A l’affiche

F(l)ammes, texte et mise en scène d’Ahmed Madani

20 octobre 2017
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F(l)ammes, texte et mise en scène d’Ahmed Madani

Maison des métallos, Paris du 17 au 29 octobre 2017
Théâtre de la Tempête,  du 16 nov. au 17 déc. 2017
Et en tournée en 2018


🙂 Libre Théâtre vous recommande

F(l)ammes est un spectacle tout feux tout femmes. À partir de rencontres avec de jeunes françaises issues de l’immigration, et avec une troupe de comédiennes non professionnelles au départ, Ahmed Madani, le metteur en scène, a su transformer un torrent d’émotions brutes en une rivière de diamants, composée de dix pierres précieuses, toutes différentes mais toutes aussi étincelantes. Ces filles-là savent tout faire : jouer, bouger, danser, chanter… et tout simplement être là. Elles nous en mettent plein la vue et plein les oreilles, plein la tête et plein le cœur. Avec leurs propres mots et parfois même leurs propres langues, avec beaucoup de poésie et pas mal d’humour, elles nous racontent chacune leurs histoires singulières, leurs difficultés à vivre, et leur exultation d’être vivantes. Loin d’un discours victimaire ou militant, elles clament tout simplement avec force, grâce et délicatesse leur liberté et leur sororité, en ne revendiquant que l’égalité qui leur permettra d’exprimer pleinement leurs différences et de bâtir ensemble un avenir radieux. Un spectacle total qui tient à la fois du documentaire et de la comédie musicale. On en sort un peu plus léger et un peu moins pessimiste. Un des plus grands succès du Festival OFF d’Avignon. À ne manquer sous aucun prétexte.
Critique de Jean-Pierre Martinez

 

Une performance spectacle d’Ahmed Madani

Avec Anissa Aou, Ludivine Bah, Chirine Boussaha,  Laurène Dulymbois, Dana Fiaque,  Yasmina Ghemzi, Maurine Ilahiri, Anissa Kaki, Haby N’Diaye, Inès Zahoré

Assistante à la mise en scène  : Karima El Kharraze
Regard extérieur Mohamed El Khatib
Création vidéo Nicolas Clauss
Création lumières et régie générale Damien Klein
Création sonore Christophe Séchet
Chorégraphie Salia Sanou
Costumes Pascale Barré et Ahmed Madani

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Poil de carotte de Jules Renard au Café de la Gare

11 octobre 2017
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Poil de carotte de Jules Renard au Café de la Gare

Au Café de la gare, 41 rue du Temple, Paris 4ème
Tous les samedis à 15 heures, du 14 octobre au 30 décembre 2017

 

🙂 Libre Théâtre vous recommande

Le Café de la Gare propose, tous les samedis à 15 heures, la comédie en un acte Poil de Carotte. Jules Renard a choisi d’adapter lui-même son roman, en se concentrant sur une scène de la vie de Poil de Carotte, qui a 16 ans dans la pièce. À travers le personnage d’Annette, la nouvelle servante de la famille Lepic, nous découvrons la triste condition de cet adolescent détesté par sa mère. Cette pièce très autobiographique explore avec humour et délicatesse les relations entre un enfant non désiré et ses parents, mais également la difficile communication au sein d’un couple qui ne s’aime plus.

Avec d’une scénographie très sobre, la Compagnie du Théâtre des deux lions fait naître l’émotion auprès d’un public de tous âges. À l’issue de la représentation, les comédiens entament une discussion avec le public.

Metteur en scène : Frédéric Cerdal
Avec : Paul Henry Déchin ou Pierre Boulben (en alternance), Mylène Padoan, Josée Laprun et Serge Gelly.
Une création de la Compagnie Théâtre des deux lions (lien vers le site internet)
Pour réserver :  site du Café de la Gare

Lien vers la notice sur Libre Théâtre : résumé, contexte de la création, illustrations et texte téléchargeable gratuitement et intégralement
Lien vers la biographie de Jules Renard sur Libre Théâtre


 

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Lorenzaccio, mise en scène de Catherine Marnas

9 septembre 2017
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Lorenzaccio d’Alfred de Musset mise en scène de Catherine Marnas

du 26 septembre au 15 octobre 2017
au Théâtre de l’Aquarium – Cartoucherie, Route du Champ de Manoeuvre. 75012 Paris
du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h 

 🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Monter Lorenzaccio au théâtre oblige à un travail d’adaptation. Dans ce texte, destiné initialement à la lecture et non à la représentation, Alfred de Musset multiplie les intrigues, convoquant plus de 80 personnages, et enchaîne une multitude de scènes se déroulant dans 25 lieux différents, de Florence à Venise.

Catherine Marnas propose un texte resserré et très rythmé, centré autour de la figure de Lorenzo, en transposant ce drame romantique à l’époque actuelle. Servi par de très grands interprètes, le texte de Musset, parfaitement respecté malgré les coupes nécessaires, offre d’étranges résonances avec le monde d’aujourd’hui. Jules Sagot incarne avec talent un Lorenzo au double visage  : dandy terriblement cynique quand il est avec Alexandre, il redevient un jeune homme inquiet et désenchanté quand il est seul.

Un spectacle stimulant ouvrant à une réflexion sur l’idéalisme et le réalisme en politique.

 


Lien vers le site du Théâtre de l’Aquarium
Lien vers le texte intégral et la chronique de Lorenzaccio sur Libre Théâtre 


Jules Sagot. Crédit photo : Patrick Berger

mise en scène Catherine Marnas
assistante à la mise en scène Odille Lauria
scénographie Cécile Léna, Catherine Marnas
lumières Michel Theuil
création sonore Madame Miniature
avec la participation de Lucas Lelièvre
costumes Edith Traverso, Catherine Marnas
maquillage Sylvie Cailler
fabrication décor Opéra National de Bordeaux
avec Frédéric Constant, Vincent Dissez, Julien Duval, Zoé Gauchet, Franck Manzoni, Catherine Pietri, Yacine Sif El Islam, Bénédicte Simon

Une création du TnBA/CDN de Bordeaux (2015) / production > Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine / coproduction > MCB° Bourges. Avec la participation des Treize Arches – Scène conventionnée de Brive.

Crédit photo : Patrick Berger

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Georges Dandin, mis en scène par Patrick Schmitt

9 septembre 2017
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Georges Dandin, mis en scène par Patrick Schmitt

Du lundi 11 septembre au mercredi 11 octobre 2017
Les lundis, mardis et mercredis à 20H30

Théâtre de l’Epée de Bois Cartoucherie Route du Champ de Manoeuvre 75012 PARIS 

 

Monsieur et Madame de Sotenville, gens de petite noblesse de province, désargentés, vont sacrifier leur fille Angélique pour sauver leurs affaires en lui faisant épouser George Dandin un riche paysan, qui croit, lui, avec ce mariage accomplir son rêve : entrer dans le cercle très fermé de la noblesse. Comme toujours chez Molière, derrière la comédie se cache la profondeur et souvent le drame : Angélique va réagir violemment à ce mariage forcé et George Dandin, en dépit de son titre fraîchement acquis de Monsieur de La Dandinière, non seulement n’accédera jamais à ce statut social tant convoité, mais se verra humilié par toute sa nouvelle famille, y compris par ceux qui le servent.

Mise en scène et scénographie  :  Patrick SCHMITT
Assistant à la mise en scène :  Florian MIAZGA
Avec  :
Marc-Henri BOISSE,
Peggy MARTINEAU,
Pierre MARZIN,
Florian MIAZGA,
Patrick SCHMITT,
Elsa TAUVERON,
David VAN DE WOESTYNE,
Françoise VIALLON-MURPHY

Costumes : Laurence CHAPELLIER, assistée de Sophie VIGNERON
Régie générale : Xavier BRAVIN

Lien vers le site du Théâtre de l’Épée de Bois pour réserver
Lien vers le texte sur Libre Théâtre

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L’Impromptu de Versailles, mis en scène et adapté par Antonio Díaz-Florián

8 septembre 2017
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L’Impromptu de Versailles, de Molière, mis en scène et adapté par Antonio Díaz-Florián

Du 10 septembre au 15 octobre 2017, le dimanche à 16 heures
Théâtre de l’Epée de Bois – Cartoucherie, Route du Champ de Manoeuvre. 75012 Paris

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

La Troupe de l’Épée de Bois nous invite chez elle, dans le merveilleux théâtre en bois qu’elle a bâti de ses propres mains, pour entendre Molière défendre, un siècle avant Beaumarchais, la liberté de blâmer, sans laquelle il n’est point d’éloge flatteur. Dans ce Palais des Glaces qu’est la petite salle du Théâtre de l’Épée de Bois, Antonio Díaz-Florián (le metteur en scène), Graziella Lacagnina (la comédienne) et Armelle Roux (la claveciniste) nous transportent à Versailles où la troupe d’un dénommé Molière s’apprête à interpréter devant le Roi un spectacle qui n’est absolument pas prêt. Cette mise en abyme très moderne est l’occasion pour le vrai Molière de plaider sa cause devant son illustre protecteur, afin de pouvoir continuer à moquer impunément les travers de ses contemporains, en dépit de l’opposition farouche de ses détracteurs, tenants d’un théâtre consensuel et donc sans aucun intérêt pour le public.

Malgré des décennies de métier et de succès bien mérités, cinq minutes avant la représentation, comme dans la comédie de Molière, le metteur en scène arpente nerveusement les couloirs pour calmer son appréhension, tandis que la comédienne, sur les épaules de laquelle repose tout le spectacle (puisqu’elle interprète avec brio tous les rôles) vend encore les billets à la caisse. Comble de l’élégance et de l’humilité, après les nombreux rappels, la troupe convie le public à boire un verre dans la salle, comme à la maison. L’esprit de la Cartoucherie est toujours bien vivant. Et le public est au rendez-vous. Il y a des moments et des lieux comme ça où la vie a encore un sens. Merci à la Troupe de l’Épée de Bois pour cet engagement total au service du théâtre.

Le contexte de la pièce

L’Impromptu de Versailles prend place dans une longue et pénible lutte qui commence en 1662 avec L’Ecole des Femmes et qui ne verra son aboutissement qu’en 1669, lorsque les représentations de Tartuffe seront enfin autorisées.
Le succès de L’Ecole des Femmes auprès du public fait passer Molière du statut de farceur à celui d’auteur dramatique et le désigne aux intrigues de ses rivaux jaloux, tandis que la nouveauté d’une pièce qui remet en question certaines valeurs morales et sociales traditionnellement admises l’expose très vite aux cabales des dévots, sous des accusations qui vont de l’obscénité au blasphème.
En réponse aux attaques et aux polémiques, Molière donne en juin 1663 La Critique de l’Ecole des Femmes, pièce de combat qui s’inscrit dans une querelle déjà bien alimentée de libelles, pamphlets et pièces contre Molière. Peu de temps après, le roi lui accorde une gratification de mille livres ; les attaques et les jalousies continuent de s’enflammer, et un jeune et obscur auteur, Edme Boursault, qui sert probablement de paravent à d’autres écrivains plus en vue, fait jouer Le Portrait du Peintre par les comédiens de l’Hôtel de Bourgogne.
En octobre 1663, une dizaine de jours, dit-on, après avoir vu Le Portrait du Peintre, et vraisemblablement encouragé par le roi, Molière donne avec sa troupe L’Impromptu de Versailles. Cette fois, il ne s’agit plus de personnages ressemblants ou caricaturaux, mais des comédiens eux-mêmes en plein travail.
Molière annonce dans cette pièce qu’après ce règlement de comptes, il en restera là, sans perdre davantage de temps ni galvauder son talent pour des choses qui n’en valent pas la peine. Ses adversaires cependant redoublent de rage, sur la scène de l’Hôtel de Bourgogne avec des pièces où ils s’efforcent de ridiculiser Molière, Molière comédien, mais aussi Molière homme privé. Hors scène, le comédien Montfleury ira jusqu’à adresser au roi une dénonciation calomnieuse, visant à accuser Molière d’inceste. Le roi y répondra en acceptant d’être le parrain du premier fils de Molière en février 1664.

Musique Jean-Baptiste Lully
Transcriptions Jean-Henry d’Anglebert
Adaptation et mise en scène Antonio Díaz-Florián
Comédienne Graziella Lacagnina
Musicienne – clavecin Armelle Roux
Conseiller scénographe Jean-Marie Eichert
Régisseur  Miguel Meireles
Production Théâtre de l’Épée de Bois

Lien vers le site du théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers l’Entretien de Libre Théâtre avec Antonio Díaz-Florián, directeur du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers la chronique de Libre Théâtre consacrée à L’Impromptu de Versailles.

 

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L’Amante anglaise, mise en scène de Thierry Harcourt

8 septembre 2017
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L’Amante anglaise de Marguerite Duras mise en scène de Thierry Harcourt

du 9 septembre au 12 novembre 2017
Du mardi au samedi à 19h, dimanche à 16h
au Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Claire Lannes a commis un crime épouvantable : elle a assassiné sa cousine sourde et muette, l’a découpée en morceaux et a jeté les différents membres emballés, depuis un pont, dans des trains de marchandise, tout en prenant le soin de cacher la tête. Un homme interroge le mari puis la meurtrière et tente de comprendre les raisons de cet acte barbare.

Comment à partir d’un terrible fait divers proposer ainsi un moment hors du temps, plein de poésie et d’humour ? La mise en scène sobre de Thierry Harcourt semble donner davantage de profondeur à la superbe langue de Duras et à la très belle performance des trois comédiens. Jacques Frantz est le mari, touchant et vulnérable malgré sa carrure imposante. Jean-Claude Legay interprète l’interrogateur, plus proche du psychanalyste que du policier, qui tente de comprendre, de faire accoucher la vérité, mais perd pied, petit à petit, face à une réalité qui le dépasse. Judith Magre incarne avec talent cette femme si déterminée et si fragile. Elle joue avec le texte de sa voix inimitable, offrant une palette de nuances infinies. Son regard tantôt espiègle, tantôt noir, nous renvoie parfois à la vacuité de l’âme humaine. Et si elle avait tout simplement commis ce crime pour que quelqu’un l’écoute enfin…

Un superbe texte servi par des comédiens extraordinaires.

 

Avec Judith Magre, Jacques Frantz et Jean-Claude Leguay
Mise en scène : Thierry Harcourt
Assistant mise en scène : Thomas Poitevin
Lumières :  Jacques Rouveyrollis assisté de Jessica Duclos
Costumes : Victoria Vignaux

Réservation sur le site du Lucernaire

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Une vie sur mesure de Cédric Chapuis

16 juillet 2017
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Une vie sur mesure de Cédric Chapuis

Théâtre Pandora à 10h40, du 7 au 30 juillet 2017
3, rue Pourquery de Boisserin 84000 – Avignon

Libre Théâtre a vu pour vous ce spectacle :

Quand on naît avec le rythme dans la peau, mais que son cœur ne bat pas en mesure avec celui des gens normaux, on est irrémédiablement condamné à vivre à contretemps. Adrien vit sa vie en solo, à son propre tempo. Mais la batterie est avant tout un instrument à pratiquer en groupe. Comment accompagner les autres quand n’a pas reçu au départ la même partition ? Cela ne peut mener au mieux qu’à la cacophonie. Interprété par un jeune comédien et batteur de 19 ans, Axel Auriant-Blot, ce seul en scène à la fois drôle et touchant, au texte percutant ponctué de percussions, nous parle de la différence qui, lorsqu’elle conduit à l’excusion, peut déboucher sur la folie.

Auteur : Cédric Chapuis
Compagnie Scènes Plurielles
Mise en scène : Stéphane Batlle
Avec : Axel Auriant-Blot
Lumière : Cilia Trocmée-Léger

 

Pour réserver : http://www.avignonleoff.com/programme/2017/une-vie-sur-mesure-s18924/

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Labiche malgré lui par les Burlesques Associés

15 juillet 2017
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Labiche malgré lui par les Burlesques Associés

de Jean Hervé Appéré, Guillaume Collignon, Eugène Labiche
du 7 au 29 juillet  à 12h30- relâche les 10, 17, 24 juillet

THÉÂTRE NOTRE DAME
13 à 17, rue du Collège d’Annecy – 84000 Avignon

Libre Théâtre a vu pour vous

Labiche malgré lui propose une plongée burlesque dans le Paris tourmenté de 1848 en suivant les aventures de deux personnages, Moustic et Mastoc, qui se sont réfugiés dans un théâtre abandonné.
Cette trame offre ainsi un prétexte pour évoquer la révolution de 1848, brosser le portrait de Labiche et interpréter un extrait d’un de ses vaudevilles méconnus, Un jeune homme pressé.
Jean-Hervé Appéré et Guillaume Collignon jouent avec le public et utilisent mime, pantomime, musique et chants pour nous conter cette histoire.

 

 

 

 

Pour réserver : http://www.avignonleoff.com/programme/2017/labiche-malgre-lui-s20491/
Pour en savoir plus sur Un jeune homme pressé : texte intégral de la pièce et notice sur Libre Théâtre

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Monsieur de Pourceaugnac mis en scène par Raphaël de Angelis

4 juin 2017
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Monsieur de Pourceaugnac mis en scène par Raphaël de Angelis

Du 09 Juin au 02 Juillet 2017 au Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Du vendredi au samedi à 20h30, Samedi et dimanche à 16h00

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle

Le Théâtre de l’Épée de Bois accueille, dans la grande salle en pierre, Monsieur de Pourceaugnac de Molière, produit par le Théâtre de l’Éventail : un spectacle très complet qui explore de multiples facettes de l’art scénique.

Le spectacle commence dans la plus pure tradition de la comédie-ballet  : la partition de Lully, interprétée avec brio par cinq musiciens et trois chanteurs solistes de l’ensemble de musique baroque la Rêveuse, nous plonge dans l’atmosphère des divertissements royaux. Reprenant les codes du théâtre de tréteaux, la mise en scène de Raphaël De Angelis utilise tous les ressorts de la commedia dell’arte pour nous entraîner dans l’univers de cette farce  : 6 comédiens incarnent avec talent les multiples rôles grâce à de superbes masques et costumes.
Puis peu à peu, d’autres influences accentuent la folie des situations et la mise en abyme des multiples manipulations  : des marionnettes, des masques effrayants en paille, des chorégraphies mêlant poésie, burlesque et cruauté… La pièce s’achève par un superbe tableau rappelant les atmosphères carnavalesques du Nord de la France avec un géant, double de Monsieur de Pourceaugnac.
Un spectacle familial réjouissant, qui a enthousiasmé également les plus jeunes spectateurs.

Lien vers le site du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers la chronique de la pièce Monsieur de Pourceaugnac sur Libre Théâtre
Lien vers le site de la compagnie du Théâtre de l’Eventail


Note d’intention

Monsieur de Pourceaugnac est une comédie-ballet écrite par Molière et créée en octobre 1669 au Château de Chambord. Les parties musicales ont été composées par Jean-Baptiste Lully. Avec cette comédie de masques et de l’illusion aux allures carnavalesques, Molière crée un formidable jeu de théâtre dans le théâtre. Il utilise le procédé comique du provincial ridicule (qu’il reprendra un an plus tard dans Le Bourgeois gentilhomme) tout en y ajoutant un aspect cruel qu’il développera ensuite dans Les Fourberies de Scapin.

L’Histoire

À Paris, Éraste et Julie sont épris l’un de l’autre mais le père de Julie, Oronte, a décidé de la marier à un avocat de Limoges, Monsieur de Pourceaugnac. Ce n’est pas qu’il le connaisse. Il a simplement entendu dire qu’il était plus fortuné qu’Éraste. Sbrigani, un fourbe napolitain, et Nérine, une intrigante au service de Julie, conçoivent toute une série de stratagèmes pour chasser le fâcheux de Paris et permettre à Éraste d’épouser Julie. Le séjour du Limousin dans la capitale se révèle ainsi cauchemardesque pour lui, et jubilatoire pour le spectateur…

La Comédie-ballet

Monsieur de Pourceaugnac est la huitième comédie-ballet de Molière et l’une des plus abouties sur les rapports qu’entretiennent musique, danse et comédie. En effet, Molière, qui a jusqu’ici inséré la musique dans ses pièces sous forme d’intermèdes cloisonnés venant ponctuer l’histoire, opère dans Monsieur de Pourceaugnac une véritable fusion des genres entre musique et action : on passe très naturellement dans certaines scènes du texte à la musique et de la musique au texte, du langage parlé au chant.

Molière et Lully parviennent à tirer des effets comiques exceptionnels en utilisant notamment la musique dans les scènes burlesques et on atteint, dans cette pièce, un niveau exceptionnel de comique musical. Certains airs ont d’ailleurs été chantés à leur création en voie de fausset par Lully lui-même.

L’ensemble La Rêveuse reconstitue une petite forme «de voyage», de la même manière que le Roi, en déplacement, emmenait avec lui une troupe réduite de musiciens qui jouait des pièces de circonstances arrangées pour être exécutées par un effectif plus modeste. Cette formation réduite n’est pas non plus sans évoquer le théâtre de tréteaux qui se jouait dans les foires et aux grands carrefours de la ville de Paris avec notamment le grand Tabarin, ses farces et ses mascarades, dont Molière évoque l’esprit à travers le personnage de Sbrigani. Ce petit orchestre est composé de trois chanteurs, deux violons, une viole de gambe, un théorbe et un clavecin, effectif mentionné par le Maître de Musique de Monsieur Jourdain dans Le Bourgeois Gentilhomme.

Les musiciens ne resteront pas, selon une pratique plus moderne, cantonnés dans la fosse mais viendront souvent sur scène se mêler à l’action, comme on le faisait fréquemment à l’époque. Les comédiens interpréteront les parties dansées en s’inspirant des intermèdes des pièces de commedia dell’arte, des danses de carnaval et des chorégraphies de Kyôgen japonais.

Mise en scène Raphaël De Angelis
Comédiens :
Kim Biscaïno, Brice Cousin, Paula Dartigues, Raphaël de Angelis, Cécile Messineo, Nicolas Orlando en alternance avec Vladimir Barbera.
Chanteurs :
Sophie Landy, soprano
Raphaël Brémard en alternance avec Guillaume Gutierrez, ténor
Lucas Bacro en alternance avec Romain Bockler, basse

Musiciens (en alternance) :
Stéphan Dudermel, Béatrice Linon, Ajay Ranganathan, violons
Florence Bolton, Emily Audouin, Sylvia Abramowicz, viole de gambe
Benjamin Perrot, Romain Falik, théorbe
Jean-Miguel Aristizabal, Camille Delaforge, clavecin

Scénographie Raphaël de Angelis et Brice Cousin
Régie générale et sonorisation Emmanuel Clémenceau
Mise en lumière et régie Jean Broda
Costumes Lucile Charvet, Jessica Geraci, L’Atelier 360, avec l’aide de Cécile Messineo et Paula Dartigues
Décor Luc Rousseau et l’équipe des ateliers de construction de l’Agglomération Montargoise et Rives du Loing
Extension du décor d’origine Stéphane Liger, Les mécanos de la générale
Accessoires Stéphane Liger, Brice Cousin
Masques Alaric Chagnard, Den, Candice Moïse
Marionnettes à gaine Irene Vecchia et Selvaggia Filippini
Marionnette géante Yves Coumans et la compagnie Les Passeurs de Rêves
Production Théâtre de l’Eventail – La Rêveuse

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Polyeucte mis en scène par Ulysse Di Gregorio

4 juin 2017
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Polyeucte mis en scène par Ulysse Di Gregorio

Du 13 Juin au 2 Juillet 2017 au Théâtre de l’Épée de Bois
Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Du mardi au samedi à 20h30 Samedi et dimanche à 16h00

🙂 Libre Théâtre recommande ce spectacle

La petite salle tout en bois du studio offre un véritable écrin au superbe texte de Corneille. Dès les premiers alexandrins, la mise en scène très sobre d’Ulysse di Gregorio, avec pour tout décor quelques colonnes, nous transporte dans une époque lointaine. Magnifiés par une lumière très étudiée, les costumes, à la fois antiques et contemporains, traduisent parfaitement au fil de la pièce les passions des personnages. Mais c’est surtout l’immense talent des comédiens qui nous fournit les clés pour pénétrer dans le monde des premiers martyrs chrétiens, un monde qui nous semble au départ si étranger, mais qui peu à peu devient le nôtre. Nous sommes d’abord touchés par les rôles de femmes, Pauline et sa servante superbement interprétées, puis petit à petit bouleversés par l’enthousiasme exalté puis la joie extatique de Polyeucte.

Un spectacle envoûtant.

 

 

Mise en scène Ulysse Di Gregorio
Avec Johann Proust, Coline Moser, Grégory Frontier, Hugo Tejero, Jean-Daniel Bankole, Anaïs Castéran, Adrien Naisse, Benjamin Zana.
Scénographie Lumières Benjamin Gabrié
Costumes Salvador Mateu Andujar
Production Cie des Orfévres 

Lien vers le site du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers l’Entretien de Libre Théâtre avec Antonio Díaz-Florián, directeur du Théâtre de l’Épée de Bois
Lien vers la chronique de la pièce sur Libre Théâtre


Note d’intention du metteur en scène

Quel écho peut trouver à notre époque le martyr d’un seigneur arménien du IIIème siècle qui se dresse seul, au nom d’un Dieu unique, contre l’ordre religieux et politique de l’Empire romain, fondé sur le polythéisme ?

Comment comprendre, partager ou admirer l’exaltation d’un personnage qui décide de tout sacrifier : amour, carrière, honneurs, et jusqu’à sa vie pour un Dieu qui vient à peine de se révéler à lui ?
Dont l’enthousiasme iconoclaste et le propos vengeur ont toutes les apparences de la démesure ?

On peut penser que le Polyeucte de Corneille, « tragédie chrétienne » qui présente les principes d’une dévotion inspirée par la Contre-Réforme et d’une religion qui serait bientôt au fondement de la monarchie de droit divin, est relativement étranger à l’esprit de notre siècle – en particulier dans notre pays, où l’Etat a définitivement divorcé du religieux.

Je crois pourtant que, derrière les apparences de l’excès et du fanatisme, Polyeucte, ce « sacrilège impie », incarne par sa révolte des vertus morales qui peuvent placer notre époque sous un jour critique.

Par sa conversion, par son acte violent et flamboyant, par son sacrifice enfin, il propose, au nom de la seule vérité, un héroïsme saint qui convertit les esprits et transforme l’ordonnancement politique du monde. Or, notre siècle n’a-t-il pas lui aussi ses idoles familières, qu’une police morale a dressées pour le culte, et devant lesquelles on se prosterne avec l’aveuglement de l’habitude?

Polyeucte ne saurait pour autant se résumer à sa dimension morale et politique. Comme l’indique l’auteur dans son avant-propos, « les tendresses de l’amour humain y font un (…) agréable mélange avec la fermeté du divin». Conformément à la doctrine classique, la volonté d’instruire fait la part belle aux émotions que peuvent procurer le spectacle des passions humaines. Celles-ci sont exaltées de la manière la plus subtile par la rigueur morale de Polyeucte dont rien, ni la raison, ni les menaces, ni les coups, ni la tendresse, ni l’amour, n’est capable d’ébranler la constance.

C’est l’ensemble de ces enjeux, historiques, moraux, politiques et esthétiques, que je me suis attaché à traduire en mettant en scène un Polyeucte actuel : en optant pour des décors, des costumes et une scénographie dont la sobriété préserve la référence antique tout en restant en accord avec l’esprit de notre époque ; en privilégiant une diction modernisée du vers qui ne concède rien à la musicalité de l’alexandrin ; en cultivant l’émotion produite par l’exaltation des passions sans attenter à la retenue qui sied à la dignité de l’action, j’ai voulu proposer un Polyeucte qui soit à la fois strictement fidèle à l’esprit qu’a voulu lui donner son auteur et capable d’émouvoir les spectateurs d’aujourd’hui.

J’espère que ces derniers seront sensibles à l’âme d’un homme qui s’ouvre à la Révélation divine et, consumé d’amour, entraîne les autres à sa suite dans sa folie enthousiaste.

Ulysse Di Gregorio

 

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