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Florilège Molière par La Fabrique à théâtre

25 janvier 2017
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Florilège Molière par La Fabrique à théâtre

Du 16 février au 4 mars 2017, Salle en Pierre
Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Les samedis à 16h (tout public)


La Fabrique à théâtre, avec l’esthétique qui lui est propre, offre ici un réjouissant parcours parmi les scènes fameuses des comédies de Jean-Baptiste.
L’éclat chaleureux des bougies dans un décor épuré fait entièrement place au jeu, aux personnages et à l’esprit de la comédie, cependant que diction et gestuelle baroques dévoilent toutes les facettes de dialogues savoureux pour une totale redécouverte. 
Monsieur Jourdain, Agnès, Scapin, Dom Juan, Tartuffe ou Harpagon sont accompagnés des musiques de Lully, Beauchamp et Charpentier, fidèles compagnons de Molière.

 

Mise en scène Jean-Denis Monory

Assistant mise en scène Lorenzo Charoy
Comédiens : Julien Cigana, Malo de La Tullaye, Milena Vlach
Musiciens : 
Damien Pouvreau, théorbe et guitare baroque
Rachel Vallez, flûte

THÉÂTRE
Jean-Baptiste Poquelin, dit MOLIÈRE, 1622-1673

LE BOURGEOIS GENTILHOMME (1670)
II, 4, Maître de Philosophie / Monsieur Jourdain
TARTUFFE OU L’IMPOSTEUR (1664)
III, 3, Elmire / Tartuffe
L’ÉCOLE DES FEMMES (1662)
II, 5, Arnolphe / Agnès
LES FOURBERIES DE SCAPIN (1671)
ll, 7, Scapin / Géronte
LE MEDECIN MALGRE LUI (1666)
I, 1, Sganarelle / Martine
L’AVARE (1668)
IV, 7, Harpagon

MUSIQUE
Pierre Beauchamp 1631-1705
Antoine Boesset 1787-1643
Marc-Antoine Charpentier 1635-1704
Jean-Baptiste Lully 1632-1687

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Le Mariage forcé, mise en scène Jean-Denis Monory

25 janvier 2017
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Le Mariage forcé, mise en scène Jean-Denis Monory

Comédie-ballet de Molière et Lully
Théâtre de l’Épée de Bois – Cartoucherie
Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Du 14 février au 5 mars 2017, Salle en Pierre
Du mardi au samedi à 20h30
Dimanche à 16h

Sganarelle, riche quinquagénaire, projette d’épouser la jeune Dorimène. S’inquiétant de la possible infidélité de celle-ci, il consulte un ami, des philosophes et des bohémiennes mais leurs réponses ne font qu’accroître ses doutes sur ce mariage.

Théâtre, farce, danse, musique et chant se mêlent en un jubilatoire divertissement baroque, dont la forme flamboyante et virtuose emporte immédiatement les spectateurs.
Les décors en trompe-l’œil, les costumes, l’éclairage aux bougies et les odeurs de cire, les accents jouissifs et charnels de la langue ancienne, nous transporte à la cour de Louis XIV et donnent à cette comédie ballet une magie toute nouvelle et, pourtant, originelle.

 

Compagnies Mandragore et La Fabrique à théâtre
Mise en scène Jean-Denis Monory

Comédiens 
Garance La Fata, Alain Jacot, Jacint Margarit, Enrique Medrano, Philippe Vuilleumier

Musique et chant
Estefania Casanovas i Villar, Direction musicale et clavecin
Dimitri Kindynis, violoncelle
Nadja Camichel, flûte
Anthony Rivera, baryton

Assistant à la mise en scèneAlain Jacot
Scénographe Valère Girardin
Costumière Chantal Rousseau
Directeur technique Dominique Dardant

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Les Caprices de Marianne, mise en scène Patrick Alluin et Simon Coutret

8 janvier 2017
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Les Caprices de Marianne, mise en scène Patrick Alluin et Simon Coutret

du 4 janvier au 19 février 2017 au Ciné XIII Théâtre
1 avenue Junot, 75018 Paris
Mercredi et vendredi à 21 heures
Jeudi et samedi à 19 heures
Dimanche à 16 heures

Coelio aime désespérément Marianne. Pourtant, il ne lui a jamais parlé. Car la jeune femme est mariée au juge de la ville qui contrôle tout. Pour pouvoir l’aborder, Coelio fait appel à son ami Octave. Marginal et alcoolique, celui-ci va, malgré lui, bousculer la vie de chacun.Transposée au 21ème siècle, dans un univers urbain chaotique et désolé, la pièce de Musset devient une tragédie contemporaine aux accents burlesques, où chaque personnage tente de survivre à sa propre solitude.

Mise en scène : Patrick Alluin, Simon Coutret
Décor : Thierry Good, avec la participation de la SEGPA menuiserie du collège Pierre et Marie Curie de L’Isle Adam (95)
Costumes : Pauline Pénelon
 Lumières : Eric Charansol

Distribution : Constantin Balsan (Coelio), Simon Coutret (Octave), Roch Debache (Tibia, Malvolio), Caroline Piette (Hermia, Ciuta), Natacha Krief ou Justine Thibaudat (Marianne), Thierry Lanckriet ou Julien Muller (Claudio)

Lien vers la chronique des Caprices de Marianne sur Libre Théâtre, avec le texte intégral de la pièce.

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Le mariage forcé de Georges Dandin, mise en scène de Matthias Fortune Droulers et Ivan Herbez

16 novembre 2016
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Le mariage forcé de George Dandin

D’après Molière
Ciné 13 Théâtre, 1 avenue Junot, 15018 Paris
Du 16 novembre au 31 décembre 2016
Les mercredis et vendredis à 21h, les jeudis et samedis à 19h, les dimanches à 15h30
Durée : 1h20
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🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

C’est un pari osé que la jeune compagnie du Homard Bleu a tenté en réunissant dans une adaptation deux comédies-ballets de Molière, Le Mariage forcé (1664) et George Dandin ou le Mari confondu (1668), pour en faire une seule pièce.

En transposant l’action dans l’Amérique des années 30, sur fond de krach boursier et de crise économique mondiale, les deux metteurs en scène (Ivan Herbez et Matthias Fortune Droulers) ont choisi de mettre en avant la dimension tragique de ces deux pièces de Molière, à la tonalité beaucoup plus noire que d’autres comédies. On est loin, en effet, avec ce self made man espérant être accepté dans le grand monde par un mariage aristocratique, du Bourgeois Gentilhomme. Quand ce dernier n’était que ridicule, George Dandin songe à mourir, en étant ainsi renvoyé à sa condition de roturier par ces aristocrates qui ne l’ont utilisé que pour redorer leur blason. Avec le Bourgeois Gentilhomme, Molière semblait encourager la bourgeoisie à ne pas singer la noblesse. Avec George Dandin, et bien avant la révolution, il fait un constat beaucoup plus amer : même lorsqu’elle aura conquis le pouvoir économique, la bourgeoisie sera toujours rejetée par les élites. Une problématique autrement plus moderne, qui rappelle étrangement le propos d’un Henry James dans son roman et sa pièce L’Américain.

Cependant, malgré la noirceur du propos, c’est plutôt dans la forme à une comédie musicale à l’américaine que nous convient les jeunes comédiens de la compagnie du Homard Bleu, mettant tout leur enthousiasme et leur énergie au service de ce beau spectacle, original et audacieux. On retrouve l’esprit de la première version du Mariage Forcé qui comportait des ballets mettant en scène un magicien, des démons et se terminait en charivari grotesque… Le rythme, les lumières et le jeu des comédiens nous entraînent aussi dans l’univers des films burlesques. Tout au long du spectacle, la musique, soigneusement sélectionnée entre baroque, swing et jazz, accompagne l’action ou les sentiments des personnages.

Avec Le Mariage Forcé de George Dandin, la Troupe du Homard Bleu, réussit son pari. Cette mise en scène irrévérencieuse, qui ne manquera pas de choquer les gardiens du temple, nous permet de redécouvrir la cruelle modernité de ces deux pièces de Molière…


Mise en scène et adaptation : Matthias Fortune Droulers et Ivan Herbez
Avec Léa Dauvergne, Benjamin Duc, Matthias Fortune Droulers, Ivan Herbez, Anne-Sophie Liban, Bertrand Mounier

Lien vers les chroniques de Libre Théâtre avec le texte intégral des pièces :
Georges Dandin
Le Mariage Forcé

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Les Caprices de Marianne, mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia

16 novembre 2016
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Les Caprices de Marianne, mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia

d’Alfred de Musset (version de 1833)
Théâtre de la Tempête, Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris 
du 10 novembre au 11 décembre 2016
du mardi au samedi 20h, le dimanche 16h (durée 1h50)

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🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Le spectacle commence par une adresse au public : les quelques questions extraites du Journal de Max Frisch sont une excellente introduction aux interrogations de la jeunesse qui traversent Les Caprices de Marianne.

Arrachant le voile blanc cachant le plateau, le comédien, qui joue le mari jaloux Claudio, dévoile un décor de fin du monde : la pente irrégulière d’un volcan que montent et descendent en trébuchant les comédiens, figure l’instabilité existentielle des jeunes gens qu’ils incarnent. Au milieu, un trou rempli d’eau où les comédiens viendront laver leur visage pour tenter de trouver leur vérité. Côté cour, un grand lustre couvert de bougies, près duquel la pieuse Marianne tente de se réfugier, sera éteint avant la fin du spectacle. La lumière et la musique font écho aux sentiments des protagonistes.

À travers le romantique Coelio, le cynique Octave et l’insaisissable Marianne, Musset s’interroge : qu’est-ce l’amour, l’amitié, la fidélité dans un monde en ruine où la jeunesse cherche sa place. Dans la mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia, cette thématique trouve une forte résonance auprès du public, souvent très jeune lui aussi, du Théâtre de la Tempête.


Coelio, amoureux mélancolique de Marianne, mais trop timide pour l’aborder, fait appel à son ami Octave, noceur voluptueux, pour plaider sa cause auprès d’elle. Marianne est une jeune Napolitaine, mariée à un juge d’une jalousie féroce. La jeune femme, qui n’a d’autre distraction que de se rendre à l’église, se refuse à aimer Coelio, vacille sous l’ardeur d’Octave, puis, par un revirement qui est un caprice, accepte d’ouvrir sa porte à un amant. Mais lequel ? La romance va tourner au drame. Alfred de Musset, alors âgé de 22 ans, nomme sa pièce « comédie » : il y est bien question d’adultère, d’intrigue, de sérénades et de jeunes gens cherchant à duper le barbon, mais la pièce dérange la critique par son immoralisme et son mépris des règles habituelles de composition. 

Écrits au lendemain d’une insurrection avortée, Les Caprices sont une grande oeuvre incandescente du romantisme français. Et les héros de cette fable, partis pour une comédie, ripent dans le drame. Cette pièce est aujourd’hui comme toujours, le cri, le baroud éclatant d’une jeunesse contre son mal de vivre, et la porter à la scène reste un défi car la vérité de ce théâtre est « à fleur de peau, à fleur de rêve, à fleur d’âme… »

 

Mise en scène Frédéric Bélier-Garcia

avec
Marie-Armelle Deguy
en alternance avec Laurence Roy
Sébastien Eveno
Denis Fouquereau
Jan Hammenecker
David Migeot
Yvette Poirier
Sarah-Jane Sauvegrain
avec la participation de Lucie Collardeau
en alternance avec Daphné Achermann
et de Jean-Christophe Bellier,
Olivier Blouineau, Jean-Pierre Prudhomme

 

décor Jacques Gabel
lumières Roberto Venturi
costumes Catherine Leterrier
musique Vincent Erdeven
collaboration artistique Caroline Gonce
son Jean-Christophe Bellier
coiffure Frédéric Souquet
maquillages Catherine Nicolas

production Le Quai – Centre dramatique national Angers Pays de la Loire
En coréalisation avec le Théâtre de la Tempête.

Lien vers la chronique des Caprices de Marianne sur Libre Théâtre, avec le texte intégral de la pièce.

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Jean Racine, chants de la passion

15 novembre 2016
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Jean Racine, chants de la passion

Théâtre de l’Épée de Bois, Cartoucherie, 
Route du Champ de Manœuvre, 75012 Paris
Du 15 au 27 novembre 2016
Du mardi au samedi à 20h30
Samedi et dimanche à 16h00

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🙂 Libre Théâtre vous recommande

Au Théâtre de l’Épée de Bois, la Fabrique à Théâtre nous invite à un voyage au temps du baroque, à travers la langue de Racine et la musique de Lulli (et autres compositeurs moins connus du XVIIème siècle : Kaspsperger, de Visée, Bataille…). Dans l’écrin de ce magnifique petit théâtre en bois, le metteur en scène et comédien Jean-Denis Monory, accompagné de deux grands artistes, la soprano Anouschka Lara et le luthiste Manuel de Grange, redonnent vie, avec ce « concert théâtre », aux codes oubliés du jeu baroque.

Les pièces musicales font écho aux poèmes, cantiques ou extraits de tragédies de Racine, en établissant de subtiles correspondances. Chaque détail de cette reconstitution historique, sobre mais marquante, est particulièrement soigné : éclairage à la bougie comme au XVIIème siècle, maquillage d’une blancheur spectrale, superbes costumes d’époque… Face à la scène, les comédiens, seuls ou en duo, ne se regardent pas, se frôlent à peine et se déplacent avec grâce. La musicalité des vers raciniens est renforcée par une diction très particulière, faisant rouler les r, et donnant à entendre les e muets comme les consonnes finales. La puissance des passions s’exprime également par une chorégraphie parfaitement maîtrisée, redoublant l’expression de chaque sentiment par une gestuelle symbolique très codifiée. La précision de l’exécution est fascinante. L’ensemble de la mise en scène donne une profondeur particulière aux vers de Racine : le Songe d’Athalie prend une dimension fantastique, et le récit de Théramène nous plonge dans l’effroi.

Une expérience théâtrale et poétique à ne pas manquer.

 

Textes de Jean Racine
Musiques de Gabriel Bataille, Jean-Baptiste Lully, Michel Lambert, Robert de Visée, etc.
Mise en scène Jean-Denis Monory
Avec :
Jean-Denis Monory
Anouschka Lara
Manuel de Grange
Production : La Fabrique à Théâtre

Liens vers les pièces de Racine présentes dans le spectacle : 
Bérénice : chronique de Libre Théâtre et texte intégral
Phèdre :  chronique de Libre Théâtre et texte intégral
Athalie : notice sur datalibretheatre.fr
Andromaque : notice sur datalibretheatre.fr
La Thébaïde : notice sur datalibretheatre.fr

 

 

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Le Tartuffe, mise en scène par Antonio Díaz-Florián

7 novembre 2016
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Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Antonio Díaz-Florián 

Du 23 février au 19 mars 2017 au Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Du jeudi au samedi à 20h30
Le samedi et dimanche à 16h00

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🙂 Libre Théâtre vous recommande

La Troupe de l’Epée de Bois nous propose de redécouvrir Le Tartuffe, dans une mise en scène épurée et un décor graphique qui soulignent, au-delà de la critique sociale de l’époque, toujours hélas d’actualité, l’universalité du texte de Molière et la dimension philosophique de son propos.

La scène est un plateau de bois, et le seul élément de décor un confessionnal, d’où surgissent comme d’une boîte de Pandore tous les personnages de la pièce, porteurs de tous les maux de l’humanité. Si en effet Tartuffe incarne bien le vice, caché sous le voile de l’hypocrisie, le choix de mise en scène montre clairement que son pouvoir de nuisance ne saurait opérer sans les travers des autres protagonistes de cette comédie humaine : l’égoïsme, la crédulité, la bêtise… Le salut viendra bien sûr encore une fois du bon sens populaire, par l’entremise d’une soubrette.

Le jeu volontairement un peu mécanique des comédiens, et leur diction très articulée, évoquent discrètement à la fois les automates très en vogue à l’époque, et le théâtre de Guignol, suggérant ainsi que les hommes ne sont que des marionnettes animées par leurs seules passions. Les magnifiques costumes, qui jouent avant tout du contraste du noir et du blanc, complètent cette proposition à la fois esthétique et symbolique.

Laissant de côté un parti pris réaliste, la mise en scène d’Antonio Díaz-Florián se joue donc des conventions théâtrales par ce dispositif en aplat, qui fait ressortir toute la profondeur du texte. On comprend alors que c’est bien la question de la vérité qui est au centre de la pièce. Loin de l’hypocrite ridicule des mises en scène classiques, en le mettant ainsi à distance, la Troupe de l’Épée de Bois nous propose un Tartuffe, lui aussi victime de ses passions, qui jamais n’a été si proche de nous.

 

Mise en scène : Antonio Díaz-Florián
Avec Stefan Crépon, Antonio Díaz-Florían, Emmanuel Georges, Graziella Lacagnina, Dolores Lago Azqueta, Elodie Landa, Mario Tomas Lopez, Guillaume Maréchal, Ana Melillo, Violette Schloesing.
Costumes :  Abel Alba
Scénographie :  David León
Lumières :  Quique Peña
Production : Théâtre de l’Épée de Bois

Lien vers le site du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers l’Entretien de Libre Théâtre avec Antonio Díaz-Florián, directeur du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers la chronique de la pièce sur Libre Théâtre

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Lucrèce Borgia, mise en scène par David Bobée

26 octobre 2016
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Lucrèce Borgia, mise en scène par David Bobée

30 novembre au 3 décembre 2016 à 20h
LA VILLETTE – GRANDE HALLE

lucrace-borgia-affiche-spectacle-photo-c-pierre-et-gillesQui est Lucrèce Borgia, que peut-elle nous dire aujourd’hui ? David Bobée s’empare du texte de Victor Hugo et lui rend dans toute sa force épique et tragique. Il fait le portrait d’une femme seule dans un monde d’hommes « que l’on découvre impitoyable, monstre sanguinaire, une bête que l’on ne peut abattre, figure du pouvoir machiavélique mais qui se détruira d’elle-même par le peu qui lui reste de son humanité : son fils ».

David Bobée a trouvé sa Lucrèce en la personne de Béatrice Dalle dont ce sont les débuts au théâtre. Pour ces premières représentations à Paris et les dernières d’une tournée de 2 ans, Béatrice Dalle est incandescente dans un décor d’eau et de flammes et porte haut les couleurs du drame. « Lucrèce et Béatrice, deux icônes, deux femmes aussi bien fortes que fragiles, deux monstres, deux beautés dévorantes » ose David Bobée. 

Ce théâtre revendiquant à la fois son indiscipline, sa pluridisciplinarité (acrobates, danseurs) et sa dimension populaire trouvera dans la Grande halle un écrin à sa (dé)mesure.

 

 

 

 


Mise en scène et scénographie David Bobée 
Assistanat à la mise en scène et dramaturgie Catherine Dewitt 
Interprétation Lucrezia – Béatrice Dalle, Gennaro – Pierre Cartonnet, Don Alphonse – Alain d’Haeyer, Maffio – Pierre Bolo, Oloferno – Marc Agbedjidji, Ascanio – Mickaël Houllebrecque, Jeppo – Radouan Leflahi, Apostolo – Harald Thompson Rosenstrøm, Gubetta – Jérôme Bidaux, Rustighello – Marius Moguiba, La Negroni – Catherine Dewitt 
Composition musicale et chant Butch McKoy 
Lumières Stéphane Babi Aubert
Musique Jean-Noël Françoise 
Vidéo José Gherrak 
Costumes Augustin Rolland, Pascale Barré 


NOTE D’INTENTION

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Lucrèce Borgia. Mise en scène de David Bobée.  (c) Arnaud Bertereau/ Agence Mona

Mon idée est de proposer une œuvre populaire à la puissance littéraire indéniable, servie par de grands acteurs de théâtre capables de porter une telle langue et accompagnés par des danseurs et des acrobates dont les présences et les apports artistiques marquent la singularité du théâtre que je défends : un théâtre généreux, ouvert sur les autres disciplines spectaculaires, ouvert sur le monde et sa diversité de langues, d’accents, de cultures, d’origines, de pratiques.

Un théâtre populaire au sens le plus noble du terme apte à toucher le public dans sa propre diversité, capable d’offrir différentes strates de lecture pour le spectateur le plus exigeant comme le plus néophyte. Offrir un moment de théâtre en grand format porté par une large distribution et une esthétique forte. 

Lucrèce Borgia est un portrait de femme seule dans un monde d’hommes, que l’on découvre impitoyable, monstre sanguinaire, une bête que l’on ne peut abattre, figure du pouvoir machiavélique mais qui se détruira d’elle-même par le peu qui lui reste de son humanité : son fils.

David Bobée

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Le Dernier Jour d’un(e) Condamné(e), interprétation de Lucilla Sebastiani

23 octobre 2016
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Le Dernier Jour d’un(e) Condamné(e), interprétation de Lucilla Sebastiani

d’après Victor Hugo
Tous les mardis à 19h30 jusqu’au mardi 1er novembre inclus
puis les jeudis 10, 17 et 24 novembre à 21h15
au Théâtre de l’Essaïon
4, rue Pierre au lard 75004 PARIS

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🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Le Dernier Jour d’un Condamné est un plaidoyer poignant de Victor Hugo contre la peine de mort. Avec ce texte de jeunesse, Hugo nous fait partager les derniers instants d’un prisonnier condamné par la justice des hommes au plus inhumain des châtiments.

Les pierres centenaires des sous-sols voûtés du théâtre de l’Essaïon offrent un cadre saisissant de vérité à cette tragédie : le cachot est là, sous nos yeux, et nous y sommes enfermés aux côtés de la condamnée.

Car c’est bien une femme, Lucilla Sebastiani, qui interprète avec force et subtilité ce terrible rôle : elle incarne toutes les émotions de la prisonnière, de l’espoir à la révolte, en passant par la résignation. Le jeu de la comédienne est tout en retenue, sans excès ni facilité. Aucune trahison de Victor Hugo dans le choix d’une femme pour interpréter cette victime expiatoire, bien au contraire… Nécessairement adapté pour la scène, le texte est cependant parfaitement respecté, dans l’esprit et la forme. Dans la préface de 1832, Victor Hugo évoque d’ailleurs à la fois les condamnations d’hommes et de femmes qui l’ont marqué, et l’ont poussé à rédiger dans la fièvre ce texte magistral. On ne connaît pas le crime de cette femme, ni son histoire. Toute la force du texte de Victor Hugo se cristallise dans l’universalité de cette voix, et son incarnation féminine amplifie encore la portée humaniste de ce réquisitoire contre la pire des barbaries : celle qui se cache derrière un simulacre de justice.

Comme toujours avec Hugo, même dans les drames les plus noirs, l’humour est présent et permet des respirations. La mise en scène de Pascal Faber et Christophe Borie est remarquable, s’appuyant sur la construction originale du récit, rythmé par une succession de séquences marquantes : des jeux de lumières permettent de sortir du cachot lors des séances de tribunal ou au moment de l’exécution ; la bande son fait entrer toute la violence du monde extérieur, celle du bon peuple de Paris qui vient comme au spectacle assister à la mise à mort, mais aussi la violence symbolique de la condamnation à mort à l’issue du jugement, prononcé au nom d’un pouvoir inique, à la fois tout puissant et démagogique.

Le public sort bouleversé de ce spectacle, mais heureux d’avoir partagé ce moment d’humanité. On saluera aussi la démarche de cette compagnie qui, en dehors des salles de spectacles, participe activement, aux côtés d’associations, à la sensibilisation autour de la question de la peine capitale. Car ce spectacle nous rappelle aussi que si la peine de mort a été abolie en France en 1981, elle reste encore en vigueur dans de nombreux pays du monde, y compris dans plusieurs pays dits démocratiques.

 


Adaptation : Florence Le Corre-Person
Mise en scène :  Pascal Faber et Christophe Borie
Avec : Lucilla Sebastiani
Lumières : Sébastien Lanoue
Univers sonore : Jeanne Signé
Musique originale : Patrick Pernet
Costumes : Madeleine Lhopitallier

Lien vers le site de la Compagnie L’Embellie Turquoise

Lien vers la Chronique consacrée au Dernier Jour d’un condamné sur Libre Théâtre 


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Teaser Le Dernier Jour d’un(e) condamné(e) from Lucilla Sebastiani on Vimeo.

 

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L’affaire de la rue de Lourcine, mise en scène par Sylvain Fougères

23 octobre 2016
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L’affaire de la rue de Lourcine, mise en scène par Sylvain Fougères

à la Comédie Nation
77, rue de Montreuil – 75011 Paris
Jusqu’au 1er décembre, tous les jeudis à 20h30
Du 3 au 20 décembre, tous les mardis à 20h30 et les samedis à 19h
Date exceptionnelle, le 31 décembre à 19h.

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🙂 Libre Théâtre vous recommande 

Un Labiche muet : une création audacieuse et parfaitement réussie !
 
La Comédie Nation nous propose une version de l’Affaire de la rue de Lourcine d’Eugène Labiche totalement inédite, dans une mise en scène très originale de Sylvain Fougères.

Transposée dans le décor très graphique d’un salon Art Déco, la pièce se déroule à la manière d’un film burlesque, avec des acteurs muets. L’intrigue de Labiche est parfaitement respectée : des cartons projetés permettent de donner quelques repères dans cette histoire abracadabrante de deux hommes qui croient avoir assassiné une charbonnière au cours d’une nuit de beuverie, dont ils ne gardent aucun souvenir. Les cinq jeunes comédiens interprètent avec talent cette véritable chorégraphie, impeccablement exécutée, et réglée sur une création musicale aux multiples influences, de Pierre et le loup de Prokofiev à Daft Punk. Comme devant un film de Buster Keaton ou de Chaplin, on rit du début à la fin aux gags visuels et aux trouvailles musicales, jusqu’à la chute surprenante qui explique le parti pris de mise en scène…
On saluera enfin l’engagement de la Comédie Nation qui, en accueillant très souvent des propositions artistiques ambitieuses, soutient les jeunes compagnies émergentes en leur donnant l’occasion de montrer leurs créations. Soutenez-les aussi en courant voir ce réjouissant spectacle, qui peut aussi être vu en famille, y compris avec de très jeunes enfants.


Mise en scène : Sylvain Fougères

Avec Sylvain Fougères, Emmanuelle Guesde, Mathieu Dallongeville, Rahouf Chelli, Laurent Grima
Musique : Matéo Lavina
Décor : Marine Rubod
Lumière : Valentin Bodier
Affiche : Héloïse Heinzer.

Lien vers la chronique sur le texte de L’Affaire de la rue de Lourcine sur Libre Théâtre 

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