vous recommande

Au Petit Théâtre du Gymnase, Paolo Domingo propose une adaptation réussie de la courte pièce Félicie de Marivaux, en forme de conte merveilleux.
La féerie commence dans la salle avant le lever de rideau, en musique et avec des fleurs… Elle se poursuit sur scène où des fées se penchent sur un berceau. Paolo Domingo enrichit la pièce moralisatrice de Marivaux par des scènes d’introduction et de conclusion très bien maîtrisées, sans rupture de ton, ni de langue. L’ajout du personnage de la mauvaise âme de Lucidor permet de donner une vision moins manichéenne de l’histoire en rachetant à la fin le jeune homme, délivré des influences de son mauvais génie.
Dans un décor printanier, avec une lumière soignée et de superbes costumes, les jeunes comédiens  interprètent avec talent et espièglerie cette fable romantique, en flirtant parfois avec la comédie musicale et l’univers magique des contes de notre enfance.
Un moment charmant et joyeux, hors du temps, pour égayer les dimanches pluvieux.


Félicie ou l’Instruction d’une jeune frivole…

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Évoluant dans un monde enchanté, Félicie semble avoir toutes les grâces. Parfaitement comblée, elle demande néanmoins à la fée Hortense, sa marraine, le don de plaire ; ce qui lui est immédiatement accordé. Enchantée par ce nouvel agrément sensé la rendre aimable aux yeux de tous, Félicie fait l’expérience de la passion au travers de Lucidor. Le jeune galant éveille alors les failles de l’ingénue, et la propulse inexorablement dans un univers bien plus sombre, qui lui était jusque-là totalement inconnu…

Adaptation et mise en scène : Paolo Domingo
Musique : Frédéric Dunis
Décor : Anne d’Alançon
Avec  : Anne-Laure Maudet,  Célia Diane, Nadia H. Cordier Catherine Keched, Christophe Maniez, Fanny Passelaigue, Priscillia Shillingford.
Production : Valmont Productions

Lien vers le site du théâtre  pour réserver
Téléphone : 01 42 46 79 79

Lien vers la notice et le texte intégral de Félicie sur Libre Théâtre 


Extrait de la note de mise en scène

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Peut-on trouver chez l’autre cette complémentarité tant recherchée ? L’homme et la femme sont-ils en mesure de partager un amour sain, dénué de rapports de force, ou doivent-ils composer avec des rôles préétablis par la société, leur permettant, au travers d’un conditionnement sournois, de jouer leur partition respective ? Ce sont là les questions qui me sont apparues en lisant « Félicie ».
Cette comédie de Marivaux, qui n’a encore jamais été jouée car son auteur pensait que le piquant du dialogue aurait été moins percutant qu’à la lecture, nous parle des égarements d’une jeune fille face à l’expérience de la passion. J’ai été profondément charmé par cette pièce en un acte, qui parle inexorablement aux cœurs de celles et de ceux qui, un jour, se sont perdus dans les méandres d’une passion amoureuse déséquilibrante voire même destructrice. Une idée a germé alors. Une idée aussi excitante que provocante. Celle de faire découvrir, au plus grand nombre, et malgré la volonté première de son auteur, cette oeuvre méconnue de Marivaux. La pièce étant trop courte, j’ai eu l’audace d’y ajouter quelques scènes, quelques répliques ici et là, ainsi que deux personnages qui n’existent pas dans l’histoire originale. Je me suis attaché à respecter l’univers éthéré de la pièce en tentant de reproduire la fluidité et la délicatesse des mots de cet écrivain Français pour lequel j’ai une grande admiration. J’espère humblement y être parvenu.

Paolo DOMINGO

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Le Roman de Monsieur Molière

13 octobre 2016
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Le Roman de Monsieur Molière

D’après Boulgakov, Molière et Lully
du 6 au 30 juillet à 11h
THEATRE LE PETIT LOUVRE – CHAPELLE DES TEMPLIERS
3 rue Félix Gras – 84000 Avignon

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🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Ronan Rivière nous propose une superbe adaptation théâtrale du livre de Boulgakov Le Roman de Monsieur Molière. Avec beaucoup d’humour et de tendresse, il raconte la vie exaltante mais tourmentée du maître incontesté de la comédie. C’est toute l’humanité de Molière que l’on perçoit à travers ce spectacle. Ainsi, les difficultés de l’Illustre Théâtre au début de sa carrière ne sont pas sans évoquer les galères actuelles des jeunes compagnies. Et la lutte contre les Tartuffe est toujours d’actualité.

Avec subtilité, Ronan Rivière mêle au récit quelques extraits de pièces : de la prose de Boulgakov à la langue de Molière, il n’y a pas de rupture. C’est toujours de la poésie.

Ronan Rivière incarne tour à tour, avec finesse mais aussi avec malice, le conteur et le maître de troupe. De la jeunesse intrépide à la vieillesse solitaire, il nous fait vivre les différentes étapes de la vie de ce génie de la comédie, qui à bien des égards tient aussi du chemin de croix. Molière meurt cependant sans le secours de la religion ni celui de la médecine, après avoir passé sa vie à en moquer les travers.

Tantôt débonnaire, tantôt énergique, Michaël Cohen joue le père de Jean-Baptiste Poquelin, le comédien Gros-René, mais aussi le Roi-Soleil et bien d’autres personnages… Il porte toute la drôlerie du spectacle, sans caricature.

Le récit est entrecoupé de pièces de Lully, superbement interprétées au piano par Olivier Mazal. Ces pauses musicales permettent de nous replonger dans l’atmosphère de la Cour de Louis XIV. Elles sont aussi l’occasion pour les comédiens de jouer avec la pièce maîtresse du dispositif scénique : une grande charrette qui embarque le spectateur aux côtés de Molière pour un voyage initiatique sur les chemins de France, se transformant à chaque étape en un théâtre de tréteaux.

C’était une gageure de faire entrer une charrette sur la scène. Un défi plus grand encore de nous conter en une heure la vie de Molière. Le pari est réussi. Un spectacle total, réjouissant et émouvant, à ne pas manquer et à faire partager en famille. 
(Spectacle vu au Lucernaire en 2016)

Pour réserver : http://www.avignonleoff.com/programme/2017/le-roman-de-monsieur-moliere-s18782/


Distribution

Avec :  Ronan Rivière ou François Kergourlay, Michaël Cohen
Au piano : Olivier Mazal
Metteur en scène : Ronan Rivière
Collaboration à la mise en scène : Sarah Tick
Lumière : Marc Augustin-Viguier
Scénographie et costumes : Ronan Rivière assisté de Michaël Cohen
Compagnie : Collectif Voix des plumes. Lien vers le site de la compagnie

 

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Racine par la racine de Serge Bourhis

28 septembre 2016
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Racine par la racine, de Serge Bourhis

Tous les mercredis à 19h45 , jusqu’au 5 juillet 2017
Essaïon Théâtre, 6 rue Pierre au Lard, 75004 Paris

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 🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Tous les mercredis au Théâtre de l’Essaïon, la Compagnie Alcandre vous donne rendez-vous avec Racine : une introduction ludique à l’œuvre de ce maître de la tragédie à travers 11 tableaux évoquant ses 11 pièces.

Sans aucun décor, et avec seulement quelques accessoires, Serge Bourhis, auteur du texte, metteur en scène et acteur, nous offre un spectacle ébouriffant et très rythmé, mais aussi très pédagogique : alternant parodie et grandes tirades sublimes, il parvient à dépoussiérer le répertoire de la tragédie racinienne, pour ceux qui n’en garderaient qu’un souvenir scolaire, tout en révélant le caractère sublime de la langue de Racine. Le spectacle nous livre aussi quelques détails biographiques sur ce grand dramaturge, en illustrant également, avec humour, les grands principes de la tragédie classique. Serge Bourhis est entouré de trois jeunes comédiens talentueux, pleins d’énergie et de folie (Vincent Remoisset, Héloïse Lacroix, Julie Macqueron).

Un spectacle idéal pour une première approche de ces grands textes ou pour donner l’envie de les redécouvrir.


Mise en scène : Serge Bourhis
Avec : en alternance : Aude Lanciaux, Héloïse Lacroix, Julie Macqueron, Serge Bourhis, Vincent Remoissenet et Guillaume Dollinger.
Costumes : Marion Lachaud
Musique originale : Romain Rugoni

Lien vers le site de l’Essaïon Théâtre pour réserver en ligne
Lien vers le site de la Compagnie Alcandre
Lien vers le dossier pédagogique en ligne
Lien vers les pièces de Racine sur data.libretheatre.fr

 

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