Recommandation Paris

F(l)ammes, texte et mise en scène d’Ahmed Madani

20 octobre 2017
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F(l)ammes, texte et mise en scène d’Ahmed Madani

Maison des métallos, Paris du 17 au 29 octobre 2017
Théâtre de la Tempête,  du 16 nov. au 17 déc. 2017
Et en tournée en 2018


🙂 Libre Théâtre vous recommande

F(l)ammes est un spectacle tout feux tout femmes. À partir de rencontres avec de jeunes françaises issues de l’immigration, et avec une troupe de comédiennes non professionnelles au départ, Ahmed Madani, le metteur en scène, a su transformer un torrent d’émotions brutes en une rivière de diamants, composée de dix pierres précieuses, toutes différentes mais toutes aussi étincelantes. Ces filles-là savent tout faire : jouer, bouger, danser, chanter… et tout simplement être là. Elles nous en mettent plein la vue et plein les oreilles, plein la tête et plein le cœur. Avec leurs propres mots et parfois même leurs propres langues, avec beaucoup de poésie et pas mal d’humour, elles nous racontent chacune leurs histoires singulières, leurs difficultés à vivre, et leur exultation d’être vivantes. Loin d’un discours victimaire ou militant, elles clament tout simplement avec force, grâce et délicatesse leur liberté et leur sororité, en ne revendiquant que l’égalité qui leur permettra d’exprimer pleinement leurs différences et de bâtir ensemble un avenir radieux. Un spectacle total qui tient à la fois du documentaire et de la comédie musicale. On en sort un peu plus léger et un peu moins pessimiste. Un des plus grands succès du Festival OFF d’Avignon. À ne manquer sous aucun prétexte.
Critique de Jean-Pierre Martinez

 

Une performance spectacle d’Ahmed Madani

Avec Anissa Aou, Ludivine Bah, Chirine Boussaha,  Laurène Dulymbois, Dana Fiaque,  Yasmina Ghemzi, Maurine Ilahiri, Anissa Kaki, Haby N’Diaye, Inès Zahoré

Assistante à la mise en scène  : Karima El Kharraze
Regard extérieur Mohamed El Khatib
Création vidéo Nicolas Clauss
Création lumières et régie générale Damien Klein
Création sonore Christophe Séchet
Chorégraphie Salia Sanou
Costumes Pascale Barré et Ahmed Madani

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Poil de carotte de Jules Renard au Café de la Gare

11 octobre 2017
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Poil de carotte de Jules Renard au Café de la Gare

Au Café de la gare, 41 rue du Temple, Paris 4ème
Tous les samedis à 15 heures, du 14 octobre au 30 décembre 2017

 

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Le Café de la Gare propose, tous les samedis à 15 heures, la comédie en un acte Poil de Carotte. Jules Renard a choisi d’adapter lui-même son roman, en se concentrant sur une scène de la vie de Poil de Carotte, qui a 16 ans dans la pièce. À travers le personnage d’Annette, la nouvelle servante de la famille Lepic, nous découvrons la triste condition de cet adolescent détesté par sa mère. Cette pièce très autobiographique explore avec humour et délicatesse les relations entre un enfant non désiré et ses parents, mais également la difficile communication au sein d’un couple qui ne s’aime plus.

Avec d’une scénographie très sobre, la Compagnie du Théâtre des deux lions fait naître l’émotion auprès d’un public de tous âges. À l’issue de la représentation, les comédiens entament une discussion avec le public.

Metteur en scène : Frédéric Cerdal
Avec : Paul Henry Déchin ou Pierre Boulben (en alternance), Mylène Padoan, Josée Laprun et Serge Gelly.
Une création de la Compagnie Théâtre des deux lions (lien vers le site internet)
Pour réserver :  site du Café de la Gare

Lien vers la notice sur Libre Théâtre : résumé, contexte de la création, illustrations et texte téléchargeable gratuitement et intégralement
Lien vers la biographie de Jules Renard sur Libre Théâtre


 

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Amphitryon mis en scène par Stéphanie Tesson

2 octobre 2017
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Amphitryon de Molière mis en scène par Stéphanie Tesson

Du 12 septembre au 31 décembre 2017
Théâtre Poche Montparnasse, 75 boulevard du Montparnasse, 75006 Paris
Représentations du mardi au samedi à 21h, dimanche à 15 h
Relâches exceptionnelles les 6, 7, 12, 14, 19 et 30 octobre, 9, 16 et 25 novembre, 9 décembre

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Que l’on soit prince ou valet, l’identité d’un homme est son bien le plus précieux et  se la voir aliénée par un sosie peut conduire à la folie. Tel est l’argument de cette hilarante comédie de Molière, trop rarement mise en scène. Pour séduire Alcmène, l’épouse du général thébain Amphitryon, le dieu Jupiter prend les traits de ce dernier, tandis que Mercure prend ceux de son valet, Sosie.

Dès le lever de rideau avec l’allégorie de la nuit tirée par deux chevaux, nous sommes embarqués dans un univers merveilleux, par la seule entremise de quelques toiles peintes et d’une lumière irréelle. Costumes et maquillages font naître l’illusion de cette double gémellité d’Amphitryon et de Sosie. La mise en scène épurée de Stéphanie Tesson met en valeur la subtilité du texte de Molière, servi par des acteurs fabuleux. Jean-Paul Bordes incarne un Amphitryon plein de noblesse, puis poussé au bord de la folie par ces événements extravagants. À la fois ridicule mais très attachant, il déclenche les fous rires du public qui compatit malgré tout à ses malheurs. Nicolas Vaude interprète quant à lui un valet espiègle et bondissant. Tous les comédiens nous donnent à entendre avec naturel les vers de Molière et nous entraînent avec bonheur dans cette incroyable farce, qui explore les thèmes éternels du même et du double, du maître et du valet, des hommes et des dieux.
Un spectacle à ne pas manquer.

Lien vers la notice consacrée à Amphitryon de Molière sur Libre Théâtre (texte intégral, illustrations, dossiers pédagogiques…)

Mise en scène : Stéphanie TESSON assistée d’Antony COCHIN

Avec
Jean-Paul BORDES, Amphitryon
Benjamin BOYER, Jupiter
Antony COCHIN en alternance avec Yannis BARABAN, Argatiphontidas et Polidas
Odile COHEN, Alcmène
Mathias MARÉCHAL, Naucratès et Posiclès
Guillaume MARQUET en alternance avec Laurent COLLARD, Mercure
Christelle REBOUL, La Nuit et Cléanthis
Nicolas VAUDE, Sosie
Costumes : Corinne ROSSI
Peintures des costumes et des toiles : Marguerite DANGUY DES DÉSERTS
Lumières : Florent BARNAUD
Maquillages et perruques : Anne CARAMAGNOL, assistée de Stéphanie ROSSI
Production Phénomène et Cie / Co-production Mois Molière de Versailles et Festival d’Anjou
En partenariat avec Le Figaro et A Nous Paris
Renseignements et réservations par téléphone : 01 45 44 50 21

Crédit photo : Christophe Cham

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Trahisons de Harold Pinter

1 octobre 2017
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Trahisons de Harold Pinter

Jusqu’au 8 octobre 2017, du mardi au samedi à 21 heures et à 18h le dimanche
au Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6ème.

Petite trahison au répertoire français, pour recommander une excellente pièce d’un auteur britannique au Lucernaire.

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Avec Trahisons, Pinter reprend l’argument classique du théâtre de boulevard, le mari, la femme et l’amant, mais si l’on peut dire à rebours, puisque la pièce est une succession de flash back, qui nous font remonter depuis l’ultime rendez-vous du couple illégitime, après sa séparation, jusqu’à la première rencontre, en passant par toutes les trahisons que suppose un adultère : la femme trahit son mari, l’amant trahit son meilleur ami, et les amants finiront aussi par se trahir entre eux. Deux chats et une souris, donc, sans que l’on sache très bien qui joue avec qui. Et qui à la fin sera dévoré. Une délicieuse comédie à déguster comme un bonbon anglais, sur la cruauté des rapports humains, lorsque l’amour et l’amitié entretiennent la confusion des sentiments. Un humour très british, pour un vaudeville joyeusement désespéré. Les dialogues de Pinter sont à pleurer de rire. Un ménage à trois superbement interprété par des comédiens habités par leurs rôles. À voir absolument !
Critique de Jean-Pierre Martinez

Metteur en scène : Christophe Gand
Avec : Gaelle Billaut-Danno, François Feroleto, Yannick Laurent
Scénographie : Goury
Décor : Claire Vaysse
Costumes : Jean-Daniel Villermoz
Lumières : Alexandre Icovic

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Non à l’argent de Flavia Coste

30 septembre 2017
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Non à l’argent de Flavia Coste

Jusqu’au 7 janvier 2018
du mercredi au samedi à 20h30 et en matinée les samedis et dimanches à 16h30
Théâtre des Variétés, 7 boulevard Montmartre, Paris 2ème

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Le thème du loto a déjà été beaucoup exploité au théâtre. Le mérite de cette comédie est de l’aborder sous un angle tout à fait inédit : si vous osiez dire « non à l’argent », quand la fortune vous tombe du ciel et que la somme s’élève à 162 millions, comment réagiraient votre femme, votre mère et votre meilleur ami ? L’argent ne fait pas le bonheur, dit-on. Il paraît même qu’il fait parfois le malheur de certains gagnants du gros lot. Mais refuser de devenir riche… cela peut aussi coûter très cher. Le temps d’une soirée, ces quatre personnages qui semblaient unis par des liens indéfectibles vont révéler leurs fractures et se déchirer à propos d’une fortune à portée de main, que l’un d’entre eux ne veut pas saisir. Jusqu’au final étonnant que nous vous laissons découvrir… Une comédie très enlevée, bien servie par quatre comédiens de talent, dont Pascal Légitimus, « impayable » dans le rôle de ce gagnant qui refuse obstinément de devenir riche. Une analyse cruellement drôle du pouvoir destructeur de l’argent. À ne pas manquer !
Critique de Jean-Pierre Martinez

 

Une pièce de Flavia Coste
Mise en scène : Anouche Setbon
Avec : Pascal Légitimus, Julie De Bona, Claire Nadeau, Philippe Lelièvre

 

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Faisons un rêve de Sacha Guitry, mise en scène de Nicolas Briançon

28 septembre 2017
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Faisons un rêve de Sacha Guitry, mise en scène de Nicolas Briançon

Du mardi au samedi à 19h au Théâtre de la Madeleine
19 rue de Surène, Paris 8ème.

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Il fallait oser mettre en scène Faisons un rêve, quand les spectateurs ont encore en mémoire le film de Sacha Guitry, interprète inoubliable du rôle principal aux côtés de Raimu et de Jacqueline Delubac (la troisième femme de Guitry, les deux premières, Charlotte Lysès et Yvonne Printemps, ayant avant elle interprété aussi le rôle). Nicolas Briançon (qui signe aussi la mise en scène), Éric Laugerias, et Marie-Julie Baup (sans oublier Michel Dussarat en valet foldingue) relèvent parfaitement le défi. Nicolas Briançon, sans singer son illustre prédécesseur, incarne avec une étonnante légèreté ce séducteur misogyne qu’on aime tant détester. Le texte de Guitry, en revisitant le thème éternel de la femme, du mari et de l’amant, porte à la perfection le genre du boulevard par une construction dramatique ciselée et des dialogues irrésistibles.
Un spectacle à ne pas manquer.
Critique de Jean-Pierre Martinez

 

Mise en scène de Nicolas BRIANÇON
Avec Nicolas BRIANÇON, Éric LAUGERIAS, Marie-Julie BAUP, Michel DUSSARAT.

 

Lien vers le site du Théâtre de la Madeleine

Crédit photo : Pascal RIONDY

Crédit photo : Pascal RIONDY

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Les Fourberies de Scapin, mise en scène de Denis Podalydès

27 septembre 2017
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Les Fourberies de Scapin, mise en scène de Denis Podalydès

Du 20 septembre 2017 au 11 février 2018
Comédie-Française
Salle Richelieu
Place Colette, Paris 1er

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Les Fourberies de Scapin à la Comédie Française : un spectacle jubilatoire

Scapin n’est pas un justicier. S’il consent à user de ses ruses pour aider Octave à faire accepter à son père un mariage conclu sans son consentement, c’est moins pour faire le bonheur des jeunes époux que pour se venger de cette société qui l’a condamné il y a peu pour ses fourberies. La mise en scène de Denis Podalydès souligne dès le lever de rideau la marginalité de ce personnage asocial en le faisant surgir nu des profondeurs de la terre, tandis que c’est dans les airs qu’il se vengera de Géronte en le bastonnant, enfermé dans un sac et suspendu au-dessus de la scène et du public. Dans cette justice paradoxale, donc, « le justicier » semble tout droit sorti des enfers, et le châtiment a lieu presque dans les cieux. C’est par une autre fourberie que Scapin échappera finalement à une nouvelle condamnation. Et un coup de théâtre viendra restaurer l’ordre social un moment chamboulé. Mais la vision de la société proposée par Molière, bien traduite par cette astucieuse mise en scène, est tout sauf «  morale  » et manichéenne. Si l’on n’est pas encore dans le théâtre de l’absurde, le sens de cette société sans justice est en tout cas largement questionné.

Le décor, à base de palissades et d’échafaudages, renforce cette vision d’une société aux bases fragiles et à l’équilibre instable. Ce dispositif fait aussi écho aux conditions dans lesquelles cette pièce a été créée, alors que le Théâtre du Palais-Royal était en travaux. Cette simplicité apparente permet d’occuper tout l’espace du plateau, horizontalement et verticalement, offrant un spectacle total.

Mais les Fourberies de Scapin, c’est d’abord une farce qui déclenche des cascades de rire. Benjamin Lavernhe, dans le rôle titre, nous livre une fabuleuse interprétation d’un personnage complexe, passant tout à tour d’un ton badin à une expression cruelle. Aux côtés de cet incroyable Scapin, chaque personnage de Molière semble acquérir une nouvelle densité.

Un superbe moment de théâtre  !


Illustration du spectacle par Bénédicte Roullierlescroquis.fr
Croquis sur le vif (et dans la pénombre)
(Licence des illustrations CC BY-NC-ND)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Mise en scène  : Denis Podalydès
Scénographie : Éric Ruf
Costumes : Christian Lacroix
Lumières : Stéphanie Daniel
Son : Bernard Valléry
Maquillages : Véronique Soulier-Nguyen

Avec
Bakary Sangaré, Silvestre
Gilles David, Argante
Adeline d’Hermy, Zerbinette
Benjamin Lavernhe Scapin
Claire de La Rüe du Can / Pauline Clément Hyacinte
Didier Sandre Géronte
Julien Frison Octave
Gaël Kamilindi Léandre
et les comédiennes de l’Académie de la Comédie-Française
Maïka Louakairim, Carle
Aude Rouanet, Nérine

 


Lien vers le texte intégral et la chronique consacrée aux Fourberies de Scapin sur Libre Théâtre


Afin de permettre au plus grand nombre d’assister à la représentation du spectacle, Pathé Live diffusera Les Fourberies de Scapin en direct de la salle Richelieu, le jeudi 26 octobre 2017 à 20h15, dans plus de 300 salles de cinéma dont 70 salles Gaumont et Pathé.

Des reprises au cinéma sont proposées du 12 novembre 2017 au 31 janvier 2018 dans plus de 400 salles de cinéma.

 

Voir aussi les  notes de travail sur les personnages  rédigées par Denis Podalydès illustrées  avec les maquettes de costumes réalisées par  Christian Lacroix sur le site de la Comédie-Française

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Lorenzaccio, mise en scène de Catherine Marnas

9 septembre 2017
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Lorenzaccio d’Alfred de Musset mise en scène de Catherine Marnas

du 26 septembre au 15 octobre 2017
au Théâtre de l’Aquarium – Cartoucherie, Route du Champ de Manoeuvre. 75012 Paris
du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h 

 🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Monter Lorenzaccio au théâtre oblige à un travail d’adaptation. Dans ce texte, destiné initialement à la lecture et non à la représentation, Alfred de Musset multiplie les intrigues, convoquant plus de 80 personnages, et enchaîne une multitude de scènes se déroulant dans 25 lieux différents, de Florence à Venise.

Catherine Marnas propose un texte resserré et très rythmé, centré autour de la figure de Lorenzo, en transposant ce drame romantique à l’époque actuelle. Servi par de très grands interprètes, le texte de Musset, parfaitement respecté malgré les coupes nécessaires, offre d’étranges résonances avec le monde d’aujourd’hui. Jules Sagot incarne avec talent un Lorenzo au double visage  : dandy terriblement cynique quand il est avec Alexandre, il redevient un jeune homme inquiet et désenchanté quand il est seul.

Un spectacle stimulant ouvrant à une réflexion sur l’idéalisme et le réalisme en politique.

 


Lien vers le site du Théâtre de l’Aquarium
Lien vers le texte intégral et la chronique de Lorenzaccio sur Libre Théâtre 


Jules Sagot. Crédit photo : Patrick Berger

mise en scène Catherine Marnas
assistante à la mise en scène Odille Lauria
scénographie Cécile Léna, Catherine Marnas
lumières Michel Theuil
création sonore Madame Miniature
avec la participation de Lucas Lelièvre
costumes Edith Traverso, Catherine Marnas
maquillage Sylvie Cailler
fabrication décor Opéra National de Bordeaux
avec Frédéric Constant, Vincent Dissez, Julien Duval, Zoé Gauchet, Franck Manzoni, Catherine Pietri, Yacine Sif El Islam, Bénédicte Simon

Une création du TnBA/CDN de Bordeaux (2015) / production > Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine / coproduction > MCB° Bourges. Avec la participation des Treize Arches – Scène conventionnée de Brive.

Crédit photo : Patrick Berger

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L’Impromptu de Versailles, mis en scène et adapté par Antonio Díaz-Florián

8 septembre 2017
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L’Impromptu de Versailles, de Molière, mis en scène et adapté par Antonio Díaz-Florián

Du 10 septembre au 15 octobre 2017, le dimanche à 16 heures
Théâtre de l’Epée de Bois – Cartoucherie, Route du Champ de Manoeuvre. 75012 Paris

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

La Troupe de l’Épée de Bois nous invite chez elle, dans le merveilleux théâtre en bois qu’elle a bâti de ses propres mains, pour entendre Molière défendre, un siècle avant Beaumarchais, la liberté de blâmer, sans laquelle il n’est point d’éloge flatteur. Dans ce Palais des Glaces qu’est la petite salle du Théâtre de l’Épée de Bois, Antonio Díaz-Florián (le metteur en scène), Graziella Lacagnina (la comédienne) et Armelle Roux (la claveciniste) nous transportent à Versailles où la troupe d’un dénommé Molière s’apprête à interpréter devant le Roi un spectacle qui n’est absolument pas prêt. Cette mise en abyme très moderne est l’occasion pour le vrai Molière de plaider sa cause devant son illustre protecteur, afin de pouvoir continuer à moquer impunément les travers de ses contemporains, en dépit de l’opposition farouche de ses détracteurs, tenants d’un théâtre consensuel et donc sans aucun intérêt pour le public.

Malgré des décennies de métier et de succès bien mérités, cinq minutes avant la représentation, comme dans la comédie de Molière, le metteur en scène arpente nerveusement les couloirs pour calmer son appréhension, tandis que la comédienne, sur les épaules de laquelle repose tout le spectacle (puisqu’elle interprète avec brio tous les rôles) vend encore les billets à la caisse. Comble de l’élégance et de l’humilité, après les nombreux rappels, la troupe convie le public à boire un verre dans la salle, comme à la maison. L’esprit de la Cartoucherie est toujours bien vivant. Et le public est au rendez-vous. Il y a des moments et des lieux comme ça où la vie a encore un sens. Merci à la Troupe de l’Épée de Bois pour cet engagement total au service du théâtre.

Le contexte de la pièce

L’Impromptu de Versailles prend place dans une longue et pénible lutte qui commence en 1662 avec L’Ecole des Femmes et qui ne verra son aboutissement qu’en 1669, lorsque les représentations de Tartuffe seront enfin autorisées.
Le succès de L’Ecole des Femmes auprès du public fait passer Molière du statut de farceur à celui d’auteur dramatique et le désigne aux intrigues de ses rivaux jaloux, tandis que la nouveauté d’une pièce qui remet en question certaines valeurs morales et sociales traditionnellement admises l’expose très vite aux cabales des dévots, sous des accusations qui vont de l’obscénité au blasphème.
En réponse aux attaques et aux polémiques, Molière donne en juin 1663 La Critique de l’Ecole des Femmes, pièce de combat qui s’inscrit dans une querelle déjà bien alimentée de libelles, pamphlets et pièces contre Molière. Peu de temps après, le roi lui accorde une gratification de mille livres ; les attaques et les jalousies continuent de s’enflammer, et un jeune et obscur auteur, Edme Boursault, qui sert probablement de paravent à d’autres écrivains plus en vue, fait jouer Le Portrait du Peintre par les comédiens de l’Hôtel de Bourgogne.
En octobre 1663, une dizaine de jours, dit-on, après avoir vu Le Portrait du Peintre, et vraisemblablement encouragé par le roi, Molière donne avec sa troupe L’Impromptu de Versailles. Cette fois, il ne s’agit plus de personnages ressemblants ou caricaturaux, mais des comédiens eux-mêmes en plein travail.
Molière annonce dans cette pièce qu’après ce règlement de comptes, il en restera là, sans perdre davantage de temps ni galvauder son talent pour des choses qui n’en valent pas la peine. Ses adversaires cependant redoublent de rage, sur la scène de l’Hôtel de Bourgogne avec des pièces où ils s’efforcent de ridiculiser Molière, Molière comédien, mais aussi Molière homme privé. Hors scène, le comédien Montfleury ira jusqu’à adresser au roi une dénonciation calomnieuse, visant à accuser Molière d’inceste. Le roi y répondra en acceptant d’être le parrain du premier fils de Molière en février 1664.

Musique Jean-Baptiste Lully
Transcriptions Jean-Henry d’Anglebert
Adaptation et mise en scène Antonio Díaz-Florián
Comédienne Graziella Lacagnina
Musicienne – clavecin Armelle Roux
Conseiller scénographe Jean-Marie Eichert
Régisseur  Miguel Meireles
Production Théâtre de l’Épée de Bois

Lien vers le site du théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers l’Entretien de Libre Théâtre avec Antonio Díaz-Florián, directeur du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers la chronique de Libre Théâtre consacrée à L’Impromptu de Versailles.

 

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L’Amante anglaise, mise en scène de Thierry Harcourt

8 septembre 2017
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L’Amante anglaise de Marguerite Duras mise en scène de Thierry Harcourt

du 9 septembre au 12 novembre 2017
Du mardi au samedi à 19h, dimanche à 16h
au Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Claire Lannes a commis un crime épouvantable : elle a assassiné sa cousine sourde et muette, l’a découpée en morceaux et a jeté les différents membres emballés, depuis un pont, dans des trains de marchandise, tout en prenant le soin de cacher la tête. Un homme interroge le mari puis la meurtrière et tente de comprendre les raisons de cet acte barbare.

Comment à partir d’un terrible fait divers proposer ainsi un moment hors du temps, plein de poésie et d’humour ? La mise en scène sobre de Thierry Harcourt semble donner davantage de profondeur à la superbe langue de Duras et à la très belle performance des trois comédiens. Jacques Frantz est le mari, touchant et vulnérable malgré sa carrure imposante. Jean-Claude Legay interprète l’interrogateur, plus proche du psychanalyste que du policier, qui tente de comprendre, de faire accoucher la vérité, mais perd pied, petit à petit, face à une réalité qui le dépasse. Judith Magre incarne avec talent cette femme si déterminée et si fragile. Elle joue avec le texte de sa voix inimitable, offrant une palette de nuances infinies. Son regard tantôt espiègle, tantôt noir, nous renvoie parfois à la vacuité de l’âme humaine. Et si elle avait tout simplement commis ce crime pour que quelqu’un l’écoute enfin…

Un superbe texte servi par des comédiens extraordinaires.

 

Avec Judith Magre, Jacques Frantz et Jean-Claude Leguay
Mise en scène : Thierry Harcourt
Assistant mise en scène : Thomas Poitevin
Lumières :  Jacques Rouveyrollis assisté de Jessica Duclos
Costumes : Victoria Vignaux

Réservation sur le site du Lucernaire

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