A l’affiche

Monsieur de Pourceaugnac mis en scène par Raphaël de Angelis

4 juin 2017
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Monsieur de Pourceaugnac mis en scène par Raphaël de Angelis

Du 09 Juin au 02 Juillet 2017 au Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Du vendredi au samedi à 20h30, Samedi et dimanche à 16h00

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Le Théâtre de l’Épée de Bois accueille, dans la grande salle en pierre, Monsieur de Pourceaugnac de Molière, produit par le Théâtre de l’Éventail : un spectacle très complet qui explore de multiples facettes de l’art scénique.

Le spectacle commence dans la plus pure tradition de la comédie-ballet  : la partition de Lully, interprétée avec brio par cinq musiciens et trois chanteurs solistes de l’ensemble de musique baroque la Rêveuse, nous plonge dans l’atmosphère des divertissements royaux. Reprenant les codes du théâtre de tréteaux, la mise en scène de Raphaël De Angelis utilise tous les ressorts de la commedia dell’arte pour nous entraîner dans l’univers de cette farce  : 6 comédiens incarnent avec talent les multiples rôles grâce à de superbes masques et costumes.
Puis peu à peu, d’autres influences accentuent la folie des situations et la mise en abyme des multiples manipulations  : des marionnettes, des masques effrayants en paille, des chorégraphies mêlant poésie, burlesque et cruauté… La pièce s’achève par un superbe tableau rappelant les atmosphères carnavalesques du Nord de la France avec un géant, double de Monsieur de Pourceaugnac.
Un spectacle familial réjouissant, qui a enthousiasmé également les plus jeunes spectateurs.

Lien vers le site du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers la chronique de la pièce Monsieur de Pourceaugnac sur Libre Théâtre
Lien vers le site de la compagnie du Théâtre de l’Eventail


Note d’intention

Monsieur de Pourceaugnac est une comédie-ballet écrite par Molière et créée en octobre 1669 au Château de Chambord. Les parties musicales ont été composées par Jean-Baptiste Lully. Avec cette comédie de masques et de l’illusion aux allures carnavalesques, Molière crée un formidable jeu de théâtre dans le théâtre. Il utilise le procédé comique du provincial ridicule (qu’il reprendra un an plus tard dans Le Bourgeois gentilhomme) tout en y ajoutant un aspect cruel qu’il développera ensuite dans Les Fourberies de Scapin.

L’Histoire

À Paris, Éraste et Julie sont épris l’un de l’autre mais le père de Julie, Oronte, a décidé de la marier à un avocat de Limoges, Monsieur de Pourceaugnac. Ce n’est pas qu’il le connaisse. Il a simplement entendu dire qu’il était plus fortuné qu’Éraste. Sbrigani, un fourbe napolitain, et Nérine, une intrigante au service de Julie, conçoivent toute une série de stratagèmes pour chasser le fâcheux de Paris et permettre à Éraste d’épouser Julie. Le séjour du Limousin dans la capitale se révèle ainsi cauchemardesque pour lui, et jubilatoire pour le spectateur…

La Comédie-ballet

Monsieur de Pourceaugnac est la huitième comédie-ballet de Molière et l’une des plus abouties sur les rapports qu’entretiennent musique, danse et comédie. En effet, Molière, qui a jusqu’ici inséré la musique dans ses pièces sous forme d’intermèdes cloisonnés venant ponctuer l’histoire, opère dans Monsieur de Pourceaugnac une véritable fusion des genres entre musique et action : on passe très naturellement dans certaines scènes du texte à la musique et de la musique au texte, du langage parlé au chant.

Molière et Lully parviennent à tirer des effets comiques exceptionnels en utilisant notamment la musique dans les scènes burlesques et on atteint, dans cette pièce, un niveau exceptionnel de comique musical. Certains airs ont d’ailleurs été chantés à leur création en voie de fausset par Lully lui-même.

L’ensemble La Rêveuse reconstitue une petite forme «de voyage», de la même manière que le Roi, en déplacement, emmenait avec lui une troupe réduite de musiciens qui jouait des pièces de circonstances arrangées pour être exécutées par un effectif plus modeste. Cette formation réduite n’est pas non plus sans évoquer le théâtre de tréteaux qui se jouait dans les foires et aux grands carrefours de la ville de Paris avec notamment le grand Tabarin, ses farces et ses mascarades, dont Molière évoque l’esprit à travers le personnage de Sbrigani. Ce petit orchestre est composé de trois chanteurs, deux violons, une viole de gambe, un théorbe et un clavecin, effectif mentionné par le Maître de Musique de Monsieur Jourdain dans Le Bourgeois Gentilhomme.

Les musiciens ne resteront pas, selon une pratique plus moderne, cantonnés dans la fosse mais viendront souvent sur scène se mêler à l’action, comme on le faisait fréquemment à l’époque. Les comédiens interpréteront les parties dansées en s’inspirant des intermèdes des pièces de commedia dell’arte, des danses de carnaval et des chorégraphies de Kyôgen japonais.

Mise en scène Raphaël De Angelis
Comédiens :
Kim Biscaïno, Brice Cousin, Paula Dartigues, Raphaël de Angelis, Cécile Messineo, Nicolas Orlando en alternance avec Vladimir Barbera.
Chanteurs :
Sophie Landy, soprano
Raphaël Brémard en alternance avec Guillaume Gutierrez, ténor
Lucas Bacro en alternance avec Romain Bockler, basse

Musiciens (en alternance) :
Stéphan Dudermel, Béatrice Linon, Ajay Ranganathan, violons
Florence Bolton, Emily Audouin, Sylvia Abramowicz, viole de gambe
Benjamin Perrot, Romain Falik, théorbe
Jean-Miguel Aristizabal, Camille Delaforge, clavecin

Scénographie Raphaël de Angelis et Brice Cousin
Régie générale et sonorisation Emmanuel Clémenceau
Mise en lumière et régie Jean Broda
Costumes Lucile Charvet, Jessica Geraci, L’Atelier 360, avec l’aide de Cécile Messineo et Paula Dartigues
Décor Luc Rousseau et l’équipe des ateliers de construction de l’Agglomération Montargoise et Rives du Loing
Extension du décor d’origine Stéphane Liger, Les mécanos de la générale
Accessoires Stéphane Liger, Brice Cousin
Masques Alaric Chagnard, Den, Candice Moïse
Marionnettes à gaine Irene Vecchia et Selvaggia Filippini
Marionnette géante Yves Coumans et la compagnie Les Passeurs de Rêves
Production Théâtre de l’Eventail – La Rêveuse

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Polyeucte mis en scène par Ulysse Di Gregorio

4 juin 2017
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Polyeucte mis en scène par Ulysse Di Gregorio

Du 13 Juin au 2 Juillet 2017 au Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Du mardi au samedi à 20h30 Samedi et dimanche à 16h00

🙂 Libre Théâtre recommande ce spectacle

La petite salle tout en bois du studio offre un véritable écrin au superbe texte de Corneille. Dès les premiers alexandrins, la mise en scène très sobre d’Ulysse di Gregorio, avec pour tout décor quelques colonnes, nous transporte dans une époque lointaine. Magnifiés par une lumière très étudiée, les costumes, à la fois antiques et contemporains, traduisent parfaitement au fil de la pièce les passions des personnages. Mais c’est surtout l’immense talent des comédiens qui nous fournit les clés pour pénétrer dans le monde des premiers martyrs chrétiens, un monde qui nous semble au départ si étranger, mais qui peu à peu devient le nôtre. Nous sommes d’abord touchés par les rôles de femmes, Pauline et sa servante superbement interprétées, puis petit à petit bouleversés par l’enthousiasme exalté puis la joie extatique de Polyeucte.

Un spectacle envoûtant.

 

 

Mise en scène Ulysse Di Gregorio
Avec Johann Proust, Coline Moser, Grégory Frontier, Hugo Tejero, Jean-Daniel Bankole, Anaïs Castéran, Adrien Naisse, Benjamin Zana.
Scénographie Lumières Benjamin Gabrié
Costumes Salvador Mateu Andujar
Production Cie des Orfévres 

Lien vers le site du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers l’Entretien de Libre Théâtre avec Antonio Díaz-Florián, directeur du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers la chronique de la pièce sur Libre Théâtre


Note d’intention du metteur en scène

Quel écho peut trouver à notre époque le martyr d’un seigneur arménien du IIIème siècle qui se dresse seul, au nom d’un Dieu unique, contre l’ordre religieux et politique de l’Empire romain, fondé sur le polythéisme ?

Comment comprendre, partager ou admirer l’exaltation d’un personnage qui décide de tout sacrifier : amour, carrière, honneurs, et jusqu’à sa vie pour un Dieu qui vient à peine de se révéler à lui ?
Dont l’enthousiasme iconoclaste et le propos vengeur ont toutes les apparences de la démesure ?

On peut penser que le Polyeucte de Corneille, « tragédie chrétienne » qui présente les principes d’une dévotion inspirée par la Contre-Réforme et d’une religion qui serait bientôt au fondement de la monarchie de droit divin, est relativement étranger à l’esprit de notre siècle – en particulier dans notre pays, où l’Etat a définitivement divorcé du religieux.

Je crois pourtant que, derrière les apparences de l’excès et du fanatisme, Polyeucte, ce « sacrilège impie », incarne par sa révolte des vertus morales qui peuvent placer notre époque sous un jour critique.

Par sa conversion, par son acte violent et flamboyant, par son sacrifice enfin, il propose, au nom de la seule vérité, un héroïsme saint qui convertit les esprits et transforme l’ordonnancement politique du monde. Or, notre siècle n’a-t-il pas lui aussi ses idoles familières, qu’une police morale a dressées pour le culte, et devant lesquelles on se prosterne avec l’aveuglement de l’habitude?

Polyeucte ne saurait pour autant se résumer à sa dimension morale et politique. Comme l’indique l’auteur dans son avant-propos, « les tendresses de l’amour humain y font un (…) agréable mélange avec la fermeté du divin». Conformément à la doctrine classique, la volonté d’instruire fait la part belle aux émotions que peuvent procurer le spectacle des passions humaines. Celles-ci sont exaltées de la manière la plus subtile par la rigueur morale de Polyeucte dont rien, ni la raison, ni les menaces, ni les coups, ni la tendresse, ni l’amour, n’est capable d’ébranler la constance.

C’est l’ensemble de ces enjeux, historiques, moraux, politiques et esthétiques, que je me suis attaché à traduire en mettant en scène un Polyeucte actuel : en optant pour des décors, des costumes et une scénographie dont la sobriété préserve la référence antique tout en restant en accord avec l’esprit de notre époque ; en privilégiant une diction modernisée du vers qui ne concède rien à la musicalité de l’alexandrin ; en cultivant l’émotion produite par l’exaltation des passions sans attenter à la retenue qui sied à la dignité de l’action, j’ai voulu proposer un Polyeucte qui soit à la fois strictement fidèle à l’esprit qu’a voulu lui donner son auteur et capable d’émouvoir les spectateurs d’aujourd’hui.

J’espère que ces derniers seront sensibles à l’âme d’un homme qui s’ouvre à la Révélation divine et, consumé d’amour, entraîne les autres à sa suite dans sa folie enthousiaste.

Ulysse Di Gregorio

 

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L’Hôtel du Libre-Echange, mise en scène Isabelle Nanty

25 mai 2017
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L’Hôtel du Libre-Echange, mise en scène Isabelle Nanty

Comédie-Française, salle Richelieu
du 20 mai au 25 juillet 2017, matinée à 14h, soirée à 20h30

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Un spectacle réjouissant, servi par des comédiens hilarants

Isabelle Nanty met en scène à la Comédie-Française L’Hôtel du Libre-Échange de Georges Feydeau et Maurice Desvallières.  La mécanique implacable de cette comédie devient jubilatoire quand elle est servie par des comédiens si talentueux.

Michel Vuillermoz incarne un Pinglet, cynique voire cruel mais parfois touchant dans son désir d’aimer à nouveau.

Anne Kessler, Mme Pinglet, donne toute sa puissance comique dans le dernier acte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le couple Paillardin, Jérôme Pouly et Florence Viala, se révèle drôlissime. Méconnaissable en patron d’hôtel, Laurent Lafitte rend hommage à la tradition du vaudeville en interprétant quelques chansons pendant les changements de décor. 

Christian Hecq dans le rôle de Mathieu

On retrouve un plaisir enfantin à éclater de rire à toutes les apparitions de l’extraordinaire Christian Hecq composant un Mathieu qui restera dans les annales. Et notre âme d’enfant est aussi touchée par la très belle composition du tableau nocturne, avec Bakary Sangaré dans le rôle de Boulot, sur un vélo, éclairé en arrière-plan par la lune.

Un spectacle qui fait du bien, à ne pas manquer.

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Croquis sur le vif réalisés par Bénédicte Roullier, lescroquis.fr (Licence des illustrations CC BY-NC-ND)

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Lien pour réserver sur le site de la Comédie-Française


Lien vers la chronique de Libre Théâtre sur la pièce l’Hôtel du Libre-Echange : texte intégral, illustrations…
Lien vers la chronique  Les ressorts comiques du langage chez Feydeau
Lien vers la chronique  Les progrès techniques dans les pièces de Feydeau
Lien vers la chronique Le vaudeville et Feydeau (à travers deux articles de Feydeau).

Bruno Raffaeli dans le rôle de Chervet

Bruno Raffaeli dans le rôle du Commissaire

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Cyrano de Bergerac par la Compagnie Les Evadés

8 mai 2017
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Cyrano de Bergerac par la Compagnie Les Evadés

Le Funambule Montmartre
53 rue des Saules 75018 Paris
Du Jeudi au Samedi à 19h30
Le Dimanche à 16h
Jusqu’au 28 mai 2017

🙂 

La Compagnie Les Evadés propose une adaptation audacieuse de Cyrano de Bergerac, entre féérie poétique et spectacle clownesque. Ce spectacle d’1h10 revisite les grandes tirades du chef-d’oeuvre de Rostand, introduites par quelques vers du véritable Savinien de Cyrano de Bergerac. Sous l’œil d’un Pierrot lunaire musicien, le vieux clown Cyrano charme la danseuse Roxane à travers ses mots, dits par Christian dans son superbe costume de Monsieur Loyal.
Une lecture originale portée par une belle mise en scène onirique et symbolique.
Compagnie :  Les Évadés
Metteur en scène
 : Sébastien Jégou Briant
Avec : Anaëlle Queuille, Ronan Bacikova, Blandine Rottier, Sébastien Jégou Briant
Directeur d’acteur : Alexandre Agostinho


Réservation en ligne sur le site du Funambule

Lien vers Cyrano de Bergerac sur Libre Théâtre : texte intégral, illustrations, vidéos, dossiers pédagogiques…

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L’île des Esclaves de Marivaux par la troupe du Bon Air

17 avril 2017
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L’île des Esclaves de Marivaux par la troupe du Bon Air

du 7 au 30 juillet à 11h30- relâche le 13 juillet
THÉÂTRE CARNOT
16 rue Carnot – 84000 Avignon

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Écrite plus d’un demi-siècle avant la Révolution Française, cette fable philosophique de Marivaux évoque l’organisation hiérarchique de la société, en transposant prudemment la situation à l’époque de la Grèce Antique, pour ne pas provoquer la censure de l’Ancien Régime. Naufragés sur une île, un homme et une femme nobles, accompagnés chacun de leur esclave, découvrent une société égalitaire. Le sage qui règne sur cette étrange république leur impose, en guise d’épreuve, d’inverser leurs rôles, les maîtres devenant esclaves, et vice versa.

À la Comédie Saint-Michel, la jeune compagnie du Bon Air nous  propose de découvrir ou redécouvrir ce texte drôle et touchant, portant un regard critique sur la société de son époque.
Le décor est sobre : quelques filets de pêche rappellent que nous sommes sur une île, une malle échouée évoque le récent naufrage. Les relations sociales et le renversement des rôles sont habilement symbolisés par quelques accessoires qui changent de mains : une épée, un collier, des escarpins, une bouteille, une veste… Mais Trivelin, le sage gouverneur, garde, avec son pistolet, la maîtrise des événements. Cette économie de moyens permet de mettre encore davantage en lumière la belle performance des cinq jeunes comédiens au service de la langue brillante et ciselée de Marivaux.
Théo Lelong, qui signe également la mise en scène, incarne un Iphicrate hautain et manipulateur. Euphrosine, interprétée par Aurélie de Raphélis Soissan, d’abord méprisante, devient bouleversante quand Arlequin propose de l’épouser. Nicolas Barry, tout en mesure, tour à tour grave et enjoué, incarne le gouverneur de cette république utopique. Jules Prieur Sergent joue un Arlequin espiègle, revanchard mais aussi très humain et fondamentalement bon. Jeanne Feydel, en Cléanthis, pétille de malice mais sait aussi devenir dure et cassante, pour se venger des humiliations qu’elle a subies de la part de son intransigeante maîtresse.

En résumé, un spectacle enthousiasmant, à ne pas manquer, surtout pour la formidable performance de ces cinq jeunes comédiens.

Mise en scène : Théo Lelong
Avec : Jules Prieur Sergent, Aurélie de Raphélis Soissan, Nicolas Barry, Jeanne Feydel, Théo Lelong
Spectacle vu à la Comédie Saint-Michel en avril 2017

 

Lien vers la Chronique sur L’île des esclaves, sur le site Libre Théâtre (texte intégral, illustrations…)

 

 

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Florilège Molière par La Fabrique à théâtre

25 janvier 2017
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Florilège Molière par La Fabrique à théâtre

Du 16 février au 4 mars 2017, Salle en Pierre
Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Les samedis à 16h (tout public)


La Fabrique à théâtre, avec l’esthétique qui lui est propre, offre ici un réjouissant parcours parmi les scènes fameuses des comédies de Jean-Baptiste.
L’éclat chaleureux des bougies dans un décor épuré fait entièrement place au jeu, aux personnages et à l’esprit de la comédie, cependant que diction et gestuelle baroques dévoilent toutes les facettes de dialogues savoureux pour une totale redécouverte. 
Monsieur Jourdain, Agnès, Scapin, Dom Juan, Tartuffe ou Harpagon sont accompagnés des musiques de Lully, Beauchamp et Charpentier, fidèles compagnons de Molière.

 

Mise en scène Jean-Denis Monory

Assistant mise en scène Lorenzo Charoy
Comédiens : Julien Cigana, Malo de La Tullaye, Milena Vlach
Musiciens : 
Damien Pouvreau, théorbe et guitare baroque
Rachel Vallez, flûte

THÉÂTRE
Jean-Baptiste Poquelin, dit MOLIÈRE, 1622-1673

LE BOURGEOIS GENTILHOMME (1670)
II, 4, Maître de Philosophie / Monsieur Jourdain
TARTUFFE OU L’IMPOSTEUR (1664)
III, 3, Elmire / Tartuffe
L’ÉCOLE DES FEMMES (1662)
II, 5, Arnolphe / Agnès
LES FOURBERIES DE SCAPIN (1671)
ll, 7, Scapin / Géronte
LE MEDECIN MALGRE LUI (1666)
I, 1, Sganarelle / Martine
L’AVARE (1668)
IV, 7, Harpagon

MUSIQUE
Pierre Beauchamp 1631-1705
Antoine Boesset 1787-1643
Marc-Antoine Charpentier 1635-1704
Jean-Baptiste Lully 1632-1687

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Le Mariage forcé, mise en scène Jean-Denis Monory

25 janvier 2017
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Le Mariage forcé, mise en scène Jean-Denis Monory

Comédie-ballet de Molière et Lully
Théâtre de l’Épée de Bois – Cartoucherie
Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Du 14 février au 5 mars 2017, Salle en Pierre
Du mardi au samedi à 20h30
Dimanche à 16h

Sganarelle, riche quinquagénaire, projette d’épouser la jeune Dorimène. S’inquiétant de la possible infidélité de celle-ci, il consulte un ami, des philosophes et des bohémiennes mais leurs réponses ne font qu’accroître ses doutes sur ce mariage.

Théâtre, farce, danse, musique et chant se mêlent en un jubilatoire divertissement baroque, dont la forme flamboyante et virtuose emporte immédiatement les spectateurs.
Les décors en trompe-l’œil, les costumes, l’éclairage aux bougies et les odeurs de cire, les accents jouissifs et charnels de la langue ancienne, nous transporte à la cour de Louis XIV et donnent à cette comédie ballet une magie toute nouvelle et, pourtant, originelle.

 

Compagnies Mandragore et La Fabrique à théâtre
Mise en scène Jean-Denis Monory

Comédiens 
Garance La Fata, Alain Jacot, Jacint Margarit, Enrique Medrano, Philippe Vuilleumier

Musique et chant
Estefania Casanovas i Villar, Direction musicale et clavecin
Dimitri Kindynis, violoncelle
Nadja Camichel, flûte
Anthony Rivera, baryton

Assistant à la mise en scèneAlain Jacot
Scénographe Valère Girardin
Costumière Chantal Rousseau
Directeur technique Dominique Dardant

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Les Caprices de Marianne, mise en scène Patrick Alluin et Simon Coutret

8 janvier 2017
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Les Caprices de Marianne, mise en scène Patrick Alluin et Simon Coutret

du 4 janvier au 19 février 2017 au Ciné XIII Théâtre
1 avenue Junot, 75018 Paris
Mercredi et vendredi à 21 heures
Jeudi et samedi à 19 heures
Dimanche à 16 heures

Coelio aime désespérément Marianne. Pourtant, il ne lui a jamais parlé. Car la jeune femme est mariée au juge de la ville qui contrôle tout. Pour pouvoir l’aborder, Coelio fait appel à son ami Octave. Marginal et alcoolique, celui-ci va, malgré lui, bousculer la vie de chacun.Transposée au 21ème siècle, dans un univers urbain chaotique et désolé, la pièce de Musset devient une tragédie contemporaine aux accents burlesques, où chaque personnage tente de survivre à sa propre solitude.

Mise en scène : Patrick Alluin, Simon Coutret
Décor : Thierry Good, avec la participation de la SEGPA menuiserie du collège Pierre et Marie Curie de L’Isle Adam (95)
Costumes : Pauline Pénelon
 Lumières : Eric Charansol

Distribution : Constantin Balsan (Coelio), Simon Coutret (Octave), Roch Debache (Tibia, Malvolio), Caroline Piette (Hermia, Ciuta), Natacha Krief ou Justine Thibaudat (Marianne), Thierry Lanckriet ou Julien Muller (Claudio)

Lien vers la chronique des Caprices de Marianne sur Libre Théâtre, avec le texte intégral de la pièce.

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Le mariage forcé de Georges Dandin, mise en scène de Matthias Fortune Droulers et Ivan Herbez

16 novembre 2016
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Le mariage forcé de George Dandin

D’après Molière
Ciné 13 Théâtre, 1 avenue Junot, 15018 Paris
Du 16 novembre au 31 décembre 2016
Les mercredis et vendredis à 21h, les jeudis et samedis à 19h, les dimanches à 15h30
Durée : 1h20
lemariageforcedegeorgesdandin

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

C’est un pari osé que la jeune compagnie du Homard Bleu a tenté en réunissant dans une adaptation deux comédies-ballets de Molière, Le Mariage forcé (1664) et George Dandin ou le Mari confondu (1668), pour en faire une seule pièce.

En transposant l’action dans l’Amérique des années 30, sur fond de krach boursier et de crise économique mondiale, les deux metteurs en scène (Ivan Herbez et Matthias Fortune Droulers) ont choisi de mettre en avant la dimension tragique de ces deux pièces de Molière, à la tonalité beaucoup plus noire que d’autres comédies. On est loin, en effet, avec ce self made man espérant être accepté dans le grand monde par un mariage aristocratique, du Bourgeois Gentilhomme. Quand ce dernier n’était que ridicule, George Dandin songe à mourir, en étant ainsi renvoyé à sa condition de roturier par ces aristocrates qui ne l’ont utilisé que pour redorer leur blason. Avec le Bourgeois Gentilhomme, Molière semblait encourager la bourgeoisie à ne pas singer la noblesse. Avec George Dandin, et bien avant la révolution, il fait un constat beaucoup plus amer : même lorsqu’elle aura conquis le pouvoir économique, la bourgeoisie sera toujours rejetée par les élites. Une problématique autrement plus moderne, qui rappelle étrangement le propos d’un Henry James dans son roman et sa pièce L’Américain.

Cependant, malgré la noirceur du propos, c’est plutôt dans la forme à une comédie musicale à l’américaine que nous convient les jeunes comédiens de la compagnie du Homard Bleu, mettant tout leur enthousiasme et leur énergie au service de ce beau spectacle, original et audacieux. On retrouve l’esprit de la première version du Mariage Forcé qui comportait des ballets mettant en scène un magicien, des démons et se terminait en charivari grotesque… Le rythme, les lumières et le jeu des comédiens nous entraînent aussi dans l’univers des films burlesques. Tout au long du spectacle, la musique, soigneusement sélectionnée entre baroque, swing et jazz, accompagne l’action ou les sentiments des personnages.

Avec Le Mariage Forcé de George Dandin, la Troupe du Homard Bleu, réussit son pari. Cette mise en scène irrévérencieuse, qui ne manquera pas de choquer les gardiens du temple, nous permet de redécouvrir la cruelle modernité de ces deux pièces de Molière…


Mise en scène et adaptation : Matthias Fortune Droulers et Ivan Herbez
Avec Léa Dauvergne, Benjamin Duc, Matthias Fortune Droulers, Ivan Herbez, Anne-Sophie Liban, Bertrand Mounier

Lien vers les chroniques de Libre Théâtre avec le texte intégral des pièces :
Georges Dandin
Le Mariage Forcé

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Les Caprices de Marianne, mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia

16 novembre 2016
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Les Caprices de Marianne, mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia

d’Alfred de Musset (version de 1833)
Théâtre de la Tempête, Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris 
du 10 novembre au 11 décembre 2016
du mardi au samedi 20h, le dimanche 16h (durée 1h50)

caprices

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Le spectacle commence par une adresse au public : les quelques questions extraites du Journal de Max Frisch sont une excellente introduction aux interrogations de la jeunesse qui traversent Les Caprices de Marianne.

Arrachant le voile blanc cachant le plateau, le comédien, qui joue le mari jaloux Claudio, dévoile un décor de fin du monde : la pente irrégulière d’un volcan que montent et descendent en trébuchant les comédiens, figure l’instabilité existentielle des jeunes gens qu’ils incarnent. Au milieu, un trou rempli d’eau où les comédiens viendront laver leur visage pour tenter de trouver leur vérité. Côté cour, un grand lustre couvert de bougies, près duquel la pieuse Marianne tente de se réfugier, sera éteint avant la fin du spectacle. La lumière et la musique font écho aux sentiments des protagonistes.

À travers le romantique Coelio, le cynique Octave et l’insaisissable Marianne, Musset s’interroge : qu’est-ce l’amour, l’amitié, la fidélité dans un monde en ruine où la jeunesse cherche sa place. Dans la mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia, cette thématique trouve une forte résonance auprès du public, souvent très jeune lui aussi, du Théâtre de la Tempête.


Coelio, amoureux mélancolique de Marianne, mais trop timide pour l’aborder, fait appel à son ami Octave, noceur voluptueux, pour plaider sa cause auprès d’elle. Marianne est une jeune Napolitaine, mariée à un juge d’une jalousie féroce. La jeune femme, qui n’a d’autre distraction que de se rendre à l’église, se refuse à aimer Coelio, vacille sous l’ardeur d’Octave, puis, par un revirement qui est un caprice, accepte d’ouvrir sa porte à un amant. Mais lequel ? La romance va tourner au drame. Alfred de Musset, alors âgé de 22 ans, nomme sa pièce « comédie » : il y est bien question d’adultère, d’intrigue, de sérénades et de jeunes gens cherchant à duper le barbon, mais la pièce dérange la critique par son immoralisme et son mépris des règles habituelles de composition. 

Écrits au lendemain d’une insurrection avortée, Les Caprices sont une grande oeuvre incandescente du romantisme français. Et les héros de cette fable, partis pour une comédie, ripent dans le drame. Cette pièce est aujourd’hui comme toujours, le cri, le baroud éclatant d’une jeunesse contre son mal de vivre, et la porter à la scène reste un défi car la vérité de ce théâtre est « à fleur de peau, à fleur de rêve, à fleur d’âme… »

 

Mise en scène Frédéric Bélier-Garcia

avec
Marie-Armelle Deguy
en alternance avec Laurence Roy
Sébastien Eveno
Denis Fouquereau
Jan Hammenecker
David Migeot
Yvette Poirier
Sarah-Jane Sauvegrain
avec la participation de Lucie Collardeau
en alternance avec Daphné Achermann
et de Jean-Christophe Bellier,
Olivier Blouineau, Jean-Pierre Prudhomme

 

décor Jacques Gabel
lumières Roberto Venturi
costumes Catherine Leterrier
musique Vincent Erdeven
collaboration artistique Caroline Gonce
son Jean-Christophe Bellier
coiffure Frédéric Souquet
maquillages Catherine Nicolas

production Le Quai – Centre dramatique national Angers Pays de la Loire
En coréalisation avec le Théâtre de la Tempête.

Lien vers la chronique des Caprices de Marianne sur Libre Théâtre, avec le texte intégral de la pièce.

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